Rabou

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Rabou
Le village de Rabou et le sommet du Puy (1 834 m).
Le village de Rabou et le sommet du Puy (1 834 m).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Canton Gap-Campagne
Intercommunalité Communauté de communes Buëch Dévoluy
Maire
Mandat
Fabien Gascard
2014-2020
Code postal 05400
Code commune 05112
Démographie
Population
municipale
77 hab. (2011)
Densité 2,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 35′ 30″ N 6° 00′ 22″ E / 44.5917, 6.0061 ()44° 35′ 30″ Nord 6° 00′ 22″ Est / 44.5917, 6.0061 ()  
Altitude Min. 1 020 m – Max. 2 280 m
Superficie 26,56 km2
Localisation

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Rabou est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Rabou est située au sud-est du massif du Dévoluy, entre le plateau de Bure et la montagne de Charance. Son territoire, fortement entaillé par le Petit Buëch et ses affluents, est incliné du nord (alt. 2 062 mètres au pic Merlette) au sud (1 020 mètres sur le Petit Buëch au pied du village). Commune montagnarde, Rabou dispose de rares terres cultivables dans le vallon de la Rivière, et d'espaces boisés sur les pentes orientées au nord, mais la plus grande partie de sa surface est rocheuse et couverte de végétation rase seulement propice au pacage des ovins.

L'habitat est semi-dispersé, réparti entre de petits hameaux (le Serre, la Chau, la Rivière) et divers lieudits. La population, essentiellement agricole, qui avait fortement chuté jusqu'à la fin des années 1960, s'est stabilisée depuis 2000. La vie de la commune pâtit de son isolement : bien qu'elle soit proche géographiquement de Gap et de la Roche-des-Arnauds, elle n'est desservie que par une petite route sinueuse (départementale 503) en direction de la route Gap - Veynes. Mis à part les petites routes reliant les principaux hameaux, l'intérieur de la commune ne dispose que de chemins muletiers.

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Rabou a la même histoire féodale que sa voisine Chaudun.

En 1184, l'empereur Frédéric Barberousse confirma au chapitre de Gap la propriété de Rabou.

Dans les années suivantes, les seigneurs de la Roche-des-Arnauds donnèrent aux Chartreusines de Saint-André de Prébaïon un territoire nommé Berthaud situé dans les communautés de Rabou et de Chaudun. Une colonie de ces religieuses vint y fonder une chartreuse connue comme Sainte-Marie d'Aurouse. La chartreuse de Berthaud comptait, an XIIIe siècle, 25 religieuses et 6 frères chargés des intérêts matériels. Elle prospéra jusqu'en 1448, mais fut alors détruite par un incendie. En 1467, les religieuses se retirèrent à Durbon, en Bochaine.

La paroisse de Rabou, sous le patronage de saint Sébastien et saint Gervais, s'étendit jusqu'au XVIIe siècle sur les communautés de Rabou et de Chaudun[1].

En 1789, aux questions de la commission intermédiaire des États de la province, il fut répondu notamment :

  • « Il n'y a point de village, mais seulement quatre hameaux... Il peut y avoir quatre cents personnes, grandes ou petites. »
  • « Les murs des bâtiments sont à chaux et sable ; les rez-de-chaussée forment l'habitation des gens et des bêtes. Les toits sont couverts en paille. »
  • « La récolte ne consiste qu'en blé, seigle et grains transaux... Il n'y a aucun arbre produisant fruits, de quelque espèce que ce soit... Il y a quelques bois et autres futaies et broussailles, seulement suffisants pour le nécessaire des habitants. Il y a un bois de haute futaie considérable, qui appartient et se trouve possédé par MM. du Chapitre de Gap, seigneurs de Rabou. »[2]

La commune, qui appartenait initialement au canton de la Roche-des-Arnauds, fut rattachée à celui de Gap en 1801, puis à Gap-Campagne en 1973. En vue de l'élection en 2015 des nouveaux « conseillers départementaux » créés par la réforme de 2013, Rabou appartiendra au nouveau canton de Veynes.

La commune a été réunie en 1972 à La La Roche-des-Arnauds, mais rétablie en 1983.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[3]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Jean-Paul Gascard    
  avril 2008 Philippe Deininger    
avril 2008 avril 2014 Martine Barbet    
avril 2014 en cours Fabien Gascard    
Les données manquantes sont à compléter.

En 2014, ont été élus au conseil municipal (scrutin uninominal) : au premier tour Mme Hubaud, MM. Gascard, Dejean, Vasconi, Panseri, Deininger ; au second tour M. Marcellin[4]. Mme Barbet ne se représentait pas.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 77 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
379 388 426 384 422 386 372 360 352
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
314 291 294 302 300 300 274 267 270
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
272 262 253 205 168 159 146 115 88
1962 1968 1990 1999 2004 2006 2009 2011 -
35 34 46 67 78 76 78 77 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Sites et monuments[modifier | modifier le code]

Le clocher de l'église
  • Le site du village, sur un promontoire rocheux dominant le confluent du Petit Buëch et de son affluent le torrent de la Rivière. L'église, importante pour une si petite paroisse, possède un imposant clocher-tour en pierre.
  • Le défilé du Petit Buëch, traversant la commune selon un axe nord-sud, et franchi seulement en deux endroits : au lieudit Berthaud, où se trouvait il y a plusieurs siècles une chartreuse aujourd'hui disparue, et, plus proche du village, à Moissière, par un « pont romain ». La vallée peut être remontée en suivant le « sentier des Bans » en direction de Chaudun (GR 93), avec embranchement à Berthaud vers le col de Rabou et le Dévoluy (GR 94), et vers le col de Conode (GR 94B).
  • Le canyon de Rabou, sur le torrent de la Rivière, au pied du village (accès interdit en aval de la route)[7].
  • La crète de Charance, qui borde la commune à l'est, accessible au col de Guizière (1 649 mètres), d'où on a vue sur le bassin de Gap.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Dominique Chaix (1730-1799), botaniste, curé des Baux, dont la maison natale est encore visible dans les gorges du Petit Buëch[8].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Rabou, sur Genawiki
  2. Rabou - portrait en 1789, sur Geneawiki
  3. Site de la préfecture des Hautes-Alpes, consulté le 9 mai 2008 (inaccessible en 2014)
  4. Résultats des élections municipales et communautaires, consultés le 2 mai 2014 sur le site interieur.gouv.fr
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  7. Texte de l'arrêté municipal
  8. Randonnées botaniques : Sur la piste des Sabots de Vénus