Joseph-Eugène-Bruno Guigues

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Joseph-Eugène-Bruno Guigues

Joseph-Eugène-Bruno Guigues (26 août 1805 à La Garde près de Gap en France – 8 février 1874 à Ottawa dans la province d’Ontario au Canada) est le premier évêque catholique d'Ottawa.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est écrit sur son acte de naissance qu’il est né « le 8 fructidor de l’an XIII ». Joseph-Eugène fait profession d'Oblat de Marie-Immaculée entre les mains de l'évêque Charles-Eugène de Mazenod, le 4 octobre 1824, à Aix, en Provence. Il est ordonné prêtre à Aix le 26 mai 1828 par l'évêque Fortuné de Mazenod, évêque de Marseille. De ce jour jusqu'à l'année 1844, il donne des missions dans les diocèses d'Aix, de Marseille, de Tréguier, de Gap, de Grenoble et de Valence.

Il est nommé Supérieur-provincial des Oblats à Longueuil au Canada et arrive au pays en 1844. Il est promu par Pie IX évêque de Bytown (Ottawa) en 1847, il est consacré dans sa cathédrale, le 30 juillet 1848 par l'évêque Rémi Gaulin.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Mgr Joseph-Eugène-Bruno Guigues a admis dans son diocèse, les Sœurs grises de la Croix, les Sœurs de la congrégation de Notre-Dame de Montréal et les Sœurs de la Charité du Refuge. Durant son règne qui dure 25 ans, il fait construire la cathédrale Notre-Dame (1856) et ériger le cimetière Notre-Dame d’Ottawa (1872). Il fonde le collège de Bytown qui est l’ancêtre de l’Université d’Ottawa. Il inspire la fondation de la Commission des écoles séparées en 1856.

Il se rend à Rome en 1850 et en 1867 pour les grandes fêtes du 18e centenaire du martyre des apôtres St-Pierre et St-Paul, et en 1869 assiste au concile du Vatican I.

Mgr Guigues meurt à Ottawa le 8 février 1874 et est inhumé le 12 février dans sa cathédrale.

Le nom de Guigues résonne toujours à Ottawa. De fait, une rue dans la Basse-Ville d'Ottawa ainsi qu'un centre de jour pour personnées âgées francophones porte son nom. Le Centre de jour Guigues loge dans ce qui était anciennement l'École Guigues, haut lieu de la résistance franco-ontarienne contre le Règlement 17 (1912-1927). Cette loi ontarienne visait l'abolition du français comme langue d'enseignement dans la province.

Une municipalité au Québec (région de l'Abitibi-Témiscamingue) porte le nom de Saint-Bruno-de-Guigues et une autre de Saint-Eugène-de-Guigues, en l'honneur du premier Évêque du comté.

Références[modifier | modifier le code]

  • Répertoire général du clergé canadien, par ordre chronologique depuis la fondation de la colonie jusqu'à nos jours, par Mgr Cyprien Tanguay, Montréal, Eusèbe Senécal & fils, imprimeurs-éditeurs, 1893

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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