Mauléon (Deux-Sèvres)

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Mauléon
Ancienne porte de ville.
Ancienne porte de ville.
Blason de Mauléon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Deux-Sèvres
Arrondissement Bressuire
Canton Mauléon
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Bocage bressuirais
Maire
Mandat
Pierre-Yves Marolleau
2014-2020
Code postal 79700
Code commune 79079
Démographie
Population
municipale
8 263 hab. (2011)
Densité 68 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 55′ 25″ N 0° 44′ 54″ O / 46.9236, -0.74833333333346° 55′ 25″ Nord 0° 44′ 54″ Ouest / 46.9236, -0.748333333333  
Altitude Min. 104 m – Max. 226 m
Superficie 120,64 km2
Localisation

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Mauléon est une commune du centre-ouest de la France située dans le département des Deux-Sèvres en région Poitou-Charentes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Mauléon est située sur la RN 249 (E 62) à vingt minutes par la route de Cholet et de Bressuire à l'extrême Nord-Ouest du département des Deux-Sèvres très proche de la Vendée et du Maine-et-Loire.

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Mauléon est située sur un éperon rocheux entouré de la vallée de l'Ouin et qui s'oppose au Mont-Gaillard (Château-Gaillard) et au quartier de Saint-Jouin.
En 1080, le nom de Mauléon apparait dans les premières chartes de l’abbaye de la Trinité.

Mauléon est un fief de la famille qui porte le même nom, Le plus connu est Savary Ier, sénéchal du Poitou, troubadour, poète, corsaire et preneur de ville. Notamment, il s'empara de Niort en 1205 pour Jean sans Terre. Au XIIIe siècle, Mauléon appartient aux vicomtes de Thouars et plus tard, au XVe siècle, à la famille d'Amboise.

Mauléon fut très disputée pendant les guerres de religion car c'était un lieu stratégique. En 1587, Henri de Navarre s'empare de Mauléon. Et la ville est prise six fois de suite, tantôt par les huguenots, tantôt par les catholiques. En 1642, le château (remparts, tours…) qui domine l'éperon est démantelé par Richelieu très soucieux de la réunification du pays encore trop attaché à ses traditions selon lui.

En 1716, le vicomte de la Trémoille vend la baronnie au marquis de la Flocellière, Gilles de Granges de Surgères. Vingt ans plus tard, ce dernier revend la baronnie au duc Alexis Madelaine Rosalie de Châtillon, gouverneur du dauphin, fils de Louis XV. Usant de son influence à la cour, il donna à Mauléon son nom, c'est ainsi que Mauléon devint pour un temps Châtillon-sur-Sèvre (un duché-pairie) alors que cette dernière, la Sèvre nantaise, ne passe qu'à 8 kilomètres environ.

En 1793, la ville de Châtillon-Sur-Sèvre, devient la capitale de la Vendée militaire, et ce durant la période des guerres de Vendée (1793-1796).

Le 15 février 1965, les communes de Saint-Jouin-sous-Châtillon et de Châtillon-sur-Sèvre se réunissent et deviennent une seule et même commune sous l'ancien vocable de Mauléon. Par arrêté préfectoral du 21 novembre 1972 prenant effet au 1er janvier 1973, Saint-Amand-sur-Sèvre, La Chapelle-Largeau, Loublande, Moulins, Rorthais, Saint-Aubin-de-Baubigné et Le Temple fusionnent avec la commune de Mauléon. Saint-Amand-sur-Sèvre redevient indépendante le 1er janvier 1992 (Arrêté préfectoral du 16 décembre 1991)[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules au lion d'or, à la bordure d'azur chargée de huit besants d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1965 1989 Louis Fruchard RPR  
1989 2001 Louis-Marie Marolleau DVD  
2001 mars 2014 Daniel Amiot UMP  
mars 2014 en cours Pierre-Yves Marolleau DVD  

Démographie[modifier | modifier le code]

Les anciennes communes[modifier | modifier le code]

En 1965, Châtillon-sur-Sèvre prend le nom de Mauléon à la suite de sa fusion avec Saint-Jouin-sous-Châtillon.

Évolution démographique de Châtillon-sur-Sèvre
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
900 - 568 773 935 1 060 1 170 1 256
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886
1 415 1 494 1 460 1 537 1 356 1 379 1 473 1 336
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
1 447 1 517 1 342 1 317 1 342 1 269 1 305 1 325
1936 1946 1954 1962 - - - -
1 350 1 295 1 300 1 254 - - - -
À partir de 1962 : population sans doubles comptes.
(Source : Ldh/EHESS/Cassini [2].)


