Embrun (Hautes-Alpes)

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Embrun
Entrée dans Embrun près du lac de Serre-Ponçon.
Entrée dans Embrun près du lac de Serre-Ponçon.
Blason de Embrun
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Canton Embrun
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté des communes de l'Embrunais
Maire
Mandat
Chantal Eymeoud
2014-2020
Code postal 05200
Code commune 05046
Démographie
Gentilé Embrunais
Population
municipale
6 155 hab. (2011)
Densité 169 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 33′ 57″ N 6° 29′ 46″ E / 44.5658333333, 6.49611111111 ()44° 33′ 57″ Nord 6° 29′ 46″ Est / 44.5658333333, 6.49611111111 ()  
Altitude Min. 778 m – Max. 2 800 m
Superficie 36,39 km2
Localisation

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Embrun

Embrun (Ambrun en occitan selon la norme classique, Embrun en provençal selon la norme mistralienne) est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes et appartenant à la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Embrunais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Dominant la Durance et accrochée sur son roc, la vieille cité d'Embrun a un nom d'origine celte (Eburos : if et Dunon : forteresse, colline).

Située dans une zone de transition géographique formée par la vallée de la Durance d'une part et ses deux versants culminants autour de 3 000 m d'autre part, Embrun, 870 m, bénéficie d'un climat parmi les plus secs et ensoleillés des Alpes. C'est la raison pour laquelle on la surnomme à juste titre la « Nice des Alpes », à cause de son climat tempéré. Embrun est aussi entourée de montagnes, de nature préservée - la commune est incluse dans la zone périphérique du parc national des Écrins - et de stations de sports d'hiver équipées (Les Orres, Risoul-Vars, Réallon, Crévoux).

Vue panoramique sur Embrun.

Voies de communication et transport[modifier | modifier le code]

À mi-chemin entre Gap et Briançon, Embrun est un point de passage obligé pour aller du sud au nord du département.

  • liaisons routières : Traversée par la RN94, la ville s'est vue désengorgée en décembre 2007 avec la mise en service de la déviation qui longe la Durance en contrebas du Roc avant de remonter vers Châteauroux-les-Alpes.

Données climatiques[modifier | modifier le code]

La station est à 871 m d'altitude[2].

De 1961 à 1990, il gèle en moyenne 103 jours par an et 83 jours par an avec des précipitations supérieures ou égales à 1 mm. La température record la plus froide est −19,1 °C le 9 janvier 1985 et la plus chaude 36,0 °C le 27 juillet 1983 et le 13 août 2003. Embrun est une des villes les plus ensoleillées de France avec 2 506 heures par an[2]

Embrun 1946 - 1975
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −3,5 −2,6 0,3 3,3 7 10,1 12,3 12,1 9,8 5,5 0,9 −2,3 4,5
Température maximale moyenne (°C) 5,5 7,4 11,2 14,9 19,1 22,6 26 25,3 21,8 16,6 10,2 6,4 15,7
Source : « données climatiques », sur Météo climat bzh dyndns.org (consulté en septembre 2012)


Embrun 1961 - 1990 (record à partir de 1945)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −3,2 −2,1 0,1 3,1 6,7 9,9 12,4 12,1 9,7 5,8 0,9 −1,9 4,5
Température moyenne (°C) 1,2 2,7 5,5 8,7 12,7 16,2 19,3 18,8 15,9 11,4 5,6 2,4 10
Température maximale moyenne (°C) 5,7 7,6 10,9 14,4 18,6 22,4 26,2 25,5 22,1 16,9 10,4 6,7 15,6
Record de froid (°C)
date du record
−19,1
1985
−18,8
1956
−13,9
1971
−6,3
1970
−3,2
1991
−0,8
1953
3,4
1984
3,4
1986
−0,4
1974
−5,3
1950
−11,2
1973
−15,6
2009
−19,1
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
19
2007
21,3
2012
24,3
1993
28,4
2011
31,8
2009
33,9
2005
36
1983
36,1
2012
33,5
2006
27,5
1997
22,5
1981
17,7
1991
36,1
2012
Ensoleillement (h) 148,2 153,6 206 207,8 224,3 260,7 304 275 235,7 198,7 148 143,5 2 506
Précipitations (mm) 60,2 54 55,9 56,7 61 65,2 46,9 54,7 56,3 73,7 73 58,2 716
Source : Météo climat bzh dyndns.org et Infoclimat.fr[3],[2]


