La Bâtie-Montsaléon

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La Bâtie-Montsaléon
Image illustrative de l'article La Bâtie-Montsaléon
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Arrondissement de Gap
Canton Canton de Serres
Intercommunalité Communauté de communes du Serrois
Maire
Mandat
Alain d’Heilly
2014-2020
Code postal 05700
Code commune 05016
Démographie
Population
municipale
215 hab. (2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 27′ 25″ N 5° 45′ 00″ E / 44.4569, 5.7544° 27′ 25″ Nord 5° 45′ 00″ Est / 44.4569, 5.75  
Altitude Min. 671 m – Max. 1 431 m
Superficie 15,08 km2
Localisation

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La Bâtie-Montsaléon est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous l'Empire romain, une agglomération secondaire était implantée sur le territoire de la commune : Mons Seleucus. Ce vicus était situé sur la voie romaine entre Die et Gap, et au-delà, le col du Montgenèvre[1]. Le site est l'objet de fouilles archéologique depuis 1804 à la demande du préfet J.-C.-F. Ladoucette ; elles ont permis de dégager une partie de la ville, qui comprenait une rue commerçante à portiques, et des thermes[2]. Ont aussi été découverts une domus de 8000 m2 dont le matériel exhumé fut en grande partie perdu. Des fouilles récentes sur une aire de 1000 m2 permirent de mettre au jour une aire cultuelle entourée d'un péribole à l'intérieur duquel se trouvait trois fana, un édicule et un petit bâtiment de service. À proximité se trouve un plus grand temple n'ayant pas fait l'objet de fouilles. Dans une favissa furent retrouvés des objets sacrés. Le site fut fréquenté de la période d'Auguste à la fin du IVe siècle (occupation attestée par des monnaies retrouvées de la période d'Auguste à celles d'Arcadius et Théodose à la fin du IVe siècle).

En 1836, de nouvelles fouilles ont mis au jour une ferme viticole, équipée notamment de dolia[2].

C’est à proximité qu'a lieu, en 353, la bataille de Mons Seleucus entre Constance II et Magnence, qui décide de la défaite définitive du second[1].

Durant les guerres de religion, Montbrun et Lesdiguières battent une troupe de catholiques le 8 mai 1574.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bâtie-Montsaléon (La) Blason D’azur au sautoir d'argent, cantonné de quatre mouchetures d'hermine de sable.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
avant 2005 mars 2008 Jean-Paul Devanthery    
  en cours
(au 21 octobre 2014)
Alain d’Heilly[3],[4]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 215 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
390 375 438 404 410 409 384 348 363
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
330 322 308 293 329 296 286 265 243
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
254 260 282 220 206 206 222 199 186
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
154 134 132 134 137 136 183 189 215
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lucas Martin, Une aire sacrée à la Bâtie-Montsaléon, in Archéologia, no 490, juillet-août 2011, Dossier PACA, p. 26.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Leveau Philippe, « Agglomérations secondaires et territoires en Gaule Narbonnaise », Revue archéologique de Narbonnaise, Tome 26, 1993. p. 283.
  2. a et b Jean-Pierre Brun, « La viticulture antique en Provence », Gallia, Tome 58, 2001. p. 73.
  3. Préfecture des Hautes-Alpes, Site de la préfecture des Hautes-Alpes, consulté le 9 mai 2008 (fichier au format Excel)
  4. Préfecture des Hautes-Alpes, « Liste des maires du département des Hautes-Alpes », 5 mai 2014, consultée le 23 octobre 2014.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011