Neuville-de-Poitou

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Neuville-de-Poitou
L'église et le château d'eau
L'église et le château d'eau
Blason de Neuville-de-Poitou
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Poitiers
Canton Neuville-de-Poitou
(chef-lieu)
Intercommunalité C.C. du Neuvillois
Maire
Mandat
Séverine Saint-Pé
2014-2020
Code postal 86170
Code commune 86177
Démographie
Gentilé Neuvillois
Population
municipale
5 195 hab. (2011)
Densité 305 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 41′ 10″ N 0° 14′ 45″ E / 46.6861111111, 0.245833333333 ()46° 41′ 10″ Nord 0° 14′ 45″ Est / 46.6861111111, 0.245833333333 ()  
Altitude Min. 91 m – Max. 140 m
Superficie 17,06 km2
Localisation

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Neuville-de-Poitou
Liens
Site web neuville-de-poitou.com

Neuville-de-Poitou est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Poitou-Charentes. Elle appartient à la Communauté de communes du Neuvillois. En 2005, le Pays du Haut-Poitou et Clain a été créé et cela lui a permis de s'associer à 35 communes environnantes.

Ses habitants sont appelés les Neuvillois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est située à 16 km au nord de Poitiers sur la route nationale 147 qui relie Poitiers à Angers. Comme Vouillé, la petite ville appartient désormais à la zone péri-urbaine de Poitiers.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Neuville-de-Poitou
Charrais Blaslay - Chabournay Vendeuvre-du-Poitou
Yversay Neuville-de-Poitou
Cissé Avanton

Histoire[modifier | modifier le code]

Neuville apparaît dans les textes pour la première fois en 876 sous le nom de Nova Villa à l'occasion d'un don réalisé par un franc du nom d'Aldurus à l’abbaye Saint-Hilaire de Poitiers. Pendant la guerre de Cent Ans, Neuville souffre de sa position aux marges des possessions françaises et anglo-aquitaines. Comme tout le Poitou, elle repasse sous contrôle anglais en 1360. En 1410 la paroisse s'organise et prend le nom de Notre-Dame de Neuville. Le Poitou avec ses amandiers, ses noyers, ses vignes, nourrit sa population. Commerce et artisanat se développent (négoce du vin, du blé, de la laine, des bœufs et des mules).

La peste frappe de 1628 à 1632. En 1750, Neuville ne compte que 403 feux alors que Vendeuvre sa « rivale » en compte 613.[réf. nécessaire]

En 1790, pendant la Révolution française Neuville devient chef-lieu de canton. La commune accueille favorablement les avancées de la Révolution française et plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution et de la liberté. Il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnaires, comme la fête des Époux, et quand il dépérit, il est replanté[1]. La conscription provoque des incidents, et le château du lieu-dit de Bellefois est détruit[réf. nécessaire].

Le début du XIXe siècle voit la crise du phylloxéra ruiner les propriétaires fonciers. La terre passe aux anciens fermiers et métayers. Les plus humbles émigrent pour trouver du travail. C'est à cette époque que se crée Neuville au Québec.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, un camp de prisonniers de l’armée d'Afrique est établi par les Allemands à Neuville : ils sont affectés aux travaux agricoles. Progressivement, ils sont renvoyés en Afrique par l’occupant ; un certain nombre d’entre eux ont disparu[2].

En 1958, la commune de Neuville prend le nom de Neuville-de-Poitou.

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de la Vienne.
Blason Blasonnement :
De gueules à Saint Hilaire d'or, vêtu pontificalement, crossé et mitré du même.

Économie[modifier | modifier le code]

Plusieurs coopératives ou entreprises de négoce de céréales, une coopérative viticole, de tabac, de pommes de terre.

Une entreprise d'étiquettes de 140 salariés[3]

Une entreprise de matériel agricole[4]

Une huilerie de noix[5]

À Bellefois, une brasserie produit des bières nommées d’après les batailles ayant eu lieu sur le seuil du Poitou : la 507 blanche (bataille de Clovis), la 732 dorée (Charles Martel), la 1356 rousse (bataille du Prince Noir et de Jean II le Bon).

Une cave coopérative : la Cave du Haut Poitou produisant des Haut-Poitou AOC.

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[6], il n'y a plus que 24 exploitations agricoles en 2010 contre 49 en 2000. Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit -16 %. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement de la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leurs exploitations[7].

