Fontaine-le-Comte

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Fontaine-le-Comte
Logis de l'ancienne abbaye (XIVe siècle)
Logis de l'ancienne abbaye (XIVe siècle)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Poitiers
Canton Poitiers-5
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Poitiers
Maire
Mandat
Philippe Brottier
2014-2020
Code postal 86240
Code commune 86100
Démographie
Gentilé Fontenois
Population
municipale
3 739 hab. (2011)
Densité 200 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 32′ 03″ N 0° 15′ 59″ E / 46.5341, 0.2664 ()46° 32′ 03″ Nord 0° 15′ 59″ Est / 46.5341, 0.2664 ()  
Altitude Min. 101 m – Max. 151 m
Superficie 18,66 km2
Localisation

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Fontaine-le-Comte

Fontaine-le-Comte est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Poitou-Charentes.

Ses habitants sont appelés les Fontenois[1].

Le territoire de la commune est traversé par la via Turonensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, qui passe notamment par le hameau de Chaumont, puis par le chef-lieu.

Géographie[modifier | modifier le code]

Fontaine-le-Comte est située à 12 km au sud-ouest de Poitiers, à l’embranchement de la RN 11 sur la RN 10.

Elle est également traversée par l’autoroute A10 et la ligne de chemin de fer Paris-Bordeaux.

  • Superficie urbanisée : 273 hectares.
  • Superficie urbanisable : 147 hectares.

Le territoire de la commune est vallonné et boisé. Le paysage a été modelé par l'activité humaine notamment à partir de 1870 qui a vu de grands travaux de défrichements, comme un peu partout en Poitou sous l'effet de la pression démographique.

La fontaine qui est à l'origine du nom de la localité réunit ses eaux à celles de la source de Basse-Fontaine pour se jeter dans le Clain à 1 200 mètres en amont de Saint-Benoît. À proximité et sous l'église, il est encore possible de voir des restes de dalles, témoins d'un système hydraulique complexe.

Les hameaux suivant appartiennent à la commune :

  • le Grand Poizac ;
  • le Petit Poizac ;
  • la Devinalière.

La construction de cités pavillonnaires a peu à peu réuni en un seul ensemble construit les anciens hameaux :

  • Basse-Fontaine ;
  • l’Abbaye ;
  • Chaumont ;
  • la Bruère.

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention de ce site est un acte de 1080 environ qui parle de la "fontaine du comte" (fons Comitis).

L'origine de la commune remonte à un don de terres et de forêts fait entre 1127 et 1137 par Guillaume X, comte de Poitiers et duc d'Aquitaine, à Geoffroi de Loriol, archevêque de Bordeaux. Celui-ci confie à l'ordre des cisterciens le soin d'y fonder une abbaye, à proximité d'une source, d'où le nom de la commune. Ce don était motivé par l'excommunication subie par le comte-duc à cause de son soutien apporté au schisme d'Anaclet II.

Protégée par le comte de Poitou, puis par sa fille Aliénor d'Aquitaine et ensuite, le fils de celle-ci, Richard Cœur de Lion, l'abbaye Notre-Dame peut aussi compter sur la protection qui lui est accordée par les papes Anastase IV (1135) et Alexandre III (1165), et encore Clément V au début du XIVe siècle. C'est pour l'abbaye une période de calme et de prospérité.

La guerre de Cent Ans lui cause les plus graves dégâts, surtout au début du conflit, alors qu'elle n'était pas encore fortifiée. Au XVe siècle, les moines installèrent au-dessus du chœur un chemin de ronde qui subsistera jusqu'en 1980. C'est en effet à cette date qu'il sera détruit parce qu'il menaçait par son poids la voûte en cul-de-four de l'abside.

L'abbé Gui Doucet (1435-1438) commença une restauration de l'abbatiale comme le soulignent deux inscriptions sur la façade : Guido Douceti abbas hujus, c'est-à-dire Gui Doucet abbé de ce lieu et Gui Doucet abbé de ce lieu fit jadis en l'onneur de Dieu moult réparer ceste église. En gloire soit son âme mise. Amen.

Les travaux sont poursuivis par François Ardillon, abbé de 1471 à 1502. Il fortifia, notamment, les bâtiments. Sous l'abbé Antoine Ardillon (1512-1540), l'abbaye fut le centre d'un cercle d'érudits dans le grand mouvement de la Renaissance.

