Nicolas de Myre

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Nicolas archevêque de Myre
Image illustrative de l'article Nicolas de Myre
Saint Nicolas
Naissance 270
Patare, Lycie
Décès 345  (75 ans)
Myre, Lycie
Vénéré par La plupart des traditions chrétiennes
Fête 6 décembre (dormition) 9 mai (translation)
Saint patron enfants, marins

Nicolas de Myre ou Nicolas de Bari, communément connu sous le nom de « Saint Nicolas » est né à Patare, en Lycie, autour des années 260 et mort à Myre en 345[1]. C'est un évêque de Myre en Lycie, en Anatolie, l'Orient de l'Empire romain. Il est renommé pour sa charité et sa foi combative. La tradition affirme qu'il a participé au premier concile de Nicée.

Canonisé, il a été proclamé protecteur de nombreuses nations et de nombreux corps de métiers, il est un personnage populaire de l'hagiographie chrétienne.

Personnage historique[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Nicolas naît à Patare, en Lycie, aux alentours des années 260 au sein d'une famille riche chrétienne[h 1]. Ses parents, Epiphanius (Ἐπιφάνιος) (grec d'origine) et Johanna (Ἰωάννα) selon certains récits[Lesquels ?][2], Theophanes (Θεοφάνης) et Nonna (Νόννα) selon d'autres[3], meurent selon certaines versions[Lesquelles ?] lors d'une épidémie de peste alors qu'il a huit ans, et selon Claude Kévers-Pascalis, lorsqu'il a vingt ans[h 2]. Nicolas aurait été mis à l'orphelinat ou élevé par son oncle Nicolas, évêque de Myre, toujours en Lycie, située dans l'Anatolie du sud-ouest. Il donne généreusement pour défendre la justice et les déshérités ; il jette notamment par la fenêtre de la maison de son voisin ruiné trois sacs d'or pour lui permettre de doter ses filles et éviter ainsi qu'elles aient recours à la prostitution[h 2].

Archevêque de Myre[modifier | modifier le code]

Le successeur de l’oncle de saint Nicolas venant à mourir, il est désigné évêque de Myre autour de l'an 300[4]. Selon certaines versions[Lesquelles ?], son oncle l'ordonne lecteur puis prêtre à dix-neuf ans avant de le nommer supérieur de son monastère appelé la Sainte-Sion[5]. Selon Kévers-Pascalis, il n'est pas prêtre au moment où il est désigné évêque[h 2].

En 311, il convainc un commandant de navires de transports de grains de l'Empire romain de céder illégalement aux habitants de Myre une partie de son chargement afin de protéger la population de la famine[h 2].

Il est incarcéré avec le reste de la population chrétienne par Maximin-Daïa, gouverneur d'Égypte en campagne contre Licinius, gouverneur de Lycie[h 2].

Il est présent au Ier concile de Nicée en 325[6]. L'évêque Nicolas lutte en particulier contre l'arianisme[h 3].

Trois grands événements sont encore à noter : il sauve trois jeunes gens accusés par un juge corrompu d'avoir organisé une émeute à Andriake ; il arrache notamment l'épée du bourreau et exige la reprise du procès, où sa plaidoirie les innocente[h 3] ; il obtient une baisse des impôts de Myre après une audience accordée par l'empereur Constantin à Constantinople[h 3] ; enfin, lors de cette même visite à Constantin, il innocente les officiers Népotien, Erpilion et Ursus, accusés à tort de complot contre Constantin[h 3].

Un an avant sa mort, il fait détruire le temple d'Artemis de Myre[h 3].

Reliques[modifier | modifier le code]

Son tombeau, placé dans l'absidiole d'un martyrium à Myre, attire de nombreux pèlerins mais est menacé par les raids des sarrasins depuis le XIe siècle[7].

Ses ossements sont conservés dans l'église Saint-Nicolas (en) de Myre jusqu'au 1087. Selon la légende, ils ont la particularité de suinter une huile parfumée et ce baume est connu dans toute l'Europe du Moyen Âge. La bataille de Manzikert qui voit la défaite de l’armée byzantine en 1071 décide plusieurs villes italiennes marchandes, dont Nicolas est le saint Patron, à récupérer les reliques. Le moine bénédictin Nicéphore et l'archidiacre Jean de Bari qui relatent cette translatio justifient le vol dont le but est d'assurer la sécurité des reliques et d'accroître leur vénération en les rapprochant de Rome[8]. Soixante-deux marins venus de Bari, gagnant de vitesse les navires vénitiens, volent et ramènent ses reliques (certains auteurs prétendent qu'ils se sont trompés de reliques[9]) le 9 mai 1087 en terre chrétienne à Bari. Une basilique lui est spécialement construite entre 1089 et 1197.

Le chevalier Aubert de Varangéville y vole une phalange en 1098 et la rapporte à Saint-Nicolas-de-Port où elle devient un objet de pèlerinage majeur avec la traditionnelle procession[10].

