Dangé-Saint-Romain

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Dangé-Saint-Romain
Maison communale de Dangé-Saint-Romain
Maison communale de Dangé-Saint-Romain
Blason de Dangé-Saint-Romain
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Châtellerault
Canton Canton de Dangé-Saint-Romain
Intercommunalité Communauté de communes Vienne et Creuse
Maire
Mandat
Claude Daguisé
2014-2020
Code postal 86220
Code commune 86092
Démographie
Gentilé Dangéens
Population
municipale
3 112 hab. (2011)
Densité 89 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 56′ 14″ N 0° 36′ 24″ E / 46.9372222222, 0.60666666666746° 56′ 14″ Nord 0° 36′ 24″ Est / 46.9372222222, 0.606666666667  
Altitude Min. 37 m – Max. 127 m
Superficie 34,99 km2
Localisation

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Dangé-Saint-Romain est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Poitou-Charentes. Ses habitants sont appelés les Dangéens ou Dangéennes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la départementale 910 précédemment nationale 10. Elle est située à proximité de Châtellerault (entre Tours et Poitiers à environ 50 km).

La route départementale D1 commence à Dangé-Saint-Romain et relie la commune à Lizant.

La Vienne traverse la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1057, Dangé est cité sous le nom de Parochia Dangiaci dans le charte cartulaire de Noyers, puis sous celui de Parochia Dangiacensis en 1058.

Avant la Révolution française, la paroisse de Dangé fait partie du duché, de la sénéchaussée et de l’élection de Châtellerault. Traversé par la route royale qui va de Paris en Espagne, elle bénéficie du passage des voyageurs. Elle ne semble pas dominée par des puissants seigneurs, mais animée par des notables aisés et des laboureurs parfois indociles.

Comme le reste de la France, Dangé accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnaires. En tant que symbole, il est scié à la fin de la décennie révolutionnaire lors d’un épisode de réaction royaliste[2].

Au XIXe siècle, les moyens de communication sont progressivement améliorés : routes, pont, chemin de fer et télégraphe en octobre 1882, et instaurent comices agricoles et foires mensuelles.

Saint-Romain est quant à lui cité sous le nom de « Ecclesia Sancti Romani in episcopatus Turonensi » en 1164. La paroisse appartient à la puissante abbaye Sainte-Croix de Poitiers.

En décembre 1439, le roi Charles VII autorise l’abbesse de Sainte-Croix de Poitiers à fortifier son « Moustier » de Saint-Romain-sur-Vienne, ce qui assure au village une relative tranquillité et lui permet de se consacrer aux cultures, en particulier celle de la vigne.

Sous l’Ancien Régime, la paroisse de Saint-Romain fait partie de l’archiprêtré de l’Ile-Bouchard, relevant du diocèse de Tours, mais également du duché, de la sénéchaussée et de l’élection de Châtellerault. Essentiellement agricole, le village ne connaît pas de développement industriel, mais la construction du pont en 1858 lui permet de se moderniser.

Depuis la fin des années 1950, il existe sur le territoire de Dangé une ancienne cité américaine baptisée La Fayette Village puis Résidence La Fayette en hommage au célèbre général et marquis. Comportant une centaine de pavillons, celle-ci est due à l'occupation du camp de Saint-Ustre (actuelle ZI-Zone industrielle) de 1952 à 1967 par les militaires américains en charge de l'intendance, sur la commune voisine d'Ingrandes.

Malgré la Vienne qui les sépare, les deux communes sont unies en 1971 et forment depuis une seule commune[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Robert Stanghellini    
mars 2008 mars 2014 Nelly Mérand[4]    
mars 2014 en cours Claude Daguisé    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de la Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Un jumelage existe depuis 1976 entre la commune de Dangé-Saint-Romain et la commune de Mamer (charte signée à Mamer le 23 mai 1976, charte signée à Dangé-Saint-Romain le 14 juillet 1976).

Un deuxième jumelage existe avec Koubri au Burkina Faso depuis les années 1990. Le comité de jumelage a été créé le 26 novembre 1995 à Koubri et le 14 juillet 1996 à Dangé-Saint-Romain, son siège est situé à la mairie de Dangé-Saint-Romain.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 112 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
678 790 699 672 730 685 798 896 900
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
898 867 835 816 840 789 766 801 790
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
806 862 924 934 946 912 951 965 1 162
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 846 1 404 2 530 2 839 3 150 3 135 3 111 3 120 3 145
2011 - - - - - - - -
3 112 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


La densité de population de la commune est de 90 hab./km2. Celle du département est de 61 hab./km2. Elle est de 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et de 115 hab./km2 pour la France (INSEE, 2008).