Mais, les guerres de Religions furent désastreuses pour l'abbaye. Au début du XVIIe siècle, elle est en ruine et elle n'abrite plus que trois religieux.

Au cours de ce XVIIe siècle, dans le cadre d'un grand mouvement de réforme au sein du monde catholique, l'abbaye va connaitre une nouvelle naissance. En 1654, les Génovéfains s'installent à Fontaine-le-Comte. Ils assumeront la réfection de l'abbaye et notamment de l'abbatiale au début du XVIIIe siècle.

Cependant, au milieu du XVIIIe siècle, l'abbaye n'a plus que trois religieux. L'évêque de Poitiers l'unit, alors, en 1756, à l'abbaye des chanoines réguliers de Saint-Hilaire-de-la -Celle qui n'avait, aussi, plus que trois religieux.

Comme le reste de la France, Fontaine-le-Comte accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnaires, comme le rassemblement des hommes en âge de porter les armes au moment de la levée en masse le 9 septembre 1793[2]. Pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Fontaine-l’Égalité[3],[4].

Jusqu’à la fin du XXe siècle, la commune est restée un simple assemblage de hameaux, peuplée de moins de 800 habitants, avant que le mouvement de rurbanisation provoque une croissance rapide à partir des années 1970. Fontaine-le-Comte est en 2010 une banlieue pavillonnaire, mais compte encore huit agriculteurs.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1959 1995 Raymond Sardet - Agriculteur
depuis 1995 réélu en 2008[5] Philippe Brottier   Avocat

Après avoir été installée longtemps dans l’école (actuelle salle des associations proche de l’église), la mairie a occupé l’ancien logis abbatial (photo). Elle a déménagé au cours des années 2000 dans un bâtiment moderne, au centre de la commune.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Elle est jumelée avec Colunga (Asturies, Espagne).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 739 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
591 555 494 544 593 611 610 652 664
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
704 717 721 734 702 648 659 669 657
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
628 621 631 544 549 539 536 533 546
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
533 655 1 034 2 198 2 730 3 113 3 370 3 408 3 739
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


La densité de population de la commune est de 196 hab./km2. Celle du département est de 61 hab./km2. Elle est de 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et de 115 hab./km2 pour la France (INSEE- 2008).

La commune appartient à la communauté d’agglomération de Poitiers qui connait un certain dynamisme démographique puisque le taux annuel moyen d’accroissement de sa population de 1,32 % de 1999-2006 (contre 0,7 % pour le département). Ceci illustre le constat démographique suivant : des zones rurales qui perdent de plus en plus d’habitants au profit d’une zone périurbaine autour de Poitiers et de Châtellerault. Cette vaste zone concentre 70 % de la population du département (soit environ 300 000 personnes) et 25 % des moins de 20 ans. En outre, en supposant le maintien des tendances démographiques depuis 1990, entre 2006 et 2020, la population de l’aire urbaine de Poitiers devrait s’accroître de 16,5 % et celle de Châtellerault de 5,0 %[8]. La population de la commune devrait donc continuer à croitre.

Enseignement[modifier | modifier le code]

L’école primaire Jacques-Prévert et l'école maternelle Charles-Perrault sont au cœur de Fontaine-le-Comte.

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[9], il n'y a plus que 11 exploitations agricoles en 2010 contre 12 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de 938 hectares en 2000 à 868 hectares en 2010. 43 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 22 % pour les oléagineux (colza et tournesol), 21 % pour le fourrage et 5 % reste en herbes.

4 exploitations en 2010 (contre 5 en 2000) abritent un élevage de bovins (187 têtes en 2010 contre 366 têtes en 2000). L'élevage d'ovins a disparu en 2010 (653 têtes sur 4 fermes en 2000).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Façade de l'abbatiale, à droite du logis, à angle droit

Le logis du prieur[modifier | modifier le code]

L’ancien logis du prieur, ou prieuré, est un monument historique inscrit depuis 1927. Il a été construit à la fin du XIVe siècle[10].

Le logis abbatial[modifier | modifier le code]

Il est situé place de l'église. Il est inscrit comme Monument Historique depuis 1929.

Le logis des Piliers[modifier | modifier le code]

Le Logis des Piliers, datant de la seconde moitié du XVIIe siècle, est également un monument inscrit[11] depuis 1991 pour le logis et le pavillon.

