4e régiment de hussards

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Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec 4e régiment de hussards (1791-1793).
4e Régiment de Hussards
Insigne régimentaire du 4e régiment de hussards.
Insigne régimentaire du 4e régiment de hussards.

Période 1779 – 2011
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de Terre
Type régiment de hussards
Rôle Cavalerie Légère
Fait partie de l'état-major de la région terre Nord-Est.
Garnison Metz Quartier Lizé
Ancienne dénomination Colonel-général
des hussards
Devise « Saxe-conflans, bannière au vent ! »
Inscriptions
sur l’emblème
Valmy 1792
Hohenlinden 1800
Austerlitz 1805
Friedland 1807
Kanghil 1855
Guise 1914
L'Escaut 1918
AFN 1952-1962
Anniversaire Saint-Georges
Guerres Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Décorations Croix de guerre 1914-1918
une étoile d'argent
Croix de guerre 1939-1945
une palme

Le 4e régiment de hussards (ou 4e RH) était une unité de l'armée française constituée sous l'Ancien Régime.

D'abord nommé hussards Colonel Général, il prend le nom de 5e régiment de hussards lors de la réorganisation de 1791, puis, celui de 4e régiment de hussards après la trahison du régiment qui portait ce numéro en 1792.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

  • 1779[1] :régiment Colonel-général des hussards - créé pour le duc de Chartres avec un escadron de chacun des régiments de hussards, Bercheny, Chamborant, Conflans et Esterhazy.
  • 30 mai 1788 : renforcé par un contingent de soldats pris dans les régiments de cavalerie de Quercy, Septimanie, Nassau, de La Marck, Franche-Comté et des Évêchés.
  • 1er janvier 1791 : tous les régiments sont renommés en fonction de leur arme, et numérotés selon leur ancienneté ; est donc renommé 5e régiment de hussards.
  • 4 mai 1792 : après la trahison du 4e régiment de hussards, le 5e régiment de hussards, ancien Colonel-général des hussards, prend son numéro ; tous les régiments suivants sont ainsi décalés d'un numéro vers le bas.
  • 1814 : devient régiment des hussards de Monsieur
  • 1815 : reprend le nom de 4e régiment de hussards (Cent-Jours) puis dissolution à la Seconde Restauration
  • 1816 : création régiment des hussards du Nord
  • 1825 : renommé 4e régiment de hussards
  • 2 juillet 1940 : dissous
  • 15 février 1945 : recréation du 4e régiment de hussards à partir des éléments du COABC 405
  • 30 octobre 1945 : dissous et transformé en 2e régiment de hussards
  • 15 juillet 1956 : recréation du 4e régiment de hussards à partir des éléments du 251e B[précision nécessaire]
  • 15 janvier 1958 : dissous
  • 1er avril 1959 : recréation du 4e régiment de hussards à partir des éléments du 31e régiment de dragons
  • 1964 : dissolution puis recréation : dissous pour devenir le 8e régiment de dragons et immédiatement récréé avec les éléments du 1er régiment de Chasseurs d'Afrique et du centre d'instruction du 6e régiment de dragons.
  • 1984 : dissolution à Laon (l'étendard est confié au GMR/6-4e RH).
  • 1991 : recréation du 4e régiment de hussards qui devient le régiment de soutien de la RMD-NE/CMD Metz.
  • 2000 : prend la dénomination de 4e Groupe d'escadrons de hussards (4e G.E.H)
  • 2011 : Dissous pour devenir Groupement de Soutien de la Base de Défense de Metz.

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

la hongroise portée sur le béret.
4e Régiment de Hussards, broche des épouses, en argent.

Guerres de la Révolution et de l'Empire[modifier | modifier le code]

Le 5e puis 4e hussards est affecté à l'armée du Centre.

En 1793 et 1794, il est à l'armée du Nord.

Le 11 mai 1794, le futur maréchal de France, Gérard, alors sous-lieutenant, enlève un obusier et un convoi à l'ennemi. À cette époque, les engagements sont rares.

