Montmorillon
| Montmorillon | |
|---|---|
l'Hôtel de Ville |
|
Détail |
|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Poitou-Charentes |
| Département | Vienne |
| Arrondissement | Montmorillon (sous-préfecture) |
| Canton | Montmorillon (chef-lieu) |
| Code commune | 86165 |
| Code postal | 86500 |
| Maire Mandat en cours |
Yves Bouloux 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Montmorillonnais |
| Démographie | |
| Population | 6 410 hab. (2009) |
| Densité | 112 hab./km2 |
| Gentilé | Montmorillonnais |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 82 m — maxi. 168 m |
| Superficie | 57,00 km2 |
Montmorillon
est une commune française, située dans le département de la Vienne et la région Poitou-Charentes.
Ses habitants sont appelés les Montmorillonnais[1].
Sommaire |
[modifier] Géographie
La ville est située à 50 km au sud-est de Poitiers et à 90 km au nord-ouest de Limoges. Le territoire communal est arrosé par la rivière Gartempe. Elle est desservie par la ligne TER Poitiers-Limoges.
[modifier] Géologie
La ville de Montmorillon a donné son nom à la montmorillonite, un constituant de certaines variétés d'argile. Cette substance est utilisée contre la gastro-entérite.
[modifier] Histoire
Au Moyen Âge, Montmorillon possédait un château-fort. Il se situait au sommet d'une falaise, près de l'église Notre-Dame ; il n'en reste aucune trace aujourd'hui.
La fondation à Montmorillon, par Pierre du Marché, de la plus ancienne confrérie laïque d'assistance connue en Poitou, obtient confirmation épiscopale et pontificale en 1107 lors du concile de Reims. C'est sur de ce terreau que l'Hôtel Dieu de la ville se développe ensuite. L'établissement est fortifié au cours de la Guerre de Cent Ans.
Ruiné par les guerres de Religion, l'Hôtel Dieu est relevé par l'ordre des Augustins réformés, qui assument sa mission de soins médicaux et de charité jusqu'à la Révolution.
Sous l'Ancien Régime, la ville était le siège d'une sénéchaussée royale.
L'instauration de nouveaux impôts provoquait parfois une solidarité inter-classes : ainsi, en 1707, lors de l'établissement de nouvelles aides sur le vin, le maire lui-même provoque la résistance et l’insurrection. Il est jugé responsable de l’émeute qui a suivi[2].
Comme le reste de la France, Montmorillon accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnaires[3]. Chef-lieu du district de Montmorillon à partir de 1790, puis sous-préfecture à partir du Consulat, Montmorillon conserve également un tribunal d'instance depuis cette époque.
Au XIXe siècle il y avait une bibliothèque catholique gratuite, une bibliothèque des jésuites, une bibliothèque au Petit séminaire et une bibliothèque "S.P. Montis Maurilionis".
Transformé en Petit Séminaire au XIXe siècle, l'Hôtel Dieu a longtemps été une pépinière scolaire et un berceau de vocations ecclésiastiques.
Pour célébrer la victoire de la République et du droit des peuples, un arbre de la liberté est planté à la fin de la Première Guerre mondiale, place de la Victoire. Il est replanté devant la gendarmerie[4].
En écho à la contestation sociale nationale du début de 2009, une manifestation a lieu le 19 mars à Montmorillon, qui rassemble 300 personnes[5].
[modifier] Emblèmes
[modifier] Héraldique
| Blasonnement
De gueules à la tour d'or, au chef cousu de sable chargé de quatre pals aussi d'or.
|
[modifier] Économie
L'usine de meubles de cuisine : Domoform (anciennement usine Ranger), appartenant au groupe Snaidero était la dernière industrie de la commune. Elle a fermé ses portes pour des raisons économiques en 2006.
La ville a une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de la Vienne.
