Embrun (Hautes-Alpes)
| Embrun | ||
Entrée dans Embrun près du lac de Serre-Ponçon. |
||
Héraldique |
||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | |
| Département | Hautes-Alpes | |
| Arrondissement | Gap | |
| Canton | Embrun (chef-lieu) |
|
| Intercommunalité | Communauté des communes de l'Embrunais | |
| Maire Mandat |
Chantal Eymeoud 2008-2014 |
|
| Code postal | 05200 | |
| Code commune | 05046 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Embrunais | |
| Population municipale |
6 110 hab. (2010) | |
| Densité | 168 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 778 m — Max. 2 800 m | |
| Superficie | 36,39 km2 | |
| Localisation | ||
| modifier |
||
Embrun (en occitan Ambrun) est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes et la région de Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Ses habitants sont appelés les Embrunais[1].
Sommaire |
Géographie [modifier]
Dominant la Durance et accrochée sur son roc, la vieille cité d'Embrun a un nom d'origine celte (Eburos : if et Dunon : forteresse, colline).
Située dans une zone de transition géographique formée par la vallée de la Durance d'une part et ses deux versants culminants autour de 3000 m d'autre part, Embrun, 870 m, bénéficie d'un climat parmi les plus secs et ensoleillés des Alpes. C'est la raison pour laquelle on la surnomme à juste titre la « Nice des Alpes », à cause de son climat tempéré. Embrun est aussi entourée de montagnes, de nature préservée - la commune est incluse dans la zone périphérique du parc national des Écrins - et de stations de sports d'hiver équipées (Les Orres, Risoul-Vars, Réallon, Crévoux).
Transport [modifier]
À mi-chemin entre Gap et Briançon, Embrun est un point de passage obligé pour aller du sud au nord du département.
- liaisons routières : Traversée par la RN94, la ville s'est vue désengorgée en décembre 2007 avec la mise en service de la déviation qui longe la Durance en contrebas du Roc avant de remonter vers Châteauroux.
- liaisons ferroviaires : Embrun dispose d'une gare ferroviaire. Desservie principalement par des TER, Marseille-Briançon, Grenoble-Briançon, la gare accueille aussi le train de nuit Paris-Briançon.
Données climatiques [modifier]
La station est à 871 m d'altitude[2].
De 1961 à 1990, il gèle en moyenne 103 jours par an et 83 jours par an avec des précipitations supérieures ou égales à 1 mm. La température record la plus froide est -19,1 °C le 9 janvier 1985 et la plus chaude 36,0 °C le 27 juillet 1983 et le 13 août 2003. Embrun est une des villes les plus ensoleillées de France avec 2 506 heures par an[2]
| Mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | -3,5 | -2,6 | 0,3 | 3,3 | 7 | 10,1 | 12,3 | 12,1 | 9,8 | 5,5 | 0,9 | -2,3 | 4,5 |
| Température maximale moyenne (°C) | 5,5 | 7,4 | 11,2 | 14,9 | 19,1 | 22,6 | 26 | 25,3 | 21,8 | 16,6 | 10,2 | 6,4 | 15,7 |
| Mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | -3,2 | -2,1 | 0,1 | 3,1 | 6,7 | 9,9 | 12,4 | 12,1 | 9,7 | 5,8 | 0,9 | -1,9 | 4,5 |
| Température moyenne (°C) | 1,2 | 2,7 | 5,5 | 8,7 | 12,7 | 16,2 | 19,3 | 18,8 | 15,9 | 11,4 | 5,6 | 2,4 | 10 |
| Température maximale moyenne (°C) | 5,7 | 7,6 | 10,9 | 14,4 | 18,6 | 22,4 | 26,2 | 25,5 | 22,1 | 16,9 | 10,4 | 6,7 | 15,6 |
| Ensoleillement (h) | 148,2 | 153,6 | 206 | 207,8 | 224,3 | 260,7 | 304 | 275 | 235,7 | 198,7 | 148 | 143,5 | 2 506 |
| Précipitations (mm) | 60,2 | 54 | 55,9 | 56,7 | 61 | 65,2 | 46,9 | 54,7 | 56,3 | 73,7 | 73 | 58,2 | 716 |
| Record de froid (°C) (année du record) |
-19,1 (1985) |
-18,8 (1956) |
-13,9 (1971) |
-6,3 (1970) |
-3,2 (1991) |
-0,8 (1953) |
3,4 (1984) |
3,4 (1986) |
-0,4 (1974) |
-5,3 (1950) |
-11,2 (1973) |
-15,6 (2009) |
-19,1 |
| Record de chaleur (°C) (année du record) |
19 (2007) |
21,3 (2012) |
24,3 (1993) |
28,4 (2011) |
31,8 (2009) |
33,9 (2005) |
36 (1983) |
36,1 (2012) |
33,5 (2006) |
27,5 (1997) |
22,5 (1981) |
17,7 (1991) |
36,1 |
| Mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | -2,8 | -2,5 | 0,6 | 3,4 | 7,5 | 10,6 | 13,1 | 12,9 | 9,6 | 6,2 | 1,1 | -1,7 | 4,9 |
| Température maximale moyenne (°C) | 6,8 | 8,4 | 12,4 | 15,2 | 19,7 | 23,8 | 27,3 | 27 | 22,3 | 17,1 | 10,8 | 7,1 | 16,6 |
Histoire [modifier]
Antiquité [modifier]
Embrun est la capitale des Caturiges. Les Caturiges, dont le nom signifie « rois du combats », étaient clients des Voconces.