Quelques fragments de la relique sont également cédés à la cathédrale Saint-Nicolas de Fribourg durant la Renaissance. En effet, vers 1420, l'abbé Pierre d'Affry obtient l'autorisation d'emporter quelques fragments du saint à l'abbaye cistercienne de Hauterive. L'église de Fribourg pour obtenir le transfert de ces précieuses reliques dut demander l'aide de l'avoyer et du Conseil de la ville. "Ils eurent recours à l'autorité du pape Jules II. Une bulle pontificale du 2 juillet 1505 accordait ces reliques à Fribourg. Le transfert se fit le 9 mai 1506."[11] L'église Notre-Dame à la Croix de Croix-lez-Rouveroy (en Belgique) possède également une relique attestée par un document officiel reposant dans les archives de la fabrique d'église, ainsi qu'une statue en bois polychrome.

En 1429, avant de quitter son pays pour rejoindre la France, Jeanne d'Arc vient se recueillir devant la relique du saint[réf. nécessaire].

Dans la culture religieuse[modifier | modifier le code]

Il est difficile de retrouver les traces les plus anciennes du culte de saint Nicolas en raison de la Querelle des Images qui a fait disparaître la quasi totalité des représentations imagées des saints datant d'avant le VIIIe siècle. On sait cependant que le saint bénéficie très tôt d'une grande popularité ; cela est notamment visible dès le IXe siècle par son omniprésence dans l'iconographie des églises d'Orient[i 1]. Il est notamment vénéré dès cette époque en Crète, à Chypre, en Grèce, en Macédoine et un peu plus tard en Ukraine, Russie, Roumanie, Bulgarie, Albanie et Serbie[i 1]. Son culte se développe aussi en Europe occidentale après l'arrivée de ses reliques à Bari en 1087[i 1].

Hagiographie[modifier | modifier le code]

Naissance[modifier | modifier le code]

Nicolas, selon la légende, aurait reçu très jeune le baptême et se serait tenu tout seul debout en signe de respect, bien droit sur ses jambes, pour être baptisé : ce fut son tout premier miracle[4]. Puis, il se met à jeûner en refusant de téter aux jours prescrits par l’Église (mercredi et vendredi)[12].

Éducation[modifier | modifier le code]

C'est l'évêque de Patare, Méthode, et ses parents qui s'occupent de son instruction.

A la mort de ses parents (décès dus à la peste), il hérite de leur fortune.

Miracle des trois vierges[modifier | modifier le code]

Nicolas avait pour voisin un homme qui, ruiné, ne pouvait marier ses trois filles faute de dot. Ce dernier envisageait de les prostituer afin de récolter l'argent nécessaire à leurs subsistances. Nicolas décida, en secret de donner trois bourses pleine à ces jeunes femmes.

Cette légende chrétienne est rapportée dans le livre la Légende Dorée de Jacques de Voragine dans le passage suivant:

"Un de ses voisins avait trois filles vierges, et que son indigence, malgré sa noblesse, força à prostituer, afin que ce commerce infâme lui procurât de quoi vivre.

 Dès que le saint eut découvert ce crime, il l’eut en horreur, mit dans un linge une somme d'or qu'il jeta, en cachette, la nuit par une fenêtre dans la maison du voisin et se retira.

 Cet homme à son lever trouva cet or, remercia Dieu et maria son aînée.

 Quelque temps après, ce serviteur de Dieu en fit encore autant.

 Le voisin, qui trouvait toujours de l’or, était extasié du fait; alors il prit le parti de veiller pour découvrir quel était celui qui venait ainsi à son aide.

 Peu de jours après, Nicolas doubla la somme d'or et la jeta chez son voisin.

 Le bruit fait lever celui-ci, et poursuivre Nicolas qui s'enfuyait : alors il lui cria : « Arrêtez, ne vous dérobez pas à mes regards. »

 Et en courant le plus vite possible, il reconnut Nicolas; de suite il se jette à terre, veut embrasser ses pieds.

 Nicolas l’en empêche et exige de lui qu'il taira son action tant qu'il vivrait. Mais l'évêque de Myre vint à mourir sur ces entrefaites."

Nicolas est nommé archevêque de Myre[modifier | modifier le code]

La mort de l'évêque de Myre pousse les évêque de la province à lui donner un successeur. Une nuit, pendant qu'ils étaient en prière, la voix de Dieu leur enjoint de nommer Nicolas archevêque. Le lendemain matin, les évêques attendirent Nicolas sur le seuil de l'église, l'appelèrent par son nom et lui posèrent, malgré ses réticences, la mitre sur la tête.

Nicolas et les persécutions[modifier | modifier le code]

Après une longue période de paix, les persécutions vinrent s'abattre sur les chrétiens. Les empereurs romains interdisent les assemblées de fidèles, ordonnent la destruction des églises et des livres saints et condamne à l'exil, l'emprisonnement ou la mort, ceux qui n'abjure pas leur foi. L'évêque de Patare, Méthode, est mis à mort et Nicolas connait la prison, la torture et ne fut délivré que par l'arrivée au pouvoir de Constantin Ier.

Nicolas et le concile de Nicée[modifier | modifier le code]

Un prêtre du nom d'Arius, soutient que le Christ n'est pas Dieu comme son Père. Nicolas, appelé au concile de Nicée défend avec virulence la divinité de Jésus-Christ et le dogme de la Sainte Trinité. Il s'emporte tellement qu'il frappe Arius. Outrés de ce geste, les Pères du Concile dépouille de ses insignes de fonction Nicolas et le font conduire en prison. Mais le Christ et la Vierge seraient apparus à leur serviteur, lui rendant le pallium, le livre des Évangiles et lui ouvrant la porte de sa prison.