[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1794 | 1794 | Nicolas, Louis, Sylvain Estourneau de Tersannes | ||
| 1813 | 1814 | Jean-Edmond Taveau | ||
| 1829 | 1838 | Antoine Butaud | ||
| 1844 | 6 mars 1848 | Jules Butaud | ||
| 28 mars 1848 | 24 octobre 1852 | François Normand | ||
| 31 octobre 1852 | 21 mai 1859 | Marc Jérôme Cherbonnier | ||
| 15 juillet 1859 | 1870 | Charles Nouveau Dupin | chevalier de la Légion d'honneur | |
| 19 septembre 1870 | 24 février 1871 | Honoré Mathieu Ducoudray | Maire provisoire | |
| 26 février 1871 | 11 avril 1871 | Louis Bonnet | Maire provisoire | |
| 1871 | 1878 | Charles Nouveau Dupin | Chevalier de la Légion d'honneur | |
| 1879 | 1885 | Auguste Delagrave | ||
| 1941 | Léon Pineau | nommé par Vichy[6] | ||
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| mort en fonctions | ||||
| 3 octobre 1952 | 1977 | Jean-Marie Bouloux[7] | UCDP | conseiller général, sénateur |
| mars 1977 | mars 1989 | Jean Bertrand | ||
| mars 1989 | juin 1995 | Philippe Charpentier | socialiste (ps) | conseiller régional |
| 1995 | mars 2008 | Guillaume de Russé[8] | UMP | |
| mars 2008 | Yves Bouloux[9] | Centriste[7] | fils de Jean-Marie Bouloux | |
[modifier] Démographie
[modifier] Spécialités culinaires
- Le macaron, fabriqué par l'entreprise Rannou-Métivier.
- Le méchoui traditionnel : un mouton ou un agneau à la broche, souvent farci avec un mélange d'oseille, de pain, de lait et de lard gras (composantes principales du fard poitevin, ou encore du farci poitevin), accompagné de haricots blancs (« la favée » en patois), cuits avec un gros oignon piqué de clous de girofle. Les anciens y mettent encore le « gravé », bouts de lards gras roussis, et incorporés aux haricots avec le gras fondu.
- Le mijet (ou mijot) : mélange de vin, de sucre et de pain. Recette rafraîchissante, qui donne lieu à une fête locale très connue, tous les ans, au lieu-dit « les mâts de Saulgé ». Le mijet peut se décliner en « soupe à l'ajasse », où l'on remplacera le vin par du lait, et qui sera destinée aux enfants.
[modifier] Personnalités liées à la commune
- La romancière Régine Deforges en est originaire. Elle a participé à la création du salon biennal du livre de Montmorillon. Elle est aussi à l'origine de l'idée de la Cité de l'Écrit et des métiers du livre.
- Le poète et romancier Lionel-Edouard Martin, né le 10 novembre 1956 à Montmorillon.
- Étienne de Vignolles (1390-1442) dit La Hire. (1390-1442), un des compagnons de Jeanne d'Arc.
- Jean-Félix Dutrou de Bornier (1741-1816), député de Montmorillon aux États généraux de 1789
- Jean-Baptiste Onésime Dutrou-Bornier, né le 19 novembre 1834 à Montmorillon et arrière-petit-fils du précédent. Aventurier des mers lointaines, adepte de la contrebande, il est breveté capitaine au long cours dans la marine marchande en 1860 et s'établit comme colon à l'île de Pâques en 1867. Ayant séduit Koreto, la reine de l'île, il devient chef du gouvernement puis "roi de l'île de Pâques". Il y meurt dans des conditions mystérieuses (assassiné par un rival ?) le 6 août 1876.
- Général Paul de Ladmirault (1808-1898).
- Jean-Mary Belliard, né le 19 novembre 1909 à Mortioux, près de Jouhet et décédé à Montmorillon le 13 novembre 1963. Engagé en politique dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, résistant, RPF, puis RS, (proche de Jacques Soustelle), en 1954, il est nommé secrétaire national du mouvement poujadiste UDCA qu'il quitte en 1956, en désaccord avec la ligne défendue par Pierre Poujade. Il se consacrera alors à l'animation et au développement de la cité.Elu président de l'UCIA (Union du commerce de l’industrie et de l’artisanat), il organise des Quinzaines commerciales dans la ville et de nombreuses actions pour la promotion de la vie économique de l'arrondissement. En 1955, il crée avec J. Legoubin, pilote, et Martell, (un ancien des Forces aériennes françaises libres, compagnon de Clostermann, l’Aéroclub de la Planche et y organise deux meetings aériens en 1955 et 1956. Fondateur et animateur du Bridge-club, président du Syndicat d'Initiative en remplacement de Henri Lamberton, autre acteur important de la vie locale, il obtient ainsi le classement, comme monument historique, du prieuré de Villesalem en 1961. Il est, avec le président De Fontaines, à l'initiative de la valorisation de la race de moutons La Charmoise.
