Villar-Saint-Pancrace

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Pancrace (homonymie) et Villar.
Villar-Saint-Pancrace
La chapelle Saint-Pancrace.
La chapelle Saint-Pancrace.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Briançon
Canton Briançon-Sud
Intercommunalité Communauté de communes du Briançonnais
Maire
Mandat
Sébastien Fine
2014-2020
Code postal 05100
Code commune 05183
Démographie
Population
municipale
1 446 hab. (2012)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 52′ 25″ N 6° 37′ 40″ E / 44.8736, 6.627844° 52′ 25″ Nord 6° 37′ 40″ Est / 44.8736, 6.6278  
Altitude Min. 1 160 m – Max. 2 903 m
Superficie 42,53 km2
Localisation

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Villar-Saint-Pancrace (localement connu comme Grand Villar ou le Villar, en occitan alpin local : l' Viärà [l vjæˈra] ou l'Viärà Sën Prancaci [l vjæˈra sø̃mpʀãˈkaʧi]), est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Viarans ou Vialans (mot occitan).

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Villar-Saint-Pancrace, situé à l'embouchure de la Durance et du Torrent des Ayes, est divisé en plusieurs quartiers et hameaux dont le Villar (ou chef-lieu) est le bourg le plus important. Quartiers : le Cochy, le Paroir, la Tour, le Chabon, Soubeyran, Saint-Pancrace, Sachas, le Pâquier, Champrouët. S'y trouvent aussi de nombreuses chapelles : chapelle des Pénitents (jouxtant l'église), Saint-Pancrace, Saint-Laurent, Sainte-Barbe, Saint-Nicolas, Saint-Roch, Saint-Jean et Sainte-Élisabeth.

Il existe aussi, en altitude, plusieurs regroupements de chalets d'alpages où les gens montent s'installer en été (en occitan alpin s'mirà ou l'mirage) : le Mélézin (1879 m.), le Lauzin (1500 m.), le Clot des Prés (1570 m.), les Prés du Vallon (1720 m.), Pied-Sec (1960 m.), les Ayes (1715 m.), Vers-le-Col, l'Orceyrette, l'Orcière, la Taure (2100 m.), l'Alp ou l'Are (2200 m.).

Le Bois des Ayes constitue l'une des plus belles forêts de pin cembro ou arolle (Pinus Cembra) des Alpes françaises. Il s'agit d'une réserve biologique forestière.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Villar figure en latin dans la Charte des Libertés Briançonnaises de 1343 sous le nom Villarus Sanctus Pancratius. La commune fut rebaptisée Le Grand Villar sous la Révolution, mais ce nom peut encore s'entendre de façon officieuse de nos jours. L'usage de l'orthographe « Villard » pour « Villar » est une hypercorrection courante dans la transcription en français du mot occitan.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines du village remonteraient à l'époque pré-romaine, et fut certainement un établissement ligure. Un « trésor » de pièces romaines fut découvert sous un rocher, qui fut dynamité pour construire une maison. Jusqu'à la Révolution, Villar-Saint-Pancrace fut une communauté de l'Escarton de Briançon.

Existence du château de la Tour appartenant au seigneur de Bayle.

Possibilité d'existence d'une fabrique de bière pour la période du Moyen-Âge, à proximité de la chapelle Saint-Pancrace.

Le village connut jusqu'en 1987 diverses mines d'exploitation de charbon. La majorité de celles-ci (en occitan alpin local la charbourièro) étaient tenues par des paysans, à l'exception de celle du lieu-dit la Tour, industrialisée et reliée à la gare de Briançon.

Patois[modifier | modifier le code]

Le parler de Villar-Saint-Pancrace, communnément appelé patois ou viaran, est moribond puisqu'il ne compte plus qu'une poignée de locuteurs âgés.

Il s'agit d'une variété d'occitan de type vivaro-alpin et qui fait partie du subdialecte briançonnais occidental.

