Parc national des Écrins

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Parc national des Écrins
(Cœur)
Image illustrative de l'article Parc national des Écrins
Plateau au-dessus de Villar-d'Arêne (Rif de la Planche 1975 mètres)
Catégorie UICN II (parc national)
Identifiant 659
Pays Drapeau de la France France
Départements Hautes-Alpes et Isère
Ville proche Briançon, Gap, Grenoble
Coordonnées 44° 50′ 00″ N 6° 15′ 00″ E / 44.833333, 6.2544° 50′ 00″ Nord 6° 15′ 00″ Est / 44.833333, 6.25  
Superficie 918 km2
Création
Visiteurs/an 1 000 000 par an[réf. nécessaire] en 2001
Administration Parcs nationaux de France
Site web www.ecrins-parcnational.fr

Géolocalisation sur la carte : Hautes-Alpes

(Voir situation sur carte : Hautes-Alpes)
Parc national des Écrins(Cœur)

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Parc national des Écrins(Cœur)
Parc national des Écrins
(Aire optimale d'adhésion)
Catégorie UICN V (paysage terrestre/marin protégé)
Identifiant 83231
Pays Drapeau de la France France
Superficie 1 784 km2

Le parc national des Écrins est un parc national français. Il est situé dans les Alpes, s'étendant sur une grande partie du massif des Écrins. Le parc s'est vu distingué par le Conseil de l'Europe comme Parc européen de la haute montagne.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire du parc commence en le [1], lorsque l'État acquiert 4 000 hectares de montagne sur les hauteurs de Saint-Christophe-en-Oisans. Ainsi est créé le Parc National de la Bérarde, sur le modèle de la réserve suisse de l'Engadine fondée quatre ans plus tôt. Il s'agissait de défendre la montagne contre l'envahissement des pâturages, qui entrainait érosion, déboisement et désordre torrentiel ; mais rapidement, les aspects scientifiques et pédagogiques du projet ont émergé. L'appel aux souscriptions était à peine lancé qu'éclatait la Première Guerre mondiale : le projet était alors enterré.

En 1960, le statut de parc national est créé[2]. Voient alors le jour quatre premiers parcs, le Parc national de la Vanoise et celui de l'île de Port-Cros en 1963, celui des Pyrénées en 1967, et celui des Cévennes en 1970. Cette même année, une mission de création est formée pour un Parc national des Écrins, sur la base de l'ancien parc de la Bérarde devenu depuis 1962 une simple forêt domaniale[3]. Et c'est finalement le que le parc est créé, par décret du Premier Ministre[4].

Les premiers agents du parc sont recrutés par concours à partir de 1974[5], et dès 1976 le parc se dote d'un lieu d'accueil : la maison du Parc, à Vallouise ; cette maison est visitée par le président Valéry Giscard d'Estaing le [5]. C'est dès cette année que commencent les premières actions du Parc : une tentative infructueuse de réintroduction de bouquetins, et la création des première bases de données scientifiques le . L'année suivante, en 1978, est monté le premier plan d'action pour l'accueil des touristes dans la zone périphérique[5].

Les années 1980 sont marquées par de grands travaux : le projet d'aménagement hydroélectrique de la haute-Romanche fait couler beaucoup d'encre en 1980, puis la sécurisation du lac d'Arsine (Briançonnais) à plus de 2000 mètres d'altitude dès le printemps 1986. Enfin, en 1989, 16 bouquetins sont réintroduits avec succès dans le Valbonnais ; les animaux provenaient des parcs de la Vanoise et du Vercors[5].

Le nouveau logo du Parc

En 1990 est introduite une nouvelle charte graphique pour tous les parcs nationaux. Elle comprend notamment la fameuse spirale composée d'une multitude d'éléments (silhouettes animales, végétales et minérales) organisés selon une structure en spirale. C'est une représentation métaphorique du mouvement, de la richesse et de la complexité de la vie[6]. En 1991, le siège du parc est déplacé au domaine de Charance, à Gap, où il se trouve toujours[5].

