Veynes

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Veynes
Hôtel de ville
Hôtel de ville
Blason de Veynes
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Canton Veynes
Intercommunalité Communauté de communes Buëch Dévoluy
Maire
Mandat
René Moreau
2014-2020
Code postal 05400
Code commune 05179
Démographie
Gentilé Veynois
Population
municipale
3 187 hab. (2011)
Densité 75 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 32′ 06″ N 5° 49′ 27″ E / 44.535, 5.8241666666744° 32′ 06″ Nord 5° 49′ 27″ Est / 44.535, 5.82416666667  
Altitude Min. 771 m – Max. 1 815 m
Superficie 42,6 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-veynes.fr

Veynes (Vèina en occitan vivaro-alpin) est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Veynois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Veynes est situé sur la moyenne vallée du Petit Buëch, qui sépare le Dévoluy des massifs de Céüze, Aujour et Saint-Genis qui le prolongent au sud. Cette vallée forme un passage d'orientation nord-est - sud-ouest entre le bassin de Gap et la vallée du Buech, et au-delà la vallée du Rhône par le col de Cabre ou la vallée de l'Eygues.

La vallée, en pente légère (1 % en moyenne de la Roche-des-Arnauds au confluent des deux Buech), est propice aux cultures, mais menacée par les crues du Petit-Buech et de ses affluents (Béoux, Drouzet, Glaisette), tous de régime torrentiel.

La ville s'est installée sur la rive droite du Petit Buech le long de la Glaisette, à l'abri de la montagne des Eygaux qui la protège des vents d'ouest. Les espaces cultivables sont nombreux, dans la vallée et dans les vallons adjacents (Saint-Marcellin, Glaise, Châteauvieux, le Béoux). La montagne, au nord, est couverte de forêts exploitées.

Histoire[modifier | modifier le code]

De par sa situation géographique, Veynes a toujours été un lieu de passage. À l'époque romaine, Davianum était une étape sur la voie romaine qui, se séparant à Vapincum (Gap) de la grande voie domitienne, se scindait elle-même peu à l'ouest, pour joindre d'une part Die et Valence et d'autre part Vaison et Orange. Un « chemin romain » est toujours visible au-dessus de l'entrée est de Veynes. Il occupe probablement le tracé de la voie qu'emprunta Jules César se rendant en Gaule.

La première implantation du bourg, dans les années du Haut Moyen Âge, se fait sans doute autour du prieuré de Saint Sauveur, attenant à l'église paroissiale. Le quartier du Reclus (aujourd'hui le sommet du Bourg) garde la trace de ce premier emplacement sans doute fermé, aujourd'hui intégré dans la ville.

Comme dans toute la Provence, les habitants s'installent ensuite sur des hauteurs. Le quartier de La Villette est clos de remparts, ouverts à l'est par la Porte Aiguivarière, à l'ouest par la Porte Neuve. Le château delphinal domine le village : les coseigneurs de Veynes ont en effet donné la seigneurie majeure au Dauphin de Viennois. Veynes est terre allodiale, dépendant directement du Dauphin qui cède au gré de ses caprices et de ses dettes la seigneurie majeure de Veynes à ses créanciers, dont la famille de Poitiers.

Le 17 novembre 1296, les Veynois, en proie aux exigences de leurs coseigneurs, obtiennent des coseigneurs une charte communale qui fixe leurs droits et obligations : libre accès à l'eau, gratuité des ventes de grain en sont deux acquis majeurs de la Charte. Mais les Veynois n'exigent pas de libertés communales.

Un autre conflit oppose la communauté aux chartreux de Durbon, qui contestent la propriété de biens communaux (la montagne de Tombarel, en 1322). Mais elle n'eut satisfaction qu'à la disparition de la chartreuse à la Révolution, soit quatre siècles et demi plus tard.

Au XIVe siècle, une communauté de Lombards se fixe dans le bourg et y ouvre un atelier de frappe des monnaies delphinales. Une communauté de juifs s'y installe également. la bibliothèque de Grenoble possède un manuscrit de 1345, contrat de fiançailles de Hanour et Rose de Veynes, un des très rares contrats de ce genre en Europe. La peste de 1345 provoque un mouvement de haine et la communauté juive est exterminée à Serres. Au XVe siècle, les guerres d'Italie amènent des passages de troupes ruineux pour la population[1].

