Villar-Saint-Pancrace

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Villar-Saint-Pancrace
La chapelle Saint-Pancrace.
La chapelle Saint-Pancrace.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Briançon
Canton Briançon-Sud
Intercommunalité Communauté de communes du Briançonnais
Maire
Mandat
Laurence Fine
2008-2014
Code postal 05100
Code commune 05183
Démographie
Population
municipale
1 459 hab. (2011)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 52′ 25″ N 6° 37′ 40″ E / 44.8736, 6.6278 ()44° 52′ 25″ Nord 6° 37′ 40″ Est / 44.8736, 6.6278 ()  
Altitude Min. 1 160 m – Max. 2 903 m
Superficie 42,53 km2
Localisation

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Villar-Saint-Pancrace (également connu comme le Grand Villar ou le Villar, en occitan alpin local : l'Gran Viärà [lgʀã vjæˈra] ou l'Viärà Sën Pancraço [l vjæˈra sø̃mpãˈkʀaso]), est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Viarans ou Vialans (mot occitan).

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Villar-Saint-Pancrace, situé à l'embouchure de la Durance et du Torrent des Ayes, est divisé en plusieurs quartiers et hameaux dont le Villar (ou chef-lieu) est le bourg le plus important. Quartiers : le Cochy, le Paroir, la Tour, le Chabon, Soubeyran, Saint-Pancrace, Sachas, le Pâquier, Champrouët. S'y trouvent aussi de nombreuses chapelles : chapelle des Pénitents (jouxtant l'église), Saint-Pancrace, Saint-Laurent, Sainte-Barbe, Saint-Nicolas, Saint-Roch, Saint-Jean et Sainte-Élisabeth.

Il existe aussi, en altitude, plusieurs regroupements de chalets d'alpages où les gens montent s'installer en été (en occitan alpin s'mirà ou l'mirage) : le Mélézin (1879 m.), le Lauzin (1500 m.), le Clot des Prés (1570 m.), les Prés du Vallon (1720 m.), Pied-Sec (1960 m.), les Ayes (1715 m.), Vers-le-Col, l'Orceyrette, l'Orcière, la Taure (2100 m.), l'Alp ou l'Are (2200 m.).

Le Bois des Ayes constitue l'une des plus belles forêts de pin cembro ou arolle (Pinus Cembra) des Alpes françaises. Il s'agit d'une réserve biologique forestière.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines du village remonteraient à l'époque pré-romaine, et fut certainement un établissement ligure. Un « trésor » de pièces romaines fut découvert sous un rocher qui fut dynamité pour construire une maison. Jusqu'à la Révolution, Villar-Saint-Pancrace fut une communauté de l'Escarton de Briançon, qui figure en latin dans la Charte des Libertés Briançonnaises de 1343 sous le nom Villarus Sanctus Pancratius. La commune fut rebaptisée Le Grand Villar sous la Révolution, mais ce nom peut encore s'entendre de façon officieuse de nos jours. L'usage de l'orthographe « Villard » pour « Villar » est une hypercorrection courante dans la transcription en français du mot occitan.

Existence du château de la Tour appartenant au seigneur de Bayle.

Possibilité d'existence d'une fabrique de bière pour la période du Moyen Âge à proximité de la chapelle Saint-Pancrace.

Le village connut jusqu'en 1987 diverses mines d'exploitation de charbon. La majorité de celles-ci (en occitan alpin local la charbourièro) étaient tenues par des paysans, à l'exception de celle du lieu-dit la Tour, industrialisée et reliée à la gare de Briançon.

Patois[modifier | modifier le code]

Le patois de Villar-Saint-Pancrace est en grand danger de disparition puisqu'il ne compterait plus guère qu'une poignée de locuteurs, de surcroît fort âgés. Il s'agit d'une variété d'occitan de type vivaro-alpin.

Celle-ci se caractérise par de fortes tendances innovatrices telles que par exemple, la chute des consonnes finales, la simplification des diphtongues ai et ei respectivement en è et i, mais également, une série de phénomènes morphologiques tels que le pluriel des adjectifs masculins en -ou, l'utilisation systématique du pronom personnel devant le verbe, ou l'article défini le (souvent élidé) au lieu du traditionnel lo (lou). Ces traits sont partagés avec les patois des alentours (Briançonnais, Queyras, Vallée d'Oulx en Italie, Oisans) entre lesquels il existe une parfaite intercompréhension malgré de petites différences.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
         
1946 1983 Amédée Joseph Cordier PCF  
1983 1989 Vincent Bauvineau DVD  
1989 mars 2001 Eliane Ferraro DVD  
2001 en cours Laurence Fine[1] DVG  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 459 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
929 923 905 1 024 1 045 1 087 1 009 995 1 069
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 037 962 966 947 944 959 1 000 1 001 983
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 002 1 008 1 071 982 883 881 888 780 770
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
899 960 1 023 1 117 1 287 1 410 1 459 1 459 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Les différentes chapelles de la commune : Saint-Pancrace, Saint-Laurent, Saint-Jean, Sainte-Barbe (détruite), Saint-Roch, chapelle des Pénitents jouxtant l'église...
  • Le vallon des Ayes, avec ses chalets d'alpage, la chapelle Sainte-Élisabeth (1715 m.), le lac de l'Orceyrette et le plan du Peyron, la Font-que-bu (la fontaine qui bout), les restes rocheux de glaciations du vallon de l'Orceyrette dont le rocher appelé Garigate ou Galigate (une sorcière légendaire pour effrayer les enfants).
  • Les anciens forts d'altitude de la Croix de Bretagne (2041 m.) et de la Grande Maye (2310 m.), appartenant au déploiement des fortifications de Briançon.
  • De nombreuses fontaines sont présentes, comme par exemple au chef-lieu, au Chabon, au Pâquier...
  • Il existe également des fours communaux qui résistent malgré tout.
  • Le Rocher des Aymards, à la sortie du chef-lieu en direction du hameau du Villaret, avec son toboggan sculpté à même la roche par des générations successives d'enfants du village (la mémoire se perd quant à son origine).

Une des anciennes charbonnières, mines paysannes exploitant l’anthracite de manière légère, a été réhabilitée dans les années 1990[4].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Oronce Fine né à Villar-Saint-Pancrace en 1494 et mort en 1555, mathématicien et carthographe français. (Il rédigea le premier une carte de la France).

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Briançon - Sestriere : Guide Alpes sans frontières n°10, en collaboration entre IGN, CAF, IGM, CAI, et l'UE (ISBN: 2900372240)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la préfecture des Hautes-Alpes, consulté le 9 mai 2008 (fichier au format Excel)
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  4. Jean-Louis Tornatore, « Les mines de charbon du Briançonnais (XVIIIe - XXe siècle). Essai d’anthropologie symétrique », Annales. Histoire, Sciences Sociales 2006/5, 61e année, p. 1190.