- Bernard Harent[13], né le 24 juillet 1916 à Montmorillon. Sous-officier de carrière, il était stationné au Liban comme sergent fourrier au 24e régiment d'infanterie coloniale lors de l'armistice de 1940. Membre d'un détachement qui rallie la France libre dès juillet 1940, il intègre le 1er bataillon d'infanterie de marine et combat en Libye et en Syrie. Promu aspirant, il rejoint en 1942 les commandos parachutistes de l'infanterie de l'air, et participe aux raids du désert et aux opérations spéciales de l'armée britannique en Afrique. Il est cité à l'ordre de la nation par le général de Gaulle en 1943 après un raid en profondeur en Tunisie. Parachuté en Bretagne le 10 juin 1944 pour encadrer le maquis de Saint-Marcel, le sous-lieutenant Harent est tué au combat à Plumelec trois jours plus tard. Chevalier de la légion d'honneur. Créé Compagnon de la Libération à titre posthume par décret du 29 décembre 1944.
- Isabelle Moreau né le 14 mai 1977 à Montmorillon. Journaliste de la rédaction de i>Télé, elle a appartenu à l’équipe des journalistes sportifs de Canal+ et a co-présenté le Canal Football Club durant trois saisons de 2008 à 2011.
Sur le plan artistique, la "belle endormie" et ses environs ont su inspirer des artistes peintres. On peut citer, de manière non exhaustive :
- Raoul Carré, né à Montmorillon le 23 octobre 1868 et décédé le 2 octobre 1933 à Paris.
- Jehan Berjonneau, né à Montmorillon le 26 décembre 1890, mort en 1972.
- Raoul Etève, né le 23 juillet 1902 et décédé le 22 juin 1967 à Auxerre (Yonne).
- Gratiant Emmanuel,né le 27 avril 1881 au Dorat (Haute-Vienne) et décédé le 9 mars 1950.
[modifier] Lieux et monuments
Montmorillon est classée ville d'art et d'histoire.
- Site archéologique de "la Piscine": découvert en 1966 par Pierre Marcel, ce site témoigne de l'activité des "chasseurs-cueilleurs" dans le Département de la Vienne. Ils se sont arrêtés sur les bords de La Gartempe à maintes reprises entre -16 000 et - 12 000 ans.
- Octogone de Montmorillon (XIIe siècle)
- Église Notre-Dame (XIIe-XIVe siècle) et sa crypte avec une très belle fresque murale du XIIe siècle, relatant le couronnement de Catherine d'Alexandrie. Elle a la particularité d'avoir un côté sans fenêtres ; la raison en est historique : à l'époque des Guerres de Religion, les fenêtres du côté le plus difficile à défendre ont été murées.
- Maison-Dieu (chapelle Saint Laurent : façade et frise XIIe siècle et peintures murales XIXe siècle), classée monument historique depuis la première liste des monuments historiques de 1840.
- Église Saint-Martial : l'église actuelle a été édifiée à partir de 1861 et achevée 20 ans plus tard en 1881. Elle fut construite à l'emplacement d'une église romane mentionnée dans les textes en 1138-1151 et qui dépendait dès sa fondation de l'abbaye Saint-Martial de Limoges. De l'église primitive, il subsiste la tour carrée, sans doute la base de l'ancien clocher, et l'ancienne abside du chœur. Construite dans un style néo-gothique, très apprécié au cours du XIXe siècle, la nouvelle église Saint-Martial reçoit un mobilier dans le même style : chaire à prêcher, autels et surtout Grand-Orgue du facteur bordelais Georges Wenner[1]. La grande homogénéité de l'ensemble reflète de manière assez remarquable le dynamisme des « curés bâtisseurs » de la seconde moitié du XIXe siècle, et la générosité de la piété populaire. On retrouve d'ailleurs les portraits ou encore les saints patrons des bienfaiteurs (Moussac, Lalande) dans les vitraux historiés qui viennent compléter la décoration de l'église.