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de 2 067 hectares en 2000 à 1 871 hectares en 2010. 51 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orge et maïs), 32 % pour les oléagineux (moitié en colza et moitié en tournesol), 1 % pour le fourrage et moins de 1 % en herbe.
En 2000, 94 hectares étaient consacrés à la vigne (108 en 2010) pour la production des Haut-Poitou AOC. Durant cette même période, le nombre d'exploitations viticoles a chuté pour passer de 31 à 10.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
XIXe siècle   Armand Caillard    
1971 1977 René Métayer   Conseiller général (1967-1973)
Député (1973-1978)
1977 1983 Serge Chamoret PS Professeur, conseiller général
1983 1995 Bernard Champalou RPR  
mars 1995 mars 2004 Jean Petit[8] PS  
mars 2004 en cours Séverine Saint-Pé UMP  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 195 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 465 2 718 2 780 2 516 2 720 2 699 2 755 2 862 2 953
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 014 3 310 3 379 3 456 3 754 3 873 3 692 3 506 3 151
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 142 3 218 3 261 3 007 2 887 2 774 2 825 2 902 2 882
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
3 051 3 104 3 312 3 623 3 840 4 058 4 706 4 892 5 195
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

La densité de population de la commune est de 300 hab./km2. Celle du département est de 61 hab./km2. Elle est de 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et de 115 hab./km2 pour la France (INSEE- 2008).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Pierre-Levée
  • La Pierre-Levée, dolmen néolithique formé de dalles gréseuses est classé monument historique depuis 1900[11]. Le dolmen appartenait, autrefois, à un ensemble mégalithique qui comprenait plusieurs dolmens et un menhir. La table du dolmen est longue de 7,5 m et large de 4 m. Son épaisseur est de 90 cm. La table repose sur neuf piliers ou orthostrates. Le dolmen était utilisé comme sépulture collective. À l'origine, il était recouvert de pierres et de terre pour former une butte artificielle appelée tumulus. Une entrée permettait d'y accéder pour y placer les morts. Érodée par le temps et la pluie, la butte s'est dégradée et seules les plus grosses pierres sont restées[réf. nécessaire]. Les tumulus de Bougon dans le département voisin des Deux-Sèvres permettent de se donner une idée de ce que devait être ces sites à la préhistoire. Le menhir du Pas-de-Mule, a, quant à lui, disparu, détruit pendant la période révolutionnaire.
  • Château de Furigny, XIIIe et XVIIe siècles, avec murs d'enceinte et tours d'angle, et dont la porte d'entrée fortifiée est inscrite depuis 1935[12],[13]
  • Église Notre-Dame, XIXe siècle
  • Terrain de motoball
  • Espace de modélisme avec piste bitumée de vitesse, piste TT et bassin[14]
  • Arboretum

Événements[modifier | modifier le code]

  • Depuis 1985, salon européen du modélisme Modelexpo[15] le 1er week-end d'octobre
  • Depuis 2001, festival de jazz Neuvil' en Jazz, le 3e week-end de juillet
  • En juin, fête foraine annuelle de la Saint-Jean avec chars fleuris (un an sur deux), feux de la Saint-Jean et feux d'artifice.
  • Marché le dimanche et le jeudi
  • Finale nationale de motoball

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • René Hyacinthe Thibaudeau (1737 - 1813), avocat, historien, député du tiers état en 1789, un des fondateurs du département de la Vienne, résidait à Bellefois (lieu-dit de la commune).
  • Georges Vacher de Lapouge (1854-1936), auteur de thèses eugénistes, est né dans la commune.
  • Norbert Boucq (1932 - 2008), footballeur puis entraîneur français y est né.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 181 et 186
  2. Roger Picard, La Vienne dans la guerre 1939/1945 : la vie quotidienne sous l’Occupation, Lyon : Horvath, 1993. 264 pages. ISBN 2-7171-0838-6, p. 66 et 112
  3. APE
  4. Dousset-Matelin
  5. Huilerie Jacques Batard
  6. Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  7. Agreste – Enquête Structure 2007
  8. Fichier des maires de la Vienne sur le site de la Préfecture. Consulté le 15 novembre 2009
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  11. « Notice no PA00105565 », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 16 novembre 2009
  12. « Notice no PA00105564 », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 16 novembre 2009
  13. « Notice no IA00044648 », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 16 novembre 2009
  14. Modelespace
  15. Modelexpo
  16. site web

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Neuville de Poitou, au fil du temps, Jacques Genet, 2003
  • Neuville de Poitou et son Canton, Les Amis de la Pallu, éd. Alan Sutton, 2000

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]