Embrun 1981 - 2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −2,8 −2,5 0,6 3,4 7,5 10,6 13,1 12,9 9,6 6,2 1,1 −1,7 4,9
Température maximale moyenne (°C) 6,8 8,4 12,4 15,2 19,7 23,8 27,3 27 22,3 17,1 10,8 7,1 16,6
Source : « données climatiques », sur Météo climat bzh dyndns.org (consulté en septembre 2012)


Embrun vu de la forêt de Boscodon.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Embrun est la capitale des Caturiges. Les Caturiges, dont le nom signifie « rois du combats », étaient clients des Voconces.

Après la conquête romaine, la ville gallo-romaine placée sur la via Cottia aux abords de l'oppidum d'Eburodunum, qui occupait approximativement la place de l'archevêché et de la cathédrale, devient la capitale de civitas sous le nom d’Ebrodunensium, rattachée à la province romaine des Alpes-Maritimes[4].

Siège d'un évêché fondé par saint Marcellin d'Embrun, d'origine berbère d'Afrique du Nord[5], au IVe siècle, archevêché plus tard, lorsque Embrun devint capitale de la province des Alpes-Maritimes, sous Dioclétien.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le blason d'Embrun :
d'azur à la croix d'argent.

Embrun et sa région firent partie du comté de Provence constitué à la fin du Xe siècle, puis du comté de Forcalquier qui s'en est détaché au XIIe siècle. À la mort du dernier comte de Forcalquier en 1209, la région d'Embrun et de Gap était transmise au Dauphiné tandis que celle de Forcalquier et de Sisteron retournait au comté de Provence.

L’archevêque-prince d'Embrun était primitivement seul maître de la ville ; le comte de Provence en 1160, le Dauphin en 1210 et 1247, héritiers du comté d'Embrun, lui imposèrent un condominium et opposèrent au beau donjon carré du prélat, la Tour Brune, un château hors des murs, sur le roc, dont il ne reste que la base d'une tour du XIIIe siècle, la construction des fortifications bastionnées ayant occasionné la destruction du reste.

Une commune bourgeoise, régie par des coutumes assez égalitaires en matière fiscale (le tiers état et la noblesse étaient égaux devant l'impôt), s'organisa fort anciennement avec le soutien du clergé, chassa le baile du comte, affirma ses libertés qui, réduites en 1258, étaient encore notables en 1789.

Les Templiers possédaient une maison à Embrun, établissement secondaire qui dépendait d’une commanderie[6].

La ville est réunie à la France en 1349, à l'occasion du « transport » du Dauphiné.

XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Embrun au début du XVIIIe siècle.

Lors des guerres de religion, la ville est prise par le chef protestant Lesdiguières qui y installe provisoirement sa « capitale ». Une partie des archives est brûlée à cette occasion et la fresque miraculeuse de Notre-Dame d'Embrun est détruite.

En 1692, la ville est assiégée par le duc Victor-Amédée II de Savoie[7] à partir du 6 août 1692, prise le 16 car à court de munitions[8] et livrée au pillage[9]. On y comptait sept paroisses ; trois ont été supprimées au XVIe, deux au XVIIIe, une au XIXe. La splendide cathédrale demeure sa seule église, mais l'on y voit aussi la chapelle du couvent des Cordeliers du XIIIe siècle, mutilée, mais où de belles fresques ont pu être restaurées ; un couvent de la Visitation ; un collège des jésuites, un hôpital.

Article détaillé : Invasion du Dauphiné en 1692.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La citadelle fut déclassée en 1872[10]. Les murailles de la ville, qui n’entouraient que le sommet de la cité épiscopale, sont rasées avec l’arrivée du chemin de fer, en 1882[11].

