Nicolas de Myre

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Nicolas archevêque de Myre
Image illustrative de l'article Nicolas de Myre
Saint Nicolas
Naissance 270
Patare, Lycie
Décès 345  (75 ans)
Myre, Lycie
Vénéré par La plupart des traditions chrétiennes
Fête 6 décembre (dormition) 9 mai (translation)
Saint patron enfants, marins

Nicolas de Myre ou Nicolas de Bari, communément connu sous le nom de « Saint Nicolas » est né à Patare, en Lycie, autour des années 260 et mort à Myre en 345[1]. C'est un évêque de Myre en Lycie, en Anatolie, l'Orient de l'Empire romain. Il est renommé pour sa charité et sa foi combative. La tradition affirme qu'il a participé au premier concile de Nicée.

Canonisé, il a été proclamé protecteur de nombreuses nations et de nombreux corps de métiers, il est un personnage populaire de l'hagiographie chrétienne.

Personnage historique[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Nicolas naît à Patare, en Lycie, aux alentours des années 260 au sein d'une famille riche chrétienne[h 1]. Ses parents, Epiphanius (Ἐπιφάνιος)(grec d'origine) et Johanna (Ἰωάννα) selon certains récits[Lesquels ?][2], Theophanes (Θεοφάνης) et Nonna (Νόννα) selon d'autres[3], meurent selon certaines versions[Lesquelles ?] lors d'une épidémie de peste alors qu'il a huit ans, et selon Claude Kévers-Pascalis, lorsqu'il a vingt ans[h 2]. Nicolas aurait été mis à l'orphelinat ou élevé par son oncle Nicolas, évêque de Myre, toujours en Lycie, située dans l'Anatolie du sud-ouest. Il donne généreusement pour défendre la justice et les déshérités ; il jette notamment par la fenêtre de la maison de son voisin ruiné trois sacs d'or pour lui permettre de doter ses filles et éviter ainsi qu'elles aient recours à la prostitution[h 2].

Archevêque de Myre[modifier | modifier le code]

Le successeur de l’oncle de saint Nicolas venant à mourir, il est désigné évêque de Myre autour de l'an 300[4]. Selon certaines versions[Lesquelles ?], son oncle l'ordonne lecteur puis prêtre à 19 ans avant de le nommer supérieur de son monastère appelé la Sainte-Sion[5]. Selon Kévers-Pascalis, il n'est pas prêtre au moment où il est désigné évêque[h 2].

En 311, il convainc un commandant de navires de transports de grains de l'Empire romain de céder illégalement aux habitants de Myre une partie de son chargement afin de protéger la population de la famine[h 2].

Il est incarcéré avec le reste de la population chrétienne par Maximin-Daïa, gouverneur d'Égypte en campagne contre Licinius, gouverneur de Lycie[h 2].

Il est présent au Ier concile de Nicée en 325[6]. L'évêque Nicolas lutte en particulier contre l'arianisme[h 3].

Trois grands événements sont encore à noter : il sauve trois jeunes gens accusés par un juge corrompu d'avoir organisé une émeute à Andriake ; il arrache notamment l'épée du bourreau et exige la reprise du procès, où sa plaidoirie les innocente[h 3] ; il obtient une baisse des impôts de Myre après une audience accordée par l'empereur Constantin à Constantinople[h 3] ; enfin, lors de cette même visite à Constantin, il innocente les officiers Népotien, Erpilion et Ursus, accusés à tort de complot contre Constantin[h 3].

Un an avant sa mort, il fait détruire le temple d'Artemis de Myre[h 3].

Reliques[modifier | modifier le code]

Ses ossements sont conservés dans une église de Myre en Lycie jusqu'au XIe siècle. Selon la légende, ils ont la particularité de suinter une huile parfumée. Ce baume est connu dans l'Europe du Moyen Âge. Cette célébrité attire soixante-deux marins venus de Bari, qui volent et ramènent ses reliques (certains auteurs prétendent qu'ils se sont trompés de reliques[7]) le 9 mai 1087 en terre chrétienne à Bari. Une basilique lui est spécialement construite entre 1089 et 1197. Une importante relique arrive en Lorraine, dès 1090, et devint dès lors un objet de pèlerinage majeur avec la traditionnelle procession en la Basilique de Saint-Nicolas-de-Port.

