Poitiers

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Pictavien)
Aller à : navigation, rechercher
Poitiers
Vieux centre de Poitiers, vu des Dunes : église Sainte-Radegonde, cathédrale Saint-Pierre, palais de Justice (au dernier plan)
Vieux centre de Poitiers, vu des Dunes : église Sainte-Radegonde, cathédrale Saint-Pierre, palais de Justice (au dernier plan)
Blason de Poitiers
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne (préfecture)
Arrondissement Poitiers (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de sept cantons
Intercommunalité Grand Poitiers
Maire
Mandat
Alain Claeys
2014-2020
Code postal 86000
Code commune 86194
Démographie
Gentilé Poitevins
Population
municipale
87 906 hab. (2011)
Densité 2 088 hab./km2
Population
aire urbaine
254 051 hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 46° 34′ 55″ N 0° 20′ 10″ E / 46.581945, 0.33611246° 34′ 55″ Nord 0° 20′ 10″ Est / 46.581945, 0.336112  
Altitude Min. 65 m – Max. 144 m
Superficie 42,11 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Vienne

Voir sur la carte administrative de Vienne
City locator 14.svg
Poitiers

Géolocalisation sur la carte : Vienne

Voir sur la carte topographique de Vienne
City locator 14.svg
Poitiers

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Poitiers

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Poitiers
Liens
Site web poitiers.fr

Poitiers[1]prononcé /pwa.tje/ Prononciation du titre dans sa version originale Écouter en français — est une commune du centre-ouest de la France, chef-lieu (préfecture) du département de la Vienne et de la région Poitou-Charentes.

Avec 88 795 au dernier recensement de 2012, Poitiers était la commune la plus peuplée de la Vienne. C’est aussi la plus importante commune de la région Poitou-Charentes, devançant La Rochelle, Niort ou Angoulême. Elle est à la tête de la première agglomération picto-charentaise (128 160 habitants en 2011)[2], son unité urbaine constituant le centre d'une aire urbaine de 254 051 habitants[3], la plus importante au niveau régional en termes de population. La communauté d'agglomération du Grand Poitiers comptait, quant à elle, 138 485 habitants au 1er janvier 2011[4].

Ville d'art et d'histoire, celle qu'on surnomme encore « La ville aux cent clochers » ou « La ville aux cent églises » est riche d'un important ensemble monumental comprenant notamment le baptistère Saint-Jean (IVe siècle), l'hypogée des Dunes (VIIe siècle), l'église Notre-Dame la Grande (XIIe siècle), l'église Saint-Porchaire (XIIe siècle) ou encore la cathédrale Saint-Pierre (fin du XIIe siècle — début du XIIIe siècle). Son centre historique concentre de nombreuses maisons à colombages, quelques hôtels particuliers — hôtel Fumé, hôtel Jean Beaucé — ainsi que l'ancien palais des comtes de Poitou, ducs d'Aquitaine (XIIe siècle), aujourd'hui reconverti en palais de justice.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Topographie des environs de Poitiers

La ville de Poitiers est située sur le Seuil du Poitou, passage peu élevé entre le Massif armoricain à l'ouest et le Massif central à l'est. Il s'agit donc d'une voie de passage facile entre le Bassin parisien et le Bassin aquitain, à 340 km au sud-ouest de Paris, 130 km de Limoges, 180 km de Nantes et à 220 km de Bordeaux. Poitiers jouit donc d’une position favorable sur une route commerciale et militaire.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Poitiers est limitrophe des communes suivantes[5] :

Migné-Auxances Jaunay-Clan Chasseneuil-du-Poitou

Buxerolles

Montamisé
Biard

Vouneuil-sous-Biard

Poitiers Bignoux

Sèvres-Anxaumont

Croutelle

Fontaine-le-Comte

Saint-Benoît

Ligugé

Mignaloux-Beauvoir

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le site de Poitiers est un vaste promontoire en spatule enserré entre les vallées de la Boivre et du Clain, qu'il domine d’une cinquantaine de mètres de haut. Les rivières ont creusé de profondes vallées. Ce promontoire est relié au plateau par un pédoncule étroit, au lieu-dit la Tranchée, qui tire son nom du fossé creusé pour couper ce passage et isoler ainsi Poitiers du pays environnant. Le premier creusement daterait de l’oppidum gaulois, et il fut maintenu jusqu'au XVIIIe siècle. L'aspect défensif du site est donc prépondérant, mais son intérêt provient également d'une vaste superficie (2,3 km sur 1,3 km, soit 250 ha) très facilement défendable, jusqu'à l'invention de l'artillerie du moins. Ces deux caractères, étendue et facilité de la défense, ont fait que le site de la ville n'a pas été déplacé à l'époque romaine, comme cela est souvent arrivé (Alésia, Lutèce). Ce vaste espace permettait de faire pâturer les troupeaux à l'abri, puis à partir du Moyen Âge, d'aménager des jardins potagers et des vignes.

Les rivières étaient franchies sur des gués entretenus, sur les sites des actuels pont Joubert et pont Saint-Cyprien. En cas de siège, les gués étaient démolis.

Actuellement, la ville de Poitiers s'étend sur le plateau de part et d'autre des vallées, notamment en direction de l'est (campus, centre hospitalier, zones commerciales et d'habitation) et du Nord (technopole du Futuroscope). Situé sur la commune de Poitiers, le lieu-dit le Breuil-Mingot constitue encore une agglomération séparée, malgré la création de nouveaux quartiers à l'est de Saint-Eloi.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Vienne.

La commune bénéficie d'un climat océanique car elle est assez proche de la mer.

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Poitiers 1 867 688 11 19 52
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74
Moyennes climatiques et relevés records de Poitiers 1971-2000[6]
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,4 1,5 2,8 4,5 8,4 11 13,3 12,9 10,4 7,5 3,5 2,2 6,6
Température moyenne (°C) 4,5 5,5 7,6 9,7 13,7 16,7 19,4 19,2 16,2 12,2 7,4 5,3 11,5
Température maximale moyenne (°C) 7,6 9,4 12,4 14,8 18,9 22,3 25,4 25,4 21,9 16,9 11,2 8,4 16,2
Record de froid (°C)
date du record
−17,9
1985
−17,3
1929
−13,1
2005
−5,6
1996
−2,7
1945
0,8
1935
1,5
1935
0,8
1935
0,8
2002
−6,5
1997
−10
1998
−16,5
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
17,7
1975
21,8
1998
25,1
1955
29,3
2005
33,6
1922
38
2003
40,8
1947
39,6
2003
34,8
1961
30,9
1921
22,4
1955
19
2000
Nombre de jours avec gel 12 11 8 3 0 0 0 0 0 1 7 12 54
Ensoleillement (h) 74 96,9 159,6 169,4 209,9 217,4 242,5 252,2 179 122,8 83,5 59,3 1 866,5
Record de vent (km/h)
date du record
115
1988
124
2010
97
1988
93
2013
79
1988
101
1987
130
2013
72
1986
86
1988
97
1987
104
1983
141
1999
141
1999
Précipitations (mm) 62,7 54,3 46,8 53,9 69,9 46,4 47,3 39,8 59 64,5 69,9 72,9 687,4
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
37,6
1961
29
1955
37,3
1930
41,3
2012
92,3
2011
70,6
1949
60
1935
49,8
1959
48,9
1973
57,6
1960
51,3
1925
54,3
1947
92,3
2011
Relevé pluviométrique en 2008 (mm) 78 39 68 77 76 81 31 67 35 85 68 21 724,4
Relevé pluviométrique en 2009 (mm) 63 21 28 50 69 84 54 8 52 36 121 98 684
Relevé pluviométrique en 2010 (mm) 32 59 63 34 45 75 42 34 48 45 95 101 672,6
Source : Météo France - Stations météo de Poitiers[7],[8]