Les années 1990 sont placées sous le signe des conventions : la première convention escalade est signée en 1992, et de nombreux contrats de gestion des alpages sont entérinés avec les bergers en 1993. En 1995, outre la réintroductions de 31 bouquetins, le parc innove en créant la première réserve naturelle intégrale de France, dans le vallon du lac de Lauvitel[7]. Le , le parc signe la Charte de partenariat de de développement durable avec la ministre de l'Environnement Corinne Lepage ; cette charte sera ensuite déclinée avec les collectivités territoriales, l'Office national des forêts et les chambres d'agriculture des Hautes-Alpes et de l'Isère[5].

La réforme du prévoit l'écriture d'une nouvelle charte, signée par les communes de la zone périphérique. Le projet de charte est adopté à l'unanimité en , et en 2013, pour le quarantième anniversaire du parc, 46 communes signent cette charte[5].

Géographie[modifier | modifier le code]

Relief[modifier | modifier le code]

Les Écrins par rapport à la région PACA.

Le territoire du parc national des Écrins (91 800 ha), créé en 1973, s'étend entre les villes de Gap (12 kilomètres à vol d'oiseau), Briançon (13 kilomètres) et Grenoble (23 kilomètres). Il est délimité par les vallées de la Romanche, la Guisane, la Durance et le Drac.

Le parc compte une centaine de sommets à plus de 3 000 mètres et une quarantaine de glaciers (couvrant environ 17 000 hectares).

Il possède 740 km de sentiers entretenus et balisés, dont le GR 54 (tour de l'Oisans), et une trentaine de refuges de montagnes. Il contient de nombreux sommets dont celui de la Meije se dressant à 3 983 m d'altitude, au-dessus du village de La Grave au mont Pelvoux (3 946 m d'altitude) et celui de la barre des Écrins, point culminant du Parc à 4 102 m d'altitude.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte des frontières, cours d'eau, sommets et villes du parc national des écrins.

Le Parc des Écrins est arrosé par une douzaine de torrents principaux, qui se jettent ensuite en deux rivières distinctes : le Drac au nord et la Durance au sud[8][9].

Affluents du Drac[modifier | modifier le code]

Du plus oriental au plus occidental :

  • la Romanche prend sa source du glacier de la Plate des Agneaux, à 2 143m d'altitude. Elle se jette dans le Drac après 78,3 km.
  • le Vénéon prend sa source du glacier de la Pilatte, à 2 577m d'altitude. Il se jette dans la Romanche après 33,5 km.
  • la Bonne prend sa source au Lac des Pissoux, près du refuge de Font Turbat, à 2 632 m d'altitude. Elle se jette dans le Drac après 40,1 km.
  • la Malsanne prend sa source au Lac du Vallon, à 2 493m d'altitude. Elle se jette dans la Bonne après 15,4 km.
  • la Séveraisse prend sa source du glacier de Chabournéou, à 2 336m d'altitude. Après avoir arrosé la vallée du Valgaudemar, elle se jette dans le Drac après 32,9 km.
  • le Drac Blanc prend sa source dans le vallon du Rougnoux, à 2 419m d'altitude. Aussi appelé Drac de Champoléon, il rejoint le Drac Noir sur la commune de Champoléon.
  • le Drac Noir est considéré comme la branche-mère du Drac. Celui-ci prend donc sa source dans le massif du Mourre-Froid, à 2 423m d'altitude, et se jette dans l'Isère après 130,2 km.

Affluents de la Durance[modifier | modifier le code]

Du plus oriental au plus occidental :

  • la Guisane prend sa source au Col du Lautaret, à 2 552m d'altitude. Elle se jette dans la Durance à Briançon, après 27,7 km.
  • le Gyr et l'Onde forment la Gyronde, qui se jette dans la Durance après 23,6 km.
  • le Fournel prend sa source au Pic de la Cavale, à 2 908m d'altitude. Il se jette dans la Durance à l'Argentière-la-Bessée après 19,2 km.
  • la Biaysse prend sa source au Col d'Orcières, à 2 611m d'altitude. Elle se jette dans la Durance après 17,4 km.
  • le Rabioux prend sa source dans le Vallon du Tissap, à 2 251m d'altitude. Il se jette dans la Durance après 15,5 km.
  • le torrent de Réallon prend sa source dans la Montagne de Charges, à 2 350m d'altitude. Il se jette dans le Lac de Serre-Ponçon après 19,8 km.

Lacs[modifier | modifier le code]

Le Parc possède aussi un grand nombre de lacs spectaculaires[10].