Quelques fragments de la relique furent également cédés à la cathédrale Saint-Nicolas de Fribourg durant la Renaissance. En effet, vers 1420, l'abbé Pierre d'Affry obtint l'autorisation d'emporter quelques fragments du saint à l'abbaye cistercienne de Hauterive. L'église de Fribourg pour obtenir le transfert de ces précieuses reliques dut demander l'aide de l'avoyer et du Conseil de la ville. "Ils eurent recours à l'autorité du pape Jules II. Une bulle pontificale du 2 juillet 1505 accordait ces reliques à Fribourg. Le transfert se fit le 9 mai 1506."[8]

En 1429, avant de quitter son pays pour rejoindre la France, Jeanne d'Arc vint se recueillir devant la relique du saint[réf. nécessaire].

Dans la culture religieuse[modifier | modifier le code]

Il est difficile de retrouver les traces les plus anciennes du culte de saint Nicolas en raison de la Querelle des Images qui a fait disparaître la quasi totalité des représentations imagées des saints datant d'avant le VIIIe siècle. On sait cependant que le saint bénéficie très tôt d'une grande popularité ; cela est notamment visible dès le IXe siècle par son omniprésence dans l'iconographie des églises d'Orient[i 1]. Il est notamment vénéré dès cette époque en Crète, à Chypre, en Grèce, en Macédoine et un peu plus tard en Ukraine, Russie, Roumanie, Bulgarie, Albanie et Serbie[i 1]. Son culte se développe aussi en Europe occidentale après l'arrivée de ses reliques à Bari en 1087[i 1].

Hagiographie[modifier | modifier le code]

Nicolas, selon la légende, aurait reçu très jeune le baptême et se serait tenu tout seul debout, bien droit sur ses jambes, pour être baptisé : ce fut son tout premier miracle[4].

Selon Émile Mâle, le sauvetage des trois officiers de Constantin Ier est mal interprété par les chrétiens, notamment en raison de l'iconographie byzantine qui représente le saint disproportionnellement grand par rapport aux autres hommes ; ceux-ci sont alors pris pour des enfants. Cela donne naissance à la légende de la résurrection par le saint de trois enfants, précédemment tués et découpés en morceaux par un boucher, la tour de prison devenant un saloir[9].

Vers 1230, le chevalier lorrain Cunon de Réchicourt ayant suivi l’empereur Frédéric II du Saint-Empire et été fait prisonnier au cours de la sixième croisade, aurait prié saint Nicolas avant de s'endormir dans sa geôle. Le lendemain matin, il se serait réveillé, encore attaché, sur les marches de l'église de Saint-Nicolas-de-Port ; ses chaînes seraient tombées d'elles-mêmes durant l'office qu'il suivit alors.

Il sauve également de la tempête les marins d'un bateau portant une cargaison de blé pour la ville de Myre.

Liturgie[modifier | modifier le code]

Saint Nicolas a deux fêtes, l'une en hiver le 6 décembre, jour anniversaire de sa dormition à Myre, l'autre au printemps le 9 mai, jour anniversaire de la translation de son corps de Myre à Bari, en Italie, en 1087.

L'Église orthodoxe et le rite byzantin commémorent les deux dates en dépit du fait que la translation des reliques vers une ville d'Occident soit postérieure au schisme de 1054. Mais ils ajoutent une autre commémoration, hebdomadaire, qui place saint Nicolas, avec la Mère de Dieu et saint Jean Baptiste, parmi les trois saints les plus honorés. Chaque jeudi, à l'orthros, après la neuvième ode du canon, un exapostilaire est chanté à la louange du saint archevêque de Myre.

Icônes[modifier | modifier le code]

Saint Nicolas, en évêque, porte une barbe courte. Sa tête est entourée de deux médaillons : dans l'un le Christ le bénit, dans l'autre la Mère de Dieu lui rend son homophore. Ces deux scènes rappellent un épisode de sa vie où sa dignité épiscopale avait été contestée par des intrigants puis confirmée par le Seigneur lui même et par sa sainte Mère.