Au XVIe siècle, le paysage urbain est modifié en profondeur. Les deux bourgs séparés par Gleizette, le Bourg Neuf à l'Est et La Villette (fortifiée) à l'Ouest, se rejoignent. Une rue est ouverte sous le rempart : la rue Sous le Barry. C'est aujourd'hui la rue Jean-Jaurès, axe principal de circulation dans la vieille ville. Des travaux, en 2010, ont permis de retrouver la vieille calade de cette rue. La bourgeoisie veynoise y édifie d'élégantes maisons, dont l'Hôtel du Lion d'or, ornés de stucs. Sous le régime de Charles IX de France, les guerres de religion ont leur écho à Veynes : le culte protestant a été autorisé dans la cité le 22 février 1572, quelques mois avant le massacre de la Saint-Barthélemy, dans le château de La Villette. Bourgeoisie et noblesse rejoignent le camp réformé et de nombreuses escarmouches militaires se déroulèrent dans le bourg. La révocation de l'édit de Nantes (1685) entraîne l'émigration et l'exil d'une partie importante des Huguenots, qui se fixent à Genève, en Suisse, en Brandebourg, à Berlin et en Hollande, y apportant leur savoir-faire et vidant Veynes d'une population active. Abraham Patras devient gouverneur des Indes néerlandaises, André de Révillasc général en Brandebourg, Jacques de Maffé maître horloger à Genève et Salomon Jordan pasteur à Bützow, authentique colonie veynoise. Jacques Galland, un apothicaire, participe à la fondation de Bad Karlshafen sur la Weser, une autre colonie veynoise.

La guerre contre la Savoie (1692) cause un autre désastre : un incendie détruit en partie le bourg. Le château de La Villette est à demi-détruit. Pendant le XVIIIe siècle, la ville a peine à remonter son économie.

La Révolution permet le partage des biens nationaux, sur lesquels on ouvre le nouveau cimetière, ce qui assainit le quartier de l'église. Veynes récupère enfin la propriété de la montagne de Tombarel. Les familles bourgeoises, désormais au pouvoir, envoient leurs enfants faire des études : un fils du pays, Jules Jean Baptiste Anglès, sert Napoléon, puis la Restauration, comme ministre de la Police. Son oncle Charles Grégoire, religieux défroqué, poète à ses heures, est un maire qui commence l'embellissement de la ville. Plusieurs autres enfants rejoignent l'école Polytechnique ou l'armée (le colonel Mounier, le général Corréard).

L'insurrection de 1852 contre Louis Napoléon Bonaparte mobilise une société secrète républicaine, la Nouvelle Montagne, trop peu nombreuse pour inquiéter le nouveau régime, mais les chefs sont condamnés à de lourdes peines.

L'arrivée du chemin de fer en 1875, grâce à l'ingénieur Adrien Ruelle, donne un nouvel essor à la ville. La « ligne Lyon-Perrache - Marseille-Saint-Charles (''via'' Grenoble) » du PLM y fait un rebroussement, ce qui amène la compagnie à y établir un important dépôt de locomotives. La construction d'une ligne Livron - Aspres-sur-Buëch en provenance de Valence, et le prolongement de ces lignes vers Gap puis Briançon, constituant ce qu'on appela l'« Étoile de Veynes », font de la gare de Veynes le point central du trafic ferroviaire des Alpes du sud. Une fraction importante de la population vit alors de l'activité ferroviaire. La Maison Aurouze, aujourd'hui devenue HLM, est le premier logement social destiné aux familles cheminotes[1]. Bâtie dans l'ancien Hôtel du Lion d'Or, dont elle garde des stucs fin Renaissance, elle arbore aussi les symboles L et A, où certains voient les initiales de Louis Aurouze ou l'équerre et le compas maçonniques, Aurouze étant un incorrigible anticlérical.

De ce passé, la commune a gardé le surnom de « Veynes la Rouge » en raison de l'engagement politique des nombreux cheminots habitant la ville ; les noms de rues témoignent encore : Jean-Jaurès, Henri-Barbusse, Robespierre. Ce sont les frères Marius et Léon Cornand qui ont organisé l'extrême-gauche veynoise, fondant la Libre Pensée. Léon devient avant la Première Guerre mondiale maire, député et conseiller général. Après la guerre, il est élu au Sénat et meurt en 1929.

