Thuré (Vienne)

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Thuré
Image illustrative de l'article Thuré (Vienne)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Châtellerault
Canton Canton de Châtellerault-Ouest
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Châtelleraudais
Maire
Mandat
Dominique Chaine
2014-2020
Code postal 86540
Code commune 86272
Démographie
Population
municipale
2 873 hab. (2011)
Densité 66 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 49′ 59″ N 0° 27′ 37″ E / 46.8330555556, 0.46027777777846° 49′ 59″ Nord 0° 27′ 37″ Est / 46.8330555556, 0.460277777778  
Altitude Min. 52 m – Max. 166 m
Superficie 43,47 km2
Localisation

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Thuré

Thuré est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne (région Poitou-Charentes).

Géographie[modifier | modifier le code]

La région de Thuré présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées. Le terroir se compose[1] :

  • de tuffeau jaune pour 23 %, d'argilo pour 22 % et de sables verts pour 15 % sur les collines et les dépressions sableuses des bordures du Bassin Parisien ;
  • de tuffeau blanc pour 11 % et de champagnes ou aubues pour 21 % sur les autres collines ;
  • de calcaires pour 7 % dans les vallées et les terrasses alluviales.

En 2006, 69 % de la superficie de la commune était occupée par l'agriculture, 28 % par des forêts et des milieux semi-naturels et 3 % par des zones construites et aménagées par l'homme (voirie)[2].

En 2007, la forêt privée représente 1 159 hectares soit 27 % du territoire communal[3].

La commune est traversée par 19 km de cours d'eau dont les principaux sont la Veude sur une longueur de 5 km et l'Envigne, aussi sur une longueur de 5 km. Comme pour l'ensemble de la région Poitou-Charentes, la commune a vu la qualité de son eau se dégrader ces dernières années. Au déficit récurrent s'ajoute une pollution engendrée par les diverses activités humaines, notamment agricoles[2].

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village proviendrait de l’anthroponyme gallo-romain "Thurius" avec le suffixe latin de propriété « -acum » devenu « -ec » puis « -é » et signifiant « domaine de Thurius «[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Comme le reste de la France, Thuré accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnaires, comme la cérémonie en l’honneur des ambassadeurs de France tués lors du second congrès de Rastadt. En tant que symbole, il est attaqué lors de la réaction royaliste (1799)[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
1977 1983 Édith Cresson PS Premier ministre

Conseillère générale de 1982 à 1998

1983 2001 Claude Marquois PS  
2001 réélu en 2008[6] Jean-Claude Deyna PS  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 873 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 500 1 249 1 220 1 548 1 631 1 650 1 653 1 741 1 826
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 821 1 801 1 729 1 674 1 720 1 757 1 814 1 988 1 971
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 895 1 802 1 760 1 536 1 546 1 461 1 425 1 588 1 651
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 669 1 704 2 127 2 249 2 335 2 512 2 738 2 762 2 873
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 2008, selon l’Insee, la densité de population de la commune était de 64 hab./km2, contre 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'EPLEFPA de Thuré :

  • Assure la formation initiale ;
  • Assure la formation par apprentissage, avec une antenne du CFAA 86, sous la tutelle du Lycée de Venours ;
  • Assure la formation adulte ;
  • Est composé d’ une exploitation ;
  • Participe activement au développement et à l’animation rurale dans le cadre de la ferme découverte en relation avec les agriculteurs locaux et le Ministère de l’Éducation Nationale.

Tableau récapitulatif des formations

Niveaux Formations Lycée CFA Formation adulte
V CAPA Travaux paysagers X
V CAPA Productions horticoles X X
V CAPA Services en milieu rural X
V BPA Travaux Aménagements paysagers X X
IV Bac pro Aménagements paysagers X X
IV Bac pro Productions horticoles X
IV Bac pro CGEA Systèmes à dominante culture X
III BTSA Aménagements paysagers X

Mais aussi d'autres formations courtes: certiphyto, stages préparatoires à l'installation, terre saine...