Saint Nicolas dans la peinture italienne du Mille au Cinquecento[modifier | modifier le code]

Marcel Thiriet avance que saint Nicolas est le saint ayant la plus grande iconographie[i 1]. Dans les fresques de l'abbaye de la Novalaise (XIe siècle), la première connue en l'Ouest, porte une chasuble bleue et volé.

Saint Nicolas est souvent représenté associé avec sainte Marguerite et sainte Cathérine d'Alexandrie[i 2].

Saint Nicolas est extrêmement bien représenté durant cette période ; il y est notamment mis sur le même plan que les plus hautes figures du christianisme, que ce soient prophètes, apôtres, martyrs ou docteurs de l'Église[i 3].

Patronage[modifier | modifier le code]

Plaque invoquant saint Nicolas fixée sur la croix érigée par les mariniers de Saint-Père-sur-Loire, avant le passage sur le pont menant sur l'autre rive, à Sully-sur-Loire.

Églises et monastères dédiés à saint Nicolas[modifier | modifier le code]

À la fin du XVe siècle, en action de grâce envers le saint protecteur de ses états pour avoir sauvé son duché de Lorraine des griffes du duc de Bourgogne Charles le Téméraire, qui avait même trouvé la mort lors de la Bataille de Nancy le 5 janvier 1477, le duc René II, fit reconstruire l'église du bourg de Saint-Nicolas-de-Port qui était déjà dédiée au saint évêque. Dès 1481 débutèrent les travaux et une basilique d'un majestueux gothique flamboyant remplaça les églises précédentes.

En 1622, le duc Henri II de Lorraine obtient du pape Grégoire XV l'érection d'une église pour ses sujets résidant à Rome. Cette élégante église baroque sise près de la place Navone est logiquement dédié au saint protecteur de la « nation Lorraine » et se nomme église Saint-Nicolas-des-Lorrains.

Localités[modifier | modifier le code]

Il est saint patron (c'est-à-dire modèle et protecteur) de la Lorraine, de la Russie, et de nombreuses villes de la chrétienté comme Amsterdam, Agios Nikolaos (en Crète), la ville de Houilles (près de Paris), la ville de Fribourg, l'île de Terre-de-Bas aux Saintes et la ville de Bari en Italie. Cette appellation de patron de la Lorraine date de 1848 et du Processionnal à l'usage du diocèse de Nancy et de Toul[10].

Saint Nicolas est le patron de 65 paroisses en Lorraine (23 en Moselle, 16 en Meuse, 14 en Meurthe-et-Moselle et 12 dans les Vosges), mais aussi de 95 en Picardie, 86 en Champagne-Ardenne et 66 dans le Nord-Pas-de-Calais[d 1].

Professions et groupes sociaux[modifier | modifier le code]

Suivant les régions, les notaires se placent sous la protection de saints différents parmi lesquels saint Lazare, saint Luc, sainte Catherine, mais le plus souvent saint Nicolas, saint Marc et saint Yves. De nos jours encore, c'est autour du 9 mai (Saint-Nicolas d'été) et du 6 décembre (Saint-Nicolas d'hiver) que se situent les principales assemblées de notaires. Sans doute cet évêque a-t-il été choisi par les notaires de Paris pour avoir doté trois jeunes filles pauvres qui risquaient de devoir se prostituer pour subvenir à leurs besoins. À Paris, les avocats sont également placés sous sa protection, alors que les autres barreaux se placent sous celle de saint Yves.

Saint Nicolas est le patron (protecteur) :

  • des écoliers, et, d'une manière générale, des enfants,
  • des marins et bateliers,
  • des avocats du barreau de Paris,
  • des prêteurs sur gages,
  • de l'Université de Valladolid en Espagne
  • des célibataires : De même que les filles célibataires de 25 ans "coiffent" sainte Catherine le 25 novembre, les garçons non mariés qui atteignent la trentaine fêtent saint Nicolas le 6 décembre. À cette occasion selon les différentes traditions régionales ils sont tenus de s'affubler de pyjamas, bonnets de nuits ou de sabots.

