Église Sainte-Radegonde de Poitiers

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Église Sainte-Radegonde
Image illustrative de l'article Église Sainte-Radegonde de Poitiers
Présentation
Propriétaire Commune
Protection Logo monument historique Classé MH (1962)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Commune Poitiers
Localisation
Coordonnées 46° 34′ 45″ N 0° 21′ 02″ E / 46.579194, 0.350532546° 34′ 45″ Nord 0° 21′ 02″ Est / 46.579194, 0.3505325  

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Église Sainte-Radegonde

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Église Sainte-Radegonde

L'église Sainte-Radegonde est une église de style roman et de style gothique angevin à Poitiers.

entrée de l'église

Historique[modifier | modifier le code]

Gargouille en forme de démon femelle.

L'édifice, mentionné au VIe siècle, servait de sépulture pour les religieuses de l'abbaye. À cette époque elle est placée sous le vocable de la Vierge, et s'appelle "Sainte-Marie-hors-les-murs". Elle était construite à l'extérieur du rempart en raison de son usage funéraire; en effet la muraille gallo-romaine, bâtie à la charnière des IIIe et IVe siècles passait entre cette église et la cathédrale Saint-Pierre. Durant la période mérovingienne, on avait conservé la tradition romaine de pratiquer les inhumations extra muros pour des raisons sanitaires (voir la Loi des Douze Tables). À la mort, en 587, de Sainte Radegonde, qui y fut enterrée, elle prit son nom définitif.

Elle abrite toujours la tombe de la sainte patronne de la ville, reine du peuple franc et épouse du roi Clotaire Ier. Elle avait créé à Poitiers la première abbaye féminine de Gaule, l'abbaye Sainte-Croix.

Sur ordre de l'abbesse Béliarde, le corps de Sainte Radegonde est exhumé, en 1012, et l'église est rebâtie après le grand incendie de 1083. La dédicace du nouvel édifice, dont subsistent le chevet et les premiers étages du clocher-porche, est mentionnée en 1099. Elle est, à la fois, église paroissiale et collégiale. Elle a à sa tête un prieur qui est nommé par l'abbesse de Sainte-Croix. Elle est desservie par une communauté de clercs, organisée en un collège de chanoines à partir du Xe siècle. Les chanoines assurent le service de la prière des heures auprès du tombeau de la Sainte.

L'abside avec sa crypte et son déambulatoire ainsi que l'étage inférieur de la tour semblent remonter à cette époque. La nef est une construction plus récente. Elle daterait du XIIIe siècle. Elle fut voutée au XIVe siècle.

Au temps des troubles de religion, elle fut saccagée par les réformés. D'après la relation des ambassadeurs de Venise en ce temps, le corps de la sainte lui-même ne fut pas épargné et on ne le retrouva plus par la suite[1].

L'église a été classée Monument Historique en 1862.

Descriptif[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Radegonde, comme beaucoup d'église de pèlerinage, adopte un plan en croix latine. Ce plan a été mis au point au cours du XIe siècle. Il se caractérise par la présence d'une nef à vaisseau central avec des collatéraux (ce qui n'est pas le cas ici), d'un transept, d'un chevet à déambulatoire avec des chapelles rayonnantes. Ce plan est une solution trouvée par les architectes romans pour répondre à l'essor du culte des reliques qui sont à l'origine de nombreux pèlerinages. En effet, les édifices de culte abritant des reliques doivent pouvoir combiner à la fois des espaces réservés aux religieux pour la célébration des offices et des espaces de circulation et d'accueil pour les pèlerins venus se recueillir.

L'extérieur de l'église[modifier | modifier le code]

Le chevet[modifier | modifier le code]

L'extérieur est caractérisé par un élégant chevet qui traduit clairement le plan de l'église: une crypte éclairée de jours; au-dessus, un niveau de trois absidioles rayonnantes; puis, une abside à sept pans éclairée de cinq larges baies; et, enfin, une flèche qui surmonte le mur oriental. Cette flèche est postérieure à la construction du chevet. Il en résulte un chevet d'une raideur anguleuse qui annonce l'art gothique. Toutefois, cette raideur est adoucie par les arcades en creux situées à la base du chevet.

Le clocher-porche[modifier | modifier le code]

Christ en majesté
Radegonde (?)

Le clocher-porche est roman à l’exception de la porte qui a été réaménagée au XVe siècle. Porche, salle haute, étage de cloches avec passage du carré à l'octogone, toit à pans coupés, telle est l'élévation progressive du clocher-porche. Ce clocher-porche rappelle celui de l'église de Saint-Porchaire de Poitiers.

