Lusignan (Vienne)

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Lusignan
L'église.
L'église.
Blason de Lusignan
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Poitiers
Canton Lusignan
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Mélusin
Maire
Mandat
René Gibault
2014-2020
Code postal 86600
Code commune 86139
Démographie
Gentilé Mélusins
Population
municipale
2 633 hab. (2011)
Densité 70 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 26′ 08″ N 0° 07′ 25″ E / 46.4355555556, 0.12361111111146° 26′ 08″ Nord 0° 07′ 25″ Est / 46.4355555556, 0.123611111111  
Altitude Min. 99 m – Max. 159 m
Superficie 37,82 km2
Localisation

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Lusignan est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Poitou-Charentes.

Ses habitants sont appelés les Mélusins et les Mélusines[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Lusignan est une ville d'environ 2 700 habitants située au sud du Pays de Lusignan et de Vouillé. Le bourg est bâti sur un promontoire escarpé qui domine la boucle de la vallée de la Vonne. Elle est située à 25 km au sud-ouest de Poitiers (Vienne) sur l'ancienne RN11 en direction de La Rochelle (Charente-Maritime). Paris se trouve à une distance d'un peu moins de 400 km par l'autoroute A10 au sud de Poitiers.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La région de Lusignan présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées et de vallées. La commune est traversée par la Vonne sur une longueur de 8 km. Le terroir se compose de Terres Rouges pour 44 % sur les plateaux, d'argile à silex et de bornais pour respectivement 37 % et 9 % situés sur les plateaux du seuil du Poitou et de 7 % de calcaire qui se trouve dans les vallées alluviales[2].

En 2006, 79 % de la superficie de la commune était occupée par l'agriculture, 16 % par des forêts et des milieux semi-naturels et 5 % par des zones construites et aménagées par l'homme (voirie)[3]. La foret privé représente 560 hectares soit 15 % du territoire communal[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Lusignan était déjà un oppidum au temps des Celtes.

Du Xe au XIVe siècle, l'histoire de la ville se confond avec celle des Lusignan, famille puissante et turbulente, et l’une des plus anciennes du Poitou.[réf. nécessaire]

En 1353, l’armée du roi de France prend Saint-Jean-d'Angély et Lusignan.[réf. nécessaire]

En 1569, l'amiral de Coligny s'empara de la forteresse mais il fut forcé de la rendre en septembre de la même année.[réf. nécessaire]

Durant la Cinquième guerre de religion, le duc de Montpensier réussit à prendre la ville en l’affamant en 1575, malgré la défense du vicomte de Rohan[5].

Au XVe siècle, les fortifications sont rasées sur l'ordre de Louis XIII. Profitant de sa position sur la route de Bordeaux à La Rochelle, le faubourg de la ville basse s'enrichit et se développe.[réf. nécessaire]

Lusignan accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Un autel de la Liberté est ajouté à son pied. Il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnaires, comme la célébration de l’anniversaire de la fin de la Terreur (9 Thermidor)[6].

Elle est chef-lieu du district de Lusignan de 1790 à 1795.

Au XIXe siècle, Lusignan était connue pour la production de graines de trèfles et de luzerne et pour la fabrication de serges et de grosses étoffes de laine.[réf. nécessaire]

L'Exode des Spittellois, fresque d'Eric Haven

Au début de la Seconde Guerre mondiale, la Vienne accueille 40 000 réfugiés de Moselle dont de nombreux habitants de L'Hôpital (Moselle), qui sont logés souvent chez l’habitant et répartis dans toutes les communes. Lusignan accueille aussi ses réfugiés, qui s’intègrent, notamment dans les équipes sportives. Le club de football de l’Union sportive mélusine compte ainsi 6 titulaires mosellans sur 11 en 1940[7]. Une partie de la population mosellane est autorisée à réintégrer la « Zone occupée » dès 1940.

Après la drôle de guerre, c’est la bataille de France et l’effondrement de l’armée française. Les combats se rapprochent, et la Luftwaffe bombarde la gare le 19 juin 1940 : une maison est endommagée, sans faire de victime[8].

Un camp de prisonniers de l’armée d'Afrique est établi par les Allemands à Lusignan : ils sont utilisés pour les travaux agricoles. Progressivement, ils sont renvoyés en Afrique par l’occupant ; un certain nombre d’entre eux ont disparu[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Lionel Huguet    
mars 1995 réélu en 2008[10] René Gibault PS Conseiller général

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de la Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 633 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 493 2 090 2 519 2 234 2 348 2 330 2 393 2 424 2 534
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 940 2 512 2 391 2 321 2 266 2 208 2 152 2 164 2 139
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 063 2 183 2 123 1 980 2 048 2 048 2 016 2 070 2 047
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 283 2 564 2 777 2 855 2 749 2 677 2 565 2 633 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’INSEE, la densité de population de la commune était de 69 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Sont installés sur les communes de Lusignan et de Rouillé, le plus grand site de l'INRA par la surface exploitée, 240 hectares environ, et le lycée agricole de Venours.