Confréries[modifier | modifier le code]

De nombreuses confréries de Lorraine, qu'elles soient professionnelles ou de dévotion, sont dédiées à saint Nicolas ; on peut citer celle, fondée en 1614 qui regroupe les juristes de Nancy ou alors celle destinée à révérer les morts de la paroisse Saint-Pierre de Verdun, créée en 1683[d 2]. Vingt-sept des 867 confréries de la Meuse sont dédiées à saint Nicolas ; elles sont 46 dans les Vosges sous l'Ancien Régime[d 2].

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Saint-Nicolas (fête).

Sa commémoration chrétienne le 6 décembre[note 1] est une fête très populaire dans bien des pays du monde[note 1], célébrée en : Drapeau de l'Allemagne Allemagne, Drapeau de l'Autriche Autriche, Drapeau de la Belgique Belgique, Drapeau de la Croatie Croatie, Drapeau de la France France, Drapeau du Luxembourg Luxembourg, Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas, Drapeau de la Pologne Pologne, Drapeau de la République tchèque République tchèque, Roumanie Roumanie, Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni, Drapeau de la Slovaquie Slovaquie, Drapeau de la Suisse Suisse, Drapeau de la Bulgarie Bulgarie

À la Saint-Nicolas, la tradition veut que les enfants qui, durant toute l'année, ont été sages, reçoivent des friandises, de nature variable selon les régions, et des cadeaux. Ceux qui n'ont pas été sages se voient offrir un martinet par le père Fouettard, ce qui est rare, car il est possible de leur pardonner s'ils se repentent.

Afin de commémorer la dotation des trois jeunes filles, les enfants reçoivent une orange à la Saint-Nicolas, anciennement appelée pomme d'or.

La légende de saint Nicolas est à l'origine du personnage du Père Noël : les Hollandais exportèrent au XVIIe siècle la fête de Sint Niclaes ou Sinterclaes[11] à la Nouvelle-Amsterdam (aujourd'hui New-York), où, par déformation, « Sinte(r)claes » devint « Santa Claus ».

  • Selon certaines traditions,
    • le père Fouettard qui accompagne saint Nicolas serait en fait le boucher de l'histoire. Pour lui faire regretter son méfait, Nicolas l'aurait condamné à l'accompagner lors de sa distribution de récompenses, en lui assignant la tâche de punir les enfants désobéissants.
    • Une morale de la comptine, peut-être plus tardive, mais plus heureuse, fait s'enfuir le boucher ; saint Nicolas l'interpelle et lui dit que s'il se repent, Dieu lui pardonnera.
    • Selon certains[réf. nécessaire], le père Fouettard est une invention des Messins lors du siège de leur ville par les Impériaux, en pleine période de festivité de la Saint-Nicolas en 1552 après la mise en place du protectorat français. De là leur serait venue l'idée de se moquer de l'assiégeant, Charles Quint, en le représentant sous les traits du boucher de la légende de saint Nicolas.

Belgique et Pays-Bas[modifier | modifier le code]

Le 6 décembre en Belgique et le 5 décembre aux Pays-Bas, la fête de Saint-Nicolas est l'un des événements les plus importants de l'année pour les enfants. Un homme déguisé en Saint-Nicolas circule dans les rues des grandes villes, sur le dos de son âne, accompagné du Père Fouettard, en distribuant des friandises et des speculoos aux enfants. Le jour où se déroule la fête les enfants se lèvent et découvrent, comme à Noël, un cadeau, des bonbons et des spéculoos en forme de Saint-Nicolas. Dans les écoles, il est fréquent que les élèves reçoivent soit un cadeau, soit un paquet de bonbons. Saint-Nicolas étant le patron des écoliers, chants, musiques et danses rythment la journée. En Belgique, certaines entreprises distribuent le 6 décembre un petit colis contenant speculoos, chocolat et mandarine à leur personnel.

Saint-Nicolas est une manifestation très vivante en Belgique et aux Pays-Bas, où elle est aussi importante que Noël. On constate un certain alignement de cette fête avec celle de Noël : ainsi par exemple, les cadeaux du matin du 6 décembre se trouvent parfois au pied d'un sapin de Noël. Une expression belge est lié au saint : « Au crépuscule lorsque les nuages et le ciel sont presque rouges, on dit aux enfants que Saint-Nicolas est en train de cuire ses spéculoos ».