Le déclin de l'activité ferroviaire dans les années 1970 prive la ville de centaines d'emplois et l'oblige à une reconversion difficile. Elle se tourne vers l'énergie solaire en 1976. En 1981, Veynes était la ville la plus solarisée de France, grâce à l'activité conjuguée de la commune (particulièrement de Madeleine Roux, le maire adjoint), de l'entreprise STA Veynes et de l'Association d'Étude de l'énergie solaire. Lors des Fêtes solaires, on croisait ingénieurs, inventeurs, journalistes. On parle de Veynes dans Newsweek, dans un journal de Hong Kong et dans la totalité de la presse française. Le changement politique à la tête de la mairie, l'élection de Daniel Chevallier (PS) au conseil général et la mairie entraîna l'arrêt immédiat de l'expérience et le démantèlement des installations communales d'avant-garde.

En 1989, la privatisation des services eau-assainissement provoque une mobilisation populaire avec plus de 300 recours devant le tribunal administratif de Marseille, rédigés par Étienne Tête, un boycott organisé des paiements à la CGE. Avant que le TA de Marseille n'annule l'affermage, sur des motifs de droit, le maire Daniel Chevallier avait déjà cédé sur le plan politique et était revenu en régie municipale. Un documentaire sur "l'affaire de l'eau" fut réalisé par la télévision allemande car exemplaire d'une mobilisation collective pour défendre un bien naturel, l'eau, dans des années où la conscience écologique commence à poindre.

sources : Christine Roux, Histoire de Veynes L'Étoile de Veynes, éditions ferrovaires Association d'Étude de l'Énergie solaire, archives dép. des H.-Alpes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1959 1965 Adrien Marius Roudier  ? Maire
 ? mars 1983 Émile Meurier PCF Conseiller général du canton de Veynes (1961-1979)
mars 1983 juin 1995 Daniel Chevallier PS Député
juin 1995 mars 2001 Michel Chancel PS Maire
mars 2001 mars 2014 Christine Nivou PS Conseillère régionale
mars 2014 en cours René Moreau SE-DVD Ancien chef d'entreprise

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 187 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 750 1 805 1 781 1 768 1 855 1 890 1 852 1 840 1 803
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 600 1 590 1 662 1 706 1 735 1 688 2 012 2 003 2 185
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 341 2 358 2 460 2 393 2 688 3 045 3 299 3 485 3 415
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
3 474 3 578 3 330 3 178 3 148 3 093 3 202 3 164 3 166
2011 - - - - - - - -
3 187 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Ville de passage, donc ville commerçante, Veynes a somnolé jusqu'au XIXe siècle avec une économie fondée sur un artisanat de la laine et du cuir (mégisserie), une agriculture aux débouchés locaux et régionaux.

Un enfant du village, Adrien Ruelle, directeur de la construction au P.L.M. choisit à la fin du siècle Veynes comme lieu de croisement des voies de Marseille, Livron, Grenoble et Briançon. La première voie, Marseille-Veynes, fut achevée en 1875. La construction d'un dépôt de réparation compléta les installations de la gare et Veynes devint une cité du rail jusqu'à l'abandon de la vapeur. 700 familles de cheminots vivaient à Veynes dans les grandes années du rail. Les trains servirent en outre à exporter les produits locaux, dont les pommes et poires (particulièrement la poire Curé, envoyée jusqu'en Afrique du Nord), ou aida aussi à la transhumance ovine.

