Montgenèvre

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Montgenèvre
Le village.
Le village.
Blason de Montgenèvre
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Briançon
Canton Briançon-Nord
Intercommunalité Communauté de communes du Briançonnais
Maire
Mandat
Guy Hermitte (UMP)
2014-2020
Code postal 05100
Code commune 05085
Démographie
Population
municipale
521 hab. (2011)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 55′ 54″ N 6° 43′ 19″ E / 44.9317, 6.7219 ()44° 55′ 54″ Nord 6° 43′ 19″ Est / 44.9317, 6.7219 ()  
Altitude Min. 1 360 m – Max. 3 124 m
Superficie 40,07 km2
Localisation

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Liens
Site web montgenevre.com
Montgenèvre
Vue aérienne de la station.
Montgenèvre en hiver (2014)
Image illustrative de l'article Montgenèvre
Administration
Pays
Localité Montgenèvre
Site web www.montgenevre.com
Géographie
Coordonnées 44° 55′ 54″ Nord 6° 43′ 19″ Est / 44.9316666667, 6.72194444444 ()  
Massif
Altitude 1850 m
Altitude maximum 2600
Altitude minimum 1250-1850
Ski alpin
Lié à Névache
Val-des-Prés
Domaine skiable La voie lactée
Remontées
Nombre de remontées 27
Téléphériques 0
Funitels et funiculaires 0
Télécabines 2
Télésièges 11
Téléskis 14
Débit 82 000 - (personnes/heure)
Pistes
Nombre de pistes 97
     Noires 14
     Rouges 42
     Bleues 22
     Vertes 16
Total des pistes 65 km
Installations
Nouvelles glisses
2
Ski de fond
Nombre de pistes 26
     Noires 3
     Rouges 15
     Bleues 4
     Vertes 4
Total des pistes 77 km

Montgenèvre (en italien : Monginevro) est une commune française située entre la vallée de la Clarée et le val de Suse, dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Montgenèvre est la doyenne des stations de ski françaises. La station a fêté son centenaire au cours de l'hiver 2007.

Géographie[modifier | modifier le code]

Montgenèvre est située à proximité de la frontière franco-italienne à 1 860 mètres d'altitude. La Durance y prend sa source sur les pentes du sommet des Anges. Le bourg est traversé par la Doire ripaire affluent du , qui prend sa source au sud de la commune, près de celle de la Durance.

Intégré au domaine franco-italien de la Voie Lactée comprenant Clavières, San Sicario, Césane, Sestrières et Sauze d'Oulx (400 km de pistes et 91 remontées mécaniques), le domaine skiable de Montgenèvre comporte 200 km de pistes et 37 remontées mécaniques.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Quelques dates :

  • 58 av. J.-C. : Jules César passe le mont Genèvre
  • 1155 : Le pays est rattaché au Dauphiné
  • 1343 : Le dauphin Humbert II octroie une charte aux habitants des vallées alentour, formant ainsi les Escartons
  • 1706 : Le village est incendié par les troupes du duc de Savoie
  • 12 avril 1804 : Inauguration de l’obélisque en pierre de taille par Napoléon Bonaparte, « consul à vie ».
  • 1907 : 1er concours International de ski
  • 1940-1942 : Occupation italienne
  • 1942-1945 : Occupation allemande
  • Août 1944 : Exil de la population en Italie

Des fortifications[modifier | modifier le code]

Montgenèvre est ceinte de fortifications élevées. De par sa position géographique, à la frontière italienne, Montgenèvre a été le témoin des conflits passés. Ainsi, pour se défendre et observer les passages, différentes fortifications ont été construites sur le domaine de Montgenèvre.

  • La plus remarquable d’entre elles est le fort du Chaberton, également nommé fort des Nuages.
    Culminant à 3 135 mètres d’altitude, avec un versant français et un versant italien, il est le fort le plus haut d’Europe. Alors en territoire italien, il est construit entre 1900 et 1914. Le sommet a dû être miné pour l’araser et ainsi abaisser sa hauteur de 6 mètres. Il n'a fallu pas moins de 300 ouvriers civils et sapeurs mineurs pour réaliser cette prouesse technique et humaine, constituée de huit tourelles. Celles-ci forment la partie visible de l’édifice, dont l’ensemble est principalement souterrain.
    Le 10 juin 1940, Mussolini déclare la guerre à la France et le 21 juin, les Français, situés dans les forts alentour, bombardent le Chaberton et ses 320 hommes. Il faudra seulement 57 obus de mortier pour museler le fort des Nuages. Rattaché à la France en 1947 (traité de Paris), le fort est définitivement désarmé en 1957. Aujourd’hui, il est un but de randonnées, d’où il est encore possible d’observer quelques vestiges.
  • Le fort des Gondrans, construit à partir du XIXe siècle, est un ensemble de batteries et de blockhaus, voués à défendre les hauteurs de Briançon depuis le sommet des Anges.
  • Le fort du Janus fut bâti entre 1886 et 1903, sur le sommet du même nom. Un ouvrage souterrain long de 900 mètres qui prolonge la ligne Maginot, fut ajouté entre 1931 et 1937. Il appartient désormais à la commune de Montgenèvre.