Ce parler se caractérise par de fortes tendances innovatrices telles que par exemple, la chute de nombreuses consonnes finales, les consonnes -n- et -l- qui deviennent un -r- roulé entre deux voyelles (luro, lune ; laro, laine), la simplification des diphtongues ai, au et ei respectivement en è, o et i ; mais également, par une série de phénomènes morphologiques tels que, le pluriel des adjectifs masculins en -ou, l'utilisation systématique du pronom personnel devant le verbe (a parlou, je parle), ou l'article défini le (souvent élidé) au lieu du traditionnel lo (lou). Ces traits sont partagés avec les parlers des alentours, notamment avec le parler de Cervières, avec les parlers des Puy, avec ceux des vallées de la Clarée, de la Guisane ou encore avec les parlers de la vallée d'Oulx (Bardonnèche, Salbertrand...), du Cluson en Italie, et même, avec ceux des hautes vallées de l'Oisans pourtant isolées derrière les Écrins.

Les parlers de Prelles et de Vallouise sont relativement proches et mêlent des caractéristiques briançonnaises et embrunaises, ce qui les font différer un peu mais l'intercompréhension reste totale.

Noms des quartiers du village en patois : l' Chaboun, le Pâquiè, Chamrouï, Soubiran, Sën-Pancrac

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
         
1946 1983 Amédée Joseph Cordier PCF  
1983 1989 Vincent Bauvineau DVD  
1989 mars 2001 Eliane Ferraro DVD  
2001 2014 Laurence Fine[1] DVG  
2014 en cours Sébastien Fine DVG  

Jumelages[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 446 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
929 923 905 1 024 1 045 1 087 1 009 995 1 069
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 037 962 966 947 944 959 1 000 1 001 983
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 002 1 008 1 071 982 883 881 888 780 770
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
899 960 1 023 1 117 1 287 1 410 1 459 1 459 1 446
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Les différentes chapelles de la commune : Saint-Pancrace, Saint-Laurent, Saint-Jean, Sainte-Barbe (détruite), Saint-Roch, chapelle des Pénitents jouxtant l'église...
  • Le vallon des Ayes, avec ses chalets d'alpage, la chapelle Sainte-Élisabeth (1715 m.), le lac de l'Orceyrette et le plan du Peyron, la Font-que-bu (la fontaine qui bout), les restes rocheux de glaciations du vallon de l'Orceyrette dont le rocher appelé Garigate ou Galigate (une sorcière légendaire pour effrayer les enfants).
  • Les anciens forts d'altitude de la Croix de Bretagne (2041 m.) et de la Grande Maye (2310 m.), appartenant au déploiement des fortifications de Briançon.
  • De nombreuses fontaines sont présentes, comme par exemple au chef-lieu, au Chabon, au Paroir, au Pâquier...
  • Il existe également des fours communaux qui résistent malgré tout.
  • Le Rocher des Aymards, à la sortie du chef-lieu en direction du hameau du Villaret, avec son toboggan sculpté à même la roche par des générations successives d'enfants du village (la mémoire se perd quant à son origine).

Une des anciennes charbonnières, mines paysannes exploitant l’anthracite de manière légère, a été réhabilitée dans les années 1990[4] et peut aujourd'hui être visitée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Oronce Fine né à Villar-Saint-Pancrace en 1494 et mort en 1555, mathématicien et carthographe français, qui établit la première carte de la France.
  • Louis Faure, ancien député des hautes-Alpes, afin d'expérimenter ses études, il géra une bergerie modèle, de moutons mérinos au Lauzin, près du Mélézin, sur les pentes de Peyre-Eyraute, entre 1807 et 1830.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Briançon - Sestriere : Guide Alpes sans frontières n°10, en collaboration entre IGN, CAF, IGM, CAI, et l'UE (ISBN: 2900372240)
  • Jean-Paul Fine, Villar-Saint-Pancrace, naissance et vie d'un village, Ed. du Fournel, 2009
  • Jean-Paul Fine, Patrimoines du Grand Villar, Ed. du Fournel, 2011

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la préfecture des Hautes-Alpes, consulté le 9 mai 2008 (fichier au format Excel)
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012
  4. Jean-Louis Tornatore, « Les mines de charbon du Briançonnais (XVIIIe - XXe siècle). Essai d’anthropologie symétrique », Annales. Histoire, Sciences Sociales 2006/5, 61e année, p. 1190.