Poitiers Biard, 117 m, 1981 - 2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,5 1,3 3,1 4,9 8,6 11,5 13,4 13,1 10,4 8,2 4 2 6,9
Température maximale moyenne (°C) 7,8 9,3 12,9 15,5 19,5 23,2 25,8 25,7 22,2 17,4 11,5 8,2 16,6
Source : « données climatiques », sur Météo-France (consulté en juin 2013)


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Bus Vitalis place Aristide Briand.

Véritable carrefour du centre-ouest, la ville de Poitiers est desservie par l’autoroute A10 (sorties 28 : Futuroscope/Chasseneuil-du-Poitou, 29 : Poitiers-Nord, et 30 : Poitiers-Sud), par la nationale 10 qui contourne Poitiers par l'ouest (déclassée en RD910). À l'ouest part également la RN11 vers Niort et La Rochelle et la RN149 vers Nantes. À l’est, la ville est contournée par la RN147 (route nationale Angers-Limoges) d'où part la RN151 (route Poitiers-Auxerre).

La ville de Poitiers (ainsi que le Futuroscope) sont desservis par le TGV Atlantique. La tranche Tours-Bordeaux de la LGV Sud Europe Atlantique est en cours de construction (réduction du temps de la desserte de Bordeaux depuis Paris), et la LGV Poitiers-Limoges est à l’étude mais reportée après 2030 suite à l'avis de la Commission Mobilité 21.

Le TER Poitou-Charentes permet de relier Poitiers à Châteauroux, Angoulême, Limoges, Nantes (via Parthenay et Bressuire), La Rochelle (via Niort), les autres grandes agglomérations de la région Poitou-Charentes ou du grand Ouest.

Au sein de la ville, le transport se fait par :

  • bus (Vitalis) : 16 lignes et 1000 arrêts dans l'agglomération Vitalis ;
  • vélos : des vélos et vélos électriques peuvent être loués à la gare ;
  • voiture : 8 parkings payants en centre-ville ou à proximité.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Au-delà de la rénovation du quartier de la gare entrepris depuis 2007 (construction d'immeubles de bureaux et d'un pôle multimodal), la municipalité met en œuvre le projet Cœur d'Agglo[9]. Ce vaste programme de renouvellement urbain mené par Yves Lion, s'étendant de 2010 à 2014, vise à changer le visage du centre-ville, notamment par une importante modification du plan de circulation (été 2010), un grand programme de nettoyage des façades du plateau (à commencer par l'Hôtel de ville lui-même, achevé en juin 2010), l'augmentation de la surface de voies piétonnes, le réaménagement de la place du Maréchal-Leclerc (dite « place d'Armes » selon son nom de 1830 jusqu'en 1948) en 2011, l'aménagement de nouveaux espaces verts (Jardin de Puygarreau à l'arrière de l'hôtel de ville), et le déploiement d'un bus à haut niveau de service de 2013 à 2018, avec certaines parties en site propre (dont la construction du viaduc Léon-Blum, remplaçant la passerelle des Rocs détruite en 2012).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Poitiers vient de Pictavis, forme ablative des Pictavii ou Pictons, et qui signifie " chez les Pictons ". Pour plus de renseignements sur les noms antérieurs de la ville, voir ci-dessous.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Poitiers.

Poitiers a laissé son nom à trois grandes batailles :

(Voir l'article Poitou pour les autres batailles du Seuil du Poitou).

Antiquité[modifier | modifier le code]

La ville existait déjà à l'arrivée de César, sous la forme d'un oppidum celte nommé Lemonum ou Limonum, terme qui serait issu du gaulois lemo- ou limo-, orme (cf. vieil irlandais lem, orme), même racine indo-européenne que le latin ulmus qui a donné orme; Lemonum signifierait « l'ormeraie »[10],[11]. La ville fut réaménagée selon le modèle romain au Ie siècle de notre ère et fut dotée d’un amphithéâtre de grande taille (détruit presque entièrement en 1857), de plusieurs thermes, d'au moins trois aqueducs, le tout donnant un statut de premier plan à la ville (vestiges aux Arcs de Parigny). Il est possible qu'au second siècle de notre ère, la ville fut la capitale de la province d'Aquitaine.

Au IVe siècle, une épaisse muraille de six mètres d'épaisseur et dix de hauteur ceint la ville sur 2,5 kilomètres. Celle-ci est réduite au sommet et flanc est du promontoire. Malgré la réduction drastique de la surface de la ville (l’amphithéâtre est laissé hors de l’enceinte, par exemple), la superficie enclose est l'une des plus grandes du Bas-Empire (50 ha), ce qui est probablement dû à la topographie du site[12].

Saint Hilaire évangélise la ville au IVe siècle. Les fondations du baptistère Saint-Jean datent de cette époque. La cité prend ensuite le nom définitif de Poitiers, en rapport avec le peuple des Pictons.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La place du marché et son héritage médiéval.

À l'époque médiévale, Poitiers tire parti de son site défensif, et de sa situation géographique, loin du centre du pouvoir franc. Siège d'un évêché depuis le IVe siècle, la ville est également la capitale du comté du Poitou, dont les comtes, longtemps également titrés duc d'Aquitaine dirigent une importante principauté regroupant plusieurs comtés et anciens comtés : Poitiers, Limoges, Angoulême, Périgueux, Saintes, etc. formant le duché d'Aquitaine. De 927 à 1216, Poitiers est l'une des capitales du Duché d'Aquitaine.