Pour défendre sa foi, Nicolas s'attaque également aux dieux païens. Il parvient à convaincre ses fidèle de s'attaquer au temple de Diane.Il fait bâtir des églises et des autels aux martyrs sur les ruines des anciens temples.

Miracle des blés[modifier | modifier le code]

Pour sauver les populations de Myre de la famine, Nicolas se rend dans un port voisin apprenant que des bateaux s'y sont arrêtés pour échapper à une tempête. Il parvient à convaincre les armateurs de décharger un peu de leurs précieux grains en échange de la promesse que chacun des bateau arriverait à bon port. A l'arrivée des bateaux à Constantinople, on mesura le blé et il y en eut la même quantité qu'au départ. Émerveillés, les matelots racontèrent le prodige.

Sauvetage des matelots[modifier | modifier le code]

Des matelots sur le point de mourir lors d'une tempête sur la côte de Lycie, font appel à Nicolas pour venir à leur secours. L'évêque apparaît alors sur le navire. il les rassure et les exhorte au courage. Lui-même aide à la manœuvre des voiles et s'empare du gouvernail. Il les conduit ainsi au port et disparaît sous leurs yeux. Les matelots s'empresse alors de se rendre à Myre, y reconnaissent leur sauveur au milieu de ses clercs et tombe à ses genoux.

Nicolas sauve trois officiers[modifier | modifier le code]

Saint Nicolas représenté avec les 3 enfants et le tonneau, collection musées départementaux de la Haute-Saône

Trois officiers de Constantin Ier devaient mener une mission en Phrygie. A leur retour à Constantinople, ces officiers, d'abord comblés d'honneurs, se voient accusés d'un complot contre la vie du souverain. Ils sont emprisonnés et condamnés à mort. Le préfet du palais, acheté par des collègues jaloux, veille à ce que l'on ne croie pas en leur innocence. La pensée des malheureux se tourne vers l'évêque de Myre. Cette nuit là, l'empereur et son préfet voient en songe saint Nicolas qui leur ordonne de relâcher les officiers calomniés, faute de quoi de terribles châtiments les attendraient. L'innocence des condamnés éclate aux yeux de Constantin qui, leur rendant leur liberté, les envoie à Myre avec des présents et une lettre demandant à Nicolas ses prières et son pardon[13].

Selon Émile Mâle, le sauvetage des trois officiers de Constantin Ier est mal interprété par les chrétiens, notamment en raison de l'iconographie byzantine qui représente le saint disproportionnellement grand par rapport aux autres hommes ; ceux-ci sont alors pris pour des enfants. Cela donne naissance à la légende de la résurrection par le saint de trois enfants, précédemment tués et découpés en morceaux par un boucher, la tour de prison devenant un saloir[14].

Mort de Nicolas et le miracle de l'huile prodigieuse[modifier | modifier le code]

Ayant eu la révélation de sa mort prochaine, Nicolas donna une dernière messe pontificale, puis se retira dans le monastère de la Sainte-Sion dont il avait été fait abbé. Ce fut là qu’une petite fièvre l’ayant saisi, il se fit administrer les sacrements et s’éteignit le 6 décembre 343. Il fut enseveli dans une tombe de marbre. Une nouvelle se répandit alors auprès des fidèles : du corps de l'évêque, une huile odorante s'écoule, le préservant de la putréfaction. Cette huile, que l'on appelle manne, a la réputation de guérir les maux.

Sept siècles plus tard en 1087, des marins de Bari enlèvent les reliques de Saint Nicolas pour les rapporter dans leur ville. La légende veut que la manne continue de couler.

Apparition de saint Nicolas après sa mort[modifier | modifier le code]

Apparition à Sainte Brigitte de Suède[modifier | modifier le code]

Sainte Brigitte est née en 1302. Elle se marie et met au monde 8 enfants dont sainte Catherine de Suède. Elle fait de nombreux pèlerinages dont un à Bari pour honorer les reliques de saint Nicolas. "Ce fut au prix de peines et de fatigues considérables que les voyageurs accomplirent le long voyage de Manfredonia à Bari. En pénétrant dans le temple qui renferme le tombeau du grand saint Nicolas, Brigitte ressentit une joie inexprimable; elle se prosterna avec une humble dévotion devant les saintes reliques, et sa pensée médita le symbolisme de l'huile qui en découlait... A ce moment apparut à ses yeux une forme vénérable, toute brillante et comme ointe d'un baume odorant. La céleste vision lui dit : « Je suis l'Évêque Nicolas; je vous apparais sous cette forme pour vous révéler l'état dans lequel se trouvait mon âme aux jours de ma vie terrestre; mes membres étaient adroits et souples au service de Dieu, comme l'est un instrument frotté d'huile sous la main de celui qui le manie. Et si mon âme tressaillait toujours d'allégresse et de bonheur, si ma bouche ne prêchait que la parole de Dieu, si enfin la patience reluisait dans toutes mes oeuvres, c'est que j'aimais et pratiquais dans la perfection les saintes vertus d'humilité et ode chasteté. Écoutez donc : de même que la rose exhale un agréable parfum, de même que le raisin donne un jus plein de douceur, ainsi mes ossements ont reçu de Dieu le rare privilège de distiller une huile salutaire. En effet, le Tout-Puissant n'honore et n'exalte pas seulement ses élus dans le ciel; il les glorifie également sur la terre, pour l'édification d'un grand nombre, qui participent ainsi aux grâces accordées aux Saints.»

