Jean Broc

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La Mort d'Hyacinthe, par Jean Broc

Jean Broc est un peintre français, né le 16 décembre 1771 à Montignac, en Dordogne, mort en 1850[1] à Lopatyn (localité polonaise alors dans l'Empire russe et aujourd'hui en Ukraine).
Il fut élève de David, dans l'atelier duquel il fit partie du groupe des Barbus.
Il est l'auteur de La Mort d'Hyacinthe, conservé au musée de Poitiers[2]. Le musée du Louvre expose depuis fin janvier 2007 l'École d'Apelle qui vient d'être restauré,voir photographie avant restauration. Lire l'article de la Tribune de l'Art.

Envois aux Salons[modifier | modifier le code]

La Mort de Desaix
  • 1800, L'École d'Apelle, musée du Louvre, don en 1872, de Mme Dwernicka, fille de l'artiste.
  • 1801,
  • 1806, La Mort du général Desaix, Versailles.
  • 1810, Renaud et Armide.
  • 1814,
  • 1817, Portrait d'un garde national à cheval.
  • 1819,
    • La Magicienne consultée, Musée de Bayeux (une réplique ou une copie de cette œuvre est conservée au Musée des Beaux-Arts de Béziers et une autre au Musée Garinet de Châlons-en-Champagne).
    • La Mort de Virginie.
  • 1833, Les Envoyés de Dieu, église d'Yvré-l'Évêque, (Voir image, plus bas)

Arts décoratifs[modifier | modifier le code]

  • 1814, Les Monuments de Paris, papier peint panoramique en 30 lés, dessiné pour la manufacture Dufour.
  • 1823, Paul et Virginie, papier peint panoramique en 23 lés, camaïeu de gris, dessiné pour la manufacture Dufour.

Attributions[modifier | modifier le code]

  • Ulysse chez les Phéaciens : Le lancer du disque, Dijon, Musée Magnin

Autres œuvres documentées[3].[modifier | modifier le code]

  • La paix et la justice, documentée au Musée de Valence en 1837/1849
  • La France triomphante, 1831
  • La justice entourée d'enfants et d'animaux symboliques, 1850-1851, laissé inachevé à la mort du peintre, sa fille Mme Dwernicka a demandé à le terminer.
  • La révolution de 1830, 1835, commandé mais peut être jamais réalisé.

Commentaire d'Auguste Jal du tableau Les Anges exposé au Salon de 1833[modifier | modifier le code]

Les Envoyés de Dieu, dans l'église Saint-Germain d'Yvré-l'Évêque (Sarthe)

Selon une coutume habituelle des salonniers, Auguste Jal fait parler des visiteurs imaginaires commentant les œuvres exposées, nous avons ici un ultra Romain, un homme aux lunettes, un petit vieillard, une marquise. Après avoir discuté d’un tableau de Guichard[4], ce groupe se dirige vers Les Anges de Jean Broc :

« Le petit Vieillard. – Ce n’est pas mal dessiné assurément ; mais si M. Guichard, que je crois un jeune homme, avait pu apprendre à dessiner chez M. David avec nous, il serait autrement élégant et correct. Tenez, si vous voulez voir le sentiment de notre école élevé à sa dernière puissance, voyez les Anges de Broc.

Le groupe fait quelque pas à gauche.
La Marquise. – Nous demandions tout à l’heure ce que signifiait la scène de M. Guichard ; c’est bien de ceci qu’on peut demander ce que cela veut dire.
Le Vieillard. – C’est Dieu, sous la figure de trois archanges : Gabriel, qui représente la prophétie ; Raphaël, qui représente la bienfaisance, et Michel la force. L’idée est très ingénieuse, comme vous voyez.
L’Homme aux lunettes. – Un peu trop subtile, pour être bien comprise.
L’Ultra-Romain. – La pensée ne me fait rien. Je vois en ces trois anges trois figures. Qu’ils marchent sur le terrain du paradis terrestre ou sur le tapis vert de Versailles, peu m’importe, ils sont sans pureté de forme, sans précision de silhouette, sans grandeur ; voila tout ce qui me frappe. Allez voir notre divin Raphaël !
Le Vieillard.- Monsieur est de l’école de Ingres, sans doute.
L’Ultra-Romain.- Mais, je m’en flatte.
Le Vieillard.- Oh ! alors il n’y a pas d’espoir de vous faire revenir.
L’Ultra-Romain.- Non, pas à propos de cette grande galette, toujours.
Le Vieillard- Un des plus beaux morceaux de l’école de David !
L’Ultra-Romain.- Tant pis pour elle.
Le Vieillard.- L’ouvrage d’un homme consciencieux qui le fait depuis dix ans peut-être.
(plus loin...)
Le petit Vieillard. – Mais, monsieur, savez-vous bien que Broc, dont vous traitez si cavalièrement une œuvre remarquable, a eu beaucoup de renommée ?
L’Ultra-romain. – J’irai chanter sous sa fenêtre : « Vous étiez ce que vous n’êtes plus ; vous n’étiez pas ce que vous êtes. »

— Jal, Les Causeries du Louvre, pages 199

Note[modifier | modifier le code]

  1. Sa fille Aline avait épousé le général polonais Józef Dwernicki.
  2. Il y a deux musées à Poitiers qui expose les collections municipales de peinture: Le musée Sainte-Croix et le musée Rupert de Chièvres, La Mort d'Hyacinthe est exposée au musée Rupert de Chièvres.
  3. Informations d'archives trouvées sur la Base Arcade
  4. Sans doute Joseph Guichard ?

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sylvain Laveissière, Le tableau du mois, n° 139, À la mémoire de Robert Rosenblum ( 1927-2006), feuillet édité gracieusement par le musée du Louvre à l'occasion de la présentation du 7 février 2007 au 5 mars 2007 comme tableau du mois de L'École d'Appelle.
  • Brigitte et Gilles Delluc, « Jean Broc et Pierre Bouillon, deux peintres périgourdins du temps de David », Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 2007, 134, p. 445-466, ill.
  • Anne Benéteau, Cécile Le Bourdonnec et Daniel Clauzier, Jean Broc, La mort d'Hyacinthe (1801), édité par les Musées de la Ville de Poitiers, 2013