Au IXe siècle, le nom de Grand-rue apparait dans les chartes. C'est la plus ancienne trace d'un nom de rue conservée en Europe. Cette rue correspond à la ligne de plus faible pente, et donc la moins fatigante, pour monter du gué (actuel pont) Saint-Joubert au plateau, et elle est un itinéraire remontant à l'Âge du Fer. Grossièrement orienté est-ouest, il sert d'axe decuman au quadrillage orthogonal des rues à l'époque romaine. C'est au VIIe siècle que l'abbé Mellebaude fait construire l'hypogée des Dunes.

Quartier Sainte-Radegonde.

Une première tentative de création de commune a lieu, de façon autonome par les habitants en 1138 (peut-être par la confrérie Saint-Hilaire[13]), qui appellent les bourgs et villes voisins à former une ligue[14]. La commune est rapidement supprimée par le roi de France. Aliénor d'Aquitaine fit construire une nouvelle muraille au XIIe siècle longue de 6 000 mètres, enserrant tout le promontoire. Aliénor d'Aquitaine tenait sa cour à Poitiers. Sa demeure, le Palais des Ducs d'Aquitaine est devenu en partie le Palais de Justice de Poitiers.

Lors de la révolte des fils d’Henri II, la ville reste fidèle au roi d’Angleterre, ce qui lui permet d’obtenir une charte communale vers 1175[15],[16], sur le modèle des Établissements de Rouen. La charte est confirmée par Aliénor d’Aquitaine en 1199, puis par les rois de France. Aliénor d’Aquitaine fait également des travaux au palais des comtes-ducs et construire un nouveau marché. Elle meurt à Poitiers en avril 1204, et la ville est prise par Philippe Auguste en août de la même année.

La route de Saint-Jacques-de-Compostelle passant par Poitiers, la ville accueille de nombreux pèlerins, qui y font halte pour vénérer les reliques de sainte Radegonde ou de saint Hilaire.

Au XIVe siècle, la ville échoit en apanage au troisième fils de Jean II le Bon, le duc de Berry (commanditaire des Très Riches Heures du duc de Berry). Il embellit le palais médiéval des comtes de Poitiers, en y aménageant notamment le donjon (dit tour Maubergeon). De même il embellit l'ancien château triangulaire, visible dans le manuscrit des Très Riches Heures, au mois de juillet. En 1385 il fait construire un des premiers beffrois, le « gros horloge », aujourd'hui disparu.

Article détaillé : Bataille de Poitiers (1356).

En 1360, à la suite du traité de Brétigny, la ville, comme tout le Poitou, passe aux mains des Anglais. Du 22 au 25 septembre 1361, Jean Chandos, lieutenant du roi Édouard III d'Angleterre et connétable d'Aquitaine, chargé d'appliquer le traité dans les provinces cédées à l'Angleterre, prend possession de la ville et de son château. Le maire Jehan Barré lui en remet les clefs. Jean Chandos les lui rend, puis il reçoit les serments de fidélité au roi d'Angleterre des principales personnalités de la ville. Il met en place une nouvelle administration de la province, sous l'autorité de Guillaume de Felynton, chevalier anglais, comme sénéchal du Poitou[17].

Le 7 août 1372, grâce à quelques bourgeois infiltrés dans la ville, du Guesclin se fait ouvrir les portes de Poitiers et reprend la ville aux Anglais par surprise. Pour consolider cette conquête militaire, Charles V par son édit de décembre 1372 accorde la noblesse au 1er degré aux maires de Poitiers. Poitiers est alors la première ville du royaume de France où une dignité devient anoblissante [18]. Les maires étaient élus pour deux ans. Dans les premiers maires ayant été élevés à cette dignité, il est à noter que Guillaume Taveau le fut à plusieurs reprises entre 1388 et 1414. En épousant Sibille de Saint-Martin, Il devint Baron de Morthemer. Cette famille est l'une des plus anciennes du comté. Cette Baronnie a eu un rôle important dans l'histoire du Poitou. Sa descendance a oeuvré aux côtés des rois de France jusqu'à la Révolution [18]..

Pendant la guerre de Cent Ans, la ville devient temporairement capitale du royaume de France et accueille le Parlement royal en 1418. C'est également à Poitiers que Jeanne d'Arc est examinée en 1429 avant de recevoir le commandement de l'ost royal.

Profitant de la faveur royale et de la présence de nombreux érudits parisiens exilés, Poitiers obtient la création d'une université en 1431. Elle compte 4 000 étudiants à la fin du XVe siècle. Parmi la douzaine d'Universités ouvertes dans l'équivalent de la France actuelle, elle fut suffisamment renommée pour accueillir et former des esprits brillants tels que Descartes, François Rabelais, Joachim du Bellay ou Pierre Ronsard.

Du XVIe siècle à la Révolution française[modifier | modifier le code]

La ville s'assoupit à la Renaissance. De fait, peu de changements ont lieu dans le tissu urbain, à part le percement de la rue de la Tranchée, et la construction de ponts qui remplacent les anciens gués. Quelques hôtels particuliers datent de cette époque : hôtels Jean-Baucé, Fumé, Berthelot, notamment.

La ville tire sa prospérité essentiellement de ses fonctions administratives : justice royale, évêché, monastères, et l'intendance et le Bureau des finances de la généralité du Poitou. C'est d'ailleurs de l'intendance que viennent quelques évolutions à la fin du XVIIIe siècle : le vicomte de Blossac, intendant de 1750 à 1784, fait aménager un jardin à la française (voir espaces verts de Poitiers). Il fait également abattre la muraille d'Aliénor d'Aquitaine et aménager des boulevards sur leur emplacement.

L’Ancien Régime est une période où, malgré les antagonismes de classe très marqués, des solidarités temporaires pouvaient se nouer contre l’ennemi commun, souvent la monarchie en la personne des commis chargés de lever les impôts. Ainsi, en 1676, les bouchers, profession fortement organisée, se révoltent contre les commis des aides. Ils sont soutenus par le maire[19]. La Révolution est précédée à Poitiers de quelques moments de remise en cause du pouvoir royal : arrachage des affiches publiant les édits royaux à la fin du règne de Louis XV[20] avec une émeute rassemblant 1 200 personnes en juillet 1768[21].

Depuis la Révolution[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, de nombreuses casernes sont construites, faisant de Poitiers une ville de garnison. La gare est construite dans les années 1850

En 1899, la ville est desservie par un réseau de tramway comprenant trois lignes dont la jonction se fait place d'Armes.

En 1901, un fait divers[22] devient une affaire nationale et inspire à André Gide le roman La Séquestrée de Poitiers.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, Poitiers a accueilli le gouvernement belge en exil du 23 mai au 18 juin 1940[23]. Le 13 juin 1944, l'aviation américaine bombarde l'axe vallée du Clain / quartier de la gare / vallée de la Boivre. 480 maisons ou immeubles sont rasés, plus de 2000 sont largement endommagés. Le nombre de morts est inconnu de manière précise, entre plusieurs dizaines et une centaine [24].