Brigitte se réjouit grandement de la faveur dont elle venait d'être l'objet; elle en rendit grâces à Dieu et à saint Nicolas. Elle voulait ne s'arrêter que peu de temps à Bari, et retourner ensuite à Rome, s'il était possible, avant Noël ; mais Dieu en ordonna autrement."[15]

Saint Nicolas délivre l'échanson du roi des Agarènes[16][modifier | modifier le code]

Un homme riche avait obtenu un fils qu’il avait appelé Dieudonné, grâce aux prières qu'il avait adressé à saint Nicolas. Pour le remercier, il avait construit, en l’honneur du saint, une chapelle dans sa maison, où il célébrait sa fête tous les ans. Or un jour Dieudonné est capturé par la tribu des Agaréniens, et réduit en esclavage par le roi de cette tribu. L’année suivante, au jour de la Saint-Nicolas, l’enfant, pendant qu’il sert le roi, en tenant une coupe précieuse à la main, se met à pleurer en songeant à la douleur de ses parents, et en se rappelant la joie qu’ils éprouvaient naguère à la Saint-Nicolas. Le roi l’oblige à lui avouer la cause de sa tristesse ; puis, l’ayant apprise lui dit : « Ton Nicolas aura beau faire, tu resteras ici mon esclave ! » Mais au même instant un vent terrible s’élève, renverse le palais du roi, et emporte l’enfant avec sa coupe, jusqu’au seuil de la chapelle, où ses parents sont en train de célébrer la fête de saint Nicolas. Une autre version de cette légende veut que cet enfant aurait été originaire de Normandie, et aurait été ravi par le sultan ; et comme celui-ci, le jour de la Saint-Nicolas, après l’avoir battu, l’avait jeté en prison, voici que l’enfant s’endormit et, à son réveil, se trouva ramené dans la chapelle de ses parents.

Les deux vases d'or[17][modifier | modifier le code]

Un noble avait prié saint Nicolas pour avoir un fils. Il avait promis qu’en récompense il se rendrait avec son fils au tombeau du saint et lui offrirait un vase d’or. Le noble voit naître un fils et fait fabriquer un vase d’or. Mais ce vase lui plaît tant qu’il le garde pour lui-même et, pour le Saint, en fait faire un autre d’égale valeur (plus ordinaire selon d'autres sources[18]). Puis il s’embarque avec son fils pour se rendre au tombeau du saint. En route le père ordonne à son fils d’aller lui prendre de l’eau dans le vase qu'il avait d'abord destiné à saint Nicolas. Aussitôt le fils tombe dans la rivière et se noie. Mais le père, malgré toute sa douleur, n’en poursuit pas moins son voyage. Parvenu dans l’église de saint Nicolas, il pose sur l’autel le second vase ; au même instant une main invisible le repousse avec le vase, et le jette à terre : l’homme se relève, s’approche de nouveau de l’autel, est de nouveau renversé. Et voilà qu’apparaît, au grand étonnement de tous, l’enfant qu’on croyait noyé. Il tient en main le premier vase, et raconte que, dès qu’il est tombé à l’eau, saint Nicolas est venu le prendre, et l’a conservé sain et sauf. Sur quoi le père offre les deux vases à saint Nicolas.

Sauvetage du patricien Jean de la noyade[modifier | modifier le code]

Méthode, patriarche de Constantinople au IXe siècle et historien de saint Nicolas, affirme que son père, Jean, fut sauvé de la noyade lors d'une tempête par saint Nicolas. Jeté à la mer par les flots, au moment de mourir il invoque saint Nicolas qui le transporte sur la terre ferme.

Sauvetage de saint Louis et de sa famille[modifier | modifier le code]

En revenant de croisade par bateau avec sa femme, sa garde et ses enfants, saint Louis fut pris dans une violente tempête aux environ de Chypre. La reine se met à prier et sur les conseils de Joinville, elle promet à saint Nicolas que s'il les sauve, elle lui offrira une nef d'argent pour son église de Port en Lorraine. A peine Joinville s'est-il porté garant de cette promesse que la tempête se calme. De retour en France, la reine fit faire la nef.

L'huile infernale[19][modifier | modifier le code]

Ce récit de miracle est tiré du livre Saint nicolas de Pierre et Germaine Noury : "Des pèlerins s'embarquaient un jour pour le miraculeux tombeau, quand une vielle femme vint les prier d'emporter avec eux son offrande, une provision d'huile pour les lampes du sanctuaire. Au deuxième jour du voyage, la tempête s'éleva, mettant le navire en danger. Les pélerins envisagent de s'abriter dans un port, mais voici venir à eux, ô prodige! saint Nicolas sur une petite barque... Il leur dit de jeter à l'eau l'huile dont ils se sont chargés, les assurant qu'ensuite ils voyageraient sans encombre. Obéissant, les pélerins versent l'huile dans les flots et, terrifiés, comprenant qu'elle leur vient du démon, ils la voient qui s'enflamme avec un bruit et une odeur épouvantables. On dit que la veille femme était la déesse Diane, qui, furieuse de la destruction de son temple, cherchait à s'en venger sur les fervents de saint Nicolas".

