Camille Claudel

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Camille Claudel

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Camille Claudel en 1884.

Nom de naissance Camille Anastasia Kendall Maria Nicola Claudel
Naissance 8 décembre 1864
Fère-en-Tardenois, Aisne
Décès 19 octobre 1943 (à 78 ans)
Montdevergues (centre de santé de Montfavet), Vaucluse
Nationalité Drapeau de France Française
Profession
Famille
Paul Claudel, son frère

Camille Anastasia Kendall Maria Nicola Claudel[1] (née à Fère-en-Tardenois, dans l'Aisne, le 8 décembre 1864, et morte à Montdevergues, au centre de santé de Montfavet, dans le Vaucluse, le 19 octobre 1943 à h du matin) est une sculptrice française, sœur du poète et écrivain Paul Claudel. Elle a entretenu une relation passionnelle et tumultueuse avec le sculpteur Auguste Rodin, de vingt-quatre ans son aîné. Cet amour impossible, ainsi que son internement psychiatrique en 1913, la murant dans le silence le plus total, lui ont donné une aura égalant son génie.

Le succès du film au titre homonyme de Bruno Nuytten en 1988 a permis de la sortir de l'oubli. En 2014, la municipalité de Nogent-sur-Seine ouvrira un musée consacré entièrement à Camille Claudel[2],[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Camille Anastasia Kendall Maria Nicola Claudel est née à Fère-en-Tardenois le 8 décembre 1864, de Louis-Prosper Vivenne Claudel, conservateur des hypothèques, et de Louise-Athanaïse, née Cerveaux, fille du médecin et nièce du prêtre du village. En raison de la disparition de Charles-Henri (né en août 1863)[4], le premier né du couple, mort à seize jours, Camille devient l’aînée d'une famille qui comptera deux autres naissances.

Par la suite, le couple s'installe à Villeneuve-sur-Fère, petit village à quelques kilomètres de Fère-en-Tardenois. Camille y passe son enfance entourée de sa sœur Louise, née en février 1866 et de son jeune frère Paul, né en août 1868. La famille Claudel s'installera ensuite pour trois années à Nogent-sur-Seine, de 1876 à 1879. Cette ville de province sera le lieu où Camille fera ses premiers pas d'artiste. Là, elle rencontrera le sculpteur Alfred Boucher qui lui fera prendre conscience de ses dons exceptionnels.

Sculpture[modifier | modifier le code]

Camille Claudel dans l'atelier de Rodin (avant 1899).

Depuis son adolescence, Camille est passionnée par la sculpture et commence très jeune à travailler la glaise. Appuyée constamment par son père qui prend conseil auprès d'Alfred Boucher, Camille doit affronter la très forte opposition de sa mère, laquelle aura toujours une violente aversion pour cet art qui passionne sa fille aînée.

En 1882, alors que les Claudel séjournent à Wassy, Camille persuade sa famille d'emménager à Paris, à l'exception de son père retenu par ses obligations professionnelles. Cela, afin de perfectionner son art auprès des maîtres. Avec sa mère, sa sœur Louise, son frère Paul, elle habite au 135bis, boulevard du Montparnasse de 1882 à 1886 puis occasionnellement au 31, boulevard de Port-Royal de 1886 à 1892[5]. Ensuite Camille vit et travaille dans son atelier du 19 quai de Bourbon, dans l'île Saint-Louis de 1899 jusqu'à son internement en 1913, ce que rappelle une plaque souvenir apposée sur cette maison.

Elle suit, tout d'abord, des cours à l'Académie Colarossi. Par la suite, elle loue un atelier avec des étudiantes anglaises dont Jessie Lipscomb avec qui elle se liera d'une profonde amitié.

