Dissay

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Dissay
Carte de localisation de Dissay
Pays France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Arrondissement de Poitiers
Canton Canton de Saint-Georges-lès-Baillargeaux
Code Insee 86095
Code postal 86130
Maire
Mandat en cours
Louis Remblier
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Val Vert du Clain
Latitude
Longitude
46° 42′ 06″ Nord
         0° 25′ 57″ Est
/ 46.7016666667, 0.4325
Altitude 60 m (mini) – 144 m (maxi)
Superficie 23,71 km²
Population sans
doubles comptes
2 912 hab.
(2007)
Densité 121 hab./km²

Dissay est une commune française, située dans le département de la Vienne et la région Poitou-Charentes.

Ses habitants sont appelés les disséens et les disséennes[1].

Sommaire

[modifier] Géographie

[modifier] Économie

Dissay, par son implantation géographique sur l’axe Poitiers /Châtellerault, offre un environnement de choix pour les acteurs économiques.

Située au cœur des pôles de développement de la Vienne, Dissay a été choisie par de grandes entreprises souvent leaders dans leur domaine.

Ses principales données économiques sont :

superficie : 23,71 km2

population : 2 912 habitants (progression de 10,5 % entre 1999 et 2007)

population active : 1 506 actifs (taux d’activité : 78,2 %)

nombre de ménages : 1 177 (progression de 19,9 % entre 1999 et 2007)

taxe professionnelle : 11,64 %

Plus de 80 commerçants, artisans, entreprises industrielles et de services sont actuellement implantés dans le Centre Bourg et sur les deux Parcs d’activités de la Commune.



[modifier] Histoire

L’occupation humaine sur le territoire de Dissay est très ancienne puisqu’en 1998, une tombe unique en Poitou-Charentes et datant de 4 300 ans av. J.-C. y a été mise à jour pendant l’été.

La voie romaine

A l’époque gallo-romaine, des habitations se développent le long de la voie romaine qui relie Saintes à Tours en passant par Poitiers. Sur le territoire de Dissay, cet ancien axe existe encore sous la forme d’un chemin en ligne droite. La tradition disséenne le nomme toujours « la voie romaine ».

L’an 673

C’est de l’an 673 que date le premier écrit où Dissay est cité. Il s’agit de la charte de Saint-Bercaire (charta sancti Berchatii). Bien que cela ne soit qu’une hypothèse, « in villa Diséio supra fluvium Crete » pourrait désigner Dissay puisque d’autres toponymes voisins y sont cités. Dans son «Dictionnaire topographique de la Vienne», Louis Rédet, premier archiviste de la Vienne, énonce comme probable cette hypothèse.

La chatellenie

La châtellenie de Dissay appartient, depuis au moins la première moitié du XIIIe siècle, aux évêques de Poitiers. Vers 1240, elle fait partie de la juridiction et du domaine temporel de Poitiers. Les seigneureries du Deffends et de Marit relèvent de la Tour de Maubergeon, tandis qu’une partie de la paroisse, sur la rive gauche du Clain, dépend de la châtellenie de Jaulnay. Le village, sur une des routes de Compostelle est décrit dans le « Liber de miraculis Sancti Jacobi » conservé aux Archives de la Cathédrale de Compostelle.


Pierre d’Amboise

Le château, qui ne devait être alors qu’une bâtisse en bois au sommet d’une motte, va connaître sa transformation grâce à Hugues de Combarel qui obtint de Charles VII l’autorisation de « fortifier son hostel » le 11 janvier 1434 (v. s.). C’est son successeur, Pierre d’Amboise qui fît reconstruire le château de 1484 à 1493, reproduisant l'entrée de celui de Chaumont, où il est né. L’église de Dissay a été également construite au XVe siècle par le même Pierre d’Amboise.

Paysans, artisans et marchands

La population de Dissay est composée au XVIIIe s. de 200 feux (familles). Les trois quarts sont des paysans : journaliers et laboureurs à parts égales. Les rôles de taille et procès-verbaux d’assemblées de paroisse font apparaître une population moins nombreuse que les paysans mais très présente dans la vie disséenne : les artisans et les marchands. En 1789, Dissay compte huit maçons, quatre sabotiers, un tonnelier, un cordonnier, cinq maréchaux, un meunier, un charpentier, un tailleur de pierre, un blanchisseur, deux sergiers et un menuisier. Les commerçants sont moins nombreux : trois boulangers et un marchand.


On dénombre 257 feux au recensement de 1790 (1003 habitants). La population passe à 1192 habitants en 1836 et stagne durant le XIXe siècle, puisqu’elle est de 1129 habitants en 1901. Le dernier recensement de 2007 a dénombré 2 912 disséennes et disséens. La commune s'étend sur 23,71 km2.

