Montgardin

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Montgardin
Le village de Montgardin et une tour du château.
Le village de Montgardin et une tour du château.
Blason de Montgardin
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Canton La Bâtie-Neuve
Intercommunalité Communauté de communes de la vallée de l'Avance
Maire
Mandat
Roger Mamo
2014-2020
Code postal 05230
Code commune 05084
Démographie
Gentilé Montgardinois
Population
municipale
456 hab. (2011)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 33′ 04″ N 6° 14′ 25″ E / 44.5511, 6.2403 ()44° 33′ 04″ Nord 6° 14′ 25″ Est / 44.5511, 6.2403 ()  
Altitude Min. 772 m – Max. 1 420 m
Superficie 15,32 km2
Localisation

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Liens
Site web montgardin.valleedelavance.com

Montgardin est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Montgardinois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Rue du village.

Montgardin se situe à 5 km de Chorges, 6 km de La Bâtie-Neuve à 15 km de Gap et à 22 km de Tallard, à proximité du lac de lac de Serre-Ponçon. Le vieux village se dresse sur une colline dominant la vallée de l'Avance. Il culmine à 970 mètres d'altitude, mais le point culminant de la commune se trouve dans le quartier de Mal Boisset, à 1421 mètres.

Il comprend plusieurs hameaux :

  • les Viaux
  • les Aroncis
  • les Bridons
  • les Massots

et, dans la plaine, le hameau de Saruchet.

Rose des vents La Rochette Ancelle Réallon Rose des vents
La Bâtie-Neuve
Gap
N Chorges
Embrun
O    Montgardin    E
S
Jarjayes
Saint-Étienne-le-Laus
Avançon Rousset

Fêtes et foires[modifier | modifier le code]

La fête communale a lieu le dimanche suivant le 7 janvier et la fête patronale, le premier dimanche de juin.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La rivière de l'Avance coule dans la plaine, tandis que le haut du village est alimenté par les eaux capricieuses du torrent de Combe-Chabert. La plaine est soumise aux débordements fréquents de l'Avance qui provoquent des coulées de boue sur la voie entre Chorges et Montgardin[1]. Ces événements ne sont pas nouveaux. Le 21 juin 1798, par exemple, le ruisseau du Dévezet, dans la plaine, rentre en crue, comme en témoigne une lettre des consuls : « Citoyens, je vous préviens qu'une grande crue d'eau a tombé au béat du Sarruchet et qu'il a intercepté la grande route, impossible que personne ne puisse y passer ny à pied ny à cheval[2]. »

Climat[modifier | modifier le code]

Climat de la région d'Embrun 1961-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −3,2 −2,1 0,1 3,1 6,7 9,9 12,4 12,1 9,7 5,8 0,9 −1,9 4,4
Température moyenne (°C) 1,2 2,7 5,5 8,7 12,7 16,2 19,3 18,8 15,9 11,4 5,6 2,4 10
Température maximale moyenne (°C) 5,7 7,6 10,9 14,4 18,6 22,4 26,2 25,5 22,1 16,9 10,4 6,7 15,6
Humidité relative (%) 66 64 61 61 64 65 59 62 66 68 68 66 64
Source : Infoclimat [3]


Logements[modifier | modifier le code]

De 1999 à 2004, le nombre de logements est passé de 165 à 188, soit une augmentation de 14 %. L'essentiel des nouvelles habitations se concentre dans le nouveau village, au lotissement de Sarruchet, en raison de sa proximité avec l'agglomération de Chorges (3 km), qui est correctement pourvue en commerces.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Table des variantes chronologiques[modifier | modifier le code]

Formes du nom Montgardin au fil des siècles
Forme du nom Date attestée
Montgardin 1080
Monsgardinus 1177, 1235, 1302
Castrum Montisgardini 1326
Montgardin 1472
Locus Montisgardini 1479
Montgardin 1512, 1568

Du latin médiéval mons (« montagne ») et gardinus (« jardin »). Gardin peut aussi être considéré comme un nom de famille[4]. Il peut aussi s'agir d'un archaïsme, dans la mesure où la forme « jardin » avec g ne correspond pas à la phonétique régionale. Dans le cas présent, le nom « jardin » peut indiquer simplement que la colline était cultivée[5].