Camille a d'abord étudié avec Alfred Boucher. Celui-ci était à Paris pour mettre en place La Ruche, un phalanstère, une communauté d'artistes[6]. Mais lorsqu'il part pour Rome et s'installe à la Villa Médicis afin d'honorer des commandes (il n'a jamais gagné le Prix de Rome, étant toujours arrivé en second, c'est seulement à l'aide de la fortune amassée grâce aux commandes de l'État — notamment la Piété Filiale —, qu'il peut entreprendre ce voyage) il demande à Auguste Rodin de le remplacer pour son cours de sculpture qu'il donne au groupe de jeunes filles. Ainsi Camille et Rodin font connaissance, en 1882[7].

Rodin[modifier | modifier le code]

Camille Claudel par Auguste Rodin (1886) (bronze 7/12, fonderie Rudier, 1869).

Très vite, la connivence puis la complicité artistique s'installent ; devant le génie de Camille, l'originalité de son talent et sa farouche volonté, Rodin ne résiste pas longtemps ; tel qu'il le dit lui-même : « Mademoiselle Claudel est devenue mon praticien le plus extraordinaire, je la consulte en toute chose ». Et à ceux qui la critiquent, Rodin répondra : « Je lui ai montré où trouver de l'or, mais l'or qu'elle trouve est bien à elle ». Camille influence profondément Rodin, qui modèlera « l'Éternelle idole », « le Baiser » (ils y travaillèrent à deux), ainsi que la monumentale « Porte de l'Enfer »… Suivront également des œuvres comme la Danaïde ou Fugit Amor.

Camille Claudel glisse de l'expressivité passionnée et exclusive du corps nu, propre à ce dernier, à une science des attitudes plus originale et maîtrisée qui relève de son génie propre. Des drapés très Art nouveau enveloppent de plus en plus les corps. Un chef-d'œuvre tel que « La Valse »[8] (qui compte plusieurs versions) montre l'étendue de son talent. Mais l'artiste ne s'arrête pas là, elle explore une nouvelle voie, profondément originale. « J'ai beaucoup d'idées nouvelles », confie-t-elle à son frère Paul. Elle en donne quelques croquis étonnants, parmi lesquels on reconnaît « les Causeuses ». Des œuvres nombreuses et remarquables naissent alors sous ses doigts. C'est l'invention d'une statuaire de l'intimité qu'elle seule a pu atteindre. La voie amorcée par Camille Claudel vise à saisir sur le vif le vécu d'un geste simple, dans l'intensité de l'instant. Elle s'attarde au moment qui s'échappe et tente d'en faire sentir toute la densité tragique.

Comprenant que le monde de l'art continuera à ne voir en elle que l'élève de Rodin, Camille Claudel décide de quitter celui-ci en 1892[7]. Les dix années qui suivront seront les plus productives de sa carrière, mais elle ne recevra aucune commande de l'État (commandes demandées à grands cris par son admirateur enthousiaste Octave Mirbeau, qui proclama à trois reprises son génie dans la grande presse). En effet, Camille défie la morale sexiste du monde de l'art de l'époque en sculptant le nu avec la même liberté que les hommes. À la fin de sa carrière, elle reçoit enfin une commande lorsqu'elle sculpte le nu d'une femme seule et mourante, Niobide blessée[9].

Internement psychiatrique[modifier | modifier le code]

Hôtel de Jassaud sur l'Île Saint-Louis où Camille Claudel habita et travailla avant son internement
Plaque commémorative, 19, quai de Bourbon à Paris

Vivant misérablement, Camille Claudel s'enferme bientôt dans la solitude et sombre peu à peu dans la paranoïa. Elle est âgée de presque cinquante ans lorsque son père meurt, le 2 mars 1913, sans que Camille semble en être prévenue[10] — elle n'assistera d'ailleurs pas à l'inhumation. A l'instigation de son frère Paul, qui décide d'agir immédiatement après la mort de leur père, sa famille la fait interner à l’asile de Ville-Évrard, où elle entre dès le 10 mars, et demande à ce que soient restreintes ses visites et sa correspondance[10],[11]. Elle sera internée 30 ans[12].