Après la conquête romaine, la ville gallo-romaine placée sur la via Cottia aux abords de l'oppidum d'Eburodunum, qui occupait approximativement la place de l'archevêché et de la cathédrale, devient la capitale de civitas sous le nom d’Ebrodunensium, rattachée à la province romaine des Alpes-Maritimes[4].
Siège d'un évêché fondé par saint Marcellin d'Embrun, d'origine berbère d'Afrique du Nord[5], au IVe siècle, archevêché plus tard, lorsque Embrun devint capitale de la province des Alpes-Maritimes, sous Dioclétien.
Moyen Âge [modifier]
L’archevêque-prince d'Embrun était primitivement seul maître de la ville ; le comte de Provence en 1160, le Dauphin en 1210 et 1247, héritiers du comté d'Embrun, lui imposèrent un condominium et opposèrent au beau donjon carré du prélat, la Tour Brune, un château hors des murs, sur le roc, dont il ne reste que la base d'une tour du XIIIe siècle, la construction des fortifications bastionnées ayant occasionné la destruction du reste.
Une commune bourgeoise, régie par des coutumes assez égalitaires en matière fiscale (le tiers état et la noblesse étaient égaux devant l'impôt), s'organisa fort anciennement avec le soutien du clergé, chassa le baile du comte, affirma ses libertés qui, réduites en 1258, étaient encore notables en 1789.
Les Templiers possédaient une maison à Embrun, établissement secondaire qui dépendait d’une commanderie[6].
La ville est réunie à la France en 1349, à l'occasion du « transport » du Dauphiné.
XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles [modifier]
Lors des guerres de religion, la ville est prise par le chef protestant Lesdiguières qui y installe provisoirement sa « capitale ». Une partie des archives est brûlée à cette occasion et la fresque miraculeuse de Notre-Dame d'Embrun est détruite.
En 1692, la ville est assiégée par le duc Victor-Amédée II de Savoie[7] à partir du 6 août 1692, prise le 16 car à court de munitions[8] et livrée au pillage[9]. On y comptait sept paroisses ; trois ont été supprimées au XVIe, deux au XVIIIe, une au XIXe. La splendide cathédrale demeure sa seule église, mais l'on y voit aussi la chapelle du couvent des Cordeliers du XIIIe siècle, mutilée, mais où de belles fresques ont pu être restaurées ; un couvent de la Visitation ; un collège des jésuites, un hôpital.
XIXe siècle [modifier]
La citadelle fut déclassée en 1872[10]. Les murailles de la ville, qui n’entouraient que le sommet de la cité épiscopale, sont rasées avec l’arrivée du chemin de fer, en 1882[11].
Les déportés d'Isolaccio-di-Fiumorbo [modifier]
Un épisode oublié de l'histoire de la ville est récemment revenu à la surface. En 1808, à la suite de troubles, le pouvoir napoléonien fait arrêter 167 hommes et garçons âgés de 7 à 90 ans dans le village corse d'Isolaccio-di-Fiumorbo. Un grand nombre d'entre eux va être déporté sur le continent, notamment à la maison centrale de détention d'Embrun. Plusieurs dizaines vont y mourir en quelques mois, les conditions de vie dans cette prison étant particulièrement difficiles. Ils ont été enterrés dans le "cimetière des condamnés", qui se trouvaient dans le quartier Sainte Marthe. Les descendants de ces déportés réclament aujourd'hui l'apposition d'une plaque pour commémorer le souvenir de cet épisode[12].