Toponymie populaire[modifier | modifier le code]

Si Montgardin a bien l'étymologie évoquée ci-dessus, l'étymologie populaire des villages d'Avançon et de Montgardin tient en cette légende : on dit que le Christ monté sur un ânon vint à passer dans la vallée. L'animal se traînant comme tout bon âne, il lui cria : « Avançons ! ». Le nom est resté. Un peu plus loin, il se fâcha pour de bon : « Monte, gredin ! » Montgardin était né !

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site de Montgardin est habité depuis au moins l'époque celtique, puisqu'on y retrouve les traces d'un oppidum. Le lieu est alors situé à la frontière entre la nation des Avantices de Gap et celle des Caturiges de Chorges[6]. Cet oppidum servit semble-t-il de base à l'armée romaine d'Octave pour ouvrir la voie entre la Gaule narbonnaise et l'Italie et conquérir les villes de Chorges puis d'Embrun[6].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le blason de la ville:
Mantelé de gueules au château d'argent maçonné de sable, ouvert et ajouré du champ, surmonté d'une rose aussi d'argent, et d'or à deux dauphins affrontés d'azur crêtés, barbés, lorés, peautrés et oreillés de gueules.

Montgardin est pour la première fois mentionné au XIe siècle, comme siège d'un prieuré conventuel de saint Géraud d'Aurillac. Elle est la possession de la famille Rambaud qui en conserve la seigneurie jusqu'en 1649, date où Montgardin passe aux Aiguebelle. Souvent soumis aux aléas historiques de la vallée de l'Avance, Montgardin endure plusieurs périodes difficiles, comme en l'an 1348 où des bandes de pillards attaquent le village avant d'aller écumer le reste de l'Embrunais.

De par sa position, Montgardin voit passer sur ses chemins des trafiquants en tout genre qui, venant de Provence, désirent éviter Gap et ses péages. La vallée de l'Avance, et la route qui le longe, de Tallard à Montgtardin, constituent un raccourci facile, bien qu'illégal. Le 24 novembre 1336, le dauphin Humbert II menace ces trafiquants d'une forte amende, en vain. Le trafic se poursuit tout au long du Moyen Âge[6].

XIe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1045 : Aynard Ier, seigneur de Domène, dont l’oncle Rambaud est le puîné de neuf enfants, fait des dons en 1045 et 1058, avec deux autres oncles, Rodolphe, évêque de Gap, Guigues et Arthenulphe, à l'occasion de la dédicace de l’église du prieuré de Domène. Parmi ses dons des dîmes à Montgardin, ce qui nous montre bien que cette terre appartient au moins en partie à cette famille.

XIIe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1193 : Pierre Rambaud est présent quand Guillaume de Forcalquier fait don à l’une de ses filles, le 5 juillet 1193, des châteaux de Ventavon, Upaix, Le Puget, Alamon. Il fait partie des seigneurs qui ont juré avec le prince, avec Guigues de Briançon, Arnaud Flotte, Raymond Ossacica, Falques de Veynes, Boniface de Tallard

XIIIe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1202 : en juin 1202, Pierre Rambaud assiste au mariage d’André Guigues VI, dauphin du Viennois, à Sainte-Euphémie, avec Beatrix Claustral de Sabran, héritière des Forcalquier, du Dauphin du Viennois.
  • 1230 : ... Transaction et arbitrage d'un différent entre les Seigneurs de Montgardin et les habitants du lieu, comportant signatures en laquelle est nommé noble Rambaud, coseigneur de Montgardin avec Hugues Rambaud son fils, acte Reçu par Durand Isnard, notaire impérial.
  • 1265 : Pierre de Rivière est alors coseigneur de Montgardin.

XIVe siècle[modifier | modifier le code]

En 1485, alors que le monastère de Camprodon, dans le diocèse de Gérone, est pillé par les troupes français lors de la guerre contre l'Aragon, Jean Richier, le seigneur de Montgardin, achète au couvent les reliques de saint Pelade, saint d'Embrun du IVe siècle, avant de les lui restituer mais de conserver un bras dans la chapelle de son château[8].

