Armée de terre (France)

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Armée de terre
Image illustrative de l'article Armée de terre (France)

Période XVe siècle
Pays Drapeau de la France France
Allégeance République française
Branche Terre
Type Armée
Effectif 123 000 personnes
Fait partie de Forces armées françaises
Surnom La grande muette
Couleurs BLEU BLANC ROUGE
Devise Honneur et Patrie
Équipement FELIN
Commandant Général Bertrand Ract-Madoux

L’armée de terre[1] est l'une des quatre composantes des forces armées françaises. Comme les trois autres armées (la marine nationale, l'armée de l'air et la gendarmerie nationale), elle est placée sous la responsabilité du Gouvernement[2],[3].

La préparation opérationnelle des unités de l'armée de terre est placée sous l'autorité du chef d'état-major de l'armée de terre (CEMAT), depuis le le général d'armée Bertrand Ract-Madoux. Le chef d'état-major de l'armée de terre est responsable, devant le CEMA et le ministre de la Défense, de l'organisation, de la préparation, de l'emploi de ses forces ainsi que de la planification et la programmation de ses moyens, équipements et matériels futurs.

En opération, les unités de l'armée de terre sont placées sous l'autorité du chef d'état-major des armées (CEMA), depuis le le général d'armée Pierre de Villiers, qui est responsable, devant le Président de la République, de la planification et de l'emploi des forces.

Entièrement professionnalisée depuis le départ des derniers appelés en 2001, l'armée de terre compte en 2010 un effectif de 123 000 militaires d'active (hors légionnaires)[4].

Son budget est de 8,3 milliards d’euros en 2011.

Sommaire

Historique[modifier | modifier le code]

Organisation[modifier | modifier le code]

Fleuron de l'Armée de Terre : le char Leclerc

L'organisation de l'armée de terre est fixée par le chapitre 2 du titre II du livre II de la troisième partie du code de la défense, résultat de la codification notamment du décret no 2000-559 du 21 juin 2010[5].

Aux termes de l'article R.3222-3 du code de la défense[6], l'armée de terre comprend  :

  • l'état-major de l'armée de terre (EMAT), qui assure la direction générale et la gestion de l'ensemble des composantes ;
  • l'inspection de l'armée de terre ;
  • la direction des ressources humaines de l'armée de terre (DRHAT, ancienne DPMAT) ;
  • les forces ;
  • une organisation territoriale (5 régions « terre »  : Île-de-France, Nord-Ouest, Sud-Ouest, Sud-Est et Nord-Est[7])[8] ;
  • les services ;
  • les organismes chargés de la formation du personnel et de l'enseignement militaire supérieur.

Toutes ces composantes sont placées sous le commandement du chef d'état-major de l'armée de terre (CEMAT).

Les forces[modifier | modifier le code]

Les forces sont organisées en commandements de forces, états-majors de forces et brigades[9].

Le principal commandement est le commandement des forces terrestres (ex- commandement de la force d'action terrestre - CFAT).

Viennent s'ajouter le commandement de l'aviation légère de l'armée de terre (ALAT) ou COMALAT et le commandement de la Légion étrangère (COMLE).

D'autres forces de l'Armée de terre relèvent de commandements interarmées.

La liste des formations administratives de l'armée de terre pour 2012 est fixé par l'arrêté du 4 mai 2012 en application de l’article R.3231-10. du code de la défense[10].

Les écoles[modifier | modifier le code]

Les lycées de la défense relevant de l'armée de terre, les écoles militaires de formation initiale et l'enseignement militaire supérieur du 1er et du 2e degré constituent les organismes de formation de l'armée de terre. Relevant précédemment du commandement de la formation de l'armée de terre (CoFAT), ils sont rattachés depuis 2009 à la Direction des ressources humaines de l'armée de terre.

L'armée de terre comprend aussi, pour la doctrine, le centre de doctrine d'emploi des forces (CDEF; appellation anterieure: CDES)

Direction et services[modifier | modifier le code]

Du côté administratif, il ne subsiste plus qu'une direction et deux services.

La Direction des ressources humaines de l'armée de terre (DRHAT) assure la gestion des ressources humaines (militaires et civils) de l'armée de terre ainsi que la formation.

Les services sont le service du matériel terrestre et la structure intégrée du maintien en condition opérationnelle des matériels terrestres (SIMMT, ancienne DCMAT). Ce service à vocation interarmées s'occupe de la maîtrise d'ouvrage déléguée de tous les matériels terrestres de l'armée française. Le maintien en condition opérationnel du matériel de l'armée de terre est dirigé par le service de maintenance industrielle terrestre (SMITer).

