Commensalisme

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec Commensalité.
Un couple de Moineaux cisalpins se nourrissent dans une coupe de glace.

Le commensalisme (du latin cum-, « avec » et mensa, « table », par exemple « compagnon de table ») est un type d’interaction biologique naturelle et fréquente ou systématique entre deux êtres vivants dans laquelle l'hôte fournit une partie de sa propre nourriture au commensal : il n’obtient en revanche aucune contrepartie évidente de ce dernier (le bénéfice de cette relation n'est pas réciproque).
Le commensalisme est une exploitation non-parasitaire d'une espèce vivante par une autre espèce.

Concept[modifier | modifier le code]

Quelques espèces (comme certaines bactéries de la flore intestinale ) sont devenues des espèces "commensales " de l'être humain qui les a involontairement introduits dans de nombreux écosystèmes et régions où elles n'existaient pas[1],[2].

Le commensalisme semble parfois être une variante du parasitisme ; si l'hôte fournit une partie de sa propre nourriture au commensal, il n’obtient en revanche aucune contrepartie évidente de ce dernier (la relation est à bénéfice non-réciproque). Le commensalisme est une association non-destructrice pour l’hôte (ce qui le différencie du parasitisme) ; ce dernier peut tout à fait continuer à vivre et évoluer en présence du commensal et, le plus souvent, « ignore » tout de la relation. Les survies des deux organismes sont indépendantes.

Exemples[modifier | modifier le code]

Certains poissons séjournent dans le tube digestif d’holothuries dans lequel ils peuvent aller et venir (sous la condition qu'il n'y ait qu'un seul occupant, sinon, l'holothurie éjecte tout son intestin et les hôtes indésirables). Certains crabes, les pinnothères, sont commensaux des moules, jusqu'au moment où, la nourriture venant à manquer, ils deviennent parasites et se nourrissent du manteau de leur hôte. Certaines sociétés de coléoptères cohabitent avec les fourmis. Certains animaux utilisent d'autres animaux comme moyen de transport (phorésie).

La blatte, le moineau, le pigeon, le goéland argenté, la souris ou le rat et d'autres animaux sauvages (ou revenus à la vie sauvage, tels les chats harets) vivant auprès des humains sont des commensaux de ceux-ci, on parle alors plus précisément de synanthropie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Auffray J.-C., Tchernov E. & Nevo E. (1988), Origine du commensalisme chez la souris domestique (Mus musculus domesticus) vis-à-vis de l’Homme. Comptes Rendus de l’Académie des Sciences de Paris, 307 : 517-522
  2. Auffray J.-C. & Britton-Davidian J. (1992), When did the house mouse colonize Europe ? ; Biological Journal of the Linnean Society, 45 : 187-190.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]