Sainte-Colombe (Hautes-Alpes)

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Sainte-Colombe
Scène de rue aux Bégües (commune de Sainte-Colombe) en 1955
Scène de rue aux Bégües (commune de Sainte-Colombe) en 1955
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Arrondissement de Gap
Canton Canton d'Orpierre
Intercommunalité Communauté de communes interdépartementale des Baronnies
Maire
Mandat
René Almeras
2014-2020
Code postal 05700
Code commune 05135
Démographie
Population
municipale
62 hab. (2011)
Densité 3,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 17′ 08″ N 5° 40′ 10″ E / 44.2856, 5.6694 ()44° 17′ 08″ Nord 5° 40′ 10″ Est / 44.2856, 5.6694 ()  
Altitude Min. 715 m – Max. 1 360 m
Superficie 17,18 km2
Localisation

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Sainte-Colombe

Sainte-Colombe est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, à six kilomètres d'Orpierre et à huit kilomètres de Laborel. La route des Princes d'Orange, d'Orange à Orpierre, traverse la commune aux Béguës et aux Catoyes. La commune est située à l'intérieur du futur Parc naturel des Baronnies provençales prévu pour 2012.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Sainte-Colombe est située au sud-ouest du département des Hautes-Alpes à la frontière de la Drôme.

Administrativement rattachée au canton d'Orpierre, Sainte-Colombe est composée de plusieurs hameaux :

  • Sainte-Colombe (1 150 m) ;
  • Les Béguës (prononcer "bégu") (750 m) ;
  • Les Catoyes (700 m) ;
  • Chevalet.

Le village de Sainte-Colombe est entièrement caché de la vallée du Céans au sud par un mont rocheux, au pied des crêtes de la montagne de Chabre.

Le hameau des Catoyes - vue générale
Le hameau des Catoyes
Le hameau des Bégües - vue générale
Le hameau des Bégües depuis l'hôtel "Le Céans"
La chapelle Saint Claude aux Béguës (XIXe siècle). Sans doute la chapelle au bord de la route de Sainte-Colombe d'en bas qu'évoque Jean Giono dans Le Hussard sur le toit
Le hameau de Sainte-Colombe

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Sainte-Colombe est traversée par le torrent du Céans (anciennement dénommé "Soyans") qui, après avoir irrigué la plaine d'Orpierre, se jette dans le Buëch à Eyguians.

Économie locale[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune rurale est fondée pour l'essentiel sur le tourisme avec la présence d'un hôtel aux Bégües et d'un camping au hameau des Catoyes. On doit aussi noter la survivance de quelques exploitations agricoles (élevage d'ovins surtout).

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les premières traces de la présence humaine en vallée du Céans datent d’il y a 6 500 ou 6 000 ans. Des découvertes d’objets préhistoriques (céramiques ornées...) ont eu lieu dans à peu près dans chaque commune de la vallée.

On peut noter la présence d'un village protohistorique sur le site de Coustis à quelque trois cents mètres du bourg de Sainte-Colombe datant de l'âge du bronze et de l'époque celtique (VIIe au Ve siècle av. J-C.) sur le versant nord-ouest du « Rocher de Sainte-Colombe ».

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au VIe siècle, des moines de l'abbaye de Lerins se sont établis à Sainte-Colombe.

Invisible de la vallée, le village de Sainte-Colombe a été un refuge au temps des raids sarrasins (Xe siècle) et des guerres de religion.

La dynastie des seigneurs de Mévouillon a dominé le pays des Baronnies, dont Sainte-Colombe, vers l’an mil jusqu'au milieu du XIVe siècle.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le 13 novembre 1597, Robert David, de la Maison Ferrus-des-Achards, vend à Bathalzar d'Abel d'Orpierre la terre et la seigneurie de Chevalet pour le prix de 480 écus.

Le 6 août 1641, l’évêque de Gap, Arthur de Lionne qui faisait sa tournée pastorale dans le diocèse arrive le soir à Sainte Colombe et couche au logis de « Croix Blanche » que tenait Isaac Bardel.

Au XIXe siècle, les paysans récoltent du blé, de l'avoine et de l'épeautre. À Chevalet, la prairie se couvre d'arbres fruitiers. Aux Bégües, une vingtaine de maisons, une fontaine et deux rues. En 1916, un pont est construit sur le torrent du Chevalet.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Les Bégües[1] fait référence au terme bégude et bégue qui désigne un abreuvoir, et plus largement une auberge située en bordure de route.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[2]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 mars 2001 Jean-Claude Roux    
mars 2001 en cours René Almeras    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 62 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
600 418 504 466 446 452 445 416 394
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
357 361 376 361 335 347 321 312 268
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
266 249 196 180 160 152 123 121 100
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
75 56 51 49 43 50 52 62 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Patrimoine local[modifier | modifier le code]

  • Architecture sacrée :
    • Chapelle Sainte-Colombe, au village de Sainte-Colombe (XIXe siècle), ornée d'un cadran solaire « Colombe de la paix » ;
    • Chapelle Saint-Claude aux Béguës (XIXe siècle)[5].
  • Architecture civile :
    • Maison forte du Chevalet.

Forêt départementale[modifier | modifier le code]

La forêt domaniale de Beynaves se trouve sur la commune à 79 %, l'autre partie à Orpierre. Elle comprend des pins noirs d’Autriche, hêtres, chênes et pins sylvestres), et se situe dans une zone écologique d’une richesse reconnue (zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de la Montagne de Chabre[6])

Sainte-Colombe dans la culture[modifier | modifier le code]

Jean Giono situe l'action de son roman Le Hussard sur le toit dans la région. Angelo Pardi, jeune aristocrate carbonaro italien, et Pauline de Théus ont pour objectif de se retrouver à Sainte-Colombe : « C'est une chapelle au bord de la route dans un endroit qui fait peur. Ça s'appelle Sainte-Colombe d'en bas. La Sainte-Colombe d'en haut est une montagne toute en rochers verts qui surplombe et fait grincer les dents. »[7]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre de Mévouillon, seigneur de Barret et de Sainte-Colombe.
  • Balthazar d'Abel (1550-1620), seigneur de Chevalet.
  • Robert David de Ferrus des Achards, seigneur de Sainte-Colombe et de Saléon[8].
  • Julie Gabrielle des Achards de Sainte-Colombe.
  • Jacques Étienne des Achards de Ferrus, marquis de Sainte-Colombe, conseiller au Parlement de Grenoble.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ladoucette (de), Jean-Charles-François, Histoire, topographie, antiquités, usages, dialectes des Hautes-Alpes, 1848.
  • Courtois, Jacques-Claude, La stratigraphie de Sainte-Colombe, Bulletin de la Société préhistorique française, 1968.
  • Courtois, Jacques-Claude, Les habitats protohistoriques de Sainte-Colombe près d'Orpierre (Hautes-Alpes), 1975.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Glossaire des noms topographiques les plus usités dans le Sud-Est de la France et les Alpes Occidentales, 1894.
  2. Site de la préfecture des Hautes-Alpes, consulté le 9 mai 2008 (fichier au format Excel)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  5. Paroisse créée par ordonnance du 16 août 1844.
  6. les ZNIEFF de la région PACA sur le site de la Direction régionale de l'environnement de Provence Alpes Côte d'Azur, consulté le 9 juillet 2011)
  7. Jean Giono, Le Hussard sur le Toit, page 293 (chapitre X), Éditions Gallimard.
  8. Dictionnaire de la noblesse consulaire de Lyon, généalogies et armes des 489 familles d'échevins et prévôts des marchands de la ville de Lyon, 1499-1789.