La ville de Poitiers s'étend considérablement depuis les années 1960, avec la création de la ZUP des Couronneries et du quartier des Trois-Cités, et la création de grands axes routiers en rocade (avenue John F. Kennedy puis avenue du 11 novembre) et en pénétration (voie André-Malraux), au-delà desquelles se développent dans les années 1970 d'autres quartiers (la Gibauderie, Beaulieu…), puis un nouveau contournement nord-est de la ville (RN147) à la fin des années 1980. L'urbanisation de la ville se poursuit encore vers l'est avec la ZAC de Saint-Éloi pendant les années 1990 et 2000.

L'activité de la ville bénéficie de la décentralisation industrielle depuis les années 1970, avec notamment l’implantation d’une usine Michelin (fermée en 2006), compagnie des compteurs Schlumberger (compteurs industriels et résidentiels).

Le projet du Futuroscope (bâti sur les communes proches de Jaunay-Clan et de Chasseneuil-du-Poitou), construit en 1986-1987 sur une idée de René Monory, a permis le développement du secteur touristique de l’agglomération et a ouvert la cité à l’ère technologique et touristique. Aujourd’hui, Poitiers se visite en complément du parc, et bénéficie d’une clientèle de plus en plus européenne, notamment anglaise avec l’ouverture d’une ligne aérienne directe entre l’aéroport de Poitiers-Biard et Londres Stansted.

En écho aux mouvements sociaux de début de 2009, Poitiers voit des manifestations rassembler 20 000 personnes le 29 janvier, et 30 000 le 19 mars[25]. Le 10 octobre de la même année, a lieu une manifestation anticarcérale lors de laquelle quelques vitrines et du mobilier urbain ont été détruits par des individus que la police et les médias ont désignés comme appartenant à l'ultragauche. Voir l’article de Wikinews, Violente manifestation contre le transfèrement vers la nouvelle prison de Poitiers.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Cantons[modifier | modifier le code]

Poitiers est chef-lieu de sept cantons :

Poitiers fait partie de la Communauté d'agglomération de Poitiers (CAP) qui regroupe les communes de Biard, Buxerolles, Chasseneuil-du-Poitou, Fontaine-le-Comte, Mignaloux-Beauvoir, Migné-Auxances, Montamisé, Poitiers, Saint-Benoit et Vouneuil-sous-Biard. Au 1er janvier 2005, les communes de Béruges et Croutelle sont entrées dans l'agglomération, qui, en 2006, totalise 130 710 habitants.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis 1945[30]
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1947 Pierre Guillon Radical Recteur, nommé[31]
1947 1952 Paul Blet Radical Professeur à l’Université de Poitiers
1952 1965 Jacques Masteau Radicaux indépendants Avocat, député, sénateur
1965 1977 Pierre Vertadier UDR Pharmacien, secrétaire d’État, député
1977 2008 Jacques Santrot PS Professeur, ancien député
2008   Alain Claeys PS Enseignant, député

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

  • Hôtel de Police de Poitiers.
  • Commissariat de Quartier (ZUP)
  • Commissariat de Police Sud (Trois Cités).

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'usage et les principaux dictionnaires, le gentilé de Poitiers est Poitevins (comme celui des habitants du Poitou)[32],[33],[34]. Les gentilés Pictaviens ou Pictaves [35], formés au XIXe siècle à partir du nom du peuple celte des Pictavii en latin (les Pictons en français) pour distinguer les habitants de Poitiers de ceux du Poitou, sont moins utilisés et sont ignorés par les dictionnaires courants[33].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 87 906 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
18 284 18 223 21 465 21 315 23 128 22 000 22 376 26 764 29 277
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
30 873 30 563 31 034 30 036 33 253 36 210 36 878 37 497 38 518
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
39 886 39 302 41 242 37 663 42 347 41 546 44 235 48 546 52 633
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
62 178 70 681 81 313 79 350 78 894 83 448 88 776 87 906 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[36] puis Insee à partir de 2004[37].)
Histogramme de l'évolution démographique


La densité de population de la commune est de 2 083 hab./km2. Celle du département est de 61 hab./km2. Elle est de 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et de 115 hab./km2 pour la France (INSEE- 2008).

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Hôtel-Chaboureau, 1er cycle Amérique latine, Espagne et Portugal.

La ville de Poitiers a une ancienne tradition universitaire. L'université de Poitiers a été fondée en 1431 et a formé plusieurs penseurs renommés.

Poitiers est actuellement la ville la plus étudiante de France (avec plus de 27 000 étudiants), en considérant la proportion d'étudiants à la population totale (environ 22 %). Elle possède deux sites universitaires : le centre-ville et le domaine universitaire de Poitiers (nommé aussi campus).

L'université de Poitiers[38] accueille douze composantes :

  • sept Unités de formation et de recherche (UFR), dites facultés, (Droit et Sciences sociales, Médecine et pharmacie, Sciences humaines et arts, Lettres et langues, Sciences du sport, Sciences fondamentales appliquées, Sciences économiques) ;
  • six instituts (IUT d'Angoulême, IUT de Poitiers, institut d'administration des entreprises de Poitiers, Institut de préparation à l’administration générale, Instituts des risques industriels assurantiels et financiers, Institut universitaire de formation des maîtres, avec deux Sites à Angoulême et Niort) ;
  • une grande école d'ingénieurs : l’École nationale supérieure d'ingénieurs de Poitiers (ENSIP) sur le campus.

Elle accueille également en grand nombre de centres de formation privés, comme l'Isfac. L'École nationale supérieure de mécanique et d'aérotechnique de Poitiers (ENSMA) est une école d'ingénieurs qui se situait précédemment à Poitiers. L’École supérieure de commerce et de management (ESCEM) a ses locaux en ville.

Depuis 1991, l’ENSMA et une partie de la faculté des sciences (le SP2MI) ont été déplacés sur la technopole du Futuroscope. Le Centre d'études supérieures de civilisation médiévale (CESCM) est un pôle de recherche de référence dans son domaine, il est hébergé dans l'hôtel Berthelot du XVe siècle.

Depuis 2001, la ville de Poitiers accueille le « Premier cycle Amérique latine, Espagne et Portugal » de l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences Po Paris).

Parmi les collèges de Poitiers, le collège privé de l’union chrétienne de Saint-Chaumond a deux bâtiments séparés de plusieurs kilomètres, un en centre-ville et un au quartier nouveau de la Gibauderie. Le premier est réservé exclusivement aux filles, le second aux garçons, qui reçoivent un enseignement traditionaliste[39],[40].

