Marbourg

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Marbourg
Marburg
Image illustrative de l'article Marbourg
Blason de Marbourg
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Land Hesse
District
(Regierungsbezirk)
Giessen
Arrondissement
(Landkreis)
Marbourg-Biedenkopf
Bourgmestre
(Oberbürgermeister)
Egon Vaupel
Partis au pouvoir SPD
Code postal 35001-35043
Code communal
(Gemeindeschlüssel)
06 5 34 014
Indicatif téléphonique 06421
Immatriculation MR, BID
Démographie
Population 77 836 hab. (31/12/2008)
Densité 625 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 49′ 00″ N 8° 46′ 00″ E / 50.816667, 8.766667 ()50° 49′ 00″ Nord 8° 46′ 00″ Est / 50.816667, 8.766667 ()  
Altitude Min. 173 m – Max. 412 m
Superficie 12 450 ha = 124,5 km2
Localisation

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Marbourg
Liens
Site web www.marburg.de/

La ville de Marbourg (en allemand Marburg) est le chef-lieu de la circonscription de Marbourg-Biedenkopf, en Hesse (Allemagne). En 2008, la ville comptait 78 520 habitants. Elle est traversée par la rivière Lahn. C'est une ville libre depuis le XIIe siècle, au cours duquel elle a acquis l'autonomie municipale. De cet héritage découle le statut spécial dont dispose encore aujourd’hui la ville, comme six autres villes de Hesse.

La Philipps-Universität de Marbourg, fondée en 1527, est la plus ancienne des universités protestantes d’Allemagne. Elle joue un rôle particulièrement important pour l’image de marque de la ville et est étroitement mêlée à l’identité municipale. Marbourg est une agréable cité estudiantine, dressée à flanc de colline.

Elle se distingue par son château perché sur un éperon et par son imposante église gothique, dédiée à sainte Élisabeth. Cette dernière, princesse de Hongrie venue se retirer ici pour soigner les malades incurables, fit longtemps de la ville un centre de pèlerinage. Avec la Réforme protestante, Marbourg devint un important foyer de théologie protestante.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géographie physique[modifier | modifier le code]

La ville de Marbourg est située à mi-chemin entre Francfort-sur-le-Main et Cassel. Elle est éloignée de chacune d’entre elles d’environ 77 km. La ville universitaire de Giessen se situe à environ 27 km au sud de Marbourg. Le centre ville de Marbourg s’étend sur 9 km du nord au sud et sur 6 km d’est en ouest. Elle est traversée par la Lahn, des Lahnbergen à l’est au Marburger Rücken à l’ouest.

Découpage administratif[modifier | modifier le code]

Municipalité de Marbourg

La ville de Marbourg fonctionne selon le principe du fédéralisme depuis qu'elle a été fusionnée avec dix-huit autres communes en 1974 :

  • Bauerbach (1 630 habitants) ;
  • Bortshausen (245 habitants) ;
  • Cappel (environ 6 500 habitants) ;
  • Cyriaxweimar (environ 600 habitants) ;
  • Dagobertshausen (441 habitants) ;
  • Dilschhausen (178 habitants) ;
  • Elnhausen (1 275 habitants) ;
  • Ginseldorf (817 habitants) ;
  • Gisselberg (915 habitants) ;
  • Haddamshausen (580 habitants) ;
  • Hermershausen (406 habitants) ;
  • Marbach (3 250 habitants) ;
  • Michelbach (environ 1 900 habitants) ;
  • Moischt (environ 1 200 habitants) ;
  • Ockershausen (environ 5 600 habitants) ;
  • Richtsberg (environ 9 000 habitants) ;
  • Ronhausen (242 habitants) ;
  • Schröck (1 838 habitants) ;
  • Wehrda (environ 8 000 habitants) ;
  • Wehrshausen (807 habitants).