Dans le porche, deux reliefs se font face. Ils sont taillés en cuvette. Ils sont issus de l'ancienne façade romane et ont été apposés en remploi. L'un de ces reliefs représente le Christ en Majesté. L'autre montre une femme assise qui pourrait représenter sainte Radegonde ou la Vierge ou une personnification de l’Église. Elle est couronnée et nimbée, voilée et revêtue d'une robe aux plis dessinant des cercles concentriques. Elle s'incline vers la gauche. De cette position, il est possible de déduire que les deux reliefs sont les vestiges d'un seul ensemble sculpté. La sainte devait se trouver placée à la droite du Christ. Des traces de polychromie sont encore visibles.

Le plan au sol du clocher-porche est parfaitement carré. La salle au premier étage est voutée en berceau transversal. Des contreforts sont plantés aux angles ainsi qu'au milieu de chaque face. Deux baies jumelles percent la façade occidentale et une baie, chaque coté. Elles sont en plein cintre. Elles sont étroites. Elles sont encadrées par des arcades à double voussure.

À l'angle nord-est, une tourelle d'escalier à lanternon est coiffée d'une poivrière. Elle permet d'aller au deuxième étage. Celui-ci est aussi de plan carré. Sur chaque face, de fortes colonnes d'angles entre lesquelles s'interposent trois demi-colonnes de plus petit diamètre. Elles délimitent un espace central qui est percé, sur la face occidentale, de nouveau, de deux baies, et sur les faces latérales d'une seule. Leurs voussures retombent sur deux colonnettes.

Le troisième étage est octogonal. Les espaces libres entre les pans coupés de cet étage et les angles du carré du toit du deuxième étage sont occupés par de curieux acrotères ou pyramidions aux pointes recourbées et sculptées. Chacune des arêtes de l'octogone est soulignée d'une demi-colonne. Chaque face est ajourée d'une baie jumelle creusée profondément dans le mur sous deux voussures que reçoivent des colonnettes d'angle.

Le haut des murs de chaque étage est décoré d'un bandeau de modillons sculptés.

Le portail de style gothique flamboyant est du XVe siècle, tout comme le rare parvis qui est conservé. Il s'agit d'un parvis de justice, entouré de bancs de pierre, sur lesquels siégeaient les juges ecclésiastiques, jugeant les affaires religieuses et civiles du bourg.

Les statues sous le dais du tympan sont du XIXe siècle. Elles représentent Notre-Dame, sainte Radegonde, ses deux compagnes et saint Hilaire.

La petite place ombragée qui jouxte l'église était autrefois un cimetière.

L'intérieur de l'église[modifier | modifier le code]

La nef[modifier | modifier le code]

La nef a été entièrement reconstruite au XIIIe siècle, dans le style gothique plantagenêt ou angevin, sur le modèle de la cathédrale voisine.

Base de nervure
Base de nervure
Base de nervure

La nef est un vaisseau unique de quatre travées. Elle donne sur un sanctuaire roman surélevé par la bouche d'ombre de la crypte. La filiation avec le gothique angevin est patente : les murs sont renforcés d'une arcature portant une coursière de circulation et les voûtes, à liernes, sont composées de nervures diagonales, transversales et longitudinales. Elles sont bombées et elles retombent sur des faisceaux de colonnes et de colonnettes engagées.

La construction de la nef s'est faite en deux temps comme l'atteste la forme des baies. Les plus anciennes sont regroupées par paire.

Une coursière de circulation contourne les piles dans l'épaisseur des murs. Elle repose sur une suite d'une centaine de modillons d'une exceptionnelle variété à l'instar de ceux de la cathédrale Saint-Pierre de Poitiers. L'artiste roman donne libre cours à son imagination. On peut ainsi y découvrir des créatures démoniaques, des figurations réalistes de fables, des allégories des vices...

Sur le mur nord de la deuxième travée, il est possible d'admirer une magnifique verrière datant de 1270, même si elle a été remaniée par la suite. Les huit lancettes du registre inférieur sont consacrés à la vie et à la Passion du Christ, et la grande rose au Jugement Dernier. Les armes de France et de Castille visibles dans l'écoinçon central désignent le donateur: le comte Alphonse de Poitiers, fils cadet de Louis VIII et de Blanche de Castille. Celui-ci avait reçu le comté de Poitou en apanage.

Un vitrail dans des baies jumelles raconte la vie et les miracles de Sainte Radegonde. Un autre décrit la vie de Saint Blaise. Ces vitraux sont tous les deux du côté nord de la nef.

Le vitrail de la vie de Sainte Radegonde date en partie du XIIIe siècle. Il a été restauré à la fin du XIXe siècle par M. Garo. Il raconte les faits principaux de la vie de la sainte en 16 épisodes. Ils se lisent d'abord depuis la lancette gauche et de bas vers le haut.