Miracle du sire de Réchicourt[modifier | modifier le code]

Vers 1230, le chevalier lorrain Cunon de Réchicourt ayant suivi l’empereur Frédéric II du Saint-Empire et été fait prisonnier au cours de la sixième croisade, aurait prié saint Nicolas avant de s'endormir dans sa geôle, la veille de sa mise à mort. Le lendemain matin, il se serait réveillé, encore attaché, sur les marches de l'église de Saint-Nicolas-de-Port ; ses chaînes seraient tombées d'elles-mêmes durant l'office qu'il suivit alors. On les suspendit à un pilier de la nef. En souvenir de cette miraculeuse délivrance, une procession se déroule tous les ans depuis 1245 à Saint-Nicolas-de-Port.

Liturgie[modifier | modifier le code]

Saint Nicolas a deux fêtes, l'une en hiver le 6 décembre, jour anniversaire de sa dormition à Myre, l'autre au printemps le 9 mai, jour anniversaire de la translation de son corps de Myre à Bari, en Italie, en 1087.

L'Église orthodoxe et le rite byzantin commémorent les deux dates en dépit du fait que la translation des reliques vers une ville d'Occident soit postérieure au schisme de 1054. Mais ils ajoutent une autre commémoration, hebdomadaire, qui place saint Nicolas, avec la Mère de Dieu et saint Jean Baptiste, parmi les trois saints les plus honorés. Chaque jeudi, à l'orthros, après la neuvième ode du canon, un exapostilaire est chanté à la louange du saint archevêque de Myre.

Icônes[modifier | modifier le code]

Saint Nicolas, en évêque, porte une barbe courte. Sa tête est entourée de deux médaillons : dans l'un le Christ le bénit, dans l'autre la Mère de Dieu lui rend son homophore. Ces deux scènes rappellent un épisode de sa vie où sa dignité épiscopale avait été contestée par des intrigants puis confirmée par le Seigneur lui-même et par sa sainte Mère.

Saint Nicolas dans la peinture italienne du Mille au Cinquecento[modifier | modifier le code]

Marcel Thiriet avance que saint Nicolas est le saint ayant la plus grande iconographie[i 1]. Dans les fresques de l'abbaye de la Novalaise (XIe siècle), la première connue en l'Ouest, porte une chasuble bleue et volé.

Saint Nicolas est souvent représenté associé avec sainte Marguerite et sainte Cathérine d'Alexandrie[i 2].

Saint Nicolas est extrêmement bien représenté durant cette période ; il y est notamment mis sur le même plan que les plus hautes figures du christianisme, que ce soient prophètes, apôtres, martyrs ou docteurs de l'Église[i 3].

Patronage[modifier | modifier le code]

Plaque invoquant saint Nicolas fixée sur la croix érigée par les mariniers de Saint-Père-sur-Loire, avant le passage sur le pont menant sur l'autre rive, à Sully-sur-Loire.

Églises et monastères dédiés à saint Nicolas[modifier | modifier le code]

À la fin du XVe siècle, en action de grâce envers le saint protecteur de ses états pour avoir sauvé son duché de Lorraine des griffes du duc de Bourgogne Charles le Téméraire, qui avait même trouvé la mort lors de la Bataille de Nancy le 5 janvier 1477, le duc René II, fit reconstruire l'église du bourg de Saint-Nicolas-de-Port qui était déjà dédiée au saint évêque. Dès 1481 débutèrent les travaux et une basilique d'un majestueux gothique flamboyant remplaça les églises précédentes.

En 1622, le duc Henri II de Lorraine obtient du pape Grégoire XV l'érection d'une église pour ses sujets résidant à Rome. Cette élégante église baroque sise près de la place Navone est logiquement dédié au saint protecteur de la « nation Lorraine » et se nomme église Saint-Nicolas-des-Lorrains.

Localités[modifier | modifier le code]

Il est saint patron (c'est-à-dire modèle et protecteur) de la Lorraine, de la Russie, et de nombreuses villes de la chrétienté comme Amsterdam, Agios Nikolaos (en Crète), la ville de Houilles (près de Paris), la ville de Fribourg, l'île de Terre-de-Bas aux Saintes et la ville de Bari en Italie. Cette appellation de patron de la Lorraine date de 1848 et du Processionnal à l'usage du diocèse de Nancy et de Toul[20].

Saint Nicolas est le patron de 65 paroisses en Lorraine (23 en Moselle, 16 en Meuse, 14 en Meurthe-et-Moselle et 12 dans les Vosges), mais aussi de 95 en Picardie, 86 en Champagne-Ardenne et 66 dans le Nord-Pas-de-Calais[d 1].