Ces communes sont gérées par un conseil municipal commun et un maire (Oberbürgermeister, actuellement Egon Vaupel – SPD) élus au suffrage universel direct. Les communes sont également représentées dans des conseils locaux, les Ortsbeiräte. Il y a aussi des antennes extérieures de l'administration municipale à Cappel, Marbach et Wehrda.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation de la ville et Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Bien que des fouilles récentes aient mis en évidence l’existence d’un château dès le IXeXe siècle à Marbourg, la ville n’a réellement pris de l’importance qu’en 1228, quand la duchesse Élisabeth de Thuringe, aussi connue sous le nom de sainte Élisabeth de Hongrie, décida de s’y installer. Devenue veuve et chassée par ses beaux-frères qui l’accusaient de dissiper en aumônes les trésors de l'État, Élisabeth décida de venir à Marbourg, où elle revêtit l'habit du tiers ordre de Saint-François et consacra les dernières années de sa vie à des œuvres de charité, faisant entre autres construire un hospice pour les démunis de Marbourg. Elle mourut à vingt-quatre ans. Sa canonisation fut prononcée dès 1235 par Grégoire IX et une basilique fut construite à Marbourg (1235-1283) en souvenir des bienfaits de cette personnalité qui a profondément marqué l’histoire de Marbourg, puisque des pèlerins se sont succédé en nombre pour honorer ses reliques, et ont permis à la ville de connaître un développement important.

Bas Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 1248, Sophie de Brabant, la fille de sainte Élisabeth, se fait acclamer par le peuple de Marbourg avec son fils de trois ans, posant ainsi les fondations du duché de Hesse. Marbourg a ensuite été la résidence des ducs de Hesse de 1248 à 1604. C’est en 1527, durant la Réforme, que le duc Philippe le Magnanime a fondé la première université protestante, qui a été et est toujours l’un des principaux moteurs du développement de la ville.

Période moderne[modifier | modifier le code]

C’est grâce à son université que Marbourg a connu son développement, et plus particulièrement grâce aux personnalités connues qui y ont étudié ou enseigné. Parmi les professeurs, on a pu compter Denis Papin, l’inventeur de la machine à vapeur (vers 1690), le philosophe Christian Wolff, le juriste Friedrich Carl von Savigny (vers 1800), le chimiste Robert Bunsen (vers 1850), le médecin Emil Adolf von Behring ou les philosophes Hermann Cohen, Paul Natorp, Ernst Cassirer et Martin Heidegger. Des personnalités célèbres ont également étudié à Marburg, entre autres : le scientifique et écrivain russe Mikhaïl Lomonossov (1736-1739), le poète russe Boris Pasternak (1912-1914), la poète et philosophe Gertrud von Le Fort (1913-1914), la philospohe, sociologue et politologue Hannah Arendt (1924-1926), Anna Elissa Radke.

La Philipps-Universität a connu un important développement après l’annexion de Marbourg par la Prusse en 1866, développement dû en grande partie à la croissance de la ville elle-même. En quelques décennies, le nombre d’habitants se multiplia par trois, et celui des étudiants par dix.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La communauté juive de Marbourg comptait 341 membres en 1933. En 1938, lors de la Nuit de Cristal, la synagogue fut brûlée par les SA. En 1941, les membres de la communauté qui n’avaient pas émigré furent déportés à Rīga, à Theresienstadt ou dans les camps d'extermination de l’est. Après la guerre, seules quinze personnes revinrent des camps de concentration. Une nouvelle communauté fut fondée, qui comptait environ 350 membres en 2006. Marbourg n’a presque pas été endommagée par les bombardements alliés de la fin de la Seconde Guerre mondiale, à l’exception du quartier de la gare, qui a été partiellement détruit et reconstruit depuis. Le reste de la ville conserve donc son aspect médiéval. À la fin de la guerre, Marbourg a dû, comme presque toutes les villes de taille moyenne allemandes, accueillir un nombre important de réfugiés venant des grandes villes bombardées.

Développement après 1945[modifier | modifier le code]

Comme auparavant, l’université reste un des facteurs de développement les plus importants de Marbourg, puisqu’elle emploie six mille personnes et accueille dix-sept mille étudiants (environ un quart de la population de la ville). Ce n'est que depuis 1945 que s'est développé un réseau dense de petites et moyennes industries à Marbourg. Parmi les impératifs économiques actuels de Marbourg, on peut citer la transformation de la ville en centre économique d’investissement, particulièrement dans le domaine des technologies du futur. Il faut ici de nouveau rappeler l’importance de la symbiose entre la ville et l’université, dont les domaines de recherche recouvrent quasiment tous les secteurs technologiques. Un autre des projets contemporains de Marbourg consiste dans la rénovation du centre-ville historique. Ce chantier, commencé en 1972, a permis de restaurer les maisons à colombage qui ornent la quasi-intégralité de la ville.