L'église Notre-Dame[modifier | modifier le code]

Quand on arrive de Poitiers par la nationale 11, on découvre l'abbaye à flanc de coteau, bien dégagée, notamment son chevet, avec le vallon verdoyant au premier plan.

L'abbaye fait partie des bâtiments à avoir été classés monument historique dès la première liste de 1840[12].

L'extérieur[modifier | modifier le code]

Pour accéder à l'église, il faut descendre six marches et arriver à un petit parvis. La haute façade a connu des reprises au XIIIe siècle : porte en plein cintre mais avec des moulures toriques et des chapiteaux à crochets, à gauche, et une très grande fenêtre gothique depuis longtemps obstruée.

Le chevet est composé d'une abside en hémicycle et de deux absidioles. Il est épaulé par des contreforts plats.

L'église est longue de 53 m et large de 29 m.

Au nord de l'abbatiale, se regroupent les bâtiments abbatiaux, autour d'un cloître. On y accédait par un passage coupant le rez-de-chaussée du logis abbatial, qui prolonge l'église à l'ouest. Au-dessus de l'entrée, une bretèche constituée de deux mâchicoulis porte l'écusson de l'abbé François Ardillon. Le côté ouest du cloître est fermé par le logis abbatial et par un bâtiment qui était sans doute l'infirmerie. Du côté nord, subsiste une partie de la cuisine et du réfectoire. À l'est, en prolongement du transept de l'abbatiale, l'actuelle sacristie correspond à une partie de la salle du chapitre.

L'intérieur[modifier | modifier le code]

À l'entrée de l'abbatiale, un palier est entouré de deux espaces dont à gauche pour les fonfs baptismaux à cuve octogonale. Ce palier permet d'avoir une vue d'ensemble de l'édifice qui fut construit d'un seul jet, peu après le départ du fondateur de l'abbaye, Geoffroy de Loriol, pour le siège épiscopal de Bordeaux en 1136. Il faut encore descendre sept marches pour arriver au niveau de la nef.

La nef se caractérise par sa longueur : 55 m et par sa sobriété. C'est un vaisseau unique sans collatéraux. Il est éclairé de chaque côté par des fenêtres en arc légèrement brisé, qui primitivement pénétraient dans les voûtes. Les chapiteaux qui portaient les doubleaux de la voûte originelle sont nus. L'édifice est donc d'une grande simplicité et d'une grande pureté.

Les vitraux avec leur dessin abstrait constitué d'un réseau de traits à tonalité bleu clair, soulignent la sobriété de la nef. Ils datent de 1999. Ils sont dus au maître verrier Coline Fabre de Tours. Les autres vitraux du transept et du chœur sont du même verrier mais datent de 1995.

La voûte primitive était beaucoup plus haute que la charpente contemporaine comme l'indique le pignon occidental. La voûte du XIIe siècle a été détruite au cours de la guerre de Cent Ans, avec la toiture, qui a été de nouveau détruite au cours des guerres de religion. Elle est actuellement plafonnée depuis 1790. Elle a d'abord, été remplacée par une voûte en brique et plâtre dans les années 1825, puis par une voûte en bois en 1988-1989.

Le transept apparait en Poitou vers 1007-1014 d'abord à Nouaillé. Plus d'une centaine d'églises romanes du Poitou ont eu des transepts car il permet d'avoir un plan en forme de croix latine. Il permet aussi une transition entre la nef et le sanctuaire. Enfin, pour une abbaye, il permet d'avoir un accès aux bâtiments conventuels.

Les bras du transept sont voutés en berceau brisé. Quatre arcs brisés encadrent la voûte du carré du transept aux huit nervures de style gothique. Les chapiteaux des colonnes engagées couplées qui portent ces arcs sont lisses, sauf à l'angle Sud-Ouest où les crochets sont une réfection du XIIIe siècle.

Chaque bras du transept a une absidiole. Le bras Nord ouvre sur une sacristie. C'était l'ancienne salle capitulaire de l'abbaye.

Le chœur comprend une travée et une abside semi-circulaire. Il est éclairé par sept fenêtres en plein cintre ébrasées. C'est un nombre exceptionnel pour une abside cistercienne, le nombre étant traditionnellement de trois, symbole de la Trinité. Elle est voutée en cul-de-four brisé.

La relative pénombre de la nef contraste avec la clarté du chœur. Il est le symbole du croyant qui va de la pénombre vers la lumière divine.