XXe siècle [modifier]
La ville connaît un nouvel essor avec le chantier du barrage de Serre-Ponçon à la fin des années 1950 et la création du grand lac artificiel qui en résulte.
La construction du barrage a nécessité le déblaiement de plus de trente millions de tonnes de matériaux, la déviation de 15 km de voie ferrée et environ 50 km de routes, la construction d'un pont, le déplacement et la reconstruction de deux villages submergés par la retenue d'eau (1 200 millions de m³) : Savines et Ubaye.
Économie [modifier]
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
D’après le recensement Insee de 2007, Embrun compte 6 345 habitants (soit une augmentation de 3 % par rapport à 1999). La commune occupe le 1 531e rang au niveau national, alors qu'elle était au 1 489e en 1999, et le 3e au niveau départemental sur 177 communes.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Embrun depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint 2007 avec 6 345 habitants.

Pyramide des âges [modifier]
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (30,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 47,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 16,5 %, 15 à 29 ans = 18,1 %, 30 à 44 ans = 18,1 %, 45 à 59 ans = 20,9 %, plus de 60 ans = 26,4 %) ;
- 52,4 % de femmes (0 à 14 ans = 13,9 %, 15 à 29 ans = 14,5 %, 30 à 44 ans = 16,9 %, 45 à 59 ans = 20,6 %, plus de 60 ans = 34 %).
Lieux et monuments [modifier]
- La cathédrale Notre-Dame du Réal (XIIe et XIIIe siècles), l'un des plus beaux monuments des Alpes dauphinoises
- Les deux orgues de la cathédrale (le grand-orgue en nid d'hirondelle) et le petit orgue de la chapelle Sainte-Anne. Le grand orgue de la cathédrale Notre-Dame d'Embrun, érigé initialement en 1464, comprend aujourd'hui 3 claviers : positif, grand-orgue, récit, avec en outre un pédalier à la française, accouplement à tiroir et soufflets cunéiformes. Cet orgue a été restauré en 2009 par Pascal Quoirin.
- La maison des Chanonges (chanoines), un exemple rare d’architecture civile romane (XIIIe siècle), en appareil régulier et à fenêtres géminées ; sur la façade (en haut à gauche), une sculpture de lion en haut-relief mangeant une chèvre
- La Tour brune d'Embrun, un donjon carré du XIIe siècle, le seul vestige de la muraille médiévale[19]
Article détaillé : Tour brune d'Embrun.
- Le couvent des Cordeliers d'Embrun, siège de l’office de tourisme, dont les chapelles sont ornées de fresques des XVe et XVIe siècles
- Le jardin de l'Archevêché et la promenade de l'Archevêché, belvédère sur la Durance et les environs d'Embrun
- Le plan d'eau, alimenté par les eaux de la Durance, à l'entrée du lac de Serre-Ponçon.
- L'Abbaye de Boscodon, XII° siècle, dans les environs d'Embrun.
- Le camp d'internement d'Embrun 1940 - 1944 [20]
L'Embrunman [modifier]
Créé en 1984, l'Embrunman est un triathlon longue distance qui se court le 15 août. L'épreuve est réputée être une des plus dures du monde avec 3 800 m de natation dans les eaux froides du lac de Serre-Ponçon[21], 188 km de cyclisme dont le franchissement du col d'Izoard et se termine par un marathon où le dénivelé est d'environ 400 mètres.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Marcellin d'Embrun, premier évêque d'Embrun en 354
- Henri Arnaud (1643-1721), pasteur protestant, né à Embrun
- Georges d'Aubusson de la Feuillade, archevêque d'Embrun en 1648
- Pierre-Alexandre-Antoine Nicolas de Meissas, sous-préfet d'Embrun en l'an VIII
- Jean-Irénée Depéry (1796-1861), évêque de Gap, fondateur de l'Académie floralpine
- Amédée Guy (1882-1957), député de Haute-Savoie, fut interné au camp d'Embrun en 1942.
