Smarves

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Smarves
Rond-point autour d’un chêne pluri-centenaire à Smarves.
Rond-point autour d’un chêne pluri-centenaire à Smarves.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Poitiers
Canton La Villedieu-du-Clain
Intercommunalité Communauté de Communes Vallées du Clain
Maire
Mandat
Philippe Barrault
2014-2020
Code postal 86240
Code commune 86263
Démographie
Population
municipale
2 580 hab. (2011)
Densité 128 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 30′ 40″ N 0° 21′ 01″ E / 46.5111, 0.350276 ()46° 30′ 40″ Nord 0° 21′ 01″ Est / 46.5111, 0.350276 ()  
Altitude Min. 72 m – Max. 141 m
Superficie 20,09 km2
Localisation

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Smarves est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne (région Poitou-Charentes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Smarves est une commune périurbaine de l’agglomération de Poitiers. Sa situation, à 8 km de Poitiers, lui a permis de connaitre un fort développement démographique au cours des dernières décennies. Ce mouvement s’est accompagné du développement du secteur urbain.

La commune est délimitée par les vallées du Clain à l’Ouest, du Miosson à l’Est et du Chézeau au Sud. Les paysages de vallée, caractéristique du Sud de Poitiers, contribuent à la qualité du cadre de vie et expliquent en partie le fort développement résidentiel.

La commune est traversée par 9 km de cours d'eau : 4 km pour le Clain et 5 km pour la Miosson.

La commune est reliée à l’agglomération de Poitiers par la RD 741 en axe Nord / Sud (Poitiers - Confolens), voie classée à grande circulation. Elle constitue l’axe majeur de liaison avec les pôles d’emploi de l’agglomération et le pôle commercial du Grand Large situé près du contournement Sud. Les liaisons Est / Ouest doivent emprunter les vallées. Les tracés sont plus contraints, les voies étroites et adaptées à un trafic local.

La surface de la commune est occupée pour 59 % par des terres agricoles, pour 33 % par des forets et des milieux semi-naturels et pour 8 % par des sols aménagés par l'homme : agglomération, zones commerciales, voirie...)[1].

La commune de Smarves comprend 508 hectares de forêt privée, soit 25 % de son territoire[2]..


Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La ville est limitrophe des communes des Roches-Prémarie au sud, de Ligugé à l'ouest, de celle de Saint-Benoit au nord et au nord-est, et enfin de Nouaillé-Maupertuis au sud-est.


Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune se situe sur le point géographique du seuil du Poitou - défini par un horst, veine granitique très locale reliant les massifs Armoricain et Central. Cette caractéristique géologique est visible et accessible en bordure de la rivière, près de Port Seguin et elle se prolonge sur la commune voisine de Ligugé.

Les différents types de sols de la commune sont composés pour 54 % des groies dans les plaines, pour 32 % du Bornais sur les plateaux du seuil du Poitou et pour 15 % de calcaire dans les vallées et les terrasses alluviales[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Smarves apparaît sous le nom de "Samarva" en 962. Les origines de Smarves restent obscures. Il n'est pas anormal qu'une toute petite commune ne laisse que peu de traces dans les documents d'archives. Toutefois, si l'on se réfère au Dictionnaire toponymique de Louis-François-Xavier Rédet, publié en 1881, le nom de Smarves est cité pour la première fois en 962 sous la forme SAMARVA. Ce même dictionnaire répertorie ensuite les formes suivantes : SANMARVIA (1183), SALMARVIA, SAINTE MARVE (1324), SANCTA MARVIA (1348), ST FELIX DE SAMARVE (1466), SAMARGNE (1479), SEMARVE (1576; 1720)

À cela on peut ajouter deux autres références cartographiques, l'une au XVIIIe siècle SAMARVE sur la carte de CASSINI, l'autre au XIXe siècle SEMARVE sur une carte de 1843, éditée par H. LANGLOIS. Cette liste appelle deux remarques :

  • le nom est systématiquement estropié par les copistes, parce qu'ils n'arrivent pas à admettre le groupe de consonnes SM. Ils les adaptent le plus souvent en introduisant une voyelle, voire en interprétant SM comme S.M = Saint(e) Marve.

-le groupe phonétique SM est excessivement rare dans la langue française et d'ailleurs, l'évolution de la langue, selon les lois connues de la phonétique, fait disparaître le groupe SM lorsqu'il existait au début d'un mot : par exemple le mot latin SMARAGDA se transforme en EMERAUDE en français. D'où peut donc venir le groupe SM de SMarves ? Cette question appelle, elle aussi, deux remarques : -en France de nombreux noms de lieux, de rivières, de monts ont gardé la trace de leur origine celte (gauloise) alors que le vocabulaire ordinaire gaulois s'est effacé sous l'influence dominante du latin.

  • ces noms celtes de lieux, monts ou rivières faisaient souvent référence au nom d'une divinité. Loudun et Lyon (Lugdunum) sont des noms de ville dont la racine est forgée sur le nom du Dieu LUG, dieu suprême de la mythologie celtique.

Et Smarves ? Il existe des divinités celtes dont le nom comporte le groupe de consonnes SMER: Il s'agit de SMERTRIOS et de ROSMERTA.