France[modifier | modifier le code]

La fête de Saint-Nicolas le 6 décembre est, dans le Nord, en Alsace et en Lorraine une tradition très vivace. Les enfants des écoles reçoivent des oranges et une brioche en forme de bonhomme connue sous le nom de « mannele ».

En Lorraine[modifier | modifier le code]

Chaque année, le samedi le plus proche de la fête de Saint-Nicolas, a lieu le pèlerinage de Saint-Nicolas-de-Port, en mémoire du sauvetage du sire de Réchicourt.

Saint-Nicolas visite les maisons dans la nuit du 5 au 6 décembre, souvent accompagné de son âne, et gratifie les enfants sages de friandises et de cadeaux, les enfants moins sages ont souvent droit à une démonstration de miséricorde. En Lorraine germanophone, Saint-Nicolas (Sankt-Niklaus) est accompagné selon la tradition de son assistant Rupelz ou Rüpelz, équivalent du père Fouettard. Plus largement, dans chaque ville ou village de Lorraine défile un corso en l'honneur de Saint-Nicolas.

Dans l'art populaire[modifier | modifier le code]

Saint Nicolas est une image très populaire dans les carreaux de poêle de Lorraine ; il y est représenté avec une mitre, une cape, des vêtements liturgiques, une crosse épiscopale, orné des trois boules et avec les trois enfants[12]. Des carreaux ont été retrouvés à Pompey, Nomeny, Châtel-Saint-Germain et Metz ; dans les deux premières localités, l'image est inversée par erreur, avec saint Nicolas bénissant de la main gauche ; d'autres différences d'exécution laisse penser à deux ateliers distincts[12].

Dans un autre style, saint Nicolas est aussi populaire parmi les peintures sous verre, type d'art essentiellement produit en Alsace, Suisse, Allemagne du Sud et Bohème à destination d'une clientèle rurale, même s'il n'est pas le saint le plus fréquent[13]. Il y est représenté avec les trois enfants et parfois, les trois bourses de la dot des trois jeunes filles[13].

Saint Nicolas est très présent dans les cires habillées, une spécialité quasi-exclusivement nancéienne de dévotion à destination d'un public urbain aisé ; saint Nicolas y est représenté avec les trois enfants et, comme d'autres saints, richement vêtu de brocart scintillant, dentelles, broderies d'argent, tenant une crosse d'or, bouclé et poudré[13].

En Alsace, lors de la saint Nicolas sont confectionnés des manneles, petits pains au lait servant à représenter le saint. Ailleurs, des saint Nicolas en pain d'épice et chocolat sont aussi produits.

Dans la culture profane[modifier | modifier le code]

  • La légende des trois petits enfants du saloir est souvent jouée dans les mystères au Moyen Âge.
  • Jochen Gerner dessine saint Nicolas dans sa bande-dessinée documentaire Le saint patron, L'Association, coll. Ciboulette, 2004.
  • Le Théâtre de Pérolles à Fribourg (Suisse) a créé en 2010 une pièce de Julien Chavaz avec Jean Winiger consacrée à la Tradition de la Saint-Nicolas à Fribourg: Saint Nicolas est amoureux.
  • Le film néerlandais Sint décrit un saint Nicolas tueur d'enfants. Ce film provoque une polémique à sa sortie en décembre 2010.
  • L'évêque Nicolas de Myre tient un rôle important dans le deuxième tome de la trilogie Capucin (2007) de Florence Dupré La Tour. En dépit d'une apparence inquiétante (robe noire, voix glaciale et peau violacée), il reste un personnage positif et on le voit ressusciter les trois petits enfants de sa légende.
  • Une lithographie de Jean-Jacques Waltz, alias Hansi ou Oncle Hansi (1873-1951) illustre le passage de saint Nicolas à Colmar (Haut-Rhin) devant la Maison des Têtes et devant la charcuterie des frères Fincker (1938).