Une histoire à compléter… L’histoire de Dissay a été étudiée dans quelques ouvrages (voir ci-dessous). Toutefois, une étude systématique et complète de l’histoire de Dissay reste à faire. Avis aux amateurs, des masses d’archives peuvent être consultées aux Archives départementales de la Vienne : archives de l’évêché (série G), archives des services de l’Etat exerçant la tutelle de l’état sur les communes (sous-série 2 O), archives des notaires, etc. Des sources importantes de l’histoire du département dont de la commune de Dissay sont également accessibles en ligne :

  • registres paroissiaux et d’état civil
  • listes nominatives des recensements de la population
  • plans du cadastre napoléonien

Il suffit d’aller sur le site des Archives départementales de la Vienne.

Pour en savoir plus sur l’histoire de Dissay L’évolution de la propriété foncière dans la commune de Dissay entre 1812 et 1912 Jean-Jacques Coulombeix. Octobre 1962 – Diplôme d’études supérieures Rollo François, Étude économique et sociale d’une paroisse rurale. Dissay à la fin du xviiie siècle, 1998 La commune de Dissay pendant la Révolution française Virginie Lebret. 1999 – mémoire de maîtrise Dissay, histoire d’une commune François Grossin, Président du syndicat d’initiative de Dissay. 2001


[modifier] Administration

Liste des maires successifs[2]
Période Identité Parti Qualité
mars 2001 mars 2008 Louis Remblier
mars 2008 en cours jusqu'en 2014 Louis Remblier

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[3])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007
1 298 1 436 1 745 2 464 2 498 2 634 2 912
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

[modifier] Lieux et monuments

Le château de Dissay date du XVe siècle. C’est Pierre d’Amboise, évêque de Poitiers, qui le fit construire. Il servira d’ailleurs de résidence aux évêques jusqu’à la Révolution.

Les systèmes de défense furent autorisés par lettres patentes du 11 janvier 1434 signées du Roi Charles VII. Hugues de Combarel, successeur de Pierre d’Amboise y est autorisé à construire un hôtel entouré de « murs, fossez, paleiz, pont leveiz portaux, tours, guérites, barbacanes et autres fortifications et emparemens, telz que bon lui semblera ».

Le bâtiment dessine un rectangle flanqué de tours rondes qui lui donnent cet air imposant. La fortification du bâtiment se retrouve dans tous les éléments architecturaux : la présence des machicoulis, le nombre limité de fenêtres, les douves et le pont-levis (remplacé ensuite par un pont dormant). Malgré ce luxe de précaution, il fut pris par l’amiral de Coligny avant le siège de Poitiers de 1569, épisode des guerres de religion.

En 1789, l’évêque de Poitiers, Martial-Louis Beaupoil de Saint-Aulaire, est élu aux Etats généraux du royaume mais en 1791, il refuse de prêter le serment de la constitution civile du clergé et s’enfuit en émigration. Le château est donc saisi et vendu comme bien national.

Le bâtiment a depuis cette époque souffert de plusieurs destructions. La collégiale qui bordait le mur situé à droite du castelet d’entrée, a été détruite. Dans l’oratoire, des peintures murales datant du XVIe siècle ont été abîmées par des travaux d’aménagement. Il reste tout de même des éléments de ces fresques qui sont l’un des intérêts de la visite du château.

Elles représentent notamment «Adam et Eve», le «Roi David», «Nabuchodonosor» et «Manassé» qui entourent «la Fontaine de Miséricorde» recevant le sang du Christ. Signalons, à ce sujet une communication de Robert Favreau, ancien directeur du Centre d’études supérieures de civilisation médiévales de Poitiers au colloque international organisé par l’Université d’Angers en 1998 : Favreau (Robert), Les inscriptions de la chapelle du château de Dissay et le milieu angevin. 28 p. - Rome, Ecole française de Rome. 2000.

Après 1850, la famille Fruchard qui venait de racheter le château, s’engageait dans une rénovation architecturale, tant pour le château que pour l’église, en utilisant les vitraux et les volets de la collégiale, qui avaient été «démontés». Ces travaux ont permis au propriétaire actuel, le baron Régis de Lassat, de faire reconnaître le château, inscrit comme « Monument Historique » à la fin du XXe siècle.

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles de Wikipédia

[modifier] Liens externes

[modifier] Sources

[modifier] Notes

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 29/09/2008.
  2. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  3. Dissay sur le site de l'Insee
Ce document provient de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Dissay ».
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