Nouaillé-Maupertuis
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) ; pour plus d'indications, visitez le projet Communes de France.
|
| Nouaillé-Maupertuis | |
|---|---|
Village et abbaye de Nouaillé-Maupertuis |
|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Poitou-Charentes |
| Département | Vienne |
| Arrondissement | Poitiers |
| Canton | La Villedieu-du-Clain |
| Code commune | 86180 |
| Code postal | 86340 |
| Maire Mandat en cours |
Henri Bosq 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Région de La Villedieu-du-Clain |
| Démographie | |
| Population | 2 741 hab. (2008) |
| Densité | 124 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 93 m — maxi. 139 m |
| Superficie | 22,13 km2 |
Nouaillé-Maupertuis, communément appelé Nouaillé, est une commune française, située dans le département de la Vienne et la région Poitou-Charentes.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Située dans l'immédiate banlieue de Poitiers, Nouaillé avec son extraordianaire ensemble abbatiale se dresse le long du Miosson.
[modifier] Économie
[modifier] Histoire
Maupertuis signifie mauvais passage en latin, surnom qui viendrait de la bataille de Poitiers (1356) qui vit la défaite de Jean le Bon avec une armée de 12 000 hommes face aux Anglais du Prince de Galles dit le Prince Noir, du fait de la couleur de son armure.
La bataille s'est déroulée le 19 septembre 1356. Elle fut désastreuse pour les Français. Le roi Jean II Le Bon et son fils sont faits prisonniers et beaucoup de seigneurs furent tués ou pris. C'est au cours de cette bataille que le Dauphin aurait prononcé cette phrase célèbre : « Père, gardez-vous à droite ; père, gardez-vous à gauche. » Les Anglais se retirèrent par Gençay, Couhé et Ruffec, sans attaquer Poitiers.
Suite au traité de Brétigny, conséquence directe de cette défaite, la France cède à l'Angleterre, le Poitou, la Saintonge, l'Angoumois, le Limousin, le Périgord, le Quercy, et le Rouergue.
Comme le reste de la France, Nouaillé accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnaires, comme la fête de la Fédération annuelle et cantonale[1].
[modifier] Emblèmes
[modifier] Héraldique
| Blasonnement
D'azur, à trois fleurs de lis d'or, deux et une, à deux crosses de même passées en sautoir[2].
Commentaires : La ville a adopté les armes de Raoul du Fou, évêque d’Évreux et abbé commandataire de l'abbaye de Nouaillé-Maupertuis.
|
[modifier] Spectacles
Depuis 1983, l’association Nouaillé 1356[3]propose des animations, des spectacles ainsi qu'une journée médiévale.
[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| Norbert Puisais | ||||
| Pierre Borzeix | ||||
| 1983 | 1995 | Daniel Moinard | ||
| 1995 | 2001 | Gérard Rivaud | PS | |
| mars 2001 | réélu en 2008[4] | Henri Bosq | ||
[modifier] Démographie
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Joachim Bernier de la Brousse (1580-1623), poète baroque.
[modifier] Lieux et monuments
L'abbaye occupe le fond plat de la vallée du Miosson, à l'intérieur d'un ancien méandre abandonné. De l'importante fondation bénédictine, il subsiste à l'heure actuelle, un ensemble encore important de bâtiments. Ces derniers entourent la vaste église romane transformée à plusieurs reprises au cours des ans.
Pendant longtemps, le lieu ne fut occupé que par un petit monastère dépendant de l'abbaye de Saint-Hilaire de Poitiers. L'église abbatiale prit plusieurs noms : Notre-Dame, Saint Hilaire puis, depuis les transferts des restes de Saint Julien, en 830, elle prit ce dernier nom.
À partir de 808, les moines se séparèrent de l'abbaye de Saint Hilaire, en adoptant la règle de Saint Benoit.
L'abbaye est ceinte de douves et de remparts (XIIIe siècle) dont il reste des tours : deux encadrent encore le pont qui permet de traverser le Miosson ; ainsi que deux portes de part et d'autre de l'église.
L'église date du XIe siècle.Au XIIe siècle, elle a été renforcée, divisée en 3 nefs en berceau brisé.À la même époque, le clocher-donjon, avec son chemin de ronde, élevé sur un porche couvert d'une curieuse coupole sur trompes fut construit. Sous le clocher porche, les vingt-quatre vieillards de l'apocalypse sont placés sous une des rainures. Les chapiteaux des gros piliers portant la coupole représentent des épisodes du Nouveau Testament et notamment une curieuse scène qui décrit la lutte entre des hommes aux pieds entravés et des femmes armées de lourdes massues.
La façade occidentale est gothique.
Le transept et le chœur furent détruits par les Huguenots en 1569. ils furent reconstruits entre 1683 et 1690. L'abside autrefois en hémicycle fut alors remplacée par un chevet droit.
On peut admirer :
- un jubé de bois de 1663 de Jean Girouard
- des stalles du XVIIe siècle de Jean Girouard
- dans un enfeu, derrière le maître-autel, un sarcophage du VIIIe siècle dit « châsse de Saint Junien ». Saint Junien du Poitou (probablement saint Genou en fait) est à distinguer du Saint Junien vénéré dans le Limousin. Saint Junien du Poitou serait le premier bénédictin de la région, né en 510/515 et mort le 13 août 587.Les peintures du tombeau seraient de la fin du VIIIe siècle/début du IXe siècle. Celles de l'enfeu sont, quant à elles, du XVIIe siècle.
- beau lutrin en bois
Trois cryptes furent découvertes en 1945. Elles possèdent plusieurs colonnes de l'église primitive dont l'une daterait du Ve siècle. Des traces de peinture sont encore visibles dans la crypte centrale.
Proche de Nouaillé-Maupertuis, il est possible de voir le champ de bataille (itinéraire fléché). Un bloc de pierre porte la mention : « À la mémoire des chevaliers, barons et hommes d'armes de France, de Gascogne et d'Angleterre, tombés en ces lieux le 19 septembre 1356. » Des panneaux explicatifs permettent de suivre les combats et d'apprécier l'importance de l'évènement pour l'histoire de France et d'Angleterre.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
[modifier] Liens externes
- Romanes.com Photos de l'abbatiale
- Nouaillé-Maupertuis sur le site de l'Institut géographique national
[modifier] Sources
[modifier] Bibliographie
- Farid Abdelouahab (dir.) (préf. Jack Lang), Regards objectifs : Mieusement et Lesueur photographes à Blois, Paris, Somogy, 2000, 183 p. (ISBN 2-85056-436-2), p. 66.
Photographie de Séraphin-Médéric Mieusement de l'église en 1879.
[modifier] Notes
- Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers, Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 77-78 et 175
- Malte-Brun rapporte, dans la France illustrée, tome V (1884)
- Nouaillé 1356
- Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
- Recensement de la population au 1er janvier 2007 sur Insee. Consulté le 8 janvier 2010
- Nouaillé-Maupertuis sur le site de l'Insee
- Site "Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui"