Rouillé
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| Rouillé | |
|---|---|
Détail |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Poitou-Charentes |
| Département | Vienne |
| Arrondissement | Poitiers |
| Canton | Lusignan |
| Code commune | 86213 |
| Code postal | 86480 |
| Maire Mandat en cours |
Rémi Gault 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays Mélusin |
| Démographie | |
| Population | 2 436 hab. (2007 Insee) |
| Densité | 47 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 122 m — maxi. 183 m |
| Superficie | 52,04 km2 |
Rouillé est une commune française, située dans le département de la Vienne et la région Poitou-Charentes.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Située à mi-chemin entre Poitiers et Niort, placée à l'ouest du canton, la commune a la forme d'un quadrilatère. Elle se trouve sur un plateau de terrains calcaires et de terrains jurassiques avec un sous-sol rouge très profond : "les terres rouges à châtaigniers". Le nord est vallonné et bocager et le sud est constitué de grandes plaines.
[modifier] Économie
- Rouillé a été longtemps la capitale poitevine de la houpette en peau d'oie pannée.
- De nos jours, un marché important se tient le vendredi
[modifier] Histoire
En 1889, pour le centenaire de la Révolution française, un arbre de la liberté est planté sur la place du marché. Ce marronnier est arraché en 1920 lors de la construction du monument aux morts[1]. Un second est planté en 1892, pour le centenaire de la première République française, dans la cour de l’école des filles, et qui existe toujours[2] ;
Durant la Seconde Guerre mondiale, un camp d’internement est établi sur la commune de Rouillé le 6 septembre 1941. Il sert à enfermer trois types de prisonniers :
- 150 dirigeants du PCF parisien ;
- des prisonniers de droit commun (proxénètes) et condamnés pour trafic sur le marché noir ;
- des étrangers indésirables (Arméniens, républicains espagnols, Russes, Italiens, Portugais) ;
- des tsiganes.
Il compte jusqu’à 654 prisonniers. Il est construit le long des voies de chemin de fer, à côté de la gare ; une clôture est élevée entre le camp et les voies, afin que les passagers des trains ne voient pas le camp[3]. Neuf otages communistes venant du camp d'internement aménagé dans l'ancien sanatorium d'Aincourt (Seine-et-Oise/Val-d'Oise), âgés de 20 à 30 ans, y sont prélevés et fusillés à Biard en 1942. Le camp est libéré par les FTP du groupe Libé-Nord dans la nuit du 11 au 12 juin 1944[4]. Ces libérés forment le maquis Urbistondo, détruit par les Allemands en forêt de Saint-Sauvant le 27 juin, alors qu’ils attendaient des armes des Alliés[5].
Ce camp sert ensuite à emprisonner les officiers allemands prisonniers de guerre : il en compte 900[6].
[modifier] Héraldique
| Blasonnement
Écartelé : au 1) de sinople à l’épi de blé d’or en barre côtoyé de deux cotices en barre d’argent chargées, la première de l’inscription ROLIACUS et la seconde de l’inscription VILLA, en lettres capitales de sable, au 2) gironné d’or et de gueules de douze pièces, au 3) de gueules au croissant d’argent et au 4) d’azur à la rose d’or accompagnée de trois croissants d’argent[7].
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[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| depuis 1995 | réélu en 2008[8] | Rémy Gault | ||
[modifier] Démographie
[modifier] Lieux et monuments
- Le temple protestant date de 1883. L’un des plus grands de l'ouest de la France, il est inscrit à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques le 21 septembre 1998[12] pour le décor intérieur. Le temple possède une grande rosace à vitraux de 1967, située au dessus de la porte centrale.