Les déportés d'Isolaccio-di-Fiumorbo[modifier | modifier le code]

Un épisode oublié de l'histoire de la ville est récemment revenu à la surface. En 1808, à la suite de troubles, le pouvoir napoléonien fait arrêter 167 hommes et garçons âgés de 7 à 90 ans dans le village corse d'Isolaccio-di-Fiumorbo. Un grand nombre d'entre eux va être déporté sur le continent, notamment à la maison centrale de détention d'Embrun. Plusieurs dizaines vont y mourir en quelques mois, les conditions de vie dans cette prison étant particulièrement difficiles. Ils ont été enterrés dans le "cimetière des condamnés", qui se trouvaient dans le quartier Sainte Marthe. Les descendants de ces déportés réclament aujourd'hui l'apposition d'une plaque pour commémorer le souvenir de cet épisode[12].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le 25 avril 1940, la 64ème division d'infanterie installe son PC à Embrun, sous les ordres du général Pierre Robert de Saint-Vincent. Lors de la bataille des Alpes, la division repousse les offensives italiennes dans le Queyras et dans la vallée de l'Ubaye[13]. De 1940 à 1944, un camp d'internement est établi à Embrun[14][réf. insuffisante].

La ville connaît un nouvel essor avec le chantier du barrage de Serre-Ponçon à la fin des années 1950 et la création du grand lac artificiel qui en résulte.

La construction du barrage a nécessité le déblaiement de plus de trente millions de tonnes de matériaux, la déviation de 15 km de voie ferrée et environ 50 km de routes, la construction d'un pont, le déplacement et la reconstruction de deux villages submergés par la retenue d'eau (1 200 millions de m³) : Savines et Ubaye.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1991 Alexandre Didier DVD  
1991 mars 2001 Robert Motte DVD Général de brigade de l'armée de terre
mars 2001[15] en cours Chantal Eymeoud UDF puis UDI (NC) Conseillère régionale

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville d'Embrun est jumelée avec plusieurs villes à travers le monde :

Blank map of world no country borders.PNG
Borgofranco d'Ivrea( Italie)
Zell im Wiesental( Allemagne)
Embrun( Canada)
Koh Samui( Thaïlande)

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 155 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 380 3 125 3 301 3 002 3 062 3 169 4 373 4 453 4 794
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 736 4 287 4 183 3 751 3 957 4 008 4 481 4 017 3 430
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 505 3 752 3 556 2 407 2 802 2 711 2 962 2 677 3 119
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
3 850 4 273 4 575 5 214 5 793 6 152 6 188 6 230 6 110
2011 - - - - - - - -
6 155 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2004[23].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (30,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 16,5 %, 15 à 29 ans = 18,1 %, 30 à 44 ans = 18,1 %, 45 à 59 ans = 20,9 %, plus de 60 ans = 26,4 %) ;
  • 52,4 % de femmes (0 à 14 ans = 13,9 %, 15 à 29 ans = 14,5 %, 30 à 44 ans = 16,9 %, 45 à 59 ans = 20,6 %, plus de 60 ans = 34 %).
Pyramide des âges à Embrun en 2007 en pourcentage[24]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90  ans ou +
2,3 
9,4 
75 à 89 ans
13,5 
16,3 
60 à 74 ans
18,2 
20,9 
45 à 59 ans
20,6 
18,1 
30 à 44 ans
16,9 
18,1 
15 à 29 ans
14,5 
16,5 
0 à 14 ans
13,9 
Pyramide des âges du département des Hautes-Alpes en 2007 en pourcentage[25]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,4 
7,3 
75 à 89 ans
10,4 
14,8 
60 à 74 ans
15,4 
22,0 
45 à 59 ans
21,3 
20,8 
30 à 44 ans
20,0 
16,2 
15 à 29 ans
14,6 
18,3 
0 à 14 ans
17,0 