Elle est diagnostiquée pour une démence paranoïde[13],[14] avec « délire systématisé de persécution basé principalement sur des interprétations et des fabulations » selon les docteurs Truelle et Broquère, dont l'origine pathologique est discutée : malnutrition, alcoolisme, syndrome de Korsakoff[15].

Hôpital psychiatrique de Mondervergues dans les années 1910
Stèle commémorative au cimetière de Montfavet

En 1914, la Première Guerre mondiale éclate et les hôpitaux sont réquisitionnés : elle est transférée le 9 septembre à l'asile d'aliénés de Montdevergues, à Montfavet, dans le Vaucluse, où elle restera jusqu'à la fin de ses jours. Elle y est affreusement malheureuse, ne sculpte plus, et ne recevra jamais une seule visite de sa mère, qui meurt en 1929, ni de sa sœur : seul son frère Paul viendra la voir, à douze reprises[11]. Elle écrit de nombreuses lettres à son frère et à sa mère, dans lesquelles elle se plaint des conditions de son internement, et reçoit en retour de la nourriture et des affaires diverses. Jessie Lipscomb viendra la voir deux fois avec son mari William Elbourne en mai 1924 et en décembre 1929. Une photographie de Camille assise sur une chaise prise par William Elbourne sera le seul témoignage visuel de ces années d'asile : elle a 65 ans[12].

Elle meurt le 19 octobre 1943 d'un ictus apoplectique[16], vraisemblablement par suite de la malnutrition sévissant à l'hôpital[11], à l'âge de 78 ans. Selon Max Lafont, entre 1940 et 1944, 40 000 malades mentaux meurent de faim dans les hôpitaux psychiatriques en France. Deux mois avant la mort de Camille, le directeur de l'hôpital psychiatrique avait affirmé à Paul Claudel : « Mes fous meurent littéralement de faim : 800 sur 2000. »[17] En août 1942 il lui écrivait que l'état général de Camille « a marqué un fléchissement net depuis les restrictions qui touchent durement les psychopathes. Votre sœur... en juillet, a dû être alitée pour œdème malléolaire en rapport avec une carence et le déséquilibre alimentaire »[18]. Elle est inhumée quelques jours après sa mort au cimetière de Montfavet, accompagnée du personnel de l'hôpital, puis ses restes seront transférés dans une fosse commune, son corps n'ayant pas été réclamé par ses proches qui s'étaient progressivement détachés d'elle[19].

Controverses autour de l'internement psychiatrique[modifier | modifier le code]

Dès les mois qui suivent son internement psychiatrique, celui-ci est condamné par les admirateurs de Camille Claudel, qui y voient un « crime clérical ». Ainsi, le journal l'Avenir de l'Aisne publie le 19 septembre 1913 une tribune s'indignant de ce qu'« en plein travail, en pleine possession de son beau talent et de toutes ses facultés intellectuelles, des hommes [soient] venus chez elle, l'ont jetée brutalement dans une voiture malgré ses protestations indignées, et, depuis ce jour, cette grande artiste est enfermée dans une maison de fous ». Une campagne de presse est alors lancée contre la « séquestration légale », accusant en particulier la famille de Camille Claudel de vouloir se débarrasser[10] d'elle et demandant l'abrogation de la loi du 30 juin 1838 sur les aliénés.

Bouleversé, Rodin tentera de faire en sorte d'améliorer le sort de Camille, sans grand succès[10]. En 1914, Rodin consacre une salle à l'œuvre de Camille Claudel dans l'Hôtel Biron[20] aujourd'hui Musée Rodin. Rodin meurt en novembre 1917.