- L’église Saint-Hilaire est inscrite à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques, chœur et transept, le 17 avril 1935[13]. En 1993, un orgue est construit en utilisant la chaire surélevée pour la base du buffet. L'église est située sur la place du marché. Elle impressionne par la hauteur de sa flèche installée sur le clocher-porche. L'église est en majeure partie gothique avec des survivances romanes : la corniche du chevet conserve d’intéressants modillons ornés de figures expressives, notamment celle d'une femme portant le touret à mentonnière. Le plan de l'édifice est simple : une nef unique de trois travées qui donne sur un chœur à chevet plat. Ce dernier possède trois vitraux réalisés par les ateliers Guérithault de Poitiers en 1863. 12 autres verrières en dalle de verres ont été réalisées par l'atelier Van Guy de Tour en 1965. La technique de la dalle de verre a aussi été utilisée par le maitre verrier Michel Guével en 1999 et en 2006 pour les vitraux de l'église Notre-Dame de Liniers. Sur une clé de voute, figure l'agneau pascal et les chapiteaux sont décorés de feuillages.
- Le musée de la machine à coudre est situé au lieudit: Le long-Bas, à 3km au sud-est de Rouillé sur la D150. C'est un musée original, premier de ce genre en Europe,possède environ 300 machines à coudre anciennes datant de 1839 pour la plus ancienne (une Peugeot) à 1950. Elles toutes en état de marche. La plus légère pèse 170g et la plus lourde 700kg. Sont présentées notamment une machine de 1871, "la Floride",richement décorée,un modèle rare diffusé à peu d'exemplaire, ou la machine à coudre "Comtesse" fabriquée en 1889 à 64 exemplaires. Cette collection est complété par une de lithographies anciennes,une autre d'étonnantes affiches publicitaires et une troisième de 3000 aiguilles d'époques. Dernière acquisition du musée : les 57 médailles et 3 légions d'honneur décernées au fabricant Hurtu.
- Ancien silo à grains des établissements F. Chauvet. Il est situé près de la voie ferrée à hauteur de la gare.
- Terrain d'aéromodélisme international.
- Il y a à Venours, un gros village de la commune, un Lycée agricole de réputation européenne, établi sur un domaine légué par Xavier Bernard en 1943 au Ministère de l'Agriculture le domaine de Venours et un important capital pour que soient créés une école d'agriculture et un centre expérimental agricole. Actuellement un lycée agricole remplace l'ancienne école régionale d’agriculture. L’Institut national de la recherche agronomique y a installé plusieurs antennes.
- Chapelle de Thou.
- Chapelle évangélique libre.
- Cimetières familiaux protestants.
- Lavoirs et fontaines.
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Marie de la Hire, peintre écrivain
- Clémentine Trouvé
Article détaillé : guérisons de Lourdes.
- Jean-Louis Cheminée (1937-2003), volcanologue né à Rouillé. Il a très activement contribué à la mise en place et au développement de réseaux de surveillance volcanologique modernes, tant à l'échelle nationale que mondiale. Il a aussi étudié la structure, la géochimie et le fonctionnement des volcans sous-marins, notamment de l'océan Pacifique.
[modifier] Jumelages
[modifier] Voir aussi
[modifier] Liens internes
[modifier] Lien externe
[modifier] Sources
[modifier] Bibliographie
[modifier] Notes
- Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 218
- Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 213-214
- Roger Picard, La Vienne dans la guerre 1939/1945 : la vie quotidienne sous l’Occupation, Lyon : Horvath, 1993. 264 pages. ISBN : 2-7171-0838-6, p. 105
- Jean-Henri Calmon, Occupation, Résistance et Libération dans la Vienne en 30 questions, Geste éditions, coll. « 30 questions », Jean-Clément Martin (dir.), La Crèche, 2000, 63 p. (ISBN 2-910919-98-6) p 37
- Roger Picard, op. cit., p. 105, 208 et 230
- Jean-Paul Louvet, Les dépôts de P.G. de l'Axe en mains françaises, disponible en ligne [1], consulté le 3 octobre 2008
- Gaso.fr
- Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
- Recensement de la population au 1er janvier 2007 sur Insee. Consulté le 8 janvier 2010
- Rouillé sur le site de l'Insee
- Site "Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui"
- Notice de la Base Mérimée, consultée le 20 août 2008
- Notice de la Base Mérimée, consultée le 20 août 2008