Selon la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[13], il n'y a plus que 25 exploitations agricoles en 2010 contre 35 en 2000.Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit -16 %. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leur exploitations[14].

Les surfaces agricoles utilisées ont augmenté et sont passées de 2 576 hectares en 2000 à 2 628 hectares en 2010[15]. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[16].

47% des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement pour 84 % des surfaces céréalières mais aussi orges et maïs), 36 % pour les oléagineux (colza et tournesol), 2 % pour les protéagineux, 7 % pour le fourrage et 2 % reste en herbes[17].

6 exploitations en 2010 (contre 8 en 2000) abritent un élevage de bovins (611 têtes en 2010 contre 949 têtes en 2000). 3 exploitations en 2010 (contre 7 en 2000) abritent un élevage en expansion de caprins (1 245 têtes en 2010 contre 971 têtes en 2000)[18]. C’est un des troupeaux importants de caprins du département de la Vienne (74 500 têtes en 2011) qui est le deuxième département pour l’élevage des chèvres derrière le département des Deux-Sèvres[19] 6 exploitations en 2010 (contre 13 en 2000) accueillent un élevage d'ovins (180 têtes en 2010 contre 379 têtes en 2000). L'élevage de volailles est surtout destiné à une autoconsommation : 153 têtes en 2000 répartis sur 10 fermes contre 221 têtes en 2010 répartis sur 11 fermes[20].

Développement durable[modifier | modifier le code]

Depuis 2012, la commune s'est dotée d'un parc de trois éoliennes. La puissance de l'ensemble des machines est de 6 MW. La production annuelle globale du parc est évaluée à environ 12 GWh soit l'équivalent de la consommation électrique d'environ 6 000 habitants. Ce parc permet une économie de 3 700 tonnes de CO2 par an[21].

Les mâts sont hauts de 78 m et la longueur des pales est de 48 m. Le poids d'une de ces éoliennes est de 258 tonnes. La vitesse de rotation avoisine les 16,6 tr/min. La durée de vie d'une éolienne est estimée à 20 ans[21].

Emploi et activité[modifier | modifier le code]

La lutte contre le chômage s'organise autour de deux structures :

  1. Un Atelier de Pédagogie Personnalisé (APP) est installé à Lusignan. Il permet à toute personne qui le désire de bénéficier d’une formation adaptée à son projet, selon une pédagogie individualisée et contractuelle (préparation de concours, sélections d’entrées dans les écoles et organismes de formation professionnelle…). Les domaines de formations accompagnés par l’APP sont le français (expression écrite et orale), les mathématiques, la culture générale, l’informatique (word, excel, power point, internet), la comptabilité, le sanitaire et social...
  2. La Mission Locale Rurale Centre et Sud Vienne (MLRCSV) et la Permanence d’accueil, d’information et d’orientation (PAIO) de Lusignan accueille les jeunes, afin de les soutenir dans la construction de leurs projets professionnels. Le dispositif propose de valoriser les compétences des demandeurs d’emploi et de sélectionner les entreprises dans lesquelles elles pourront être utiles. Des conseillers sont par ailleurs disponibles pour accompagner les porteurs de projet, dans le cadre des « ateliers de la création ». Les projets sont ensuite validés par un jury local qui peut décider de les soutenir financièrement.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de Lusignan[modifier | modifier le code]

Article détaillé : château de Lusignan.
L'église(détail)

Le château de Lusignan est le plus grand château fort de France[réf. nécessaire]. La légende dit qu'il a été construit par la fée Mélusine pour son mari Raymondin. Il fut le berceau de la maison de Lusignan dont des membres furent rois de Chypre et de Jérusalem notamment Amaury II de Lusignan, roi de Jérusalem.

L'église Notre-Dame-et-Saint-Junien[modifier | modifier le code]

L’église Notre-Dame-et-Saint-Junien est de style roman. Elle est classée Monument Historique depuis 1862.

Historique[modifier | modifier le code]

Elle a été fondée par Hugues IV de Lusignan en mars 1025 en l'honneur de Notre-Dame. À la demande du comte de Poitou, Guillaume le Grand, le roi de France, Robert le Pieux, permet à cette église de recevoir des donations qui ne seront sujettes à aucun seigneur. Le pape, à la requête de Hugues IV, appuyé par l'évêque de Poitiers, place l'église sous sa protection.

Il y eut deux campagnes de construction : l'une au début du XIe siècle concerne les murs Nord et Sud de la nef, le croisillon Nord et son absidiole ; l’autre durant la seconde moitié du XIIe siècle concerne le reste de l'édifice à l'exception du porche d'entrée. Cette seconde campagne de 1110 à 1130 a été impulsée par Hugues VI de Lusignan en remerciement d'avoir échappé à la mort au cours d'une croisade.