Renaissance[modifier | modifier le code]

XVIe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1500 : Mort de Pierre de Montgardin. La co-seigneurie des de Montgardin se fond avec celle de la famille Rambaud et des Richière.
  • 1503 : Antoine Rambaud, d'une branche cadette des seigneurs de Montgardin, est un éminent professeur de droit, éditeur des décisions de Guy Pape, célèbre jurisconsulte, né en 1402, mort en 1480. Jacques Charles Brunet (II, 1811) ne signale qu'une édition de 1520. Les décisions de Guy Pape ont été longtemps d'une grande autorité dans les pays de droit écrit. (Brunet).
  • 1510 : Michel Richière, petit-fils d'Antoinette de Rousset, augmente la dotation de la chapelle Saint-Antoine ainsi que celle de Sainte-Pélade et de Sainte-Marie-Madeleine. La même année, mort de Michel Richière.
  • 1512 : Michel Richière, petit-fils de Michel, co-seigneur de Montgardin.
  • 1516 : Guélix Rambaud de Furmeyer, co-seigneur de Montgardin. Des chapelles de Sainte-Marie et de Saint-Antoine paient les décimes. Ces monuments disparaissent au XVIIIe siècle.
  • 1520 : Jean Richière, co-seigneur.
  • 1524 : Guélix Rambaud de Furmeyer est blessé à Pavie.
  • 1550 : Mort de Jean Richière, co-seigneur, sans postérité. Antoine, son frère, devient co-seigneur.
  • 1552 : Mort d'Antoine Richière, sans postérité. Catherine, sa sœur, épouse de Charles d'Aiguebelle, reçoit la co-seigneurie.
  • 1556 : Antoine Rambaud de Furmeyer, le premier des capitaines Furmeyer est co-seigneur de Montgardin.
  • janvier 1566 : Antoine Rambaud de Furmeyer meurt sans postérité. Jacques Rambaud de Furmeyer, son frère, devient co-seigneur à sa place. Lesdiguières, son cousin le remplace dans ses fonctions de général et de Gouverneur des Montagnes.
  • novembre et décembre 1586 : La Valette, faisant le siège de Chorges, établit son quartier général à Montgardin.
  • 1590 : Antoine d'Aiguebelle, fils de Charles et de Catherine Richière, co-seigneur.
  • avant 1594 : Construction d'un temple protestant à Montgardin. Il fut détruit par la suite.
  • 20 juillet 1594 : Mort de Jacques Rambaud de Furmeyer, le dernier des capitaines Furmeyer, ancien gouverneur de Gap et diplomate au service d'Henri IV. Il laisse à Jean Rambaud, bâtard, qui sera reconnu officiellement par Henri IV de France et Louis XIII une part de la seigneurie de Montgardin que celui-ci transmet à Gaspard Rambaud de Beaurepaire, son fils.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Le XVIIe siècle est marquée par l'invasion du Dauphiné par les armées savoyardes (1692). Montgardin est mise à sac. Les archives antérieures à cette date sont détruites.

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1609 : Joseph de Rambaud, fils de Gaspard Rambaud de Beaurepaire, co-seigneur.
  • 1616 : le prieuré de Saint-Géraud, pourtant ruiné pendant les guerres de religion, existe toujours.
  • 1625 : Étienne d'Aiguebelle, co-seigneur.
  • 1644 : Henri de Rambaud co-seigneur de Montgardin.
  • 7 octobre 1649 : Judith d'Armand, veuve de Jean Rambaud de Montgardin, vend Montgardin à Etienne d'Aiguebelle pour 1.300 livres.
  • 1650 : Mort d'Étienne d'Aiguebelle, sans postérité. Esprit d'Aiguebelle, son cousin-germain, devient co-seigneur.
  • 1692 : Montgardin subit l'invasion du Haut-Dauphiné par l'armée du duc de Savoie et de ses alliés. Les archives de Montgardin (dont les registres paroissiaux) sont détruites.
  • 1693 : Joseph de Revillasc achète aux Aiguebelle la co-seigneurie.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1715, Henri Laurent de Rambaud devient co-seigneur de Montgardin. En 1728, Joseph de Revillasc achète aux Rambaud la co-seigneurie de Montgardin. Après des siècles de seigneurie, les Rambaud cessent d'être seigneurs du lieu. Les Revillasc se succèdent : François de Revillasc, en 1730, alors que le village compte 326 habitants ; Charles de Revillasc, en 1735.