Professions et groupes sociaux[modifier | modifier le code]

Suivant les régions, les notaires se placent sous la protection de saints différents parmi lesquels saint Lazare, saint Luc, sainte Catherine, mais le plus souvent saint Nicolas, saint Marc et saint Yves. De nos jours encore, c'est autour du 9 mai (Saint-Nicolas d'été) et du 6 décembre (Saint-Nicolas d'hiver) que se situent les principales assemblées de notaires. Sans doute cet évêque a-t-il été choisi par les notaires de Paris pour avoir doté trois jeunes filles pauvres qui risquaient de devoir se prostituer pour subvenir à leurs besoins. À Paris, les avocats sont également placés sous sa protection, alors que les autres barreaux se placent sous celle de saint Yves.

Saint Nicolas est le patron (protecteur) :

  • des écoliers, et, d'une manière générale, des enfants,
  • des marins et bateliers,
  • des avocats du barreau de Paris,
  • des prêteurs sur gages,
  • de l'Université de Valladolid en Espagne
  • des célibataires : De même que les filles célibataires de 25 ans "coiffent" sainte Catherine le 25 novembre, les garçons non mariés qui atteignent la trentaine fêtent saint Nicolas le 6 décembre. À cette occasion selon les différentes traditions régionales ils sont tenus de s'affubler de pyjamas, bonnets de nuits ou de sabots.

Confréries[modifier | modifier le code]

De nombreuses confréries de Lorraine, qu'elles soient professionnelles ou de dévotion, sont dédiées à saint Nicolas ; on peut citer celle, fondée en 1614 qui regroupe les juristes de Nancy ou alors celle destinée à révérer les morts de la paroisse Saint-Pierre de Verdun, créée en 1683[d 2]. Vingt-sept des 867 confréries de la Meuse sont dédiées à saint Nicolas ; elles sont 46 dans les Vosges sous l'Ancien Régime[d 2].

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Saint-Nicolas (fête).
Saint Nicolas et père Fouettard armé d'un martinet, en 1917.

Sa commémoration chrétienne le 6 décembre[note 1] est une fête très populaire dans bien des pays du monde[note 1], célébrée en : Drapeau de l'Allemagne Allemagne, Drapeau de l'Autriche Autriche, Drapeau de la Belgique Belgique, Drapeau de la Croatie Croatie, Drapeau de la France France, Drapeau du Luxembourg Luxembourg, Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas, Drapeau de la Pologne Pologne, Drapeau de la République tchèque République tchèque, Roumanie Roumanie, Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni, Drapeau de la Slovaquie Slovaquie, Drapeau de la Suisse Suisse, Drapeau de la Bulgarie Bulgarie

À la Saint-Nicolas, la tradition veut que les enfants qui, durant toute l'année, ont été sages, reçoivent des friandises, de nature variable selon les régions, et des cadeaux. Ceux qui n'ont pas été sages se voient offrir un martinet par le père Fouettard, ce qui est rare, car il est possible de leur pardonner s'ils se repentent.

Afin de commémorer la dotation des trois jeunes filles, les enfants reçoivent une orange à la Saint-Nicolas, anciennement appelée pomme d'or.

La légende de saint Nicolas est à l'origine du personnage du Père Noël : les Hollandais exportèrent au XVIIe siècle la fête de Sint Niclaes ou Sinterclaes[21] à la Nouvelle-Amsterdam (aujourd'hui New-York), où, par déformation, « Sinte(r)claes » devint « Santa Claus ».

  • Selon certaines traditions,
    • le père Fouettard qui accompagne saint Nicolas serait en fait le boucher de l'histoire. Pour lui faire regretter son méfait, Nicolas l'aurait condamné à l'accompagner lors de sa distribution de récompenses, en lui assignant la tâche de punir les enfants désobéissants.
    • Une morale de la comptine, peut-être plus tardive, mais plus heureuse, fait s'enfuir le boucher ; saint Nicolas l'interpelle et lui dit que s'il se repent, Dieu lui pardonnera.
    • Selon certains[réf. nécessaire], le père Fouettard est une invention des Messins lors du siège de leur ville par les Impériaux, en pleine période de festivité de la Saint-Nicolas en 1552 après la mise en place du protectorat français. De là leur serait venue l'idée de se moquer de l'assiégeant, Charles Quint, en le représentant sous les traits du boucher de la légende de saint Nicolas.

Belgique et Pays-Bas[modifier | modifier le code]

Le 6 décembre en Belgique et le 5 décembre aux Pays-Bas, la fête de Saint-Nicolas est l'un des événements les plus importants de l'année pour les enfants. Un homme déguisé en Saint-Nicolas circule dans les rues des grandes villes, sur le dos de son âne, accompagné du Père Fouettard, en distribuant des friandises et des speculoos aux enfants. Le jour où se déroule la fête les enfants se lèvent et découvrent, comme à Noël, un cadeau, des bonbons et des spéculoos en forme de Saint-Nicolas. Dans les écoles, il est fréquent que les élèves reçoivent soit un cadeau, soit un paquet de bonbons. Saint-Nicolas étant le patron des écoliers, chants, musiques et danses rythment la journée. En Belgique, certaines entreprises distribuent le 6 décembre un petit colis contenant speculoos, chocolat et mandarine à leur personnel.

