Refuge animalier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Un refuge animalier est un endroit où sont accueillis les animaux de compagnie (chiens, chats, lapins, furets, oiseaux, reptiles, etc.), mais aussi parfois des équidés (chevaux, ânes et poneys) et des animaux de production (vaches, chèvres, moutons, cochons, volailles, etc.). Ils peuvent avoir été abandonnés pour différentes raisons telles que la maladie ou la désaffection de l'animal, ou avoir été sauvés d'un accident ou d'un propriétaire dangereux. Ces animaux secourus peuvent être proposés à l'adoption. Pour se désengorger, certains refuges choisissent de recourir à l'euthanasie d'un animal qui tarde à être adopté. Les refuges d'animaux de production sont souvent désignés sous les termes de sanctuaire pour animaux de ferme (en) ou sanctuaire antispéciste.

En France[modifier | modifier le code]

Un refuge peut être généraliste ou spécialisé dans une catégorie spécifique d'animaux. Sa forme juridique est généralement celle d'une association loi de 1901. L'administration chargée du contrôle des refuges sont les directions départementales des services vétérinaires (DDSV), service déconcentré du Ministère de l'Agriculture et généralement situé dans les locaux des préfectures.

Le terme « refuge » s'entend pour les animaux domestiques ; en ce qui concerne l'accueil de la faune sauvage, on parle plutôt de « centre de sauvegarde » pour les établissements concernés. Le refuge pour animaux est à distinguer à la fois :

  • des fourrières animales, qui capturent ou accueillent pendant un délai légal limité les animaux errants sur la voie publique (obligation légale de compétence communale, qui peut être exercée soit directement en régie municipale soit indirectement par délégation contractuelle - par une association ou soit par une société privée) ;
  • des pensions privées, activité à but lucratif, accueillant de façon temporaire (de type vacances) des animaux de propriétaires (généralement sous forme de société).
  • Des refuges d'animaux sauvages dont la finalité n'est pas l'adoption, mais le relâchement des animaux une fois adulte et en bonne santé, dans le but de préserver des espèces en danger. Il existe par exemple la Ligue pour la protection des oiseaux qui dispose de plusieurs refuges afin de préserver les oiseaux en voie d'extinction.[1]
  • Des sanctuaires antispécistes qui accueillent des animaux ayant échappé à l'abattoir, ou provenant d'élevages ou de laboratoires.[2]
  • Il existe plus de 500 refuges en France [3] accueillant généralement entre 10 et plusieurs centaines d'animaux pour les plus gros refuges, d'une ou de plusieurs espèces d'animaux domestiques (chats, chiens...).

Au Québec[modifier | modifier le code]

Au Québec, il existe 4 types de refuges:

  • Les SPCA
  • Les SPA (Société de protection des animaux)
  • Les refuges privés à but non lucratif
  • Les services animaliers qui servent à la fois de refuges, de centre d'adoption, et de services élargis

Les services animaliers regroupent en général les services suivant:

  • Service d'urgence
  • Service d’enregistrement et identification des animaux, médailles, micropuces
  • Location de cage
  • Service de transport d’animal
  • Prise en charge d’animaux perdus

Il y aurait 500 000 animaux abandonnés chaque année au Québec[4].

Ceci fait en sorte que la majorité des refuges souffrent souvent d'une surpopulation d'animaux.

À titre d'exemple, la SPCA de Montréal a reçu 16 308 animaux en 2015[5].

  • 10427 chats
  • 2530 chiens
  • 2109 animaux de la faune
  • 1242 animaux exotiques

Une liste de refuges québécois a été créée afin de réduire le nombre d'animaux abandonnés[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La Ville et la Ligue de protection des oiseaux s’associent pour des ateliers », sur midilibre.fr (consulté le 21 novembre 2019)
  2. « Le Sanctuaire, «une terre où ils sont quelqu’un et pas quelque chose» », sur Libération.fr, (consulté le 21 novembre 2019)
  3. « Annuaire des refuges animaliers pour chiens en France », sur Chien.com (consulté le 10 mai 2021)
  4. « Un sondage qui fait réfléchir - La Presse+ », La Presse+,‎ (lire en ligne, consulté le 7 juillet 2017)
  5. « SPCA de Montréal - Rapport annuel 2015 », sur http://www.spca.com/, (consulté le 1er octobre 2016)
  6. « 57 Refuges et SPCA du Québec », sur www.hvseigneurie.com

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]