Prunières (Hautes-Alpes)

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Prunières
Le village.
Le village.
Blason de Prunières
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Canton Chorges
Intercommunalité Communauté de communes Savinois - Serre Ponçon
Maire
Mandat
Pierre Doussot
2014-2020
Code postal 05230
Code commune 05106
Démographie
Population
municipale
292 hab. (2011)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 32′ 34″ N 6° 20′ 03″ E / 44.5428, 6.3342 ()44° 32′ 34″ Nord 6° 20′ 03″ Est / 44.5428, 6.3342 ()  
Altitude Min. 770 m – Max. 2 390 m
Superficie 13,2 km2
Localisation

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Liens
Site web prunieres.fr

Prunières est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Prunières est situé sur la rive droite de la Durance, à la hauteur de la retenue de Serre-Ponçon, à 20 kilomètres à l'est de Gap et 15 à l'ouest d'Embrun. La commune s'étend sur 7 kilomètres du nord au sud sur les pentes du pic de Chabrières (alt. 2403 m.) jusqu'à l'ancien lit de la Durance, incluant ainsi une partie du lac de Serre-Ponçon. Aucun cours d'eau significatif n'arrose la commune.

Hameaux et lieudits[modifier | modifier le code]

Au cœur du village et sur les pentes sud de Chabrières:

  • les Clots (mairie)
  • l'église (église, cimetière): ancien chef lieu (recensement de 1911)
  • Pra Périer
  • Vière (château)
  • les Vignes
  • Le Lauguet
  • Champioga (Route entre Le Serre et Les Clots)

Au nord, sur les pentes :

  • le Serre
  • les Blanchons
  • les Gourres
  • le Pomeyret
  • l'Adroit (Sous le Serre)
  • L'Espinasse (entre le Serre et la mairie)
  • La Souchonne (vers le Serre, chemin de la Clouisse)
  • Les Blancs
  • D'autres petits hameaux disparus:
    • Le Thubaneau (hameau situé dans le lac, ancienne Gare de Prunières)
    • Saint Michel (hameau près de la Chapelle, aujourd'hui sous le lac)
    • Prérond ?
    • L'Île

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

La commune, établie sur un adret, bénéficie d'un ensoleillement qui tempère un climat de type montagnard. Les reliefs situés au nord de la commune la protègent des bises qui refroidissent le Champsaur voisin. Si les températures peuvent descendre jusqu'à -25°C an hiver dans le haut de la commune, elles peuvent en été atteindre +35°C. Les gelées sont observées dès le mois d'octobre et peuvent durer jusqu'à fin mai ou début juin. Les premières neiges arrivent généralement début novembre dans le haut du village, et les dernières chutes tombent jusqu'à fin avril.

Communications[modifier | modifier le code]

La route nationale 94 reliant Gap à Briançon traverse la commune le long de la rive du lac. Trois routes départementales s'en détachent vers les hameaux de la commune situés sur les pentes, et convergent au chef-lieu. La D 109, venant de Chorges, passe au-dessus du chef-lieu et continue vers Saint-Apollinaire et Réallon.

La voie ferrée Gap - Briançon est accolée à la route, mais la halte de Prunières, reconstruite après la déviation de la voie lors de la mise en eau du lac, a été fermée au trafic voyageurs. La gare la plus proche est celle de Chorges, à 5 kilomètres du chef-lieu.

L'aérodrome de Gap - Tallard est à 30 kilomètres au sud-ouest.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom du village provient surement d'une présence importante sur ses terres de "pruniers épineux".

Le 19 Juillet 1944, un bombardier américain, rentrant de mission en Allemagne avec ses instruments de navigation hors d'usage et deux moteurs sont en panne, s'écrase dans un champ à l'ouest de Prunières. Guidés par les habitants, les pilotes américains ont pu rejoindre les maquisards de Réallon[1].

En 1953, la mise en eau de la retenue de Serre-Ponçon a noyé la partie de la commune située au plus près de la Durance, autour de la chapelle Saint-Michel, qui seule est restée émergée, et a fort heureusement échappé à la destruction qui lui était promise. Les restes de familles inhumées dans le cimetière voisin ont été transférés au cimetière du village, proche de l'église[2]. La route nationale 94 et la voie ferrée, noyées elles aussi, ont été reconstruites au-dessus du niveau du lac, qu'elles suivent en corniche.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des derniers maires[3]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Denise Miny   Fleuriste
mars 2008 mars 2014 René Fusina   Directeur chez EIFFAGE, Ingénieur
mars 2014 en cours Pierre Doussot   Agriculteur

Aux élections municipales de 2008, 10 des 16 candidats ont obtenu la majorité des suffrages exprimés et ont été élus dès le premier tour. On comptait 222 votants sur 258 électeurs inscrits, ce qui représente un taux d'abstentions relativement faible (14 %). Un deuxième tour a eu lieu pour désigner le 11e élu parmi les 4 candidats restants (l'autre s'étant retiré). Le maire sortant ne se représentait pas[4].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 292 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
416 372 486 428 423 400 406 358 424
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
390 407 401 372 403 462 363 347 343
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
335 293 284 273 254 263 254 213 189
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
154 154 121 138 175 232 276 289 292
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


L'accroissement constaté de la population depuis 1975 est dû à un apport extérieur qui compense une mortalité supérieure aux naissances dans la commune (11,3 ‰ contre 6,6 ‰ pour la période 1999-2009). Dans le même temps la population vieillit : les moins de 45 ans sont moins nombreux en 2009 qu'en 1999 (44 % contre 51 %), et les plus de 75 ans sont passés de 8 à 13 %. Dans toutes les tranches d'âge, la proportion de personnes vivant seules a augmenté en 10 ans, et le nombre moyen d'occupants par résidence principale est passé de 3 en 1968 à 2 en 2009[7].

Vie associative[modifier | modifier le code]

  • Prunières Sports Loisirs (PSL) organise tout au long de l'année des concours de boules, la fête communale de Prunières, et son bal populaire gratuit.
  • La Diane de Rambert, association des chasseurs de la commune de Prunières (ACCA), organise tous les ans un ball-trap.
  • Le Club du Troisième âge organise des jeux de sociétés, et des rencontres festives : en Janvier un gâteaux des rois ouvert à tous, et en Juillet un « repas-grillades ».
  • Sport, Culture et Fêtes Toupinoises organise des stages de tir à l'arc, ainsi que diverses animations tout au long de l'année, dont les « marchés nocturnes de Prunières »[8].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Sauveur, récemment rénovée : nef unique avec abside semi-circulaire, autel en marbre, une chapelle latérale au nord consacrée à la Vierge (3 statues, dont une Vierge à l'enfant, plus une icône), tribune, clocher-tour posé contre le flanc nord[9].
  • La chapelle Saint-Michel, sur son ilôt au milieu du lac de Serre-Ponçon, le site le plus photographié du département des Hautes-Alpes[10], est située sur le territoire de la commune.
  • Le complexe portuaire et le camping en bordure du lac.
  • Le château de Vière, encore habité de nos jours (ne se visite pas).
  • La chapelle attenante au cimetière.
  • L’hélice, montée en stèle sur la route de Chorges, qui rappelle l'avion qui s'est écrasé sur la commune durant la Seconde Guerre mondiale[1].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]