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Selon la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[9], il n'y a plus que 24 exploitations agricoles en 2010 contre 48 en 2000. Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit -16 %. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leur exploitations[10].

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de 2 063 hectares en 2000 à 1 878 hectares en 2010. 60 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais du maïs), 20 % pour les oléagineux (colza et tournesol), 2 % pour les protéagineux et 2 % pour le fourrage. En 2000,7 hectares (0 en 2010) étaient consacrés à la vigne[9].

Les élevages de bovins, d'ovins et de volailles ont disparu au cours de cette décennie[9]. La disparition de l'élevage de moutons est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007[11].

Commerce[modifier | modifier le code]

Café chez Josette Place du village.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Parcours Aventure en Forêt: Aventhuré

La ferme découverte accueille les publics dans un but pédagogique. Elle propose notamment des ateliers buissonniers, de l'hébergement, ainsi que des stages artisanat et terroir.

Culture local et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre, classée au titre des monuments historiques en 1910[12].
  • Vestiges du château fort des évêques de Poitiers, au sud de la place, dans une cour. Les communs sont du XVIIe siècle et la tour du XVe siècle.
  • Le château de la Massardière date du XVe et XVIe siècle. La porte fortifiée franchie, on découvre un beau manoir de plaisance, dont les bâtiments sont reliés par une galerie construite autour des années 1520.

Le château s'inscrit dans l'angle d'un vaste domaine pourvu d'une cour centrale bordée de communs. L'accès à la propriété se fait par un joli portail comprenant, comme c'est souvent le cas en Poitou, une porte charretière et une porte piétonne en plein cintre, enrichi de pilastres, corniche, fronton triangulaire et consoles.

Le logis a une forme en L. Il compte une partie construite au XVe siècle qui comprend un corps de bâtiment accosté d'une tour d'entrée polygonale. Cette dernière abrite un escalier à vis. La porte fut remaniée mais la tour conserve deux petites baies moulurées, agrémentées d'un bardeau ornemental en accolade.

La façade antérieure de cette construction fut précédée au XVIe siècle d'une élégante galerie. Elle est composée de quatre arcatures à arc surbaissé reposant sur des colonnes octogonales.Le passage à ciel ouvert qui la surmonte est protégée par un garde-corps plein, orné de pilastres. La galerie et le passage permettent la circulation entre la tour desservant le logis et l'aile en retour d'équerre construites au XVIe siècle.

La chapelle est du XVIe siècle.

Les dépendances ont été édifiées au XVIIIe siècle. Elle délimitent une cour fermée par une balustrade.

On peut aussi admirer le colombier. Il a été classé Monument Historique en 1932.

Le château a été classé en 1932 pour le mur du bâtiment sud, le bâtiment, la poterne d'entrée, et en 1962 pour les façades et les toitures des bâtiments entourant la cour, la terrasse, le perron, le bois clos, la prairie et l'étang.

Linteau creusé de niches, dans une ferme de la commune.

La mairie a été construite en 1902.

  • Maison bourgeoise caractéristique du XVIIe siècle située au 9 place de la Liberté. Le bâtiment est doté de fenêtres moulurées et il est percé d'un œil-de-bœuf central original. La porte d'entrée est surmontée d'un fronton. La cave, comme celle de nombreuses maisons du bourg, donne accès à un réseau de souterrain reliant entre elles les maisons de Thuré.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marianne Mabille et Jean-Louis Lamouraux, Thuré histoire d'une mémoire, Geste éditions, 2008, (ISBN 978-284561-389-8)

Articles de Wikipédia[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charente - 2007
  2. a et b Observatoire Régional de l'Environnement de Poitou-Charente
  3. Centre Régional de la Propriété Forestière de Poitou-Charente - 2007
  4. Le Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Edition FLOHIC – 2002 – ISBN 2-84234-128-7
  5. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 207
  6. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  9. a, b et c Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  10. Agreste – Enquête Structure 2007
  11. Agreste – Bulletin n°12 de Mai 2013
  12. « Église Saint-Pierre », base Mérimée, ministère français de la Culture