Le lycée Camille-Guérin, situé au sud-est de la ville, compte plusieurs classes préparatoires littéraires, scientifiques, et économiques et commerciales.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Les rencontres cinématographiques Henri-Langlois, festival de court-métrage.
  • Les Expressifs : le festival du spectacle de rue.
  • Trouver Sonnette à son Pied : le festival en appartements et autres lieux insolites.
  • La Semaine estudiantine, organisée au printemps par les Bitards.
  • Les Rencontres Gourmandes du Poitou, manifestation organisée par la Confrérie de la Grand'Goule.
  • Make Art : festival consacré aux mondes du logiciel libre et des arts numériques.
  • BRUISME : festival consacré aux musiques improvisées et expérimentales, organisé par l'association.
  • Le festival Filmer le Travail : festival cinématographique et photographique autour de l'image dans le monde du travail.

Santé[modifier | modifier le code]

  • Centre hospitalier régional et universitaire de La Miletrie.
  • Centre hospitalier spécialisé Henri Laborit.
  • Polyclinique de Poitiers.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Le Stade poitevin est le club omnisports de la ville, fondé en 1900. Il englobe notamment une équipe de volley-ball ayant évolué au plus haut niveau national en Ligue A (et qui l'a même remporté), une équipe de rugby évoluant en Fédérale 3 et maintenant une équipe de football américain qui évolue en championnat national D3 depuis la saison 2014-2015.
  • Le Poitiers FC (issu des sections football des clubs omnisports français du Stade Poitevin (Stade PEPP) et du Patronage Saint-Joseph-Cercle d'Éducation Physique de Poitiers (CEP)) est le club de football de la ville. Il évolue aujourd'hui en division d'honneur, et est membre de la Ligue du Centre-Ouest. Son principal fait d'armes est un quart de finale de la Coupe de la Ligue joué en 1997-1998 à Bordeaux (perdu 4-3) si l'on prend en compte l'historique du Stade Poitevin PEPP.
    Le club compte à son actif 3 titres de champion du Centre-Ouest en division d'honneur et 6 Coupes du Centre-Ouest.
  • Le Poitiers Basket 86 est le club de basket de la ville, qui évolue actuellement en Pro B, après 4 années consécutives en Pro A. Champion de Pro B en 2008/2009 (en battant son grand rival Limoges CSP en finale), le club créé en 2004 (issu d'une fusion entre le Stade Poitevin et le CEP) découvre donc le haut niveau.
  • Le Poitiers Etudiant Club, club omnisports poitevin lié à la population étudiante de la ville, dispose d'une section handball, et notamment une équipe féminine évoluant en 2013-2014 en Nationale 1 et ce depuis sa dernière descente de Division 2 en 2007-2008, ainsi qu'une équipe masculine évoluant aujourd'hui en Honneur Régional, après avoir évolué au niveau national pendant de nombreuses années.
  • Le Poitiers TTACC 86 est le principal club de tennis de table de la ville. Fruit de la fusion en 2007 entre l'ASPTT Poitiers, le CEP Poitiers et le CCL Fontaine-le-Comte, le club monte pour la première fois de sa très jeune histoire en Championnat de Pro B, en 2011, grâce à son équipe féminine.
  • Le golf des Châlons est situé au nord du campus, sur la commune. Il est entretenu par l'université de Poitiers, fait unique sur le continent européen. Des extérieurs peuvent y jouer mais il est principalement réservé aux étudiants.

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Poitiers était jusqu'en 2011 le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de la Vienne (déménagé sur la technopole du Futuroscope à Chasseneuil-du-Poitou). Elle gère l’aéroport de Poitiers-Biard.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Poitiers et Grand Poitiers ont le label Villes et Pays d'Art et d'Histoire.

Architecture religieuse[modifier | modifier le code]

La ville de Poitiers, aujourd'hui encore surnommée la « ville aux cent clochers », compte de nombreuses églises.

Antiquité tardive et haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]
Vitrail de la Crucifixion (XIIe s) dans la cathédrale Saint-Pierre.
Période romane[modifier | modifier le code]
Église Sainte-Radegonde, console sculptée (XIe s).
Période gothique[modifier | modifier le code]
Époque moderne[modifier | modifier le code]
Clocher du collège des Jésuites (XVIIe siècle).
XIXe siècle[modifier | modifier le code]
XXe siècle[modifier | modifier le code]
Église Saint-Cyprien (1964), aux Trois-Cités.

Architecture militaire[modifier | modifier le code]

Les Très Riches Heures du duc de Berry, mois de juillet avec le château de Poitiers, musée Condé, ms.65, f.7v

Architecture civile[modifier | modifier le code]

Le Palais de Justice de Poitiers.
Néolithique[modifier | modifier le code]
Antiquité[modifier | modifier le code]
Période romane[modifier | modifier le code]
  • Vestiges de maisons romanes rue Jean-Bouchet, place de la Cathédrale et du Cardinal-Pie.
Période gothique[modifier | modifier le code]
Maison dite « des Trois-Clous ».
Renaissance[modifier | modifier le code]
XVIIe siècle[modifier | modifier le code]
  • Hôtel Isaïe de Rochefort, (1599-1629) élégant hôtel particulier, aujourd'hui DRAC Poitou-Charentes.
  • Hôtel Pinet, (vers 1662) construit pour Jean Pinet, receveur général des finances, aujourd'hui présidence de l'Université.
  • Ancien hôpital (1687-1682).
  • Hôtels particuliers rue Descartes, rue Saint-Germain et Grand'Rue.
XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]
  • Hôtel de Nieul, (vers 1785) de style Louis XVI place du Maréchal-Leclerc.
  • Hôtel Vétault, (vers 1790) rue de la cathédrale. Un autre hôtel (1783) du même nom se trouve rue Carnot.
XIXe siècle[modifier | modifier le code]
XXe siècle[modifier | modifier le code]
  • Grande Poste (1910-1919), bel édifice conservant un décor intérieur d'inspiration Art nouveau, sur la façade sculptures d'Aimé Octobre.
Architecture Art Déco
façade Art Déco (1928) sur la place du Maréchal-Leclerc.
Ancien Théâtre Municipal (1954), place du Maréchal-Leclerc.
Monuments commémoratifs et statues[modifier | modifier le code]
Notre-Dames des Dunes (1876).
  • Monument de la guerre de 1870, square de la République. Composé d'un obélisque de réemploi (XVIIIe ?) et d'un bronze expressif de Jules Coutan.
  • Monument aux morts de 1914-1918, boulevard de Verdun, œuvre d'Aimé Octobre.
  • Monument aux coloniaux, boulevard Solférino, détruit dans le bombardement de 1944, c'est aujourd'hui une simple stèle.
  • Jeanne d'Arc ou l'Ange de la Paix, square des Cordeliers, œuvre de Maxime Real del Sarte (1929).
  • Notre-Dame des Dunes, statue colossale sur les falaises des Dunes, construite à l'instigation du cardinal Pie (1876).
  • La Liberté éclairant le Monde, copie d'après Bartholdi, érigée en 1903 sur la place de la Liberté par la loge maçonnique.