Selon Monsieur Joseph VENDRYES, linguiste et celtologue, la racine celtique SMER signifie "prévoyance, approvisionnement". Les divinités correspondant à cette racine étaient supposées apporter l'abondance, la profusion. D'où cette hypothèse que l'on peut formuler : SMARVES, avec le groupe de consonnes très rare SMER, pourrait être un nom marquant la survivance d'une dédicace au Dieu SMERTRIOS, Dieu de l'abondance. Les sources (que les celtes vénéraient) pourraient expliquer cette idée; il y avait trois sources répertoriées à Smarves: "au bas du bourg, au Port Seguin et au Moulin des Dames." (M. A. de Longuemar en 1869)

Smarves accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Mais lors de l’annonce de la levée en masse en 1793, il est la cible des menaces des jeunes qui y sont hostiles[4].

L’arbre de la liberté : l’érable rouge de la place de la mairie est planté le 25 novembre 1986, en remplacement de l’orme planté en 1848, peu après la révolution de février, pour fêter l’avènement de la Deuxième République. Tout le village est mobilisé : enfants des écoles travaillent sur un projet plusieurs semaines, conférence, exposition, soutien aux otages français du Liban[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 mars 2008 Pierre Joulain    
mars 2008   Philippe Barrault[6]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 580 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
500 421 414 444 431 436 582 599 572
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
539 532 603 628 687 713 821 865 847
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
846 896 888 756 769 722 767 763 813
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
869 1 126 1 490 2 069 2 089 2 156 2 345 2 580 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 2008, selon l’Insee, la densité de population de la commune était de 128 hab./km2, contre 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Économie[modifier | modifier le code]

Avec ses 2 000 hectares, le territoire de la commune offre l'équilibre idéal d'un cadre vie de qualité, entre ville et campagne. Entouré de rivières, de bois et de terres cultivées, Smarves poursuit un développement maîtrisé de son habitat et de ses activités économiques. Exclusivement rurale naguère, elle est aujourd'hui centrée sur les services aux particuliers et aux entreprises. Sa situation aux portes de Poitiers, à dix minutes des principaux pôles d'activité de l'agglomération, permet à Smarves de s’intégrer à la dynamique du Sud de l’agglomération (Biopôle, Pôle Sud, Grand Large). Son accessibilité par la RD 741 et son cadre de vie lui donnent un vrai potentiel de développement économique et social.

Pour autant elle garde une activité agricole notable céréales et élevage sur environ 900 hectares ; quatre entreprises d'exploitation agricole y ont leur siège.

À l'est de la commune, le domaine des Bois de Saint-Pierre constitue une base de loisirs d’environ 250 hectares appartenant à la ville de Poitiers. Une partie de 75 hectares est aménagée et consacrée à de nombreuses activités pour tous les publics : parcours d’orientation, parc zoologique, poney-club, piscine de plein air, étang pour la pêche, la promenade avec 8 km de sentiers pédestres. La forêt est essentiellement constituée de chênes et de châtaigniers. Aux portes des Bois de Saint-Pierre, un mini golf et le parc d'attractions Chouette Land, créé en 2008, complètent les installations de loisirs.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Selon la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[9], il n'y a plus que 6 exploitations agricoles en 2010 contre 18 en 2000. Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit -16 %. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leur exploitations[10].

Les surfaces agricoles utilisées ont légèrement diminué et sont passées de 855 hectares en 2000 à 850 hectares en 2010 dont 209 sont irrigables[9]. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[10].

52 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement et maïs), 25 % pour les oléagineux (colza et tournesol), 11 % pour le fourrage et 1 % reste en herbes. En 2000, un hectare (0 en 2010) était consacré à la vigne[9].

Les élevages de bovins, d'ovins et de volailles ont disparu au cours de cette décennie[9]. La disparition des élevages de moutons est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007[11]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Monument aux morts de la guerre 1914-18, place de la mairie.
  • Église Saint-Félix, place de l'église.
  • Salle polyvalente « François Rabelais », au-dessus de l'église.
  • Le Bois de Saint-Pierre est un ancien domaine forestier. Il s'étend sur plus de 245 hectares, autour de l'ancien château de Saint-Pierre. Il domine un méandre du Miosson. 75 hectares sont consacrés à des zones d'attraction dont un parc zoologique. Le parc zoologique occupe 5 hectares des Bois de Saint-Pierre et il compte environ 250 animaux (dont ours, loups et singes). Il est la propriété de la mairie de Poitiers depuis 1968 et fait partie de l'Association nationale des parcs et jardins zoologiques. Sur l'allée du château, trois zèbres en béton armé peint datent de 1983 et sont de l'artiste Gilbert Della Noce.
  • La commune abrite trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique qui représentent 1 % de la surface de la commune :
    • le Bois de Saint-Pierre ;
    • le marais du ruisseau des Dames ;
    • le Granit.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Observatoire Régional de l'Environnement de Poitou-Charente
  2. Centre Régional de la Propriété Forestière de Poitou-Charente - 2007
  3. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charentes - 2007
  4. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 206-207
  5. Robert Petit, op. cit., p. 227-231
  6. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  9. a, b, c et d Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  10. a et b Agreste – Enquête Structure 2007
  11. Agreste – Bulletin no 12 de mai 2013