Peu avant 1742, une nouvelle chapelle Saint-Pélade est créée. L'archevêque est collateur de la cure et le curé-prieur perçoit les dîmes. Le 25 octobre 1764[8], l'église de Montgardin, en la personne de Charles de Revillasc, cède la relique de la moitié du bras de saint Pélade au chapitre d'Embrun[9]. Celle-ci avait été dérobée à la cathédrale d'Embrun durant le Moyen Âge[10],[6].

En 1755, Montgardin compte 252 habitants, et 300 en 1763. En 1765, Jacques de Revillasc devient seigneur de Montgardin. Quatre ans plus tard, en 1769, un nouveau curé s'y établit, en la personne de Joseph Masse[11]. Enfin, le dernier seigneur de Montgardin hérite de sa seigneurie en 1775 ou en 1776. Il se nomme Joseph-Marie de Revillasc, seigneur de Montgardin. Le pouvoir du dernier des Revillasc est contesté et, à l'instar de ce qui se pratique dans la région, et notamment à Chorges, des attentats se produisent à Montgardin pour ce qui est perçu comme des abus de pouvoir, liés notamment à la perception de droits tombés en désuétude[6]. La population est très pauvre[12]. Tout semble concourir à l'arrivée de la Révolution.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La Révolution met fin à la seigneurie et le dernier seigneur de Montgardin, Joseph Marie de Revillasc est exécuté sans jugement. Placé dans un tonneau contenant des pointes acérées, il est jeté du sommet de la colline[13].

Montgardin se dote par la suite d'une administration municipale, à l'instar de ses voisins et vit désormais comme une commune agricole paisible, même si le produit de son agriculture ne permet pas à ses habitants de mener grand train. La loi du 17 février 1800 rattache la commune de Montgardin à l'arrondissement de Gap, amputant ainsi l'arrondissement d'Embrun auquel elle appartenait jusqu'alors[6].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1803 : Le village est dévasté par un terrible incendie.
  • 3 avril 1809 : À Naples (Italie), mort de Jean-Pierre Barrachin, fils d'Ozias et de Catherine Goutro, « … lequel Jean Pierre Barrachin, au service militaire de l’Empire français, au vingtième Régiment de ligne, quatrième bataillon, première compagnie tambours, natif de Montgardin, département des Hautes-Alpes, entré à l’hôpital le deux avril mille huit cents neuf est mort ce jourd’hui trois avril mille huit cents neuf à la suite d’une blessure reçue en descente. »
  • 5 mai 1839 : Une battue aux loups est organisée sur la commune : « Cette battue aura lieu dimanche prochain, 5 du présent mois, mais elle devra commencer dans les bois des trois communes à sept heures précises. (...) Il faudra vous procurer le plus grand nombre possible de traqueurs et, à l’heure fixée, faire commencer la battue, en la dirigeant du pied du bois vers leur sommet et du côté de Chorges, autant que faire se peut, afin que si les loups étaient manqués par vos tireurs, ils puissent être rejetés sur ceux de cette commune. Vous aurez la bonté de choisir les divers habitants de votre commune réputés pour être les meilleurs tireurs, et ceux-là seulement devront être postés et armés de fusils (...). Il ne doit pas être tiré un coup de fusil sur quelle pièce de gibier quelque ce soit, et (...) il sera dressé procès-verbal contre tout individu qui enfreindrait cette défense... »[14]
  • 28 mars 1842 : Au château, mort de Jean Thomas Astier, prêtre à Sigoyer.
  • 1843 : Un violent orage balaie la commune de Montgardin et les communes environnantes.
  • 31 décembre 1843 : Un incendie dans une maison particulière, au quartier de l'Adroit, provoque la mort de deux femmes.
  • 7 février 1888 : Les archives de Montgardin sont remises aux Archives à Gap.
  • 26 octobre 1893 : Dernier dépôt d'archives à Gap.
  • 28 juin 1894 : Un violent orage balaie la commune de Montgardin et les communes environnantes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Le maire actuel de Montgardin est Roger Mamo, en fonction depuis 2001. Lors des élections municipales de 2008, la liste du maire sortant est élue au premier tour[15].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
[réf. nécessaire]1793 [réf. nécessaire]février 1832 Jean Pierre Astier    
février 1832 juin 1835 Jean François Turcan    
juin 1835 décembre 1843 Jean Pierre Astier    
décembre 1843 novembre 1846 Joseph Hermitte    
novembre 1846 novembre 1848 Joseph Astier    
novembre 1848 août 1852 Joseph Turcan    
août 1852 septembre 1865 Jean Antoine Garcin    
septembre 1865 mars 1878 Jean Joseph Bonnafoux    
mars 1878 septembre 1878 Casimir Astier    
septembre 1878 février 1881 Jean Joseph Bertrand    
février 1881 1887 Auguste Garcin    
1887 ... données manquantes    
mars 1977 en cours Roger Mamo[16]    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Montgardin fait partie :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 456 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
346 326 441 374 346 400 422 394 395
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
357 377 382 348 358 411 329 314 291
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
281 255 281 239 210 174 205 187 163
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
177 182 176 249 304 380 392 403 454
2011 - - - - - - - -
456 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Comparaison de l'évolution de la pyramide des âges à Montgardin entre l'année 2006[19] et l'année 1999[20] :