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la ville est basée notamment sur le tourisme. La proximité du lac de Serre-Ponçon et la présence sur la commune d'un plan d'eau stimule cette activité.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cathédrale Notre-Dame d'Embrun.
  • Les deux orgues de la cathédrale (le grand-orgue en nid d'hirondelle) et le petit orgue de la chapelle Sainte-Anne. Le grand orgue de la cathédrale Notre-Dame d'Embrun, érigé initialement en 1464, entièrement refait en 1750 par Samson Scherrer et ses fils, comprend aujourd'hui 3 claviers : positif, grand-orgue, récit, avec en outre un pédalier à la française, accouplement à tiroir et soufflets cunéiformes. Cet orgue a été restauré en 2009 par Pascal Quoirin.
  • La maison des Chanonges (chanoines), un exemple rare d’architecture civile romane (XIIIe siècle), en appareil régulier et à fenêtres géminées ; sur la façade (en haut à gauche), une sculpture de lion en haut-relief mangeant une chèvre
  • La Tour brune d'Embrun, un donjon carré du XIIe siècle, le seul vestige de la muraille médiévale[26]
    Article détaillé : Tour brune d'Embrun.
  • Le couvent des Cordeliers d'Embrun, siège de l’office de tourisme, dont les chapelles sont ornées de fresques des XVe et XVIe siècles
  • Le jardin de l'Archevêché et la promenade de l'Archevêché, belvédère sur la Durance et les environs d'Embrun
  • Le plan d'eau, alimenté par les eaux de la Durance, à l'entrée du lac de Serre-Ponçon.
  • L'abbaye de Boscodon, XIIe siècle, dans les environs d'Embrun.

L'Embrunman[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Embrunman.

Créé en 1984, l'Embrunman est un triathlon longue distance qui se court le 15 août. L'épreuve est réputée être une des plus dures du monde avec 3 800 m de natation dans les eaux froides du lac de Serre-Ponçon[27], 188 km de cyclisme dont le franchissement du col d'Izoard et se termine par un marathon où le dénivelé est d'environ 400 mètres.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Monument à Clovis Hugues, dans le jardin de l'archevêché.

Personnalités religieuses et ecclésiastiques[modifier | modifier le code]

Personnalités politiques, hauts fonctionnaires et militaires[modifier | modifier le code]

  • Gaspard-Basile Agnel, adjudant-général et homme politique français sous l' Empire .
  • Pierre-Alexandre-Antoine Nicolas de Meissas, sous-préfet d'Embrun en l'an VIII
  • Antoine Allier, député des Hautes-Alpes, né à Embrun en 1793.
  • Clovis Hugues, écrivain et politicien, mort à Paris mais enterré à Embrun en 1907. L'ancienne rue d'Italie a été rebaptisée en son honneur.
  • Antoine Auguste Thouard (1859-1925), maire d'Embrun, il a été à l'origine de la création de la Mutualité Agricole, historien local et félibre.
  • Émile Didier, député et sénateur, né à Embrun en 1909
  • Barthélémy Ferrary, né à Embrun le 27 avril 1827, maire d'Embrun de 1871 à 1873, député des Hautes-Alpes.
  • Le général Edmond-Louis Dosse[28], né à Embrun, le 3 juin 1874, et mort le 27 avril 1949,à Annecy. En 1930, il prit le commandement de la 27e division d'Infanterie alpine (devenu la 27e brigade d'infanterie de montagne en 1944) et favorisa l'entraînement aux déplacements à ski. Les "détachements avancés" devinrent les "sections d'éclaireurs-skieurs". Il a été gouverneur militaire de Lyon entre 1932 en 1936, puis membre du Conseil Supérieur de la guerre entre 1936 et 1939, date à laquelle il prit sa retraite mais fut rappelé à cause de la guerre pour être nommé inspecteur des formations militaires à l'intérieur jusqu'en 1940. Il a réorganisé les troupes de montagne et fut un des créateurs de l'École militaire de haute montagne de Chamonix.
  • Victor Bonniard, conseiller général d'Embrun de 1888 à 1924, président du Conseil général, député puis sénateur des Hautes-Alpes. Une rue porte son nom à Embrun.
  • Maurice de Rothschild, conseiller général d'Embrun en 1924, député puis sénateur des Hautes-Alpes.
  • Paul Eugène Bontoux (1820 - 1904) était un industriel, banquier et homme politique catholique et monarchiste, né à Embrun. Il est jugé comme l'un des responsables du krach de l'Union générale en 1882.
  • Ernest Cézanne, né à Embrun le 24 mars 1830 mort en 1876, ingénieur et homme politique français, député d'Embrun de 1871 à 1876. Une école primaire de la ville est nommée en son honneur, une avenue portait également son nom mais a été rebaptisée en l'honneur d'Alexandre Didier, ancien maire.
  • Amédée Guy (1882-1957), député de Haute-Savoie, fut interné au camp d'Embrun en 1942.
  • Edouard Przybylski (1920-1993), compagnon de la Libération, mort à Embrun. Une rue de la ville porte son nom[29].