Saint-Nicolas est une manifestation très vivante en Belgique et aux Pays-Bas, où elle est aussi importante que Noël. On constate un certain alignement de cette fête avec celle de Noël : ainsi par exemple, les cadeaux du matin du 6 décembre se trouvent parfois au pied d'un sapin de Noël. Une expression belge est lié au saint : « Au crépuscule lorsque les nuages et le ciel sont presque rouges, on dit aux enfants que Saint-Nicolas est en train de cuire ses spéculoos ».

France[modifier | modifier le code]

La fête de Saint-Nicolas le 6 décembre est, dans le Nord, en Alsace et en Lorraine une tradition très vivace. Les enfants des écoles reçoivent des oranges et une brioche en forme de bonhomme connue sous le nom de « mannele ».

Alsace et Lorraine[modifier | modifier le code]

Chaque année, le samedi le plus proche de la fête de Saint-Nicolas, a lieu le pèlerinage de Saint-Nicolas-de-Port, en mémoire du sauvetage du sire de Réchicourt.

Saint-Nicolas visite les maisons dans la nuit du 5 au 6 décembre, souvent accompagné de son âne, et gratifie les enfants sages de friandises et de cadeaux, les enfants moins sages ont souvent droit à une démonstration de miséricorde. En Lorraine germanophone, Saint-Nicolas (da Nikloos en dialecte, Sankt-Niklaus en allemand) est accompagné selon la tradition de son assistant Rupelz ou Rüpelz, équivalent du père Fouettard. Plus largement, dans chaque ville ou village de Lorraine défile un corso en l'honneur de Saint-Nicolas.

En Alsace, lors de la saint Nicolas sont confectionnés des manneles (Bas-rhin) ou mannalas (Haut-rhin), petits pains au lait servant à représenter le saint. Ailleurs, des saint Nicolas en pain d'épice et chocolat sont aussi produits.

Dans l'art populaire[modifier | modifier le code]

Saint Nicolas est une image très populaire dans les carreaux de poêle de Lorraine ; il y est représenté avec une mitre, une cape, des vêtements liturgiques, une crosse épiscopale, orné des trois boules et avec les trois enfants[22]. Des carreaux ont été retrouvés à Pompey, Nomeny, Châtel-Saint-Germain et Metz ; dans les deux premières localités, l'image est inversée par erreur, avec saint Nicolas bénissant de la main gauche ; d'autres différences d'exécution laisse penser à deux ateliers distincts[22].

Dans un autre style, saint Nicolas est aussi populaire parmi les peintures sous verre, type d'art essentiellement produit en Alsace, Suisse, Allemagne du Sud et Bohème à destination d'une clientèle rurale, même s'il n'est pas le saint le plus fréquent[23]. Il y est représenté avec les trois enfants et parfois, les trois bourses de la dot des trois jeunes filles[23].

Saint Nicolas est très présent dans les cires habillées, une spécialité quasi-exclusivement nancéienne de dévotion à destination d'un public urbain aisé ; saint Nicolas y est représenté avec les trois enfants et, comme d'autres saints, richement vêtu de brocart scintillant, dentelles, broderies d'argent, tenant une crosse d'or, bouclé et poudré[23].

Dans la culture profane[modifier | modifier le code]

  • La légende des trois petits enfants du saloir est souvent jouée dans les mystères au Moyen Âge.
  • Jochen Gerner dessine saint Nicolas dans sa bande-dessinée documentaire Le saint patron, L'Association, coll. Ciboulette, 2004.
  • Le Théâtre de Pérolles à Fribourg (Suisse) a créé en 2010 une pièce de Julien Chavaz avec Jean Winiger consacrée à la Tradition de la Saint-Nicolas à Fribourg: Saint Nicolas est amoureux.
  • Le film néerlandais Sint décrit un saint Nicolas tueur d'enfants. Ce film provoque une polémique à sa sortie en décembre 2010.
  • L'évêque Nicolas de Myre tient un rôle important dans le deuxième tome de la trilogie Capucin (2007) de Florence Dupré La Tour. En dépit d'une apparence inquiétante (robe noire, voix glaciale et peau violacée), il reste un personnage positif et on le voit ressusciter les trois petits enfants de sa légende.
  • Une lithographie de Jean-Jacques Waltz, alias Hansi ou Oncle Hansi (1873-1951) illustre le passage de saint Nicolas à Colmar (Haut-Rhin) devant la Maison des Têtes et devant la charcuterie des frères Fincker (1938).

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b (qui tombe actuellement le 19 décembre dans les pays qui utilisent le comput julien pour les fêtes religieuses)

Références[modifier | modifier le code]