- Chapelle des grandmontains : elle est utilisée comme salle d'exposition. Ce bâtiment date de plusieurs siècles, il a été utilisé initialement par l'ordre des moines de l'ordre de Grandmont. A priori, ce bâtiment ne leur servait pas de chapelle ; il est appelé chapelle improprement, par abus de langage.
- La lanterne des morts.
[modifier] Événements
- Les Musicales de Saint-Martial
À l'occasion des 130 ans du Grand-Orgue Wenner de l'église Saint-Martial de Montmorillon, l'association Orgues en Montmorillonnais propose un rendez-vous musical autour de l'instrument. Retrouvez la programmation des concerts et toutes les informations sur le blog des « Musicales » : [2]
- Le Festival « Classiquement vôtre ».
Créée en août 2010, cette manifestation, organisée par la Ville, regroupe sur scène quelques-uns des grands noms actuels de la musqiue classique : C. Waren Green, Mikhail Rudy, Bernard Soustrot, Mauro Maur...
- La Cité de l'écrit et des métiers du livre.
La Cité se situe au cœur du quartier médiéval qui se délabrait avant l'ouverture du site (juin 2000). Les bâtiments ont été achetés, rénovés et sont loués par la ville avec le soutien financier du département, de la Région et de l'Union européenne. On y trouve aussi bien des bouquinistes, spécialistes du livre ancien et d'occasion, que des artisans des métiers du livre : calligraphe, illustrateur.
[modifier] Jumelages
Wadern (Allemagne) depuis 1968
Medina del Campo (Espagne) depuis 1994
Safané (Burkina Faso) depuis 1997 , ville éponyme du département de Safané
Guildford (Angleterre) depuis ???
Gościno (Pologne) depuis 2003 , voir Gościno (pl)
[modifier] Films tournés à Montmorillon
Certaines scènes du film Un long dimanche de fiançailles ont été tournées sur le terrain militaire de Montmorillon le 13 octobre 2003.
En 2001, Jérôme Courtioux a réalisé un film d'une heure vingt sur la ville, intitulé Montmorillon, la belle histoire..., avec la participation de Pierre Bellemare.
Un documentaire sur l'octogone a été tourné durant sa rénovation (1997-1999).
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
- Gare de Montmorillon
- UES Montmorillon, club de football de la ville
- Fontenoy-la-Joûte, autre ville du livre, en Lorraine (en France)
[modifier] Liens externes
- Site officiel de la ville de Montmorillon
- Site officiel de l'Office de Tourisme
- Montmorillon sur le site de l'Institut géographique national
- Montmorillon sur le site de l'INSEE
- Les Musicales de Saint-Martial
- Site archéologique de La Piscine
- Visite virtuelle
- Histoire du pays montmorillonnais
- Musée de l'Amande et du Macaron de Montmorillon.
- Chapelle Saint-Laurent
- Cité de l'écrit
- Ville espagnole jumelée avec Montmorillon : Medina del Campo
[modifier] Sources
[modifier] Notes
- Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 27/09/2008.
- Jean Nicolas, La Rébellion française : mouvements populaires et conscience sociale, 1661-1789, Paris : Gallimard, 2008. Collection Folio, ISBN 978-2-07-035971-4, p. 161
- Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 173 et 178
- Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 223
- Didier Monteil, « Plus fort que l’anti-CPE et le 29 janvier », La Nouvelle République, n° du 20 mars 2009, p 43
- Jean-Henri Calmon, Occupation, Résistance et Libération dans la Vienne en 30 questions, Geste éditions, coll. « 30 questions », Jean-Clément Martin (dir.), La Crèche, 2000, 63 p. (ISBN 2-910919-98-6), p 19
- Sénat, Notice de Jean-Marie Bouloux, mise à jour le 13 septembre 2010 et consultée le 13 septembre 2010
- Marianne d'Or 2006
- Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
- Recensement de la population au 1er janvier 2009 sur Insee. Consulté le 12 janvier 2012
- Montmorillon sur le site de l'Insee
- Site "Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui"
- Notice B.Harent Compagnon de la Libération