Historiquement il existait d'autres services de l'armée de terre qui ont tous été regroupés avec leurs homologues des autres composantes pour former des organismes dont la compétence s'étend sur toute l'armée.

Après le service de santé et le service des essences remplacés respectivement par le service de santé des armées et le service des essences des armées, les autres services ont disparu en quelques années :

Composantes[modifier | modifier le code]

L'armée de terre est composée de plusieurs armes:

La légion étrangère n'est pas une arme, mais a un commandement particulier.

Des services ci-dessus et du groupe de spécialités état-major (GSEM).

Encadrement[modifier | modifier le code]

En 2007, on compte 202 généraux en activité dans l’Armée de terre, 919 colonels et 2 832 lieutenant-colonels.

Au 31 décembre 2011, on compte 173 généraux en activité[11].

Organisation de l'armée de terre[modifier | modifier le code]

À la suite de la grande réorganisation des armées françaises de 1999, l'armée de terre n'est plus constituée de divisions mais de brigades dérivées des anciennes divisions. Par exemple la 2e brigade blindée est l'héritière de la célèbre 2e division blindée du général Leclerc. En 2009, il est décidé de nouveau de profondes modifications de la carte militaire avec une réduction du nombre d'unités et de garnisons[12].

Organisation Armée de Terre

Commandement des forces terrestres[modifier | modifier le code]

Le commandement des forces terrestres (CFT, ex-CFAT) a autorité sur trois états-majors de forces, huit brigades interarmes et six brigades spécialisées et directement sur des unités :

CFAT-Lille.jpg

États-majors de forces[modifier | modifier le code]

Les états-majors de force sont constitués pour prendre la tête d'une formation de type divisionnaire en opération, à l'exception du corps de réaction rapide France, calibré pour commander une formation de type corps d'armée. En mai 2012, ces trois états-majors sont :

1re brigade mécanisée de Châlons-en-Champagne[modifier | modifier le code]

La 1er Brigade Motorisée.JPG

2e brigade blindée d'Illkirch[modifier | modifier le code]

Insigne de la 2e BB

3e brigade légère blindéee de Clermont-Ferrand[modifier | modifier le code]

insigne de la 3e brigade mécanisée

6e brigade légère blindée de Nîmes[modifier | modifier le code]

Insigne de la 6e BLB

7e brigade blindée de Besançon[modifier | modifier le code]

Insigne de la 7e BB

9e Brigade d'Infanterie de Marine de Poitiers[modifier | modifier le code]

Insigne de la 9e BIMa

11e brigade parachutiste de Balma[modifier | modifier le code]

Insigne de la 11e BP

27e brigade d'infanterie de montagne de Grenoble[modifier | modifier le code]

Insigne de la 27e Brigade d’Infanterie de Montagne.jpg

Brigade de transmissions et d'appui au commandement (BTAC) de Douai[modifier | modifier le code]

Insigne de la Brigade de transmissions et d'appui au commandement.JPG

Brigade de renseignement de Haguenau[modifier | modifier le code]

Insigne de la Brigade de Renseignement.JPG

Brigade des forces spéciales terre de Pau[modifier | modifier le code]

Insigne de La Brigade des forces spéciales terre.gif

Cette Brigade des forces spéciales terre est mise, pour emploi, à disposition du Commandement des opérations spéciales (COS) :

1re brigade logistique de Montlhéry[modifier | modifier le code]

1re brigade logistique.jpg

Service de maintenance industrielle terrestre (SMITer, ex DCMAT) de Satory[modifier | modifier le code]

insigne du SMITer

Brigade franco-allemande de Müllheim (Allemagne)[modifier | modifier le code]

StKp DEU-FRA Brig (V1).svg

Contribution française :

Ces deux unités sont les derniers éléments des forces françaises stationnées en Allemagne

Unités outre-mer[modifier | modifier le code]

Les unités outre-mer constituent la composante terrestre des forces de présence à l'étranger (dans le cadre d'accords de coopération militaire) et de souveraineté (territoires de la France d'outre-mer sur lesquels la France exerce sa souveraineté). Ils sont placés sous le commandement de commandants supérieurs interarmées.

FFDJ (Forces françaises à Djibouti)[modifier | modifier le code]

Soldat équipé de la nouvelle tenue de combat FELIN
  • Détachement ALAT (DETALAT) disposant de deux Gazelles et de 5 Puma.