Politique[modifier | modifier le code]

Le Conseil municipal (Stadtverordnetenversammlung)[modifier | modifier le code]

Répartition des sièges du conseil municipal

Le conseil municipal est élu tous les six ans au suffrage universel direct. C’est un vote par liste pour élire les cinquante-neuf représentants qui siègeront tous les mois aux conseils municipaux. Lors des dernières élections, en 2006, une coalition regroupant le SPD et les Verts (Die Grünen) a obtenu la majorité des sièges (vingt et dix). La CDU avait quant à elle obtenu dix-neuf sièges, la Marburger Linke (liste locale d’extrême gauche) cinq et le FDP trois.

Le maire (Oberbürgermeister)[modifier | modifier le code]

L’Oberbürgermeister est le détenteur du pouvoir exécutif au niveau d'une communal et est élu directement par les citoyens. L’actuel Oberbürgermeister est Egon Vaupel (SPD).

Les armoiries de la ville[modifier | modifier le code]

Armes de la ville de Marbourg

Les armoiries de Marbourg représentent, sur un fond rouge, le duc de Hesse chevauchant un cheval blanc, avec à la main un drapeau et son bouclier. Sur le bouclier, on peut voir le lion de la Hesse et sur le drapeau est représenté le M bleu et or de la ville.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Château, église Sainte-Élisabeth et ville-haute

Monuments[modifier | modifier le code]

Si Venise est connue pour ses centaines de ponts, Marbourg l'est sans conteste pour ses ruelles et ses escaliers. Jacob Grimm, alors qu'il était étudiant à Marbourg, écrivait : « Je crois qu'il y a plus de marches dans les rues que dans les maisons ». À Marbourg, le Moyen Âge est encore perceptible, visible, sensible, faisant dire à Boris Pasternak : « Si cette ville n'était qu'une ville. N'est-elle pas aussi un conte de fées médiéval ? »

L’église Sainte-Élisabeth est la première église gothique construite sur le sol allemand et probablement le monument le plus connu de Marbourg. Elle a été élevée par l’ordre teutonique en l’honneur de sainte Élisabeth de Hongrie, dont le tombeau se trouve dans l’église. Sa construction a commencé en 1235, quand Élisabeth de Thuringe a été béatifiée et s’est achevée en 1283. En 1945, devant l'avance de l'Armée rouge, les cercueils du dernier président du Reich, le maréchal von Hindenburg et de son épouse ont été rapportés du monument de Tannenberg et ont été inhumés dans l'église Sainte-Élisabeth. L'église possède un certain nombre d'œuvres d'art exceptionnelles.

Le château de Marbourg a été construit au XIe siècle. Outre sa valeur historique en tant que résidence principale des ducs de Hesse, le château de Marbourg a aussi un grand intérêt artistique et architectural. Il recèle aussi une collection importante retracant l'histoire de Marbourg depuis l’âge de pierre.

La vieille ville de Marbourg concentre un nombre important de maisons à colombage, qui ont fait l’objet d’un plan de restructuration de longue durée pour pouvoir être conservées.

L'hôtel de ville, qui date de 1527, est situé au cœur de la vieille ville. Son horloge, surmontée d'un coq qui bat des ailes toutes les heures, est une des attractions de la ville.

La Spiegelslustturm (aussi appelé Kaiser-Wilhelm-Turm en l'honneur de l'empereur Guillaume Ier d'Allemagne) offre un beau point de vue depuis les Lahnbergen. Cet endroit est un lieu d’escapade depuis la période romantiques. Cette tour a été construite en 1872 grâce aux donations de bienfaiteurs en souvenir de l’unification de l’Empire allemand et de la guerre franco-prussienne de 1870. Elle n’a été inaugurée qu’en 1890. Le nom de Spiegelslust vient Werner Freiherr von Spiegel zum Desenberg, qui a étudié à Marbourg au XIXe siècle, et qui a été le premier à transformer ce lieu, autrefois appelé Köhlers Ruhe, en lieu d'excursion, en y faisant construire un pavillon.