De 1794 à 1797, le régiment est à l'armée de Sambre-et-Meuse, combattant sous le regard imperturbable de Saint-Just qui signe lui-même la mise en retraite du lieutenant Jacques Helaïssen, le 5 messidor an 2, au Pont.

En 1798 le régiment est à l'armée de Mayence et en 1799 à l'armée du Danube.

En 1800 il passe à l'armée du Rhin.

En 1804, le 4e reçoit quatre aigles et étendards du modèle Challiot. En 1805, le régiment, qui a 637 hommes, fait partie de la brigade Picard, division Kellermann, 1er corps d'armée du maréchal Bernadotte de la Grande Armée.

Charge du 4e à la bataille de Friedland, 14 juin 1807

En 1806 et 1807 :

Hussard du 4e régiment en 1809

À cette époque, les anciens de la Révolution cèdent leur place à de jeunes recrues. Le 27 septembre 1808, le 4e reçoit deux couronnes d'or de la ville de Paris et part pour l'armée d'Espagne. Là, il combat jusqu'en 1813 :

En 1812, un aigle reste en service, les autres sont renvoyées le 19 mars. L'étendard du régiment est du modèle 1812 avec les mentions : Austerlitz Iéna Friedland.

En 1813 lors de la campagne d'Allemagne le régiment passe au 3e corps de cavalerie de la Grande Armée.

En 1814, il fait partie du 6e corps de cavalerie à l'armée de Lyon sous le commandement de Augereau avec le 10e escadron du 4e Garde d'Honneur (Garde impériale). Dès le 10 janvier, les premières échauffourées entre les troupes françaises et autrichiennes ont lieu au nord de Bourg. Le 11, les Autrichiens se ressaisissent et contre-attaque près de la carronière de Challes. La résistance acharnée des Français les oblige à faire venir 6 pièces d'artillerie qui poussent les Français à refluer en bon ordre à Meximieux. Le 4e hussard combat à Lons-le-Saunier, Châlons, à Mâcon le 17 mars où, sous les ordres du général Pannetier de Pont-de-Vaux, il se distingue en chargeant quatre bataillons et quatre escadrons ennemis à Lage-Longeart. Puis le 20, c'est la bataille de Limonest, puis c'est l'abdication.

Lors de la 1re Restauration, beaucoup de cavaliers du 4e rentrent chez eux. Certains restent au régiment et acceptent de servir le roi.

Dès le retour de Napoléon en France, les engagements dans le 4e sont nombreux dans les départements rhônalpins ; le 4e est caserné à Vienne. Les jeunes gens et les anciens combattants préférant l'uniforme et le prestige du 4e à la désignation sordide des Conseils d'examen départementaux.

Regroupé à Vienne, le 4e reçoit un aigle et un étendard modèle 1815, après avoir brûlé son étendard blanc de régiment royal fraîchement béni sur le parvis de l'église de Vienne à l'annonce du retour de Napoléon, puis rejoint la Grande Armée. Il combat à :

Colonels tués ou blessés en commandant le régiment pendant cette période :

bérets avec insigne de hussards (la hongroise portée sur le béret)

Officiers blessés ou tués en servant au 4e de hussards entre 1808 et 1814 :

Officiers tués : XX
Officiers morts de leurs blessures : XX
officiers blessés : XX

De 1815 à 1848[modifier | modifier le code]

Le régiment est regroupé à Orléans, l'aigle et l'étendard du 4e sont détruits à Bourges.

En 1832, la garnison était à Poitiers.

Deuxième République[modifier | modifier le code]

Second Empire[modifier | modifier le code]

Au 1er août 1870, le 4e régiment de hussards fait partie de l'Armée du Rhin.

Avec le 4e régiment de lanciers du Colonel Féline et le 8e régiment de lanciers du colonel de Dampierre, le 4e forme la 1re Brigade aux ordres du général Cambriel. Cette 1re Brigade avec la 2e Brigade du général Jolif-Ducoulombier, constituent la division de cavalerie commandée par le général de division baron Ameil. Cette division de cavalerie évolue au sein du 7e Corps d'Armée ayant pour commandant en chef le général de division DOUAY (Félix).