Ouvrages d’art[modifier | modifier le code]

  • Ponts :
Le pont Joubert sur le Clain.
    • sur le Clain :
      • pont Saint-Cyprien (routier, quatre voies),
      • pont Neuf, construit par l'ingénieur Barbier en 1778 (routier, quatre voies),
      • pont Joubert (pont médiéval, à double sens de circulation),
      • pont de la Pénétrante (voie rapide, années 1970),
      • pont de Rochereuil (routier, deux voies),
      • pont de l’Intendant Le Nain (routier, trois voies),
      • pont de chemin de fer (XIXe siècle, deux voies) ;
    • sur la Boivre :
      • pont Achard (également au-dessus des voies de chemin de fer).
  • Autres :
    • tunnel du chemin de fer, ornée de portiques imitant des portes de ville médiévales (1849-1850).
Tunnel du chemin de fer, orné des armoiries de la ville.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Espaces verts de Poitiers.

Le plus célèbre est le parc de Blossac siège d'un petit parc animalier. La communauté d'agglomération de Poitiers mène un effort d'extension des espaces verts, notamment le long des vallées du Clain et de ses affluents. Ces terrains autrefois construits sont souvent en zone inondable. Ces nouveaux espaces verts s'ajoutent aux squares et jardins publics plus anciens.

Panorama de Poitiers, vu du Rocher de Coligny (quartier des Dunes).
Parc de Blossac.

Musées[modifier | modifier le code]

Poitiers compte trois musées dont deux réunis en une seule administration. Yves Bourel, conservateur et ancien directeur du musée de l’Hôtel Sandelin[42] à Saint-Omer, a dirigé le début de la restructuration des musées de Poitiers et du lancement du projet pôle muséal de la ville de Poitiers. Il quitte la direction des musées en juin 2009.

Musée Rupert-de-Chièvres.
Musée Sainte-Croix 
C'est le plus grand musée de la ville. Construit en 1974 sur les plan de l'architecte poitevin Jean Monge, le musée Sainte-Croix se dresse à la place de l'ancienne abbaye Sainte-Croix. C'est une vaste structure de béton et de verre, dans le plus pur style des années 1970. Il accueille en exposition permanente les époques de la préhistoire à l'art contemporain, en passant par la période médiévale et les Beaux-Arts. Il possède notamment plusieurs sculptures majeures de Camille Claudel.
Musée Rupert-de-Chièvres 
deuxième musée de la ville de Poitiers, le musée Rupert-de-Chièvres est un ancien hôtel particulier situé en plein centre-ville, entre la préfecture et l'hôtel de ville. Le musée couvre les périodes inexplorées par le musée Sainte-Croix, du XVIe au XVIIIe siècle.

Hypogée de Mellebaude est le troisième musée de la ville de Poitiers. Situé sur la colline des Dunes, c'est un témoignage unique du paléo-chrétien.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Les œuvres peuvent se trouver dans l’un ou l’autre des deux musées.

Établissements culturels[modifier | modifier le code]

  • Médiathèque François-Mitterrand.
  • Espace Mendès-France, centre de culture scientifique, technique et industrielle.
  • Le Confort Moderne, salle de concert et d'exposition.
  • La Fanzinothèque, première bibliothèque de fanzines en France.
  • Le conservatoire national de région.
  • Théâtre Auditorium de Poitiers (TAP) : scène nationale proposant théâtre, danse, cinéma art et essai.
  • Le cinéma salle art et essai Le Dietrich.
  • Le Carré Bleu où programme - entre autres - l'association Jazz à Poitiers.

Ville de garnison[modifier | modifier le code]

Éloignée des frontières, située à un nœud de communications et à proximité d’un champ de tir, la ville de Poitiers a accueilli de nombreuses unités militaires en garnison.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Philosophes, humanistes[modifier | modifier le code]

Religieux[modifier | modifier le code]

Rois, ducs, comtes[modifier | modifier le code]

Personnalités politiques[modifier | modifier le code]

Fonctionnaires, militaires[modifier | modifier le code]

Scientifiques et universitaires[modifier | modifier le code]

Artistes[modifier | modifier le code]

  • Bernard Baudriller, né en 1948, un des membres fondateurs du groupe Tri Yann, il a résidé dans l'agglomération poitevine depuis 1985 et dirigé l'école de musique de Migné-Auxances jusqu'en 2008. Il réside actuellement en Bretagne.
  • Saïd Ben Mohammed, artiste acrobate, né en 1827, marié à Poitiers en 1853, arrière-grand-père maternel d'Édith Piaf[44].
  • Jules Berry, acteur, né à Poitiers en 1883.
  • Alexandre Brunet, artiste peintre né en 1863 à Poitiers, mort après 1906. Auteur de Plaza de taureaux exposé au musée d'Orsay à Paris[45], de Nature morte exposé au musée des beaux arts de Bordeaux [46].
  • Comtesse Dash (1804-1872), née à Poitiers, auteur de romans historiques.
  • Le groupe de musique Deathspell Omega.
  • Fernand Fau, né en 1858 à Poitiers, illustrateur et caricaturiste.
  • Louis Gauffier (1762-1801), peintre.
  • Philip Hermogenes Calderon (1833-1898), né à Poitiers, peintre
  • Numa Marzocchi de Bellucci, (1846-1930), artiste peintre orientaliste.
  • Jean-Philippe Peyraud, né en 1969 à Poitiers, scénariste et illustrateur de bandes dessinées.
  • Léon Perrault (1832-1908), peintre.
  • Joël Robuchon, né en 1945 à Poitiers, cuisinier.
  • Paul Rougnon (1846-1934), né à Poitiers, professeur et compositeur de musique
  • François Thiollet, né en 1782 à Poitiers et mort en 1859 à Paris, architecte, graveur, professeur de dessin aux Écoles Royales d'Artillerie [47] ; Jean-Pierre Thiollet, né en 1956 à Poitiers, critique d'art, auteur de Carré d'Art[48].
  • Jean Valade (1710-1787), artiste peintre, peintre ordinaire du roi.
  • Louis Vierne, né en 1870 à Poitiers, mort en 1937, organiste et compositeur.