Lettre de Camille Claudel demandant sa libération[modifier | modifier le code]

Le 25 février 1917, depuis Montdevergues, Camille Claudel adresse au docteur Michaux cette lettre désespérée :

" Monsieur le docteur,

Camille Claudel, "Paul Claudel à seize ans", sculpture (bronze), 1895, Musée des Augustins, Toulouse

Vous ne vous souvenez peut-être pas de votre ex-cliente et voisine, Mlle Claudel, qui fut enlevée chez elle le 13 mars 1913 et transportée dans les asiles d'aliénés d'où elle ne sortira peut-être jamais. Cela fait cinq ans, bientôt six, que je subis cet affreux martyre, je fus d'abord transportée dans l'asile d'aliénés de Ville-Evrard puis, de là, dans celui de Montdevergues près de Montfavet (Vaucluse). Inutile de vous dépeindre quelles furent mes souffrances. J'ai écrit dernièrement à Monsieur Adam, avocat, à qui vous aviez bien voulu me recommander, et qui a plaidé autrefois pour moi avec tant de succès ; je le prie de vouloir bien s'occuper de moi. Mais, dans cette circonstance, vos bons conseils me seraient nécessaires car vous êtes un homme de grande expérience et, comme docteur en médecine, très au courant de la question. Je vous prie donc de bien vouloir causer de moi avec M. Adam et réfléchir à ce que vous pourriez faire pour moi. Du côté de ma famille, il n'y a rien à faire : sous l'influence de mauvaises personnes, ma mère, mon frère et ma sœur n'écoutent que les calomnies dont on m'a couverte. On me reproche (ô crime épouvantable) d'avoir vécu toute seule, de passer ma vie avec des chats, d'avoir la manie de la persécution ! C'est sur la foi de ces accusations que je suis incarcérée depuis cinq ans et demi comme une criminelle, privée de liberté, privée de nourriture, de feu, et des plus élémentaires commodités. J'ai expliqué à M. Adam dans une longue lettre les autres motifs qui ont contribué à mon incarcération, je vous prie de la lire attentivement pour vous rendre compte des tenants et des aboutissants de cette affaire. Peut-être pourriez-vous, comme docteur en médecine, user de votre influence en ma faveur. Dans tous les cas, si on ne veut pas me rendre ma liberté tout de suite, je préférerais être transférée à la Salpêtrière ou à Sainte-Anne ou dans un hôpital ordinaire où vous puissiez venir me voir et vous rendre compte de ma santé. On donne ici pour moi 150 F par mois, et il faut voir comme je suis traitée, mes parents ne s'occupent pas de moi et ne répondent à mes plaintes que par le mutisme le plus complet, ainsi on fait de moi ce qu'on veut. C'est affreux d'être abandonnée de cette façon, je ne puis résister au chagrin qui m'accable. Enfin, j'espère que vous pourrez faire quelque chose pour moi, et il est bien entendu que si vous avez quelques frais à faire, vous voudrez bien en faire la note et je vous rembourserai intégralement. J'espère que vous n'avez pas eu de malheur à déplorer par suite de cette maudite guerre, que M. votre fils n'a pas eu à souffrir dans les tranchées et que Madame Michaux et vos deux jeunes filles sont en bonne santé. Il y a une chose que je vous demande aussi, c'est quand vous irez dans la famille Merklen, de dire à tout le monde ce que je suis devenue. "

Camille Claudel, "La Vague", sculpture (Bronze), 1897, Musée Rodin, Paris

Œuvres[modifier | modifier le code]

Camille Claudel est considérée aujourd'hui comme une artiste majeure de la fin du XIXe siècle, « artiste en phase avec l'art de son temps »[21].

Au Musée Rodin[modifier | modifier le code]

Le Musée Rodin conserve une partie des quelque cinquante sculptures répertoriées à ce jour dans une salle qui lui est consacrée[22] :