Le lac du Lauzon
  • Le lac du Lauvitel est le plus profond et le plus grand du Parc : il fait entre 25 et 35 ha de superficie et entre 40 et 65m de profondeur. Il se trouve au pied de l'Aiguille de Vénosc, près de la station des Deux-Alpes.
  • Tout près de celui-ci, dans la réserve naturelle intégrale, se trouvent le lac du Plan Vianney qui abrite de nombreux saumons et le lac de la Muzelle.
  • Le lac du Lauzon se trouve aux confins des départements de la Drôme, de l'Isère et des Hautes-Alpes, dans le massif du Dévoluy.
  • Le lac des Pisses est situé près de la station de sports d'hiver d'Orcières.
  • Les lacs de Crupillouse, à Champoléon, sont accessibles par une randonnée offrant points de vues et passages près des cascades.
  • Les lacs du Pétarel sont une attraction touristique de la vallée du Valgaudemar.
  • Le lac du Pavé est le plus haut et le plus froid du parc : à 2 820m d'altitude, l'eau y est à 4°C en surface.
  • De nombreux lacs polaires, comme les lacs de l'Eychauda, des Rouies ou d'Arsine, restent englacés pendant la majeure partie de l'année.

Climat[modifier | modifier le code]

Communes du parc[modifier | modifier le code]

Carte des communes signataires de la charte d'adhésion de 2013.
Les communes du parc national des Écrins A-E Les communes du parc national des Écrins F-P Les communes du parc national des Écrins P-S Les communes du parc national des Écrins S-V

L'astérisque (*) signale les communes non signataires de la Charte de 2013.

Géologie[modifier | modifier le code]

Les paysages du parc proviennent d'un rifting créant des bassins en demi-graben de dimension décakilométrique séparés par de grandes failles normales crustales puis des marges passives subsidentes.

Vie sauvage[modifier | modifier le code]

Faune[modifier | modifier le code]

De nombreuses espèces de mammifères sont présentes dans le parc, comme :

Le loup gris et le lynx boréal sont parfois de passage dans le Parc[réf. nécessaire].

Les oiseaux sont aussi très présents, avec notamment l'aigle royal (37 couples recensés[réf. nécessaire]), le tétras lyre, le lagopède alpin, le vautour fauve, le tichodrome échelette, la niverolle alpine, les chouettes de Tengmalm et chevêchette d'Europe, le gypaète barbu (qui n'y niche pas[réf. nécessaire]), le faucon pèlerin et le hibou grand-duc,

Parmi les insectes, la rosalie des alpes est très présente, et parmi les reptiles, on trouve la vipère aspic.

Flore[modifier | modifier le code]

On y rencontre environ 1 800 espèces de végétaux. Les pins et mélèzes sont très fréquents sur les versants, quant aux plantes on peut citer le chardon bleu des Alpes, l'edelweiss et le génépi.

Gestion et administration[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Accessibilité[modifier | modifier le code]

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le centenaire du parc de la Bérarde », sur isere-magazine.com,‎ (consulté le 31 mars 2015)
  2. Henri Jaffeux, « La longue et passionnante histoire des parcs nationaux français », Pour mémoire, no 9,‎ , p. 138-163 (lire en ligne)
  3. Valeria Siniscalchi, « Économie et pouvoir au sein du parc national des Écrins », Techniques & Culture, vol. 1, no 50,‎ , p. 40-59 (lire en ligne)
  4. « Décret n°73-378 du 27 mars 1973 », sur legifrance.fr,‎ (consulté le 31 mars 2015)
  5. a, b, c, d, e, f et g « Historique : les dates clefs », sur ecrins-parcnational.fr (consulté le 31 mars 2015)
  6. « Logos, mode d'emploi », sur ecrins-parcnational.fr (consulté le 31 mars 2015)
  7. « Réserve intégrale du Lauvitel », sur ecrins-parcnational.fr (consulté le 31 mars 2015)
  8. « SANDRE », sur sandre.eaufrance.fr (consulté le 31 mars 2015)
  9. « Geoportail », sur geoportail.fr (consulté le 31 mars 2015)
  10. « Lacs du parc des Ecrins », sur ecrins-parcnational.fr (consulté le 31 mars 2015)

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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