Le mobilier[modifier | modifier le code]

Le mobilier ancien date de la réfection de l'abbatiale par les Génovéfains au début du XVIIIe siècle.

Les stalles sont à motifs de rocaille. Elles sont au nombre de sept de part et d'autre du siège de l'abbé. Les miséricordes sont très simplement ornées de feuillages. Celles qui entourent le siège de l'abbé ont, particularité, une tête. Deux de ces stalles qui avaient été transportées dans l'église de Vouneuil-sous-Biard, ont été récemment réinstallées. Les stalles datent de 1720 et sont classées Monument Historique depuis 1928.

Dans le bras sud du transept, contre le mur sud, un buffet de sacristie à deux corps des années 1700-1725. Il est classé Monument Historique depuis 1928.

Sur l'autel de l'absidiole de ce bras sud se trouve le tabernacle. Il est en bois peint et doré. Il date de la fin du XVIIe siècle. Il proviendrait de l'abbaye du Pin. À droite de l'absidiole, la statue de saint Joseph avec à son côté l'enfant Jésus debout sur un globe étoilé.

À droite à l'entrée du chœur, une statue du XVIIe siècle de la Vierge à l'Enfant. Elle est en bois doré et polychrome. À gauche, sur un panneau de bois, le Christ bénissant et tenant un livre ouvert. Ce panneau appartient à la chaire à prêcher dont la partie basse est à sa place d'origine, dans la nef, à gauche, près du transept. Ce panneau portait l'abat-son. Ce dernier était surmonté d'un ange avec une trompette présenté actuellement au début du chœur, à gauche. Sur la partie basse de la chaire, des panneaux représentent les quatre Évangélistes et leurs figurent symboliques : l'homme pour saint Matthieu, le lion pour saint Marc, le taureau pour saint Luc et l'aigle pour saint Jean.

La forêt de l’Épine[modifier | modifier le code]

La forêt de l’Épine est une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique située à une dizaine de kilomètres au sud-ouest de Poitiers. C'est un massif de 600 hectares incluant plusieurs petits étangs. La forêt occupe un plateau faiblement ondulé. Elle a connu une occupation industrielle ancienne qui a été à l'origine d'une surexploitation liée à une ancienne forge qui exploitait le fer sur place. De plus, la forêt a subi une dégradation récente due à la construction de l’autoroute A10 dont le tracé a écorné la pointe sud de la forêt.

La forêt est essentiellement peuplée de trembles, de bouleaux, de chênes et de quelques hêtres.

D'un point de vue botanique, les mares et les étangs de la forêt de l’Épine constituent un habitat fragile et précieux, notamment les étangs Saunier et du Merle. On y trouve une des rares plantes carnivores de France : l’utriculaire citrine.

La forêt est d'une remarquable richesse mycologique puisque 200espèces de champignons y ont été recensées.

La forêt est aussi un abri pour des rapaces, sept espèces différentes y ont été observées parmi lesquelles des espèces menacées et protégées au niveau national comme le Busard Saint-Martin, le Faucon hobereau ou la Bondrée apivore. Il est possible aussi de voir plusieurs passereaux rares en Poitou et protégés dans toute la France comme le Pouillot siffleur ou le Gros-bec casse-noyaux.

La forêt est aussi une réserve de chevreuils.


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 27/09/2008.
  2. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 95
  3. Charles Bouyssi, Communes et paroisses d’Auvergne, mis en ligne en 2002 [1], consulté le 18 novembre 2008
  4. EHESS, notice de la commune sur le site Cassini, consultée le 16 janvier 2009
  5. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  8. Étude de KPMG pour le Conseil Général de la Vienne : FuturS en Vienne – diagnostic, novembre 2009
  9. Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  10. Arrêtés du 18 février 1927 et du 10 avril 1929 pour la façade côté rue, selon les « notices PA00105458 » et « PA00105457 », consultée le 11 mai 2010
  11. Arrêté du 8 mars 1991, « Notice no PA00105802 », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 11 mai 2010
  12. Classement de la liste de 1840, selon la « Notice no PA00105456 », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 11 mai 2010

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrick MERGAULT et Davis RIVAUD : L'abbaye de Fontaine-le-Comte. Éditions Association pour le Renouveau de l'abbatiale de Fontaine-le-Comte - 1990 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Georges PONS : Recueil des documents de l'abbaye de Fontaine-le-Comte (XII - XIIIe siècles) . Société des archives historiques du Poitou - 1982 Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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