Villar-Saint-Pancrace
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| Villar-Saint-Pancrace | ||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | |
| Département | Hautes-Alpes | |
| Arrondissement | Briançon | |
| Canton | Briançon-Sud | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Briançonnais | |
| Maire Mandat |
Laurence Fine 2008-2014 |
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| Code postal | 05100 | |
| Code commune | 05183 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
1 452 hab. (2008) | |
| Densité | 34 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 1 160 m — Max. 2 903 m | |
| Superficie | 42,53 km2 | |
| Localisation | ||
| modifier |
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Villar-Saint-Pancrace (également connu comme le Grand Villar ou le Villar, en occitan alpin local : l'Gran Viärà [lgʀã vjæˈra] ou l'Viärà Sën Pancraço [l vjæˈra sø̃mpãˈkʀaso]) est une commune française, située dans le département des Hautes-Alpes et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Ses habitants s'appellent les Viarans ou Vialans (mot occitan).
Sommaire |
Géographie [modifier]
Le village de Villar-Saint-Pancrace, situé à l'embouchure de la Durance et du Torrent des Ayes, est divisé en plusieurs quartiers et hameaux dont le Villar (ou Chef-lieu) est le bourg le plus important. Quartiers : le Cochy, le Paroir, la Tour, le Chabon, Soubeyran, St-Pancrace, Sachas, le Pâquier, Champrouët. S'y trouvent aussi de nombreuses chapelles : Chapelle des Pénitents (jouxtant l'église), St-Pancrace, St-Laurent, Ste-Barbe, St-Nicolas, St-Roch, St-Jean et Ste-Élisabeth.
Il existe aussi, en altitude, plusieurs regroupements de chalets d'alpages où les gens montent s'installer en été (en occitan alpin s'mirà ou l'mirage) : le Mélézin (1879 m.), le Lauzin (1500 m.), le Clot des Prés (1570 m.), les Prés du Vallon (1720 m.), Pied-Sec (1960 m.), les Ayes (1715 m.), Vers-le-Col, l'Orceyrette, l'Orcière, la Taure (2100 m.), l'Alp ou l'Are (2200 m.).
Le Bois des Ayes constitue l'une des plus belles forêts de pin cembro ou arolle (Pinus Cembra) des Alpes françaises. Il s'agit d'une réserve biologique forestière.
Histoire [modifier]
Les origines du village remonteraient à l'époque pré-romaine, et fut certainement un établissement ligure. Un « trésor » de pièces romaines fut découvert sous un rocher qui fut dynamité pour construire une maison. Jusqu'à la Révolution, Villar-Saint-Pancrace fut une communauté de l'Escarton de Briançon, qui figure en latin dans la Charte des Libertés Briançonnaises de 1343 sous le nom Villarus Sanctus Pancratius. La commune fut rebaptisée Le Grand Villar sous la Révolution, mais ce nom peut encore s'entendre de façon officieuse de nos jours. L'usage de l'orthographe « Villard » pour « Villar » est une hypercorrection courante dans la transcription en français du mot occitan.
Existence du château de la Tour appartenant au Seigneur de Bayle.
Possibilité d'existence d'une fabrique de bière pour la période du Moyen Âge à proximité de la Chapelle St-Pancrace.
Le village connut jusqu'en 1987 diverses mines d'exploitation de charbon. La majorité de celles-ci (en occitan alpin local la charbourièro) étaient tenues par des paysans, à l'exception de celle du lieu-dit la Tour, industrialisée et reliée à la gare de Briançon.
Patois [modifier]
Le patois de Villar-Saint-Pancrace est en grand danger de disparition puisqu'il ne compterait plus guère qu'une poignée de locuteurs, de surcroît fort âgés. Il s'agit d'une variété d'occitan de type vivaro-alpin.
Celle-ci se caractérise par de fortes tendances innovatrices telles que par exemple, la chute des consonnes finales, la simplification des diphtongues ai et ei respectivement en è et i, mais également, une série de phénomènes morphologiques tels que le pluriel des adjectifs masculins en -ou, l'utilisation systématique du pronom personnel devant le verbe, ou l'article défini le (souvent élidé) au lieu du traditionnel lo (lou). Ces traits sont partagés avec les patois des alentours (Briançonnais, Queyras, Vallée d'Oulx en Italie, Oisans) entre lesquels il existe une parfaite intercompréhension malgré de petites différences.
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | 2010 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 899 | 960 | 1 023 | 1 117 | 1 287 | 1 410 | 1459 | 1515 |
Lieux et monuments [modifier]
- Les différentes chapelles de la commune : St-Pancrace, St-Laurent, St-Jean, Ste-Barbe (détruite), St-Roch, Chapelle des Pénitents jouxtant l'église...
- Le Vallon des Ayes, avec ses chalets d'alpage, la Chapelle Sainte-Élisabeth (1715 m.), le Lac de l'Orceyrette et le Plan du Peyron, la Font-que-bu (la fontaine qui bout), les restes rocheux de glaciations du vallon de l'Orceyrette dont le rocher appelé Garigate ou Galigate (une sorcière légendaire pour effrayer les enfants).
- Les anciens forts d'altitude de la Croix de Bretagne (2041 m.) et de la Grande Maye (2310 m.), appartenant au déploiement des fortifications de Briançon.
- De nombreuses fontaines sont présentes, comme par exemple au Chef-lieu, au Chabon, au Pâquier...
- Il existe également des fours communaux qui résistent malgré tout.
- Le Rocher des Aymards, à la sortie du Chef-lieu en direction du hameau du Villaret, avec son toboggan sculpté à même la roche par des générations successives d'enfants du village (la mémoire se perd quant à son origine).
Une des anciennes charbonnières, mines paysannes exploitant l’anthracite de manière légère, a été réhabilitée dans les années 1990[2].
Personnalités liées à la commune [modifier]
Oronce Fine né à Villar-Saint-Pancrace en 1494 et mort en 1555, mathématicien et carthographe français. (Il rédigea le premier une carte de la France).
Voir aussi [modifier]
Articles de Wikipédia [modifier]
Liens externes [modifier]
- Site officiel de la commune de Villar-Saint-Pancrace
- Villar-Saint-Pancrace sur le site de l'Institut géographique national
- Villar-Saint-Pancrace sur le site de l'Insee
- Petit descriptif du patois occitan de Villar-Saint-Pancrace avec également un Lexique de mots en patois.
Sources [modifier]
Bibliographie [modifier]
- "Briançon - Sestriere : Guide Alpes sans frontières n°10", en collaboration entre IGN, CAF, IGM, CAI, et l'UE (ISBN: 2900372240)
Notes [modifier]
- Site de la préfecture des Hautes-Alpes, consulté le 9 mai 2008 (fichier au format Excel)
- Jean-Louis Tornatore, « Les mines de charbon du Briançonnais (XVIIIe - XXe siècle). Essai d’anthropologie symétrique », Annales. Histoire, Sciences Sociales 2006/5, 61e année, p. 1190.