Sportifs[modifier | modifier le code]

Journalistes, écrivains[modifier | modifier le code]

  • Jean Bouchet (1476- v.1550), écrivain, son œuvre est assimilée à celle des Grands rhétoriqueurs.
  • Marthe-Marguerite Caylus (1672-1729), auteur de célèbres mémoires née à Poitiers.
  • Louis François Marie Bellin de La Liborlière (1774-1847), recteur de l’académie de Poitiers de 1815 à 1830, mort à Poitiers, auteur notamment de La Nuit anglaise, célèbre parodie du roman noir ou gothique.
  • Robert Sexé (1890-1986), reporter, motocycliste, photographe, il réalisa, entre autres, le 1er tour du monde à moto en 1926, vécut dans à St Benoît une grande partie de sa vie. Il aurait inspiré à Hergé le personnage de Tintin.
  • Claude Bellanger, journaliste, né à Poitiers en 1910, mort en 1978. Résistant, il était proche de François Mitterrand. Il fut avec Émilien Amaury l’un des fondateurs du Parisien libéré dont il assura la direction générale. Il a été vice-président de l'Agence France-Presse et président de la Fédération internationale des éditeurs de journaux.
  • Abel Bonnard, né à Poitiers en 1883, poète, romancier, essayiste et homme politique. Maurrassien, il évolua vers le fascisme dans les années 1930.
  • Georges Bonnet (poète), vit à Poitiers.
  • Michel Carrouges, né à Poitiers en 1910 et mort en 1988. Écrivain surréaliste et catholique (il existe un fonds Michel Carrouges à la BNF).
  • Franck Ferrand, né à Poitiers en 1967, historien, écrivain et animateur de radio.
  • François Garasse (1585-1631), mort à Poitiers, auteur de La Doctrice curieuse des beaux esprits de ce temps — ou prétendus tels.
  • Frédérik Gersal, historien, homme de télévision et de radio, réside à Iteuil, cité périphérique au sud de Poitiers.
  • Dominique Jamet, né en 1936 à Poitiers, journaliste et écrivain, ancien président de l'EPBF, établissement public chargé de la construction de la Bibliothèque nationale de France.
  • Virginie Lou, écrivain, née à Poitiers en 1954, auteur de six romans et de nombreux livres pour enfants.
  • Augustin Nadal (1659-1741), né et mort à Poitiers, auteur dramatique.
  • Jean-Michel Royer (1933-2009), journaliste et écrivain, né à Poitiers.
  • Angèle Koster (1946), écrivain, auteur de romans et d'ouvrages régionalistes

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent au lion de gueules, à la bordure de sable besantée d'or ; au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or[49].

Comtes Plantagenêt de Poitiers

Armoiries de Richard de Cornouailles, prétendant Plantagenêt au comté de Poitiers[50].
Armoiries de la ville de Poitiers, timbre émis en 1942.

Les sceaux des anciens comtes héréditaires du Poitou ne nous présentent pas d'armoiries visibles. C'est Guillaume, frère d’Henri II d'Angleterre, et comte de Poitiers, qui porte le premier en tant qu’armes personnelles, les armes au lion rampant. Richard Cœur-de-Lion et Othon IV, comtes de Poitiers, portent également ces armes. C’est le dernier prétendant Plantagenêt au comté de Poitiers, Richard de Cornouailles, qui nous fait connaître les couleurs de ces armes et qui vulgarise leur usage. Richard portait : d'argent au lion de gueules couronné d'or à la bordure de sable besantée d'or". Ces armes entrent dans plusieurs grandes maisons, qui ont la charge honorifique de lever la bannière du Poitou, comme les Mauléon ou pour les Châtellerault.

Les Châtellerault regroupaient la milice municipale de Poitiers derrière la bannière du Poitou, qui est à l'origine des armes de la ville.

Après la conquête du Poitou par Philippe Auguste, la maison de Poitiers (à travers les Plantagenêt) ne reconnut pas cette confiscation et continua d'utiliser ses armes traditionnelles au lion rouge. Ainsi, Richard, comte de Cornouailles et se revendiquant comte de Poitiers, frère du roi Henri III, portait ces armes, selon Mathieu Paris[51].

Les armes au lion rouge ont servi de base aux armes héraldiques d’officiers royaux de la province (maréchaux et sénéchaux du Poitou) et de villes : Châtellerault, Mauléon et de Poitiers, capitale du Poitou. Cette dernière ville a même conservé la version besantée du prince de Cornouailles, avec un chef aux lys d'or des rois de France, mêlant ainsi les armes des deux ennemis sur son blason.