Pyramide des âges en 2006 en nombre d'individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
90 à plus
75 à 89
11 
30 
60 à 74
28 
52 
45 à 59
49 
57 
30 à 44
50 
24 
15 à 29
23 
25 
0 à 14
34 
Pyramide des âges en 1999 en nombre d'individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
95 à plus
75 à 94
13 
28 
60 à 74
17 
43 
45 à 59
47 
49 
30 à 44
39 
39 
15 à 29
32 
43 
0 à 14
24 

Économie[modifier | modifier le code]

D'après l'INSEE[21], le taux de chômage à Montgardin en 2004 était de 6,6 %. En 2008, le revenu fiscal moyen par foyer était de 20 785 €[22]. Dans le vieux village, l'agriculture tient une part importante de l'activité économique. Depuis quelques années se développe l'activité touristique. Plusieurs campings accueillent une population de touristes significative. Montgardin compte deux restaurants : Chez Monette, au croisement de la RN94 et de la RD942, et l'Auberge du Moulin au pied du village.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Montgardin (XIVe siècle), restauré et aménagé depuis trente ans, possède encore deux tours rondes dont une entière et une dont il ne reste que le premier étage et un mur. De nombreux pans de murs sont d'origine. En 2007, 90 % environ du bâtiment était habitable et habité. À l'origine, ce château abritait la famille des seigneurs de Montgardin. Son actuel propriétaire et restaurateur est l'architecte P. Wagner.
  • L'église Saint-Pélade. Autrefois nommée "Saint Géraud", elle était la chapelle du château. Agrandie elle est depuis le XVIIIe siècle l'église paroissiale. Grace aux efforts de la municipalité, l'église Saint Pélade est aujourd'hui une des plus belles du diocèse de Gap et d'Embrun. Eclairée, elle est visible la nuit depuis la N94.
  • Au XIIIe siècle, selon le chanoine Jacques[23], il existait à Montgardin un prieuré consacré à saint Géraud, au quartier de la Plaine. « Une maison particulière est aujourd'hui bâtie sur son emplacement. En 1954, des fouilles faites par son propriétaire lors de la construction d'une cave ont mis au jour un squelette humain et un talon de sandale. »

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vue de Montgardin

Familles possédant la seigneurie[modifier | modifier le code]