La station de sports d'hiver[modifier | modifier le code]

En 1906, les responsables militaires de l'École du ski français de Briançon, ainsi que les amateurs du Club Alpin Français, se désolent de la faible diffusion du ski parmi la population locale. Elle se limite à la pratique de notables et surtout à quelques sportifs bourgeois. Pour susciter un véritable engouement populaire comme il en existe en Suisse, pays alpin qui multiplie les compétitions de ski dans une atmosphère festive, le Club alpin, soutenu par l'armée française, songe alors à organiser un concours de ski[1]. Le choix du col du Lautaret initialement prévu est abandonné faute d'hôtels suffisants à proximité. Le concours pour lequel un règlement est édicté prévoit une course de fond, une course de descente (en montée, plat et descente) et un saut[2]. Heureuse surprise, il attire trois mille inscriptions de diverses nationalités.

Un arc de triomphe de neige est réalisé et, du 11 au 13 février 1907, les oriflammes aux couleurs norvégiennes, italiennes, suisses, anglaises, autrichiennes et françaises pavoisent la station. Les skieurs impressionnent la foule curieuse et fascinée par des vitesses de 60 kilomètres par heure. Ils la frôlent parfois, elle frisonne d'étonnement et une multitude de comptes rendus et articles de presse élogieux, de photographies-cartes prises et diffusées sur le moment, de cartes postales ensuite, sont édités pour informer ou commémorer le concours, où les invités norvégiens, aguerris, raflent la mise lors de la course de fond, Durban Hansen remportant l'épreuve spectaculaire de saut avec un bond de 26 mètres.

Montgenèvre est officiellement promue station de ski internationale ce 11 février 1907 avec l’organisation de cette première compétition internationale par le Club alpin français, en présence de plus de 3 000 spectateurs, sans compter les principales délégations italienne, suisse, autrichienne, suédoise et norvégienne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1907 1911 Pierre Merle    
1912 1913 François Balcet    
1914 1928 Emile Merle    
1929 1945 François Auguste Merle    
1946 1951 Pierre-Georges Cazeaux    
1952 mai 1953 Jean-Marie Juvenal    
1954 1964 Roger Joisson    
mars 1965 1969 Paulin Balcet    
mars 1969 1981 Jean-Michel Hurth    
1981 mars 1983 Christian Taque    
mars 1983 juin 1995 Gilbert Pavesi    
juin 1995 1998 Jean-Pierre Casses Apparenté
PCF
 
mars 1998 mars 2001 Murielle Jourdain    
mars 2001 en cours Guy Hermitte[3] UMP  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 521 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
386 351 385 348 383 426 410 456 388
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
409 401 394 367 350 324 340 341 309
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
293 268 251 192 166 172 350 109 222
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
246 264 338 459 519 497 471 466 521
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'obélisque de Montgenèvre
Don de Napoléon Ier

Église Saint-Maurice[modifier | modifier le code]

Détruite lors de l’incendie provoqué par les troupes du duc de Savoie, puis reconstruite au XVIIIe siècle, ell est d'une architecture d’influence italienne. Le clocher est caractéristique avec son fanal, copie exacte de la lampe à huile suspendue à la potence d'origine, qui dirigeait les voyageurs égarés dans le brouillard ou la tempête de neige. Ce dernier abrite depuis 2006 une webcam interactive qui permet aux internautes du monde entier d’admirer Montgenèvre et ses alentours. La restauration de la dernière tranche des fresques datant du XIXe siècle est achevée en décembre 2005. L’église a été rénovée en 2006.

L'obélisque Napoléon[modifier | modifier le code]

Érigé au bout du village, qui fut à la limite de la France et de l'Italie jusqu'en 1947, pour célébrer la fin de la construction de la route de Montgenèvre, élevé à la gloire de Napoléon Bonaparte, l’obélisque fut inauguré le 12 avril 1804.

Chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs[modifier | modifier le code]

Restaurée et repeinte en 1996, elle laisse apparaître une pierre gravée datant de 1780. La coquille Saint-Jacques peinte au-dessus de l’entrée rend hommage à saint Jacques pour son périple jusqu’à Compostelle (Montgenèvre se trouvant sur l’itinéraire de son pèlerinage). La croix de la chapelle a été restaurée en 2006.

D’autres chapelles ont récemment été restaurées :

  • la chapelle Sainte-Anne à l’entrée du village, côté Italie ;
  • la chapelle Saint-Roch, le long de l’ancienne voie romaine.

Les cadrans solaires[modifier | modifier le code]

De nombreux cadrans solaires peuvent être admirés à Val-des-Prés et aux Alberts, dont un du célèbre peintre piémontais Giovanni Francesco Zarbula du XIXe siècle (Le Serre).

Val-des-Prés accueille de nombreuses chapelles et églises qui sont, pour la plupart, restaurées ou en cours de restauration (voir le site www.claree.fr) : l 'église Saint-Antoine (les Alberts), l’église Notre-Dame-de-l’Annonciation (la Vachette), la chapelle dite « Prat » (la Vachette), la chapelle Sainte-Élisabeth (Rosier), la chapelle Notre-Dame-du-Rosier (Rosier), la chapelle Sainte-Luce (Pra Premier), la chapelle Saint-Jean-Baptiste (Pra Premier), la chapelle Saint-Hippolyte (la Draye)…

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La devise du club alpin français, Pour la patrie, par la montagne, explique ce rapprochement d'intérêts. Il s'agit d'assurer la formation de skieurs combattants pour défendre le pays face à un éventuel assaut sur la neige.
  2. Le règlement de la manifestation itinérante, qui devient concours international de ski, reste inchangé jusqu'en 1931.
  3. Site de la préfecture des Hautes-Alpes, consulté le 9 mai 2008 (fichier au format Excel)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011