Chauvigny
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| Chauvigny | |
| Pays | |
|---|---|
| Région | Poitou-Charentes |
| Département | Vienne |
| Arrondissement | Montmorillon |
| Canton | Chauvigny |
| Code Insee | 86070 |
| Code postal | 86300 |
| Maire Mandat en cours |
Gérard Herbert 2002-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays Chauvinois |
| Latitude Longitude |
|
| Altitude | 61 m (mini) – 149 m (maxi) |
| Superficie | 95,82 km² |
| Population sans doubles comptes |
7 025 hab. (1999) |
| Densité | 73,3 hab./km² |
Chauvigny est une commune française, située dans le département de la Vienne et la région Poitou-Charentes.
Les habitants s'appellent les Chauvinois et les Chauvinoises.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Située à l'est de Poitiers, la ville de CHAUVIGNY est née au carrefour de deux axes de communication : > une route qui depuis des millénaires, par Poitiers, relie l'océan aux régions du centre vers Lyon et le sud-est. > une voie nord-sud qui, suivant la Vienne, relie la France du nord à celle du midi.
La vallée du Talbat, arrosée par un ruisseau, forme avec la vallée de la Vienne un éperon rocheux long de 350 mètres.
[modifier] Histoire
Au sud de Chauvigny, la grotte de Jioux ayant servi d'abri pendant le Mésolithique (12 000 environ à 6 000 ans avant notre ère) est un témoignage de l'occupation très ancienne des environs de Chauvigny.
Pendant le Néolithique (de 5 000 à 2 000 ans avant notre ère), des hommes ont vécu à l'emplacement de l'actuel Donjon de Gouzon sur le plateau. Les restes d'un fossé, des trous de poteaux appartenant à de grands bâtiments ont été découverts par les archéologues. Des outils (grattoirs, burins, ...) et des restes de poteries y ont été aussi trouvés. Les périodes protohistoriques (1 000 à 50 avant notre ère) ont livré assez peu de vestiges sur la commune de Chauvigny. Cependant, la réalisation de la déviation contournant la ville par le sud a donné l'occasion aux archéologues de fouiller deux sites. Situés sur le plateau dominant la Vienne sur le versant ouest Le Peuron et Les Essarts de Peuron ont livré les vestiges (trous de poteaux et de piquets, longs fossés) d'une occupation rurale datant de la Tène (de 500 à 20 avant notre ère).
À l'époque romaine, une agglomération se développe à Saint-Pierre-les-Églises, près du gué qui passe la Vienne. Elle est traversée par la voie romaine qui allait de Poitiers à Bourges en direction de Lyon, capitale des Gaules. Plusieurs habitations ont été fouillées dans lesquelles se trouvaient de la vaisselle en terre cuite, des outils en fer et en bronze, des bijoux, et d'autres objets destinés à la vie quotidienne (clefs, décors, ...). Ces maisons abandonnées vers le 4e siècle ont été, pour certaines, réoccupées par un cimetière médiéval (12e-13e siècle).
Pendant le Moyen Âge, les hommes se sont implantés essentiellement sur l'éperon rocheux et le plateau qui dominent la vallée de la Vienne au nord. Une cité se développe à partir du 11e siècle, elle accueille cinq châteaux forts : château Baronnial ou des Evêques, château d'Harcourt, donjon de Gouzon , château de Montléon et tour de Flin, ainsi que la collégiale Saint-Pierre construite au cours du 12e siècle. La cité est entourée de remparts dont les accès sont protégés par des portes fortifiées.
Dans la vallée sur la rive droite, au pied de la cité forte, un bourg s'organise autour de l'église Notre-Dame fondée au moins au début du 11e siècle. En même temps la vallée marécageuse est en partie assainie par l'aménagement du ruisseau le Talbat.
Peu après l'an 1000, les évêques de Poitiers succédant à une famille portant le nom de Chauvigny, deviennent seigneurs de Chauvigny, puis barons à partir du 14e siècle. Le premier évêque de Poitiers, seigneur de Chauvigny est Isembert Ier (mort en 1047) sans doute membre de la famille de Chauvigny dont il avait hérité la seigneurerie, après lui se sont succédé plusieursd'évêques jusqu'en 1789.
André 1er est l'un des descendants des Chauvigny mentionnés dans les textes du 11e et 12e siècle. Seigneur de Déols et de Châteauroux par son mariage avec la cousine et filleule du roi Richard d'Angleterre, Denyse de Châteauroux, il s'est illustré au cours de la troisième Croisade (en 1190). Son courage lui a valu le surnom de "Preux des Preux". Un récit légendaire témoigne de ses exploits : un jour que les infidèles cherchaient à forcer un passage entre deux montagnes, André se précipita sur eux des hauteurs "et rasa tout se qui se trouvait sur son chemin et mit en fuite l'ennemi jusqu'à ce que le passage fut délivré". Au cours de ce combat retentit pour la première fois le cri de guerre : "Chauvigny, chevaliers pleuvent" qui est resté la devise des descendants d'André 1er.