  • 4 août - Belfort: Formation du 7e corps
  • 6 août - Mulhouse
  • 8 août - Belfort
  • 16 août - Embarquement à Montbéliard et arrivée à Reims le 22 août
  • 23 au 26 août 1870 - Marche vers l'est.
  • 31 août 1870 - Bataille de Sedan

De 1871 à 1914[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1914, la Portion centrale (dépôt, administration, intendance) est à Reims et le reste à Verdun. Il appartient à la 4er brigade de Cavalerie Légère.

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Article connexe : Seconde Guerre mondiale.

Drôle de guerre[modifier | modifier le code]

Le 4e régiment de hussards forme la 5e brigade de cavalerie avec le 6e régiment de dragons. Lors de la transformation des divisions de cavalerie en février 1940, cette brigade est rattachée à la 3e division légère de cavalerie qui dépend de la 3e armée. En cas d'intervention au Luxembourg, cette division doit y entrer pour ralentir les Allemands et permettre l'exécution des destructions prévues. En attendant, le régiment stationne à Zoufftgen[2].

Bataille de France[modifier | modifier le code]

De 1945 à nos jours[modifier | modifier le code]

Colonels/chef-de-brigade[modifier | modifier le code]

Chef de corps du régiment Colonel-Général (1779-1791), colonel-propriétaire duc de Chartres.

  • comte de Montréal, 1779
  • marquis du Chastelier-Dumesnil, 1783

chef de corps du 5e régiment de hussards (ex Colonel-Général) 1791-1793, puis du 4e hussards

  • 1791 : colonel Drouot de la Marche
  • 1792 : colonel Miezskoswki
  • 1793 : chef de brigade Barbier
  • 1794 : chef de brigade Boyé
  • 1794 : chef de brigade Flosse
  • 1796 : chef de brigade Merlin
  • 1797 : lieutenant-colonel Pajol
  • 1804 : colonel André Burthe d'Annelet
  • 1811 : colonel Christophe
  • 1815 : colonel Blot
  • 1816 : colonel Oudinot
  • 1822 : colonel de Merssemann
  • 1829 : colonel de Louvencourt
  • 1830 : colonel Richard
  • 1832 : colonel Antoine Fortuné de Brack
  • 1838 : colonel de Lesparda
  • 1841 : colonel Dormoy
  • 1850 : colonel Gallais
  • 1855 : colonel Simon de la Mortière
  • 1864 : colonel Choury de la Vigerie
  • 1871 : colonel Cousin de Montauban
  • 1875 : colonel Bauvieux
  • 1880 : colonel de Poul
  • 1886 : colonel Colinet de Labeau
  • 1888 : colonel Gaudin
  • 1895 : colonel Le Moine de Margon
  • 1900 : colonel du Cor de Duprat
  • 1908 : colonel Renaud
  • 1911 : colonel Joubert
  • 1915 : colonel Dollfus
  • 1916 : colonel Parrot
  • 1925 : colonel Bonnet
  • 1929 : colonel Langlois
  • 1931 : colonel du Bessey de Contenson
  • 1934 : colonel Saint Poulof
  • 1934 : colonel Rupied
  • 1938 : colonel Chiappini
  • 1945 : colonel Reboul
  • 1945 : colonel Finaz
  • 1956 : colonel Duboster
  • 1957 : colonel Giraud
  • 1959 : colonel Oddo
  • 1960 : colonel Noe
  • 1962 : colonel Heraud
  • 1964 : colonel Burin des Roziers
  • 1964 : colonel de Barry
  • 1966 : colonel Février
  • 1968 : colonel Gonneville
  • 1970 : colonel de Lassus
  • 1972 : colonel Gérin-Roze
  • 1974 : colonel de Zélicourt
  • 1976 : colonel Chevallereau
  • 1978 : colonel Jacquot
  • 1980 : colonel Voinot
  • 1982 : colonel Rocolle
  • 1988 : colonel Boulery
  • 1991 : colonel Lhomme
  • 1993 : lieutenant-colonel Valet nul
  • 1995 : lieutenant-colonel Enguilabert
  • 1997 : colonel de Colombel
  • 1999 : colonel Joannes
  • 2001 : colonel Pillet
  • 2003 : colonel Martin
  • 2005 : lieutenant-colonel Salsedo
  • 2007 : lieutenant-colonel Maurin
  • 2009 : lieutenant-colonel Rocolle