Évolution démographique de Saint-Jouin-sous-Châtillon
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
957 512 689 621 586 753 753 882
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886
973 988 1 030 1 060 1 029 1 030 1 041 1 070
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
1 090 1 146 1 076 1 088 1 097 1 019 996 994
1936 1946 1954 1962 - - - -
996 1 013 973 1 175 - - - -
À partir de 1962 : population sans doubles comptes.
(Source : Ldh/EHESS/Cassini [3].)


Les communes associées[modifier | modifier le code]

En 1973, sept communes s'associent avec Mauléon : La Chapelle-Largeau, Loublande, Moulins, Rorthais, Saint-Aubin-de-Baubigné, Le Temple, et Saint-Amand-sur-Sèvre. Cette dernière reprend son indépendance en 1992.

La démographie de La Chapelle-Largeau, Loublande, Moulins, Rorthais, Saint-Amand-sur-Sèvre et Saint-Aubin-de-Baubigné figure sur ces articles. Celle du Temple est indiquée ci-dessous.

Évolution démographique du Temple
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
195 174 169 164 145 204 207 204
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886
202 238 250 282 255 317 346 325
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
309 336 348 353 379 274 287 264
1936 1946 1954 1962 1968 - - -
272 265 289 293 274 - - -
À partir de 1962 : population sans doubles comptes.
(Source : Ldh/EHESS/Cassini [4].)


La commune de Mauléon[modifier | modifier le code]

À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Mauléon, cela correspond à 2007, 2012[5], etc. Les autres dates de « recensements » (2006, 2009, etc.) sont des estimations légales.

Évolution démographique
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2009 -
2 660 8 196[10] 8 445[10] 8 779[10] 7 326 7 824 7 885 8 093 -
De 1968 à 1999 : population sans doubles comptes ; à partir de 2006 : population municipale légale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini [2] jusqu'en 1990 puis Insee : 1999[6], 2006[7], 2007[8], 2009[9])


La hausse sensible de population entre 1968 et 1975 résulte de la fusion des communes de Saint-Amand-sur-Sèvre, La Chapelle-Largeau, Loublande, Moulins, Rorthais, Saint-Aubin-de-Baubigné et Le Temple avec la commune de Mauléon en 1973. La baisse de la population entre 1990 et 1999 s'explique quant à elle principalement par le rétablissement de la commune de Saint-Amand-sur-Sèvre, qui s'est détachée de celle de Mauléon en 1992. Depuis 1999, la population de Mauléon est en nette augmentation (plus de 500 nouveaux habitants entre 1999 et 2007). En 2008 la ville compte 7980 habitants.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L’abbaye de la Sainte-Trinité[modifier | modifier le code]

Fondée vers la fin du XIe siècle, l’abbaye de la Trinité de Mauléon de l’ordre de saint Augustin devient rapidement le principal centre religieux de la contrée. Les moines réguliers vont s'installer dans l’abbaye jusqu'en 1540. Ensuite les moines commendataires prennent la relève. Les guerres de religion précipitent son déclin et elle est pillée plusieurs fois à la fin du XVIe siècle.

En 1660 l’abbaye de la Trinité entre dans la congrégation de France des Génovéfains dont le siège se trouvait à l’abbaye de Sainte-Geneviève à Paris. Elle est partiellement restaurée par les frères cardinaux d'Escoubleau de Sourdis au XVIIe siècle. Finalement, c'est au milieu du XVIIIe siècle que l'on reconstruit entièrement l'abbaye de la Trinité sur un plan de "fer à cheval" dont la façade mesure plus de 65 mètres de long. Ruinée après la Révolution, l'abbaye de la Trinité n’est pas épargnée par les guerres de Vendée au XVIIIe siècle.

L'histoire de l'abbaye s’arrête en 1806 avec son dernier prieur. Vendue comme bien national en 1803, elle est rachetée en 1813 par la commune de Châtillon-sur-Sèvre pour y installer ses administrations : hôtel de ville, palais de justice, gendarmerie et asile pour enfants. Dans l'aile ouest du bâtiment, les sœurs de la Sagesse qui s'occupent de l'asile, font élever une chapelle de style néo-gothique. Aujourd'hui encore, l'ancienne abbaye abrite l'hôtel de ville. À la place de la gendarmerie se trouve la poste et à la place de l'asile pour enfant, le musée du BRHAM (Bureau de recherches historiques et archéologique du Mauléonnais).

L’abbaye de la Trinité est construite dans la pierre locale, le granit, est de style néo-classique. Le premier niveau est percé de grandes baies éclairant un grand couloir qui autrefois servait de corridor qui rappelle le cloître. Le second niveau possède aussi de belles fenêtres encadrées de pierres de taille en saillie. Un joli balcon en fer forgé décore l'entrée principale et l'on peut encore apercevoir le blason du duc de Châtillon surmonté de la couronne ducale et du collier de l’ordre du Saint-Esprit.