En 1976, la commune de Veynes, sous l'impulsion de son Maire adjoint Madeleine Roux, choisit comme nouveau mode de développement l'énergie solaire. Laboratoire d'idée et de créations, Veynes devint alors la ville la plus solarisée de France. Une entreprise, la STA Veynes, fabriquant de capteurs solaires plats, solarisa ainsi des bâtiments municipaux (piscine + collège) et privés (serres horticoles, maisons individuelles). Au même moment, une association, l'Association d'étude de l'énergie solaire, organisait des Fêtes solaires où se croisaient ingénieurs, inventeurs, mais aussi troupes de théâtre et musiciens. On y vit fréquemment Reiser et Julos Beaucarne. En 1981, un festival du film solaire obtint un succès international. Malheureusement, le changement d'élus à la mairie en 1983 amena un arrêt immédiat de l'expérience et l'incroyable démantèlement des équipements publics. Veynes aujourd'hui se contente d'une économie fondée sur de petites entreprises, une timide ouverture au tourisme et une agriculture traditionnelle, dont la fabrication d'eau-de-vie de poire reste le fleuron.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'hôtel de ville (château de La Villette, XVe siècle), la porte de ville et la tour.
  • La place Adrien-Ruelle et sa fontaine : anciennement place Grenette (place aux grains), sur l'emplacement de l'ancienne porte Ayguière ou Eyguière (porte de l'eau) ; la fontaine y fut installée en 1687 ; devenue « place de l'Egalité » pendant la Révolution, elle a reçu en 1887 le nom du bienfaiteur de la ville.
  • Le « chemin romain », qui longe le village au nord-est, tronçon de la « Voie des Alpes », embranchement de la Voie domitienne vers la vallée du Rhône par la vallée de la Drôme. Il a servi de route vers Gap jusqu'à l'ouverture par Trudaine d'une route dans la plaine, au milieu du XVIIIe siècle.
  • La gare, ancien centre de l'« étoile » ferroviaire de Veynes (lignes vers Marseille, Valence, Grenoble et Briançon).
  • La « maison des communes » : ancien hôtel particulier du XVIIIe siècle, devenu école puis transformé en immeuble pour les employés du chemin de fer par Adrien Ruelle fils. Elle abrite aujourd'hui la communauté de communes des Deux Buëch.
  • Le lavoir, à l'entrée est du village, et sa fontaine alimentée jusqu'en 1914 par les eaux de la Gerle.
  • La fresque du PLM, sur un mur aveugle face à la rue Jean-Jaurès, et une fresque murale dans les escaliers du passage du Barry.

La municipalité de Veynes a placé auprès de la plupart de ces monuments ou curiosités des panneaux explicatifs.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Galland, originaire de Veynes, fut pasteur à Corps (Isère) vers la fin du XVIIe siècle ; à sa mort, sa veuve Charlotte, née Gondre, son fils Jacques et sa femme née Jordan, émigrèrent en Allemagne où le couple fit souche. Adolf Galland, as de la chasse allemande pendant la Seconde Guerre mondiale, était un de leurs descendants.
  • André Pinchinat, né le 29 janvier 1753 à Veynes, fut député à la Législative en septembre 1791.
  • Adrien Ruelle, né à Gap le 20 juin 1815, mort à Paris le 28 octobre 1887, ingénieur en chef des Ponts et chaussées, directeur de la construction à la compagnie du PLM, fut le créateur de l'« étoile » ferroviaire de Veynes. Sa statue domine la fontaine de la place qui porte son nom.
  • Son fils Adrien fut membre du conseil municipal de Veynes ; il continua son œuvre, notamment en créant des logements pour les cheminots veynois.
  • Lucien Bonsignour, Professeur musique, pianiste, chef d'orchestre
  • Dominique Chaix : ce jeune paysan né en 1730 dans la ferme de La Grangette, à côté de Berthaud, est le pionnier de la botanique alpine, une science que le suédois Carl von Linné venait de créer. Ami de Dominique Villars, Chaix herborisa dans la région, classa les plantes et en découvrit beaucoup. Ce curé des Lumières accueillit favorablement la Révolution et mourut aux Baux, près de la Roche-des-Arnauds, en 1799. Dominique Chaix est un scientifique reconnu dans le monde entier[1].
  • Ponson du Terrail : natif de Montmaur, commune voisine de Veynes, le vicomte Pierre Alexis Ponson du Terrail est l'auteur d'une œuvre immense, inégale, dominée par la série Rocambole, dont le héros est Rocambole.
  • Léon Cornand, figure de la vie politique locale (1876 - 1929). Tout jeune, il a géré avec son frère Marius le Café du Peuple, rue Jean-Jaurès, où se tenaient les réunions de l'extrême-gauche et qui accueillit Alexandre Zévaès, député de l'Isère, et aussi Jules Guesde. Homme politique d'exception, franc-maçon, volontiers anticlérical, militant acharné, Léon Cornand adhère au parti radical. Il conquiert la mairie en 1912. Il sera aussi conseiller général, député des Hautes-Alpes puis sénateur[1].
  • Charles Anglès (1753-1834), député des hautes-Alpes, né et décédé à Veynes.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]