Batailles inscrites sur l'étendard[modifier | modifier le code]

Il porte, brodées en lettres d'or dans ses plis, de son étendard les inscriptions[3],[4]:

300ppx

Décorations[modifier | modifier le code]

  • Sa cravate est décorée de la croix de guerre 1914-1918, Photo Croix de guerre recto.jpg avec citation à l'ordre de la 4e Division de Cavalerie "étoile argent"- ordre no 6 du 14 septembre 1914, signé par le général Abonneau.
  • Puis de la croix de guerre 1939-1945, Croix de guerre 1939-1945 (France) du Colonel brébant avec palmes de bronze et d'argent..jpgavec citation à l'ordre de l'armée "une palme"- ordre no 211C du 2 septembre 1940, signé par le général Weygand.

Devise[modifier | modifier le code]

« Saxe-conflans, bannière au vent ! »

Faits d'armes faisant particulièrement honneur au régiment[modifier | modifier le code]

Personnalités ayant servi au sein du régiment[modifier | modifier le code]

Le régiment aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Mission[modifier | modifier le code]

  • Aujourd'hui, le 4e Groupe d'Escadrons de hussards soutient l'état-major de la région terre Nord-Est et bon nombre d'organismes et de formations isolées de la garnison de Metz, entre autres: l'état major de la brigade de renseignement (EM BR), le groupement de recueil de l'information (GRI), le centre d'instruction santé de l'Armée de Terre (CISAT), l'état-major interarmées de zone de défense Est (EMIAZD), le groupement recrutement sélection de la RTNE (GRS) et la place de Metz. Le régiment a également la responsabilité de 11 emprises dans Metz et de 17 terrains ou fortifications dans tout le département de la Moselle.

Composition[modifier | modifier le code]

  • Plus de 500 personnels :
  • Escadron d'instruction.
  • Escadron de commandement et de quartier général

Stationnement[modifier | modifier le code]

4e groupe d'escadrons de hussards
Quartier Colin - Rue Du Général Franiatte - BP 03
57950 Montigny-les-Metz
Tél. : 03-87-15-28-44

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Pierre Staub, Histoire de tous les régiments de hussards, Robuchon, 1867 Digitalisat
  • Le roman Le Hussard d'Arturo Pérez-Reverte consacré à la campagne d'Espagne du 4e Hussards de 1808 à 1813. 2005. ISBN 2020864819. Le Point.
  • capitaine Chaduc, historique du 4e régiment de hussards - Point d'impression du 4e hussards, Laon, 1983
  • "le 4e régiment de hussards", La Feuille de Route no 2, février 2002.
  • général Andolenko, Recueil d'historique de l'arme blindée et de la cavalerie, Paris, Eurimprim, 1968.
  • Historique des corps de troupe de l'armée française, Ministère de la Guerre, Paris, 1900
  • Amicale des anciens du 4e hussards. Président: Monsieur Pierre Bouchonneau - 62, rue Villebois-Mareuil 85000 La Roche-sur-Yon - tél: 02 51 37 41 08.

Références[modifier | modifier le code]

  1. André Pierre Staub, Histoire de tous les régiments de hussards, Robuchon, 1867 page 11
  2. Jean-Yves Mary, La bataille des trois frontières : mai-juin 1940, Bayeux, Heimdal,‎ 2012, 471 p. (ISBN 978-2-84048-331-1), p. 144.
  3. Décision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007
  4. Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]