  • Le tonneau intarissable.
  • La guérison de l'aveugle Bella (XIIIe siècle).
  • Sainte Radegonde met en fuite les démons (XIIIe siècle).
  • Enfant présenté à la Sainte.
  • Sainte Radegonde consacrée par Saint Médard.
  • Sainte Radegonde lave les pieds des pauvres (XIIIe siècle).
  • Guérison d'Arcimia dans le bain (XIIIe siècle).
  • Sainte Radegonde met en fuite un oiseau funèbre.
  • Exorcisme d'une possédée.
  • Guérison de l'abbé Abbon.
  • Remerciements des prisonniers miraculeusement délivrés.
  • Guérison de la jeune Goda.
  • Des pécheurs sauvés de la tempête (XIIIe siècle).
  • Apparition de la Vierge à la Sainte.
  • Résurrection d'une morte par Sainte Radegonde (XIIIe siècle).
  • Enfant mort-né ressuscité par le cilice de la Sainte.

Un enfeu abrite un groupe sculpté dit "du Pas-de-Dieu". Il date du XVIIe siècle. Un an avant sa mort, Sainte Radegonde a une vision du Christ. Celui-ci lui annonce qu'il l'accueillera bientôt au Paradis. Au passage, il laisse une trace de son pied dans la pierre. Ce groupe de statues baroques a été transféré au sein de l'église à l'époque de la Révolution française. Il provenait de l'abbaye Sainte-Croix de Poitiers.

La salle capitulaire[modifier | modifier le code]

Une salle capitulaire de la fin du XIIe- début XIIIe siècle est accolée au mur sud de la nef. Elle est de style angevin. Elle présente une voûte à huit nervures et des culots sculptés de figures. La clé de voûte est sculptée d'un Christ bénissant. Cette salle, la chapelle Marie Madeleine, était utilisée par les chanoines comme oratoire. Elle contient de nombreux bustes de rois et de reines.

Le chœur[modifier | modifier le code]

L'abside est heptagonale. Elle est enveloppée par un déambulatoire possédant des chapelles rayonnantes semi-circulaire. Ces dernières sont de style roman. La chapelle axiale qui date du XIe siècle est dédiée à la Vierge.

Les colonnes de l'abside portent des chapiteaux sculptés caractéristiques de l'éclosion de l'art roman à Poitiers. Outre de belles corbeilles d'acanthes, sont aussi figurés des quadrupèdes cabrés et des lions. Ces derniers, gardiens du sanctuaire, sont souvent à l'honneur dans les églises romanes du Poitou. Un chapiteau historié associe le pêché originel qui est visible depuis le déambulatoire et le prophète Daniel dans la fosse aux lions entre Habacuc et l'ange. Les deux lions lui lèchent les pieds.

Les voûtes du chœur sont en plein cintre conformément au premier âge du style roman.

Le chœur fut repeint par Honoré Hivonnait au XIXe siècle, de façon relativement maladroite, ce qui provoqua les foudres de Prosper Mérimée, alors inspecteur des Monuments historiques. En effet, loin de s'astreindre à une tâche conservatoire des peintures du XIIIe siècle qui avaient été dégagées en 1849, Honoré Hivonnait les reprend dans un style néo-gothique. Son but était d'offrir une lisibilité parfaite aux fidèles de ce XIXe siècle venus en pèlerinage. La substance originelle de la peinture, a certes, disparu. Toutefois, la cohérence du message iconographique a pu être sauvée.

Les scènes sont réparties en deux registres superposées, l'un céleste et l'autre terrestre. Sont figurées, la Vierge, Sainte Radegonde reconnaissable à sa robe rouge et à son bâton pastoral, ses compagnes de Sainte-Croix et les saints qui ont compté dans sa vie. Au-dessus, un Christ en Majesté trône. La partie haute des murs du rond point constitue un cycle hagiographique dédié à Sainte Radegonde, de part et d'autre d'un Christ en buste.

Les vitraux sont du XIXe siècle. Ils ont en leur centre, une croix qui entoure Sainte Radegonde et son ami et conseiller Saint Fortunat qui sera évêque de Poitiers.

La crypte[modifier | modifier le code]

La crypte conserve la tombe de Radegonde, datant visiblement du Xe siècle, et celles de sainte Agnès et Sainte Disciole.

La petite salle funéraire est accessible par un escalier qui date du XIXe siècle. Il a remplacé deux petits escaliers latéraux. La salle est contournée par un déambulatoire à trois chapelles rayonnantes.