L’église de la Sainte-Trinité[modifier | modifier le code]

Fondée au XIIe siècle, l'église de la Trinité est également ruinée par les guerres de religion au XVIe siècle et incendiée pendant la guerre de Vendée.

En 1793, d’Elbée est élu généralissime des Insurgés dans l'église de la Trinité.

Elle est agrandie au XIXe siècle de trois travées et restaurée. L’église de la Sainte-Trinité possède une façade harmonieuse qui date de 1854 (restaurations). Son ancien portail roman a été réutilisé comme porte d'entrée du presbytère.

La nef est un vaste volume scandé de piliers rectangulaires. Son abside a des pans coupés revêtus de boiseries réalisés en 1835 sur le modèle des stalles de la cathédrale d'Angers.

L'église a connu un autre événement historique : à la suite de la loi de décembre 1905 sur la séparation des Églises et de l'État, le 14 février 1906, une altercation entre les gendarmes de Cholet qui viennent faire l'inventaire et les Châtillonnais éclate. Des traces sur les portes de l'église en témoignent encore et montrent les « blessures » des catholiques.

Depuis le début de l'année 2006 l'église de la Trinité subit un grand chantier de restauration : voûtes, charpentes, murs.

Le presbytère[modifier | modifier le code]

Fondé au XVIIe siècle par les génovéfains sur la demande du cardinal d'Escoubleau de Sourdis, le presbytère de style classique est un beau monument. Les frères d'Escoubleau de Sourdis ont par la même occasion remis de l'ordre dans la vie des moines qui à cette époque semblaient bien apprécier les tavernes et les auberges.

La façade du presbytère est découpée en trois niveaux de hauteur inégale, séparés par des bandeaux de pierres de granit en saillies. Les larges fenêtres au rez-de-chaussée, entourées d'un imposant chaînage de granit contribuent, avec la porte d'entrée, à donner un aspect austère et cossu. La date "1840", est inscrite sur le fronton triangulaire au-dessus de la porte principale pour indiquer l'année où ce monument est redevenu l'actuel presbytère.

Henri d'Escoubleau de Sourdis était l'évêque de Maillezais et de Mauléon. Il devient archevêque de Bordeaux et avec son frère François, il entreprennent de grandes réparations de l'église et de l’abbaye de la Trinité de Mauléon. De plus, étant le cousin germain de Gabrielle d'Estrées (la favorite du roi), il est très proche d'Henri IV.

La fontaine de la Bachelette[modifier | modifier le code]

Installée au printemps en 1994 et inaugurée le 21 juin 1994 pour la fête de la musique, la fontaine est une œuvre contemporaine de l'artiste Crespin Guest de Nogent-sur-Marne.

Trois colonnes rectangulaires sont surmontées de trois personnages masculins, nus, qui semblent danser. Seul le personnage central porte sur ces épaules un mouton. Cette scène rappelle la fête de la bachelette qui existait bien avant l'époque médiévale et qui avait lieu dès le dernier vendredi du mois d'avril et qui durait plusieurs jours. Les jeunes gens célibataires ou futurs mariés, étaient mis à l'honneur d'où le nom de bachelette qui vient de bachelier autrement dit « bas-chevalier » (jeune chevalier). Des jeux et des danses étaient organisés. L'une des attractions principales était réservée aux jeunes hommes qui faisaient tournoyer un mouton au-dessus de leurs têtes après l'avoir bien nourri et bien soulé.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Code officiel géographique - Fiche de la commune de Mauléon sur le site de l'Insee, consulté le 30 novembre 2010.
  2. a et b « Notice communale de Mauléon », sur Ldh/EHESS/Cassini (consulté le 30 novembre 2010)
  3. « Notice communale de Saint-Jouin-sous-Châtillon », sur Ldh/EHESS/Cassini (consulté le 30 novembre 2010)
  4. « Notice communale du Temple », sur Ldh/EHESS/Cassini (consulté le 30 novembre 2010)
  5. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 11 avril 2012)
  6. « Évolution et structure de la population », sur Insee (consulté le 11 avril 2012)
  7. « Populations légales 2006 des communes du département », sur Insee (consulté le 11 avril 2012)
  8. « Populations légales 2007 des communes du département », sur Insee (consulté le 11 avril 2012)
  9. « Populations légales 2009 des communes du département », sur Insee (consulté le 11 avril 2012)
  10. a, b et c Y compris la population de Saint-Amand-sur-Sèvre, commune associée à Mauléon à cette époque.