Du latin Calviniacum, Chauvigny occupe très tôt une place importante due à sa situation sur un éperon rocheux dominant la Vienne. Aux Xe et XIe siècles, les évêques de Poitiers y élèvent leur château. Durant la guerre de Cent Ans, Chauvigny, au cœur de la tourmente, est ravagée par les troupes du comte de Derby en 1346.
Dix ans plus tard les troupes du Prince Noir suivies de celles de Jean le Bon passent à Chauvigny avant d'aller s'affronter à Nouaillé-Maupertuis où Jean le Bon sera fait prisonnier.
En 1372, Du Guesclin et Jean de Berry, chassent les Anglais mais, en 1412, Chauvigny tombe entre les mains des troupes anglaises du duc de Clarence.
En 1562, les Huguenots occupent Chauvigny, puis sont chassés par les troupes royales.Ils reviennent en 1569 avec Gaspard de Coligny à leur tête avant la bataille de Montcontour. Le château, la ville et l'église St Pierre sont pillés et incendiés.
Durant la Fronde, en 1652, Charles Chasteigner, marquis de La Roche-Posay, occupe la ville et le château et leur fait subir pillages et incendies. La même année il sera délogé par le duc de Roannes.
En 1708, tout n'étant que ruines, le Parlement décharge les évêques de l'obligation d'entretien ; à la Révolution, les ruines sont devenues "carrière publique", les habitants aggravent les dégâts en arrachant les pierres intéressantes. En 1843, l'État confie ces ruines à la Société des antiquaires de l'Ouest qui réussit à les sauver en réparant murs et contreforts.
[modifier] Administration
| Liste des maires successifs | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 2002 | 2014 | Gérard Herbert | UMP | Médecin |
| 1983 | 2002 | Alain Fouché | UMP | Avocat |
| 1977 | 1983 | Jean-Pierre David | PCF | Professeur |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2007 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 6540 | 6653 | 6686 | 6565 | 6658 | 7025 | 7150 |
[modifier] Lieux et monuments
- La collégiale Saint-Pierre (XIe siècle-XIIe siècle) est une église-halle à trois vaisseaux. Elle fut commencée par l'abside et terminée cent ans plus tard par la nef. À l'extérieur, clocher carré à double étage de baies, superbe chevet richement sulpté. L'intérieur de l'église a malheureusement été batiolé au XIXe siècle, mais les chapiteaux du chœur à déambulatoire et chapelles rayonnantes présentent un riche décor sculpté (monstres, allégories de Babylone...) et dédicacé: "Gofridus me fecit".
- Le chevet de l'église Notre-Dame (autrefois Saint-Just) à abside et absidioles possède un décor sculpté plus sobre que celui de Saint-Pierre mais qui n'est pas de moindre qualité.
- Le château baronnial, construit au XIe siècle par les évèques de Poitiers, alors seigneurs de Chauvigny. A partir de 1397, Ithier de Marreuil, évêque de Poitiers, ajoute un second donjon à son château. De nos jours on peut y voir un spectacle de fauconnerie.
- Le chateau d'Harcourt fut construit entre le XIIIe siècle et le XVe siècle, c'est le mieux conservé des châteaux chauvinois.
- Le donjon de Gouzon est un vestige du château de Gouzon, il abrite de nos jours un musée : l'Espace d'Archéologie Industrielle.
- La maison dite "des Templiers" (route de Châtellerault) est éclairée, au premier étage par une série d'ouvertures géminées surmontées d'arcs polylobés caractéristiques du XIVe siècle.
[modifier] Personnalités chauvinoises
[modifier] Aux environs
Saint-Pierre-les-Églises et ses fresques antérieures à l'an mil.
[modifier] Jumelages
Trino (Italie) depuis 1961
Geisenheim (Allemagne) depuis 1970
Banfora (Burkina Faso) depuis 1974
Billericay (Royaume-Uni) depuis 2005
[modifier] Bibliographie
- Chauvigny, les Chauvinois, Pol Jouteau, 1933.
- Chauvigny Saint-Savin, René Crozet, 1969.
- Mémoire en Images, Chauvigny et son canton, Jacques Marzac et Eric Gaudin, 1997.
- Petite histoire de Chauvigny, Jacques Duguet, 2004.
[modifier] Notes et références
[modifier] Liens externes
- Site Internet de la Ville de Chauvigny
- Communauté de Communes du Pays Chauvinois
- Société chauvinoise de philosophie
- Spectacle animalier: Les géants du Ciel
- Aéro-Club de Chauvigny
- Informations Office de Tourisme de Chauvigny
- IREO - Institut de Formation de Chauvigny
- Cinéma de Chauvigny
- Union Sportive de Tir de Chauvigny
- Romanes.com: Collégiale
- Chauvigny sur le site de l'Institut géographique national