Famille Dates
Rambaud 1080 - 1649
Laval (co-seigneurs) 1173 - 1460
Aiguebelle 1649 - 1728
Revillasc 1728 - 1792

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Archives départementales des Hautes-Alpes/Rambaud : Production, de son fils Gaspard, pour la vérification de ses titres de noblesse par devers Monseigneur Dugué, Intendant, Commissaire, Député pour la Vérification des titres de noblesse de cette province du Dauphiné.
  • Émile Escallier, Le Folklore de la Bâtie-Neuve et de ses deux vallées, Société d'Études des Hautes-Alpes, 1987.
  • Jean Grosdidier de Matons, Armorial Haut-Alpin, Editions Mémoire & Documents S.A.S.
  • Charles Monteynard, Cartulare monasterii beatorum Petri et Pauli de Domina, cluniascensis ordinis Gratianopoltanæ... page xxxiv.
  • Guy de Rambaud, Pour l’amour du Dauphin, Anovi, 2005, (ISBN 2-91418-02-5[à vérifier : isbn invalide]).
  • Joseph Roman, État ecclésiastique administratif et féodal antérieur à 1789, histoire, biographie, bibliographie de chacune des communes qui le composent, l'édition de Paris : A. Picard, 1887-1890.
  • Joseph Roman, Inventaire et analyse des documents du Moyen Âge relatifs au Haut-Dauphiné, A. Picard, 1887-1890.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Une des plus importantes coulées de boue sur la RN94 a eu lieu en juin 2007 : « Coulée de boue tenace entre Montgardin et Chorges sur la RN 94 », Son-art.info.
  2. Crue du Dévezet, GénéProvence.
  3. Infoclimat
  4. Noms de lieux et noms de familles des Hautes-Alpes, André Faure, éd. Espaci occitan, Gap, 1998.
  5. Noms de lieux du Dauphiné, Jean-Claude Bouvier, éditions Bonneton, Paris, 2002, p. 146.
  6. a, b, c, d, e et f Jacques Humbert, Embrun et l'Embrunais à travers l'histoire, Société d'études des Hautes-Alpes, Gap, 1972.
  7. Les réparations des châteaux et des villes du Haut-Dauphiné à la fin du Moyen Âge, N. Nicolas, in Bulletin de la Société d'études des Hautes-Alpes, Gap, 2005, p.5-24.
  8. a et b « Bulletins régionaux », Revue d'histoire de l'Église de France, année 1912, vol. 3, n° 17, p. 599.
  9. Les reliques de Saint-Pélade.
  10. Après avoir été dérobée à la cathédrale d'Embrun, la relique s'est retrouvée dans un monastère en Espagne, puis avait fini par aboutir à Montgardin après bien des péripéties.
  11. Joseph Masse meurt à Montgardin en 1790.
  12. Voir le rapport des « Réponses de la communauté » rédigé par les consuls de Montgardin et faisant état de la difficile situation des Montgardinois face à l'impôt.
  13. Il était une fois... Montgardin, Le Dauphiné libéré, 23 décembre 2007
  14. Archives départementales des Hautes-Alpes, E dépôt 1, F3.
  15. « Résultats des élections de 2008. Commune de Montgardin », Le Dauphiné libéré.
  16. Site de la préfecture des Hautes-Alpes, consulté le 9 mai 2008 (fichier au format Excel)
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  19. « Population totale par sexe et âge à Montgardin au 1er janvier 2006 », sur http://www.insee.fr (consulté le 23 décembre 2009).
  20. « Pyramide des âges de Montgardin en 1999 », sur http://www.recensement-1999.insee.fr (consulté le 23 décembre 2009).
  21. [PDF]Montgardin : enquête annuelle de recensement de l'INSEE, 2004
  22. « Revenus (Hautes-Alpes). Le palmarès complet commune par commune », Le Dauphiné libéré, 9 mars 2010.
  23. Émile Escallier, Le Folklore de la Bâtie-Neuve et de ses deux vallées, Société d'Études des Hautes-Alpes, 1987, p. 107.