Jean et Joël Martel

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Les frères Martel lors de l'inauguration de leur monument à Claude Debussy en 1932, dans le square éponyme.

Les jumeaux Jean et Joël Martel, nés le 5 mars 1896 à Nantes et morts respectivement le 16 mars et le 25 septembre 1966, sont des sculpteurs et décorateurs français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Leurs œuvres sont des sculptures, des monuments ou des fontaines d'inspiration Art déco ou cubiste, et ils ont réalisé des aménagements intérieurs dans des villas dans les années 1920. Ils partageaient le même atelier et leurs travaux au point de signer leurs compositions seulement par Martel. Les frères Martel participèrent à Paris à des expositions au Salon des indépendants, au Salon d'automne, au Salon des Tuileries et à l'Exposition des arts décoratifs de 1925, où ils présentent, en collaboration avec Robert Mallet-Stevens, des arbres cubistes en ciment armé qui défraieront la chronique. Dans la Villa Noailles, que l'architecte réalise à Hyères en 1923-1928, ils exécutent également un bas-relief sur la colonne centrale du hall et un miroir polyédrique.

En 1926-1927, Mallet-Stevens construit un hôtel particulier pour les deux frères au n°10 rue Mallet-Stevens à Paris dans le 16e arrondissement, dont la porte d'entrée principale est conçue par Jean Prouvé. Il est ensuite aménagé par Francis Jourdain, qui réalise en 1928 des meubles coulissants pouvant être déplacés sur deux tringles parallèles fixées au mur, par Gabriel Guevrekian, qui dessine une grande chambre à coucher-studio, puis en 1929-1930 par Charlotte Perriand qui exécute un studio-bar à portes également coulissantes[1]. Cette maison-atelier qui contient plusieurs de leurs œuvres est classée au titre des monuments historiques depuis le 11 décembre 1990[2].

En 1932, ils réalisent un monument à Claude Debussy, boulevard Lannes (square Claude-Debussy) à Paris.

Les jumeaux sont morts en 1966 à six mois d'intervalle, le premier à l'issue d'une longue maladie, le second à la suite d'un accident[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

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(liste non exhaustive)

Sculptures[modifier | modifier le code]

  • Les danseurs du bocage, avenue Gambetta, La Roche-sur-Yon
  • Buste de Robert Bizot
  • La Belette
  • Nu
  • Ange à la Trompette
  • Le Coq chantant
  • Moineau, Bec Ouvert
  • Voiture de Course
  • Joueur de Polo
  • « Paris », Saint Christophe
  • Pigeon Mandarin
  • Le Commandant Guilbaud à Mouchamps
  • Oiseau perché
  • Maquette du Grand Miroir Polyédrique
  • Femme à la Rose
  • L'Accordéonniste
  • Locomotive en marche, aluminium monté sur bois, 1931
  • Simone Séailles à l'ancien cimetière d'Antony
  • Les Oiseaux de mer à Saint-Jean-de-Monts (1964)
  • Perrette et le pot au lait, école maternelle du Bois du Breuil, Challans
  • sculpture à l'intérieur de la basilique de capucins Notre-Dame-de-la-Trinité dite des Trois Ave Maria à Blois[4],[5].
  • sculpture des armes de la Ville de Paris au-dessus de l'entrée de la caserne des pompiers, 8 rue Mesnil à Paris[6].
  • Bas-reliefs (« la Famille et le Travail ») du monument aux morts de la société du Familistère de Guise, réalisés en 1922, listés dans l'inventaire général du patrimoine culturel depuis le 11 septembre 2001[7], comme le monument lui-même depuis le 10 janvier 2002[8].
  • Bas-relief du monument de la Cinquième Armée, dit monument Lanrezac, rue du Général-de-Gaulle à Guise, réalisé en 1929, listé dans l'inventaire général du patrimoine culturel depuis le 11 septembre 2001[9].
  • Cuve baptismale à infusion (fonts baptismaux) de l'église abbatiale Sainte-Marie de Souillac, réalisée en 1955 par le seul Joël Martel, listé dans l'inventaire général du patrimoine culturel depuis le 8 août 2003[10].

Monuments[modifier | modifier le code]

  • Monument à l’œuvre des sociétés coopératives de reconstruction des régions libérées et à la mémoire de Guy de Lubersac, place Saint-Christophe à Soissons. Ce monument est classé au titre des monuments historiques depuis le 7 septembre 2001[11];
Antony, Monument au maréchal Leclerc
Antony fut la première ville de France a rendre hommage à son libérateur en donnant le nom de Division-Leclerc dès avant la fin de la guerre, le 8 avril 1945, à l'une de ses rues. Érigé à l'initiative de la fédération des Œuvres d'après-guerre d'Antony et suite à l'approbation du conseil municipal, le monument Leclerc fit tout d'abord l'objet d'un concours d'esquisses. Les frères Jean et Joël Martel, sculpteurs connus pour leurs réalisations de monuments commémoratifs furent choisis. Leurs créations, influencées par le cubisme et l'essor industriel des années folles, conservent la sobriété des œuvres antiques qu'ils admiraient. Pour ce monument, ils se sont inspirés d'une photographie prise à Antony le 24 août 1944. La statue, à la fois figurative et stylisée, représente le héros en position de marche placé devant un mur écran sur lequel figure l'itinéraire du militaire, depuis 1941 jusqu'à son entrée dans Paris. Cette sculpture a été inaugurée le 15 octobre 1950[12];

Salons, expositions, galeries[modifier | modifier le code]

Prix, récompenses[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christophe Vital, Joël et Jean Martel, sculpteurs, 1896-1966, Gallimard /Electra Éditeur, Paris, 1996 (ISBN 2-07-015032-1)

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

  • Pour Jan Martel :

Notes et références[modifier | modifier le code]