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Musées[modifier | modifier le code]

La ville de Marbourg dispose de six musées, dont cinq appartiennent à l’université :

  • le musée universitaire des Beaux-Arts (Biegenstraße 11) ;
  • le musée d'histoire locale (dans le château des ducs de Hesse) ;
  • le musée minéralogique (Firmaneiplatz, près de l’église Sainte-Élisabeth) ;
  • le musée de l’enfance et de l’école (Barfüßertor 5, ouvert seulement aux groupes, d’avril à septembre le dimanche de 11 à 13 heures) ;
  • la Kunsthalle (Gerhard-Jahn-Platz 5) ;
  • le premier musée de la police allemande (Hermannstr. 200, ouvert un dimanche par mois d’avril à octobre).

On peut aussi y trouver deux galeries privées et plusieurs ateliers d’art qui proposent souvent des expositions.

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Marbourg est une ville où la nature est très présente. Elle est bordée à l’est par les Lahnbergen, recouverte de forêts. À l’ouest, les collines sont couronnées par le château et la vieille ville, derrière lesquelles s’étendent la forêt municipale et la forêt de Wehrda. Au nord et au sud de la ville se trouvent des champs cultivés.

La Lahn traverse Marbourg mais n’y est pas navigable. Un des bras de la Lahn s'écoule à travers le centre ville, tandis que dans les quartiers sud la Lahn se scinde en deux pour former une petite île. La Lahn est bordée de pelouses sur lesquelles les étudiants de Marbourg viennent prendre le soleil ou faire des barbecues. Y sont aussi aménagés de nombreux chemins de randonnée agréables et on peut se baigner dans de petits plans d’eau ouverts à la baignade au sud et au nord de la ville.

À quelques centaines de mètres au sud de l’église Sainte-Élisabeth se trouve le vieux jardin botanique de l’université de Marbourg. Fondé en 1811, c’est un des rares exemples d’application de l’art du jardin à l'anglaise à un jardin à vocation scientifique. Ce jardin laisse aujourd’hui encore affleurer les traces de son passé, des sciences naturelles de Carl von Linné à la botanique de laboratoire, en passant par la géographie des plantes d’Alexander von Humboldt.

Événements[modifier | modifier le code]

  • Fin février – début mars : Marburg Northampton Poitiers Festival : festival organisé depuis 1995 par l'association des musiciens de Marbourg (trois jours, soixante groupes).
  • Mars : semaine du théâtre pour enfants et adolescents, organisée par le théâtre régional de Hesse de Marbourg
  • À partir du dernier week-end d'avril : foire de printemps pendant neuf jours, sur la "Marburger Messeplatz".
  • 30 avril au soir : chants de mai traditionnels
  • Jour de la fête-Dieu : festival a-cappella „Nacht der Stimmen“ (La nuit des voix) sur la scène en plein air du parc du château.
  • Première semaine de juin : festival pour enfants „Ramba Zamba“, organisé par le service culturel de la mairie
  • Dernière semaine de juin : fête d'été de l'université Innenstadtgelände (5 Bühnen)
  • Premier week-end de juillet : Marktfrühschoppen
  • Deuxième week-end de juillet : fête de la ville : „3 Tage Marburg“ (3 jours à Marbourg) avec 10 scènes, des courses d'aviron (Drachenboot), un feu d'artifice…
  • Du 13 au 16 juillet : Festival du court-métrage OpenEyes
  • Juillet-Août : académie d'été de Marbourg (Cours d'art, de théâtre, de musique…)
  • Début août : „Summer in the City“ Festival de rue organisé par le centre culturel avec de la musique live…
  • Deuxième week-end d'octobre : foire d'Elisabeth avec tout un programme associé
  • Premier week-end de novembre : marché d'objets d'artisanat dans la Marburger Stadthalle
  • Décembre : marché de Noël autour de l'église Sainte-Élisabeth, marché de l'Avent devant la mairie

Sport[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Ne sont répertoriées ici que les personnalités qui ont séjourné à Marburg pour un temps long, et pas celles qui n'y sont que brièvement restées, comme Lomonossow, Heinemann, Meinhof ou Heidegger.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]