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b (qui tombe actuellement le 19 décembre dans les pays qui utilisent le comput julien pour les fêtes religieuses)

Références[modifier | modifier le code]

  • Kevers-Pascalis, « Saint Nicolas personnage historique », dans Musée Lorrain, Saint Nicolas et les Lorrains, entre histoire & légende, Editions serpenoise,‎ 2005 (ISBN 2-87692-682-2)
  1. Kevers-Pascalis 2005, p. 23
  2. a, b, c, d et e Kevers-Pascalis 2005, p. 24
  3. a, b, c, d et e Kevers-Pascalis 2005, p. 26
  1. a, b, c et d Claude 2005, p. 31
  2. Claude 2005, p. 33
  3. Claude 2005, p. 36
  • Marie-Hélène Colin, Emmanuelle Friant et Philippe Martin, « La dévotion à saint Nicolas en Lorraine du XVe au XIXe siècle », dans Musée Lorrain, Saint Nicolas et les Lorrains, entre histoire & légende, Editions serpenoise,‎ 2005 (ISBN 2-87692-682-2)
  1. Colin, Friant et Martin 2005, p. 54
  2. a et b Colin, Friant et Martin 2005, p. 55
  • Autres références
  1. Date de naissance et de mort conservées par la tradition de l'Église mais qui restent incertaines car une grande partie de sa vie est légendaire.
  2. (en) Gioia Lanzi, Saints and their symbols : recognizing saints in art and in popular images, Liturgical Press,‎ 2004 (ISBN 0-8146-2970-9), p. 111
  3. (en) Ace Collins, Stories Behind Men of Faith, Zondervan,‎ 2009 (ISBN 0-310-56456-5, lire en ligne), p. 121
  4. a et b Jacques de Voragine, La Légende dorée, éd. Perrin et Cie, 1910, p. 19
  5. Saint Nicolas : vie, miracles, légendes
  6. (en) Leo Donald Davis, The First Seven Ecumenical Councils (325-787) Their History and Theology, Liturgical Press,‎ 1990 (ISBN 0-8146-5616-1), p. 58
  7. Franck Ferrand, émission Au cœur de l'histoire sur Europe 1, 21 décembre 2012
  8. La Liberté, no du 5 janvier 2013, Fribourg.
  9. Émile Mâle, L'art religieux du XIIe siècle en France: étude sur les origines de l'iconographie du Moyen Âge, Armand Colin,‎ 1922, 459 p.
  10. Processionnal à l'usage du diocèse de Nancy et de Toul, Nancy,‎ 1848 p. 76
  11. on prononce /-ɑːs/ ou /-ɒːs/, et aujourd'hui l'on écrit Sinterklaas
  12. a et b Guillaume Huot-Marchand, « Les carreaux de poêle et l'image de saint Nicolas », dans Musée Lorrain, Saint Nicolas et les Lorrains, entre histoire & légende, Editions serpenoise,‎ 2005 (ISBN 2-87692-682-2)
  13. a, b et c Francine Roze, « L'image de saint Nicolas dans les peintures sous verre et les cires habillées », dans Musée Lorrain, Saint Nicolas et les Lorrains, entre histoire & légende, Editions serpenoise,‎ 2005 (ISBN 2-87692-682-2)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nicolas de Bralion, La vie admirable de Saint Nicolas
  • Colette Mechin, Saint-Nicolas, Paris, Bergr-Levrault,‎ 1978
  • (de) Karl Meisen, Nikolauskult und Nikolausbrauch in Abendlande. Eine Kultgeographisch-Volkskundliche Untersuchung, Mainz, Gesellschaft fûr Mittelrheinische Kirchengeschichte,‎ 1981
  • Gerardo Cioffari, Saint Nicolas, l'histoire et le culte, Bari, Centro Studi Nicolaiani,‎ 1996
  • Musée Lorrain, Saint Nicolas et les Lorrains, entre histoire & légende, Editions serpenoise,‎ 2005 (ISBN 2-87692-682-2) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-François Mazet, Saint Nicolas, le boucher et les trois petits enfants: Biographie d'une légende, L'Harmattan,‎ 2010, 422 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]