  • L'Abandon (bronze)
  • L'Âge mûr (1re version en plâtre, 2e version en bronze.)[23]
  • Buste de Rodin (version en plâtre, version en bronze)
Camille Claudel, "Buste de Rodin", sculpture (Bronze), 1897, Musée Rodin, Paris
  • Les Causeuses (version en plâtre, version en onyx, version en bronze)[24]
  • Clotho (plâtre)[25]
  • L'Implorante (réduction, bronze)
  • Jeune femme aux yeux clos (argile ?)
  • La Jeune Fille à la gerbe (terre cuite)
  • La Niobide blessée (bronze)
  • Paul Claudel à trente-sept ans (bronze)
Camille Claudel, "Sakountala", sculpture (Marbre), 1905, Musée Rodin, Paris
  • Pensée (marbre)
  • La Petite Châtelaine (marbre)
  • Profonde Pensée (bronze)
  • Profonde Pensée (marbre)
  • Sakountala (statue mutilée en glaise)
  • La Vague (onyx et bronze)[26]
  • La Valse[8] (bronze)
Camille Claudel, "La Valse", sculpture (Bronze), 1905, Musée Rodin, Paris
  • Vertumne et Pomone (marbre)[27]
Exposition temporaire

Le Musée Rodin lui consacre une exposition et divers ateliers, pour le 70ème anniversaire de sa mort : Camille Claudel sort de ses réserves, du 1er octobre 2013 au 5 janvier 2014[28], en présentant une vingtaine d’œuvres de l'artiste[29].

Autre[modifier | modifier le code]

Camille Claudel, "L'Âge mûr", sculpture (Bronze), 1899, Musée Rodin, Paris

Au Musée d'Orsay, Paris

Au Palais des beaux-arts de Lille (Nord)

  • Louise Claudel, buste en terre cuite, 45 × 22 × 25 cm, 1885
  • Giganti, tête en bronze, 32 × 26 × 27 cm, 1885

Au Musée Sainte-Croix de Poitiers (Vienne)

  • Niobide blessée, bronze
  • Jeune femme aux yeux clos, buste en terre cuite

Au Musée Dubois-Boucher de Nogent-sur-Seine (Aube)

À La Piscine, Musée d'art et d'industrie de Roubaix (Nord)

  • La petite Châtelaine, buste de marbre, 1896

Au musée Calvet d'Avignon (Vaucluse)

  • Buste de Paul Claudel en jeune romain[30]

Au Musée d'art de Toulon (Var)

  • Mon frère en jeune romain (bronze)

Au Musée Albert-André de Bagnols-sur-Cèze (Gard)

  • L'Implorante (bronze)

Au musée Bertrand de Châteauroux (Indre)

Au Musée Pierre André Benoit d'Alès (Gard)

  • Étude pous l'Hamadryade (bronze)

Assistant et Practicien de Camille Claudel[modifier | modifier le code]

François Pompon - sculpteur du marbre de Persée [31]

Correspondance[modifier | modifier le code]

Recueil et publication
  • Camille Claudel, Correspondance, édition d'Anne Rivière et Bruno Gaudichon, Gallimard, Collection Art et Artistes, 2003, et rééditions :
    • L'ouvrage connaît une troisième édition revue et augmentée, en janvier 2014[32], avec entre autres l'ajout de 36 lettres écrites à Léon Gauchez, découvertes en 2011[33]. 368 pages, 82 illustrations. (ISBN 9782070143252).
Conservation

Une nombreuse correspondance de Camille Claudel adressée à Léon Gauchez est conservée à la Bibliothèque royale de Belgique sous la cote II 7700.

Hommages[modifier | modifier le code]

Exposition[modifier | modifier le code]

  • Le Musée Rodin lui consacre une exposition et divers ateliers, pour le 70e anniversaire de sa mort : Camille Claudel sort de ses réserves, du 1er octobre 2013 au 5 janvier 2014[28], en présentant une vingtaine d’œuvres de l'artiste[29].

Associations[modifier | modifier le code]

Diverses associations ont été créées pour promouvoir le travail et l’œuvre de l'artiste :

  • Association pour la promotion de l’œuvre de Camille Claudel[34], par Reine-Marie Paris, petite-fille de Paul Claudel et petite nièce de Camille Claudel[35].
  • Association Camille Claudel à Nogent-sur-Seine[36], créée en 2004, dont Patrick Poivre d'Arvor est Président d'Honneur.
  • Association Camille Claudel, créée en 1991[37].