Il existerait encore de très nombreuses représentations de ces armes en vitraux ou sculptées à Poitiers [52].
Commentaires : Le chef de France (d'azur à trois fleurs de lys d'or) surcharge la partie haute de la bordure et ses trois besants lorsque la ville fut rattachée au royaume de France. Elle le conserva sous domination anglaise. Le blasonnement actuel sous-entend une bordure chargées de 8 besants (valeur défaut pour le besanté) contre les 12 de Malte-Brun. De fait, les représentations les plus fréquentes présentent 9 besants visibles, ce qui, avec les trois cachées pas le chef brochant, conforte les 12 besants de Malte-Brun. En effet ce dernier, dans la France illustrée, tome V (1884), blasonne ainsi : D'argent, au lion de gueules, à la bordure de sable, chargée de 12 besants d'or, au chef d'azur, chargé de trois fleurs de lys d'or. (alias : D'or, au lion grimpant de sable, à la bordure du même, chargée de 12 besants d'or, au chef d'azur, semé de fleurs de lys d'or.)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Favreau, Régis Rech et Yves-Jean Riou (directeurs), Bonnes villes du Poitou et des pays charentais (XIIeXVIIIe siècles) : Actes du colloque tenu à Saint-Jean-d’Angély les 24-25 septembre 1999, publiés par la Société des antiquaires de l'Ouest in Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest et des Musées de Poitiers, 5e série, tome VIII (2002), à Poitiers (ISBN 2-9519441-0-1).
  • Stéphane Blond, Visiter Poitiers, Bordeaux, Éditions Sud Ouest, 2008.
  • Poitiers, une histoire culturelle, 1800-1950, ouvrage collectif coordonné par Alain Quella-Villéger, Atlantique, éditions de l'actualité scientifique Poitou-Charentes (espace Mendès-France, Poitiers).
  • Hubert Le Roux, Poitiers pas à pas : Son histoire à travers ses rues, ses places, ses monuments, ses hommes célèbres Éditions Horvath 42120 le Coteau, 1987 (ISBN 2-7171-0523-9).
  • Hubert Le Roux, Poitiers de A à Z : Dictionnaire de Poitiers, ville d'art et d'histoire (rues, lieux-dits, cités, monuments, curiosités, services publics…) Poitiers, 1976.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Poitiers.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Potchiers en poitevin
    La forme occitane du toponyme est Peitieus.
  2. Insee - Résultats du recensement de la population de 2011 - Unité urbaine de Poitiers
  3. Insee - Résultats du recensement de la population de 2010 - Aire urbaine de Poitiers
  4. Chiffres clés - EPCI de la CA Grand Poitiers, site de l'Insee
  5. Les 12 communes de la CAP
  6. « Relevés climatiques de Poitiers 1971-2000 », sur météo france (consulté le 7 janvier 2012)
  7. « Données mensuelles de janvier 2008 pour Poitiers », sur www.meteociel.fr (consulté le 24 décembre 2009)
  8. « Conditions climatiques de la ville de Poitiers dans la Vienne », sur site de Météo France (consulté le 11 janvier 2010)
  9. Site de Poitiers Cœur d'Agglo
  10. Pierre-Yves Lambert, La langue gauloise, p. 35 et 92, éditions errance (ISBN 2-87772-089-6).
  11. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003. p. 198.
  12. Gérard Coulon, Les Gallo-Romains : vivre, travailler, croire, se distraire - 54 av. J.-C.-486 ap. J.-C., Paris, éd. Errance, 2006. Collection Hespérides, (ISBN 2-87772-331-3), p. 21
  13. André Chédeville, « Le mouvement communal en France aux XIe et XIIe siècles, ses éléments constitutifs et ses relations avec le pouvoir royal » in Robert Favreau, Régis Rech et Yves-Jean Riou (directeurs), Bonnes villes du Poitou et des pays charentais (XIIeXVIIIe siècles) : Actes du colloque tenu à Saint-Jean-d’Angély les 24-25 septembre 1999, publiés par la Société des antiquaires de l'Ouest in Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest et des Musées de Poitiers, 5e série, tome VIII (2002), à Poitiers (ISBN 2-9519441-0-1), p. 12
  14. André Chédeville, Le mouvement communal en France…, p. 20.
  15. André Chédeville, Le mouvement communal en France…, p. 21.
  16. Robert Favreau, « Naissance des communes en Poitou, Aunis, Saintonge et Angoumois », in Robert Favreau, Régis Rech et Yves-Jean Riou (directeurs), Bonnes villes du Poitou et des pays charentais (XIIe siècle) : Actes du colloque tenu à Saint-Jean-d’Angély les 24-25 septembre 1999, publiés par la Société des antiquaires de l'Ouest in Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest et des Musées de Poitiers, 5e série, tome VIII (2002), à Poitiers (ISBN 2-9519441-0-1), p. 160
  17. Procès-verbal de délivrance à Jean Chandos, commissaire du roi d’Angleterre, des places françaises abandonnées par le Traité de Brétigny, d’après le manuscrit du Musée Britannique - A. Bardonnet - Niort - 1867 Histoire passion
  18. a et b [1]
  19. Jean Nicolas, La Rébellion française : mouvements populaires et conscience sociale, 1661-1789, Paris : Gallimard, 2008, coll. Folio, (ISBN 978-2-07-035971-4), p. 130 et 161.
  20. Jean Nicolas, op. cit., p. 433
  21. Jean Nicolas, op. cit., p. 381.
  22. Jean-Marie Augustin, L'histoire véridique de la séquestrée de Poitiers, Fayard,‎ 2001, 334 p. (ISBN 2213609519)
  23. « Quand Poitiers était la capitale de la Belgique », La Nouvelle République, http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/Communes/Poitiers/n/Contenus/Articles/2012/05/27/Quand-Poitiers-etait-la-capitale-de-la-Belgique, (article du 27 mai 2012).
  24. http://www.poitou-magazine.com/1-234-Le-bombardement-de-Poitiers.php
  25. Didier Monteil, « Plus fort que l’anti-CPE et le 29 janvier », La Nouvelle République, numéro du 20 mars 2009, p. 43.
  26. Robert Favreau et Jean-Marc Roger, « Les Archives municipales de Poitiers antérieures à la Révolution », in Robert Favreau, Régis Rech et Yves-Jean Riou (directeurs), Bonnes villes du Poitou et des pays charentais (XIIeXVIIIe siècles) : Actes du colloque tenu à Saint-Jean-d’Angély les 24-25 septembre 1999, publiés par la Société des antiquaires de l'Ouest in Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest et des Musées de Poitiers, 5e série, tome VIII (2002), à Poitiers (ISBN 2-9519441-0-1), p. 445-455
  27. Homonyme du précédent
  28. Jean-Henri Calmon, Occupation, Résistance et Libération dans la Vienne en 30 questions, Geste éditions, coll. « 30 questions », Jean-Clément Martin (dir.), La Crèche, 2000, 63 p. (ISBN 2-910919-98-6), p. 19.
  29. Ibid.
  30. Denys Frétier. L’homme aux quatre maires. La Nouvelle-République, n° des 10-11 décembre 2007 (avec Paul Vertadier (sic)) pour les quatre maires d’après-guerre
  31. Jean Henri Calmon, op. cit., p. 55.
  32. Poitevin sur le Trésor informatisé de la langue française ; consulté le 1er juin 2008
  33. a et b Larousse, Larousse encyclopédique en couleurs, Paris : Larousse, 1979
  34. Josette Rey-Debove, Alain Rey, Le nouveau Petit Robert, version électronique, 2010
  35. Par exemple : Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 17/07/2008.
  36. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  37. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  38. Site de l'université de Poitiers
  39. Il n’y aura que des garçons au collège Saint-Chaumond, Poitiers-ma-ville, publié le 24 août 2009, consulté le 19 juin 2010
  40. Jean-Michel Gouin, « Darwin contesté à l’union chrétienne ? », La Nouvelle République, publié le 10 mai 2010, consulté 19 juin 2010
  41. http://cinemasdunord.blogspot.fr/2010/12/edouard-lardillier-architecte-de-cinema.html
  42. Hôtel Sandelin
  43. Photo tableau
  44. Édith Piaf, Au bal de la chance, 1958 (Éditions de la Loupe, 2007, p.22)
  45. http://www.musee-orsay.fr/fr/collections/catalogue-des-oeuvres/notice.html?nnumid=78043
  46. « Notice no 000PE020030 », base Joconde, ministère français de la Culture
  47. http://www.centre-presse.fr/article-320735-thiollet.html
  48. Art Institute of Chicago, http://ryerson.artic.edu/search/?searchtype=e&SORT=D&searcharg=blateau&searchscope=1
  49. C'est le blasonnement qu'on trouve dans le Grand Larousse encyclopédique en 10 volumes.
  50. http://ouest.heraldique.free.fr/poitou_armoiries.htm.
  51. Historia minor, par Mathieu Paris & Catalogue of english medieval Rolls of arms n°1, par Wagner
  52. « Les armoiries des comtes de Poitiers », in Revue française d'héraldique et de sigillographie, 8e année - 1952, p. 3 ss.