Personnalités du monde des arts et du spectacle[modifier | modifier le code]

Personnalités scientifiques[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maurice Fortoul, L'Embrun man, 25 ans d'épopée, 2008
  • Jacques Humbert, Embrun et l'Embrunais à travers l'histoire, Société d'études des Hautes-Alpes, 1972
  • Jean Vandenhove, La cathédrale Notre-Dame du Réal d'Embrun et son trésor, les autres édifices religieux d'Embrun, l'archevêché d'Embrun, Le passé de l'Embrunais, 2008

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Voir la catégorie : Embrun (Hautes-Alpes).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 20/07/2008.
  2. a, b et c Normes et records 1961-1990 Embrun (05) - altitude 871 m Infoclimat.fr consulté septembre 2012
  3. Données climatiques Météo climat bzh dyndns.org consulté septembre 2012
  4. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean,‎ 1986, 559 p., p 15
  5. Vincent J.OMalley, Saints of Africa, 2001, (ISBN 087973373X)
  6. Jean-Paul Clébert et Jean-Pierre Rouyer, La Durance, Privat, Toulouse, 1991, dans la collection Rivières et vallées de France, ISBN 2-7089-9503-0, p. 73
  7. Jacques Cru, Histoire des Gorges du Verdon jusqu’à la Révolution, coédition Édisud et Parc naturel régional du Verdon, 2001, ISBN 2-7449-0139-3, p. 243
  8. André Golaz, Odette Golaz, A. Guillaume (préfacier), Notice historique et descriptive sur Mont-Dauphin (Hautes-Alpes), Société d'études des Hautes-Alpes, Gap, 1981 (3e édition, 1re édition 1966), ISBN 2-85627-001-8, p. 16
  9. Françoise Deshairs et Véronique Faucher, Briançon, ville forte du Dauphiné, livre + CD-ROM, La Maison d'à-côté et Fortimédia, ISBN 2-930384-15-8, 2006, p. 54
  10. Jean Vandenhove. Les Alpes du Sud autrefois. Éditions Horvath, Lyon, 1994. ISBN 2-7171-0917-X, p. 107
  11. Raymond Collier, op. cit., p. 300
  12. Article du Dauphiné Libéré
  13. Max Schiavon, Victoire sur les Alpes, juin 1940. Briançonnais, Queyras, Ubaye, 2011
  14. Camp d'internement d'Embrun sur Google Book [1]
  15. Site de la préfecture des Hautes-Alpes, consulté le 9 mai 2008 (fichier au format Excel)
  16. a, b, c et d « Procès-verbal de la séance du conseil municipal du 15 décembre 2010, page 50. » (consulté le 15 aout 2011)
  17. « Site internet de la ville allemande de Zell im Wiesental. » (consulté le 15 aout 2011)
  18. a, b, c et d « Guide sortir 2011-2012, page 2. » (consulté le 15 aout 2011)
  19. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures. » (consulté le 15 aout 2011)
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  21. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures. » (consulté le 15 aout 2011)
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  24. « Évolution et structure de la population à Embrun en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 22 novembre 2010)
  25. « Résultats du recensement de la population des Hautes-Alpes en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 22 novembre 2010)
  26. Raymond Collier, op. cit., p 301
  27. Depuis quelques années, cette épreuve se fait dans le plan d'eau d'Embrun et non plus directement dans le lac
  28. École supérieure de Guerre : Edmond-Louis Dosse
  29. http://www.ordredelaliberation.fr/fr_compagnon/813.html