Lieux et bâtiments[modifier | modifier le code]

Camille Claudel, "Les Causeuses", sculpture (onyx et bronze), 1897, Musée Rodin, Paris

Autres[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anne Delbée, Une femme, Paris, Presses de la Renaissance, 1982.
  • Anne Rivière, L'Interdite. Camille Claudel 1864 - 1943, Paris, Éditions Tierce, 1983.
  • Jacques Cassar, Dossier Camille Claudel, (lettres, documents, articles de presse parus à son époque), Paris, Librairie Séguier/Archimbaud, 1987.
  • Hélène Pinet et Reine-Marie Paris, Camille Claudel, le génie est comme un miroir, Paris, Gallimard, 2003.
  • Antoinette Lenormand-Romain, Camille Claudel et Rodin: la rencontre de deux destins, Paris, Hazan, 2005.
  • Dominique Bona, Camille et Paul : la passion Claudel, Paris, Grasset, 2006 (ISBN 2246706610).
  • Paola Ferrantelli, Camille Claudel (L'idolo eterno), (pièce de théâtre italienne), Irradiazioni, 2007.
  • Claude Pérez, L'Ombre double, Montpellier, Fata Morgana, 2007.
  • Odile Ayral-Clause, Camille Claudel: sa vie, Paris, Hazan, 2008.
  • Anne Rivière et Bruno Gaudichon, Camille Claudel: correspondance, Paris, Gallimard, 2008.
  • Pablo Jimenez Burillo et coll., Camille Claudel 1864-1943, Paris, Gallimard, 2008.
  • Florence de la Guérivière, La main de Rodin, (roman), Paris, Séguier, 2009.
  • Reine-Marie Paris, "Chère Camille Claudel", éditions Economica 2012, ISBN 978 2 7178 6440 3
  • C. Claudel, Martigny (Suisse), Fondation Pierre Gianadda, 167 p.
    troisième édition. Commissaire de l’exposition (16 novembre 1990 – 24 février 1991) : Nicole barbier
  • Michel Deveaux,Camille Claudel à Montdevergues , L'Harmattan, 2012
  • Jean-Paul Morel, Camille Claudel. Une mise au tombeau, Bruxelles, Les Impressions Nouvelles, 2009 (ISBN 9782874490743)
  • Ingrid Goddeeris, « D'une découverte à l'autre : la précieuse collection d'autographes de Léon Gauchez et les 36 lettres inédites de Camille Claudel », in In monte artium, n° 5 : tiré à par, 2012