- Clovis Hugues, écrivain et politicien, mort à Paris mais enterré à Embrun en 1907
- Émile Didier, député et sénateur, né à Embrun en 1909
- Maurice Ferrary, sculpteur, Prix de Rome en 1882
- Laurent Artufel, acteur et animateur de télévision, né à Embrun en 1977
- Jean Antoine Savine, né le 20 juin 1760 à Embrun. Supérieur des clercs de Saint-Sulpice, il est tué au cours du massacre des Carmes à Paris, le 2 septembre 1792. Il a été béatifié par le pape Pie XI, le 17 octobre 1926.
- Antoine Auguste Thouard (1859-1925), maire d'Embrun, il a été à l'origine de la création de la Mutualité Agricole, historien local et félibre.
- Le général Edmond-Louis Dosse[22], né à Embrun, le 3 juin 1874, et mort le 27 avril 1949,à Annecy. En 1930, il prit le commandement de la 27e division d'Infanterie alpine (devenu la 27e brigade d'infanterie de montagne en 1944) et favorisa l'entraînement aux déplacements à ski. Les "détachements avancés" devinrent les "sections d'éclaireurs-skieurs". Il a été gouverneur militaire de Lyon entre 1932 en 1936, puis membre du Conseil Supérieur de la guerre entre 1936 et 1939, date à laquelle il prit sa retraite mais fut rappelé à cause de la guerre pour être nommé inspecteur des formations militaires à l'intérieur jusqu'en 1940. Il a réorganisé les troupes de montagne et fut un des créateurs de l'École militaire de haute montagne de Chamonix.
Jumelage [modifier]
La ville d'Embrun est jumelée avec plusieurs villes à travers le monde :
|
|
Notes et références [modifier]
- Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 20/07/2008.
- Normes et records 1961-1990 Embrun (05) - altitude 871m Infoclimat.fr consulté septembre 2012
- Données climatiques Météo climat bzh dyndns.org consulté septembre 2012
- Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p., p 15
- Vincent J.OMalley, Saints of Africa, 2001, (ISBN 087973373X)
- Jean-Paul Clébert et Jean-Pierre Rouyer, La Durance, Privat, Toulouse, 1991, dans la collection Rivières et vallées de France, ISBN 2-7089-9503-0, p 73
- Jacques Cru, Histoire des Gorges du Verdon jusqu’à la Révolution, coédition Édisud et Parc naturel régional du Verdon, 2001, ISBN 2-7449-0139-3, p 243
- André Golaz, Odette Golaz, A. Guillaume (préfacier), Notice historique et descriptive sur Mont-Dauphin (Hautes-Alpes), Société d'études des Hautes-Alpes, Gap, 1981 (3e édition, 1re édition 1966), ISBN 2-85627-001-8, p 16
- Françoise Deshairs et Véronique Faucher, Briançon, ville forte du Dauphiné, livre + CD-ROM, La Maison d'à-côté et Fortimédia, ISBN 2-930384-15-8, 2006, p 54
- Jean Vandenhove. Les Alpes du Sud autrefois. Editions Horvath, Lyon, 1994. ISBN 2-7171-0917-X, p 107
- Raymond Collier, op. cit., p 300
- Article du Dauphiné Libéré
- Site de la préfecture des Hautes-Alpes, consulté le 9 mai 2008 (fichier au format Excel)
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 22 novembre 2010
- Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007), sur Insee. Consulté le 22 novembre 2010
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur Insee. Consulté le 22 novembre 2010
- Évolution et structure de la population à Embrun en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 22 novembre 2010
- Résultats du recensement de la population des Hautes-Alpes en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 22 novembre 2010
- Raymond Collier, op. cit., p 301
- Camp d'internement d'Embrun sur Google Book [1]
- Depuis quelques années, cette épreuve se fait dans le plan d'eau d'Embrun et non plus directement dans le lac
- École supérieure de Guerre : Edmond-Louis Dosse
- Procès-verbal de la séance du conseil municipal du 15 décembre 2010, page 50.. Consulté le 15 aout 2011
- Site internet de la ville allemande de Zell im Wiesental.. Consulté le 15 aout 2011
- Guide sortir 2011-2012, page 2.. Consulté le 15 aout 2011
- Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures.. Consulté le 15 aout 2011
- Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures.. Consulté le 15 aout 2011
- Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures.. Consulté le 15 aout 2011