Trèfle des prés

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Trifolium pratense

Le Trèfle des prés (Trifolium pratense L.), encore appelé Trèfle violet, est une plante herbacée vivace de la famille des Fabacées.

Cette espèce botanique est à l'origine des variétés fourragères de trèfle violet cultivé.

Description[modifier | modifier le code]

Le trèfle des prés est une plante herbacée de 5 à 50 cm de haut, velue, dressée ou ascendante. Sa durée de vie est de 2 à 3 ans.

Feuilles[modifier | modifier le code]

Feuille
Inflorescence
Détail de l'inflorescence

Les feuilles sont formées de trois folioles elliptiques à ovales, à marge entière, vertes avec en général un croissant blanchâtre caractéristique. Les feuilles supérieures sont opposées et subsessiles. Les stipules sont largement triangulaires, terminées en pointe.

Fleurs[modifier | modifier le code]

Les fleurs, rosées au sommet, blanchâtres à la base, sont disposées en grosses têtes globuleuses. Le calice est formé d'un tube velu à 10 nervures prolongé par 5 dents ciliées, dont une est plus longue que les autres. La floraison s'étend de mai à septembre et sur une période encore plus longue dans le sud de la France.

Fruits[modifier | modifier le code]

Le fruit est une petite gousse de 3 à 10 mm.

Habitat[modifier | modifier le code]

Bois clairs, lisières, cultures, prés, forêts. Il résiste bien au froid et peut être cultivé en altitude.

Originaire d'Eurasie, le trèfle violet est commun dans différents pays d'Europe et dans toute la France métropolitaine en particulier. C'est une des principales espèces fourragères en Scandinavie, au Canada, mais il est également présent sur le pourtour du Bassin méditerranéen[1].

Utilisations[modifier | modifier le code]

Comme plante fourragère destinée aux ruminants, le trèfle violet est souvent utilisé en association avec le ray-grass d'Italie ou le ray-grass hybride comme prairie temporaire dans les sols acides[2]. Il est possible de réaliser trois ou quatre coupes par an pour ensilage, enrubannage (Ensilage#Technique) ou foin bien qu' il soit difficile à sécher[3]. Météorisant il doit être paturé avec précautions.

Il est aussi cultivé comme engrais vert pour enrichir les sols en azote [4].

Ainsi que la plupart des légumineuses prairiales, il est très mellifère et sa floraison dure longtemps.

Le trèfle est une plante comestible. Les feuilles, sans le pétiole un peu coriace, sont bonnes crues en salades ou cuites comme légume. Leur saveur est douce et agréable. Les inflorescences s'ajoutent aux salades ou aux desserts. Les enfants jouent parfois à sucer les fleurs afin de profiter du nectar que les fleurs libèrent au soleil. Séchées et pulvérisées, on mélangeait parfois ces fleurs à la farine pour faire du pain[5].

C’est aussi une plante médicinale[6] riche en phytoestrogènes (isoflavones), utilisée contre les symptômes liés à la ménopause (mais des études en cliniques sont encore nécessaires).
Traditionnellement utilisée contre les diarrhées, la toux et les éruptions cutanées chroniques, l'infusion de trèfle des prés est dépurative et rafraîchissante pour les yeux fatigués[7]. Les inflorescences sont dépuratives, diurétiques et cholagogues. Les têtes florales peuvent être appliquées par voie externe pour apaiser des affections cutanées (brûlures, eczéma)[8]. Elles sont aussi parfois utilisées dans les médicaments contre les affections de la gorge car elles ont un effet apaisant.

On peut en moudre les graines pour en faire de la farine ou les faire germer pour un apport supplémentaire en vitamines[7].

C'est la fleur officielle de l'état du Vermont, aux États-Unis.

Variétés cultivées[modifier | modifier le code]

Près de 30 variétés sont inscrites au Catalogue officiel des espèces et variétés[9] crées par 12 entreprises de sélection et plus de 200 sont inscrites au Catalogue européen [10].

Quelques variétés cultivées en France :

  • diploïdes : Diadem, Dimanche, Diper, Divin, Formica, Jonas, Karim, Mercury,,...
  • tétraploïdes : Amos, Atlantis, Tédi,...

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Picard, « Le trèfle violet et ses variétés », Fourrages, vol. 64,‎ (lire en ligne)
  2. Préconisations agronomiques pour les mélanges de semences pour prairies en France AFPF 2014
  3. « Comment exploiter le trèfle violet », sur GNIS (consulté le 23 mai 2018)
  4. FAO
  5. François Couplan, Eva Styner, Guide des plantes sauvages comestibles et toxiques, Delachaux et Niestlé, , p. 107.
  6. CREAPHARMA
  7. a et b S. G. Fleischhauer, J. Guthmann & R. Spiegelberger, Plantes sauvages comestibles, Les Éditions Ulmer, , 248 p. (ISBN 978-2-84138-524-9)
  8. François Couplan, Eva Styner, Guide des plantes sauvages comestibles et toxiques, Delachaux et Niestlé, , p. 108.
  9. Catalogue français des espèces et variétés
  10. [1] Plant variety database European commission

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]