  • Kevers-Pascalis, « Saint Nicolas personnage historique », dans Musée Lorrain, Saint Nicolas et les Lorrains, entre histoire & légende, Editions serpenoise,‎ 2005 (ISBN 2-87692-682-2)
  1. Kevers-Pascalis 2005, p. 23.
  2. a, b, c, d et e Kevers-Pascalis 2005, p. 24.
  3. a, b, c, d et e Kevers-Pascalis 2005, p. 26
  1. a, b, c et d Claude 2005, p. 31
  2. Claude 2005, p. 33
  3. Claude 2005, p. 36
  • Marie-Hélène Colin, Emmanuelle Friant et Philippe Martin, « La dévotion à saint Nicolas en Lorraine du XVe au XIXe siècle », dans Musée Lorrain, Saint Nicolas et les Lorrains, entre histoire & légende, Editions serpenoise,‎ 2005 (ISBN 2-87692-682-2)
  1. Colin, Friant et Martin 2005, p. 54
  2. a et b Colin, Friant et Martin 2005, p. 55
  • Autres références
  1. Dates de naissance et de mort conservées par la tradition de l'Église mais qui restent incertaines car une grande partie de sa vie est légendaire.
  2. (en) Gioia Lanzi, Saints and their symbols : recognizing saints in art and in popular images, Liturgical Press,‎ 2004 (ISBN 0-8146-2970-9), p. 111
  3. (en) Ace Collins, Stories Behind Men of Faith, Zondervan,‎ 2009 (ISBN 0-310-56456-5, lire en ligne), p. 121
  4. a et b Jacques de Voragine, La Légende dorée, éd. Perrin et Cie, 1910, p. 19
  5. Saint Nicolas : vie, miracles, légendes.
  6. (en) Leo Donald Davis, The First Seven Ecumenical Councils (325-787) Their History and Theology, Liturgical Press,‎ 1990 (ISBN 0-8146-5616-1), p. 58
  7. Louis Bréhier, La Civilisation byzantine, Albin Michel,‎ 1970, p. 230-231
  8. (en) Jonathan Sumption, Pilgrimage, Faber & Faber,‎ 2011, p. 21-22
  9. Franck Ferrand, émission Au cœur de l'histoire sur Europe 1, 21 décembre 2012
  10. La Basilique de Saint Nicolas en Lorraine, Connaissance et Renaissance de la basilique de Saint-Nicolas-de-Port,‎ 1979, p. 180
  11. La Liberté, no du 5 janvier 2013, Fribourg.
  12. Pierre et Germaine Noury, Saint Nicolas, Paris, Ernest Flammarion,‎ 1928, 35 p., A peine le petit Nicolas est-il au monde que Dieu fait éclater en lui deux prodiges. Au moment de recevoir le baptême, l'enfant se dresse debout, tout seul, pour témoigner de son respect. Puis, faible petite créature, il se met à jeûner, lui aussi, aux jours prescrits par l'Eglise : mercredi et vendredi, il refuse de téter.
  13. Pierre et Germaine Noury, Saint Nicolas, Ernest Flammarion,‎ 1928, 35 p.
  14. Émile Mâle, L'art religieux du XIIe siècle en France: étude sur les origines de l'iconographie du Moyen Âge, Armand Colin,‎ 1922, 459 p.
  15. « VIE DE SAINTE BRIGITTE DE SUÈDE ÉCRITE D'APRÈS LES DOCUMENTS AUTHENTIQUES PAR UNE RELIGIEUSE De l'Adoration perpétuelle AVEC APPROBATION ÉPISCOPALE TOME SECOND PARIS LIBRAIRIE SAINT-JOSEPH TOLRA, LIBRAIRE-ÉDITEUR 112, RUE DE RENNES, 112 1879 Tous droits réservés »
  16. « Saint Nicolas : vie, miracles, légende »
  17. « Saint Nicolas : vie, miracles, légendes » (consulté le 10/12/2014)
  18. Pierre et Germaine Noury, Saint Nicolas, Ernest Flammarion,‎ 1928, 35 p.
  19. Germaine et Pierre Noury, Saint Nicolas, Ernest Flammarion,‎ 1928, 35 p.
  20. Processionnal à l'usage du diocèse de Nancy et de Toul, Nancy,‎ 1848 p. 76
  21. on prononce /-ɑːs/ ou /-ɒːs/, et aujourd'hui l'on écrit Sinterklaas
  22. a et b Guillaume Huot-Marchand, « Les carreaux de poêle et l'image de saint Nicolas », dans Musée Lorrain, Saint Nicolas et les Lorrains, entre histoire & légende, Editions serpenoise,‎ 2005 (ISBN 2-87692-682-2)
  23. a, b et c Francine Roze, « L'image de saint Nicolas dans les peintures sous verre et les cires habillées », dans Musée Lorrain, Saint Nicolas et les Lorrains, entre histoire & légende, Editions serpenoise,‎ 2005 (ISBN 2-87692-682-2)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Saint Nicolas et les autres traditions. Légendaires et sociétés en Occident de l'Antiquité à nos jours, sous la direction de Bruno Maes, Annales de l'Est, n°2, 2011.
  • Nicolas de Bralion, La vie admirable de Saint Nicolas
  • Colette Mechin, Saint-Nicolas, Paris, Bergr-Levrault,‎ 1978
  • (de) Karl Meisen, Nikolauskult und Nikolausbrauch in Abendlande. Eine Kultgeographisch-Volkskundliche Untersuchung, Mainz, Gesellschaft fûr Mittelrheinische Kirchengeschichte,‎ 1981
  • Gerardo Cioffari, Saint Nicolas, l'histoire et le culte, Bari, Centro Studi Nicolaiani,‎ 1996
  • Musée Lorrain, Saint Nicolas et les Lorrains, entre histoire & légende, Editions serpenoise,‎ 2005 (ISBN 2-87692-682-2) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-François Mazet, Saint Nicolas, le boucher et les trois petits enfants: Biographie d'une légende, L'Harmattan,‎ 2010, 422 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]