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[6], il n'y a plus que 30 exploitations agricoles en 2010 contre 45 en 2000. Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit -16 %. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leur exploitations[7].

Les surfaces agricoles utilisées ont stagné et sont passées de 2 810 hectares en 2000 à 2 828 hectares en 2010. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations[6]. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[7].

58 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orge et maïs), 15 % pour les oléagineux (moitié en colza et moitié en tournesol), 9 % pour le fourrage et 4 % reste en herbes. En 2010, un hectare (4 en 2000) est consacré à la vigne. Le vignoble est exploité par 4 fermes (14 en 2000)[6].

5 exploitations en 2010 (contre 6 en 2000) abritent un élevage de bovins (464 têtes en 2010 contre 569 têtes en 2000). Les élevages d'ovins et de volailles ont disparu en 2010 (respectivement 35 têtes sur 4 fermes en 2000 et 402 têtes sur 20 exploitations)[6].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le pont sur la Vienne
  • Le château de Piolant.
  • Le pont sur la Vienne, qui fait la liaison entre Dangé et Saint-Romain a fêté ses 150 ans le 27 septembre 2008 mais il avait été bombardé et réparé dans les années 1960.
  • Plusieurs moulins sont implantés sur la commune : moulin de Charçay, les Trois Moulins, le moulin de Surin.
  • Belle halle en bois.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre de Dangé du XIXe siècle. Dans le chœur, réemployé sur l'autel, un bas relief en albâtre représente une mise au tombeau du XVIIe siècle. Les vitraux datent de la fin de XIXe siècle ; ils proviennent pour la plupart de l'atelier Fournier à Tours.
  • Église Saint-Romain de Saint-Romain.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune abrite sur son territoire une zone naturelle classée d’intérêt écologique, faunistique et floristique. Elle englobe la pointe sud-est d’un secteur boisé formant un ensemble plus ou moins morcelé de petits bois privés traversé par l’autoroute A10 implanté sur les communes de Dangé-Saint-Romain et Vellèches. Surplombant d’une trentaine de mètres le vallon formé par le Ruisseau des Trois Moulins, le bois des Pierrières et le bois Blanchard forment deux entités bien distinctes.

Le bois Pierrières se trouve sur des affleurements de craie turonienne et des sols calcaires limono-argileux peu profonds. L’habitat forestier est composé de chênaie pubescente thermophile à chêne pubescent et de chêne vert. Cette dernière essence est typiquement méditerranéenne. Elle possède en Poitou-Charentes une répartition très tranchée : commun et abondant sur les dunes du littorale, il se raréfie considérablement vers l’intérieur, où il se cantonne alors sur les substrats calcaires les plus superficiels, dans des sites climatiquement privilégiés. Ses colonies s’égrènent ainsi du sud du département de la Charente au nord du département de la Vienne, de moins en moins abondantes au fur et à mesure que l’on remonte vers le nord. Le bois des Pierrières peut être considéré comme une de ses zones d’implantation la plus septentrionale en France. Sur le site, le chêne est d’ailleurs accompagné par diverses autres plantes thermophiles, telles que la Germandrée des montagnes ou la Brunelle à grandes fleurs, qui renforcent le caractère d’îlot "méridional" de ce coin du nord de la Vienne.

Le bois Blanchard occupe des sols sableux profonds développés sur argile et grès du Turonien supérieur. L’habitat forestier est composé de chêne pédonculés et de châtaigniers. Ils sont accompagnés, en sous-strate, d’Ajonc d’Europe, de Fougère-aigle et d’Alisier de Fontainebleau. Cette dernière essence est un grand arbuste ou petit arbre caducifolié qui ne dépasse pas 15 m de hauteur, à feuilles largement ovales, faiblement lobées et dentées. Il est une endémique dans l’ouest de l’Europe et présent en France dans un petit quart nord-est où il est toujours rare et disséminé. L’espèce est, d’ailleurs, protégée au niveau national. En Poitou-Charentes, sur la marge occidentale de son aire de répartition, l’espèce est localisée à un unique secteur du Châtelleraudais, sur les communes de Dangé-Saint-Romain et Vellèches, en petites populations disjointes qui ne possèdent à chaque fois qu’un faible nombre de pieds (moins d’une dizaine en général).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de la Vienne.
Blason Blasonnement :
De gueules à trois fleurs de lys d'argent.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles de Wikipédia[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 27/09/2008.
  2. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 153
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  6. a, b, c et d Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  7. a et b Agreste – Enquête Structure 2007