FFG (Forces françaises au Gabon)[modifier | modifier le code]

EFS (Éléments français au Sénégal)[modifier | modifier le code]

Les « Forces françaises du Cap Vert » ont été dissoutes le 1er août 2011, elles sont remplacées par les EFS, commandées par un officier général de l'Armée de terre et comprenant un état-major interarmées. La composante Armée de terre des EFS se limite à une unité de coopération régionale (UCR), soit moins d'une centaine de personnes.

FAG (Forces armées en Guyane)[modifier | modifier le code]

FAA (Forces armées aux Antilles)[modifier | modifier le code]

ERC-90 Sagaie

FAZSOI (Forces armées de la zone sud de l'océan Indien)[modifier | modifier le code]

FANC (Forces armées de Nouvelle-Calédonie)[modifier | modifier le code]

FAPF (Forces armées en Polynésie française)[modifier | modifier le code]

  • Détachement Terre de Polynésie (DTP/Rimap-p) de Papeete, (Tahiti)

IMFEAU (Implantation militaire française aux Émirats arabes unis)[modifier | modifier le code]

Autres unités[modifier | modifier le code]

Unités d'entrainement et de formation[modifier | modifier le code]

Montage Aspic sur Peugeot P4

Unités de soutien d'état-major[modifier | modifier le code]

VAB médical

Unités de transmissions électroniques[modifier | modifier le code]

Unités non-embrigadées[modifier | modifier le code]

Unité de réserve[modifier | modifier le code]

Capacité prévue pour 2020[modifier | modifier le code]

À la suite du livre blanc sur la défense défini en 2013, le projet de loi de programmation militaire 2014-2019 prévoit des nouvelles coupes dans les effectifs et la quantité de matériel en service[13].

Il est prévu une capacité opérationnelle de l’ordre de 66 000 hommes projetables divisée en 7 brigades interarmes et des unités d’appui et de soutien opérationnel. Les forces de sécurité intérieures et la sécurité civile peuvent être mobilisées jusqu’à 10 000 hommes en cas de crise majeure.

Concernant les moyens plus lourds, deux brigades sont prévues, comptant  :

En outre, trois brigades multirôles compteront des véhicules plus légers  :

La réforme prévoit aussi deux brigades légères capables d’intervenir très rapidement, ainsi que des capacités plus communes dont 18 552 équipements FELIN et 175 postes de tir de missiles terrestres MMP, ainsi que des régiments d’hélicoptères équipés de  :

En appui, il est planifié :

Équipements[modifier | modifier le code]

L'armée de terre française utilise différentes sortes de véhicules, des chars de combat aux véhicules de transport de troupe, en passant par des hélicoptères de combat.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Selon le Lexique des recommandations en usage à l'Imprimerie nationale, armée ne prend pas de majuscule.
  2. Les articles 20 et 21 de la Constitution de 1958 placent les forces armées sous l'autorité exclusive du Gouvernement : « le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation. Il dispose de la force armée » (art. 20) ; « le Premier ministre dirige l’action du Gouvernement. Il est responsable de la défense nationale. Il nomme aux emplois militaires. Il peut déléguer certains de ses pouvoirs aux ministres » (art. 21). Cependant, du fait que par l'article 15 de la Constitution de 1958, le président de la République porte le titre symbolique de « chef des armées » il en est souvent résulté de la part des commentateurs une ambiguïté entre le rôle du Président et celui du Gouvernement, voire du commandement, en matière militaire, cette ambiguïté n'a pas lieu d'être.
  3. Yves Cadiou, « Du chef des armées sous la Ve République », 2 février 2009
  4. http://www.defense.gouv.fr/terre/decouverte/chiffres_cles/effectifs/les_effectifs_de_l_armee_de_terre
  5. Version du décret avant abrogation
  6. Code de la défense, art. R.3222-3
  7. Ce sont des noms qui portent la majuscule initiale.
  8. Code de la défense, art. R.*1212-4.
  9. Code de la défense, art. R.3222-4.
  10. http://www.boc.sga.defense.gouv.fr/visu/boc_visu4.php?nor=T1250684A&id=43084
  11. Philippe Chapleau, « O combien de généraux, combien de colonels, qui sont partis joyeux pour des courses lointaines... », sur Ouest-France,‎ 17 février 2012 (consulté le 6 décembre 2012)
  12. (fr)[PDF] Carte hors série TIM 197 sur la réorganisation de l'Armée
  13. Ministère de la Défense, « projet de loi de programmation militaire 2014-2019 - Dossier Thématique »,‎ 2 aout 2013 (consulté le 11 aout 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Vidéos[modifier | modifier le code]