Le tombeau de sainte Radegonde est celui même où elle fut ensevelie en 587. Il a été ouvert, une première fois, en 1412, à la demande de Jean du Berry. Il a été ensuite profané en 1562 pendant les guerres de Religion. Quelques ossements calcinés de femme ont été recueillis dans un coffret en plomb qui a été déposé dans le sépulcre de marbre gris-noir que l'on peut voir de nos jours. Les ossements pourraient être ceux de la sainte. Le sépulcre a été réparé avec des crampons en métal.

La crypte abrite également une statue de marbre blanc, due au ciseau du sculpteur parisien Nicolas Legendre. Originellement, cette statue aurait du être placée au centre d'un retable. Elle représente Sainte Radegonde. La sainte est revêtue d'un manteau fleursdelisé. Elle a les traits de la reine de France, Anne d'Autriche. En effet, en 1649, Anne d'Autriche, alors Régente du royaume de France, entra dans la confrérie de la sainte instituée six ans plus tôt. En 1651, elle vint se recueillir sur le tombeau de la sainte. La statue a été offerte en reconnaissance d'une guérison de roi Louis XIV.

À noter, derrière la statue de la sainte, en haut et sur la gauche, un ex-voto. Celui-ci indique "Merci pour le mieux obtenu,demandons entière guérison". Sans aucun doute, un pèlerin mécontent du résultat de ses prières.

Dans les chapelles latérales reposent les dépouilles des compagnes et disciples de Sainte Radegonde: sainte Agnès, abbesse de l'abbaye Sainte-Croix de Poitiers et Sainte Disciole.

Le mobilier[modifier | modifier le code]

L'orgue[modifier | modifier le code]

Orgue de l'église Sainte-Radegonde de Poitiers

L'église Sainte-Radegonde possède des orgues depuis le Moyen Âge. À la Révolution, ces derniers ont été détruits. Il faudra attendre la fin du XIXe siècle pour que l'église soit dotée de nouveau d'orgues. En effet, en 1892, la construction d'un nouvel orgue est décidée et c'est l'architecte Jean Fromigé qui est chargé de l'exécution de la tribune de ce buffet. L'orgue sera inauguré en 1894.

Toutefois, très tôt, l'orgue montre des faiblesses dans son fonctionnement. En outre, le buffet, instable, risque de tomber dans l'église. De ce fait, une partie de l'orgue est progressivement démontée et vendue au cours de l'entre deux guerres.

En 1944, les bombardements ébranlent l'instrument. L'orgue devient inutilisable. En 1948, une première restauration a lieu. Mais en 1991, une rénovation maladroite de la voûte de l'église a pour conséquence de rendre l'orgue totalement muet.

Une nouvelle campagne a lieu entre 1994 et 1997. C'est un instrument entièrement neuf qui a été installé dans le vieux buffet historique qui a été préalablement consolidé. C'est un orgue de 53 jeux et 4 claviers.

Les tableaux[modifier | modifier le code]

Dans la nef, des tableaux du XVIIe siècle sont consacrés à l'Annonciation, à l'Adoration des Mages, à la Présentation de l'Enfant au Temple, à la Crucifixion et à Saint Charles Borromée.

Le pèlerinage[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Radegonde fait partie des sanctuaires romans du Poitou qui honorent les reliques de saints locaux comme c'est le cas : pour l'abbaye de Saint-Maixent qui abrite le corps de Saint Maixent, mort vers 515 ; ou l'église Saint-Hilaire-le-Grand de Poitiers qui conservait des reliques du saint évêque Hilaire ou de Saintes avec ceux de l'évêque Saint Eutrope.

Le philosophe et historien Hippolyte Taine (1828-1893) a laissé un témoignage de son expérience de pèlerinage à l'église Sainte-Radegonde : "On compte par an 300 000 personnes qui viennent à la châsse de Sainte Radegonde; quand vient la fête de la sainte en août, les pèlerins sont si nombreux et en général si pauvres, qu'ils couchent dans une sorte de champs hors de la ville. J'ai vu le tombeau: il est dans une jolie église gothique du XIIe siècle déjà fortement enfoncée en terre.... C'est vraiment un spectacle du Moyen Âge ce flamboiement violent, au fond d'une sorte de puits, au-dessus des os d'une morte, est une vision de Dante; il y a de quoi remuer les nerfs, dans le silence tragique de cette obscurité terrible; c'est la fosse mystique d'une sainte qui, du milieu de la pourriture et des vers, voit dans son cachot de terre gluante entrer le rayonnement éblouissant du Sauveur".

Sources[modifier | modifier le code]

Raymond Oursel : Haut-Poitou roman. Collections Nuit des Temps. Éditions du Zodiaque.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Niccolò Tommaséo, Relations des ambassadeurs vénetiens sur les affaires de France au XVIe siècle,, Imprimerie Royale,‎ 1832 (présentation en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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