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. D'autres sources donnent comme prénoms Camille-Rosalie
  2. Valeurs actuelles Nogent capitale de la sculpture. 19 mai 2011
  3. Site officiel de Nogent-sur-Seine Camille Claudel à Nogent-sur-Seine
  4. Chronologie de Camille Claudel
  5. Album Claudel par Guy Goffette, bibliothèque de la Pléiade, éditions Gallimard, 2011, (ISBN 978-2-07-012375-9), p. 40 et 53-54.
  6. Marta Buissan, La Ruche. Une cité d'artiste centenaire aujourd'hui Mémoire Dess, Lyon 2, 2003
  7. a et b « De 1882, date de leur première rencontre à 1892, date de la rupture, Camille Claudel et Auguste Rodin sont condamnés à ne jamais partager le repos et la stabilité. » Article sur le site du Musée Rodin, pour l'Exposition sur Camille Claudel 2013-2014
  8. a, b et c La Poste édite La Valse en timbre postal, en 2000, en hommage à l'artiste.
  9. Odile Ayral-Clause, Camille Claudel, sa vie, Hazan, 2008, p. 202-203.
  10. a, b, c et d Jacques Cassar, Dossier Camille Claudel, Maisonneuve & Larose,‎ 2003 (ISBN 2706817046). Aperçu limité sur Google Books.
  11. a, b et c Jean-Paul Morel, Camille Claudel : une mise au tombeau, Les Impressions nouvelles,‎ 2009 (ISBN 978-2-87449-074-3)
  12. a et b Camille et Paul, La passion Claudel de Dominique Bona, p 315
  13. Pablo Jimenez Burillo et coll., Camille Claudel 1864-1943, Paris, Gallimard, 2008.
  14. voir l'article Camille Claudel, Asile Année zéro de Eric Favereau Libération 15 septembre 2000 - http://www.liberation.fr/culture/0101346622-camille-claudel-asile-annee-zero : « Je soussigné, docteur Michaux, certifie que Mademoiselle Camille Claudel est atteinte de troubles intellectuels très sérieux  ; qu'elle porte des habits misérables ; qu'elle est absolument sale, ne se lavant certainement jamais... ; qu'elle passe sa vie complètement renfermée dans son logement et privée d'air ; que depuis plusieurs mois elle ne sort plus dans la journée mais qu'elle fait de rares sorties au milieu de la nuit ; que d'après ses lettres (...) elle a toujours la terreur de la bande à Rodin que j'ai déjà constatée chez elle depuis 7 à 8 ans, qu'elle se figure être persécutée, que son état déjà dangereux pour elle à cause du manque de soins et même parfois de nourriture est également dangereux pour ses voisins. Et qu'il serait nécessaire de l'interner dans une maison de santé. » Paris, le 7 mars 1913, docteur Michaux'.
  15. Michel Deveaux, Camille Claudel à Montdevergues: Histoire d'un internement (7 septembre 1914/19 octobre 1943- L'harmattan)
  16. Hélène Pinet et Reine-Marie Paris, Camille Claudel, Le Génie est comme un miroir, 2003, Gallimard, p. 14.
  17. Max Lafont, « L'Extermination douce », Bord de l'eau, 2000, p. 13 et p. 112
  18. Joseph Boly, Marie-Claire Bolly et François Claudel, « Camille Claudel: Lettres de l'asile », in Silke Schauder, « Camille Claudel: de la vie à l'œuvre : regards croisés : actes du colloque », L'Harmattan, 2008, p. 239
  19. Silke Schauder, Camille Claudel. De la vie à l'œuvre : regards croisés, Éditions L'Harmattan,‎ 2008, p. 176
  20. Anne Rivière, Bruno Gaudichon, Danielle Ghanassia, Camille Claudel. Catalogue raisonné, Adam Biro, 1996 p. 206
  21. Selon sa biographie sur le Site du musée Rodin
  22. Renée-Marie Paris, Camille Claudel, Les Éditions du Musée Marmottan Monet, Paris, 2005, catalogue p. 75 à 83.
  23. L’âge mûr sur le site officiel du Musée Rodin.
  24. Les Causeuses de Camille Claudel sur le site officiel du Musée Rodin.
  25. Clotho de Camille Claudel sur le site officiel du Musée Rodin.
  26. La Vague de Camille Claudel sur le site officiel du Musée Rodin.
  27. Vertumne et Pomone sur le site officiel du Musée Rodin.
  28. a et b Page de l'exposition, sur le site du Musée Rodin.
  29. a et b Liste des œuvres présentées sur le site du Musée Rodin.
  30. sur le site officiel du Musée Calvet
  31. Camille Claudel, cat Gallimard 2008 p. 137
  32. L'ouvrage, sur le site de l'éditeur.
  33. Présentation de l'ouvrage, Le Bulletin Gallimard n°500, novembre-décembre 2013, p.10
  34. Site de l'association.
  35. Biographie de Reine-Marie Paris sur le site de son association.
  36. Site de l'association.
  37. Site de l'association.
  38. Site du collège de Latresne.
  39. Espace Camille Claudel, sur le répertoire culturel Le Figaro.fr
  40. La bibliothèque, sur le site de la commune.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]