Au long des siècles, elle connut beaucoup de revers. Le conflit qui opposa le roi Henri II Plantagenet au seigneur de Lusignan et qui aboutit en 1168 à de graves dommages au château, a, sans doute, également été à l'origine de destructions dans l'église. Ce pourrait être la raison de l'implantation de 16 piliers pour porter les voutes gothiques. De cette époque datent aussi le carré du transept qui porte un élégant clocher carré, le bras droit du transept avec une absidiole plus profonde que celle du bras nord, le chœur en hémicycle sur une crypte à trois nefs de même dimensions.

Pendant la guerre de Cent Ans, en 1373, les Anglais s'emparent de Lusignan, puis Bertrand Du Guesclin vint assiéger la forteresse proche de l'église. C'est au cours de ces combats que le clocher s'effondra et que les voutes cédèrent. En 1377, Jean de Berry, comte de Poitou, fit restaurer l'ensemble.

Il fallut reprendre, de façon sévère, la façade occidentale et refaire les voutes des cinq premières travées de la nef.

L'extérieur de l'édifice[modifier | modifier le code]
  • Le chevet est orné de sculptures. Certains chapiteaux sont particulièrement intéressants et représentent :
    • un dragon, avec une queue de serpent dont la terminaison est une tête qui mord le corps même de la chimère. Le dragon a un corps d'oiseau avec des ailes mais une tête de lion. Cette tête mord une des ailes. La sculpture est à cheval sur deux chapiteaux. Cette image pourrait symboliser la nature spirituelle (les ailes) et matérielle (la queue de serpent) de l'homme et la complexité des forces existantes en l'homme.
    • un dragon composé d'une tête de taureau sur un corps trapu portant des ailes, avec une queue serpentine se terminant par une tête de dragon. La sculpture est à cheval sur deux chapiteaux.
    • un lion ailé
    • Mélusine aux ailes déployées
    • un diablotin ailé aux prises avec une chimère. Cette dernière a un corps léonin avec une tête de singe et une queue de serpent ainsi que des ailes. Les pattes sont celles d'un coq. Le singe est dans l'imagerie romane l'incarnation de Satan qui entend imiter Dieu comme le singe imite l'Homme. Il est le symbole de l'hérésie, du paganisme et de tout ce qui détourne l'homme de sa ressemblance avec Dieu.

Les modillons présentent aussi un bestiaire riche, des visages humains, des masques.. Il faut plus particulièrement regarder ceux qui décrivent :

    • une sirène ayant la particularité de n'avoir dans l'exemple de Lusignan qu'une queue de poisson et non deux comme souvent dans l'imagerie romane. La sirène tient un miroir à la main. Le miroir est le symbole et l'instrument de l'orgueil. Il est aussi celui d'un vice : la vanité qui consiste à contempler une beauté éphémère. À trop accorder d'importance au corps, l'homme risque d'oublier sa dimension spirituelle. La sirène est, donc, la tentatrice par excellence. Elle symbolise la luxure.
    • un visage d'une femme grimaçante, montrant ses dents et portant un collier de perle. Le visage est ridé. C'est peut être un autre symbole de la vanité et de l'aspect éphémère de la beauté et des richesses faces aux vraies richesses qui sont en l'homme.
    • un visage ( ou masque) d'un homme, bouche grande ouverte, tirant la langue. Cette sculpture pourrait être l'image du mensonge.
    • un lion à la crinière très sculptée.
    • un sanglier aux regards expressifs. Il illustre la force primitive et démoniaque. Il représente aussi la goinfrerie, l'ignorance, la saleté, la luxure et l'égoïsme.
    • un lion tenant dans sa gueule un rouleau. Le rouleau étant un symbole de la parole divine et/ou des règles monastiques et le lion un symbole de force, faut-il voir un symbole de la supériorité de la parole divine et ecclésiastique sur celle, temporelle, des hommes de la cité terrestre, à savoir des rois, des nobles, des commerçants...
    • un visage d'où sort de la bouche des volutes. C'est un symbole de la diffusion de la parole divine dans la cité terrestre représenté par l'extérieur de l'église, l'intérieur étant, a contrario, la cité céleste et divine.
  • À la croisée du transept s'élève un clocher carré et trapu, renforcé de contreforts colonnes et orné d'arcatures.
  • Le porche, situé sur le flanc Sud du bâtiment est vouté en berceau brisé et ouvre sur une belle porte flamboyante du XVe siècle.
  • Le porche, situé au nord, date du XIIe siècle. Il menait au prieuré qui dépendait de l'abbaye de Nouaillé-Maupertuis. Il a conservé une archivolte décorée d'un bestiaire. Les 23 claveaux de la voussure représentent, de gauche à droite, :
- un oiseau qui pourrait être un pélican
- un quadrupède cornu qui pourrait être un taureau
- un dragon
- un quadrupède
- un éléphant
- 4 quadrupèdes
- un homme à cloche-pieds, est-ce un danseur ?
- un personnage debout
- une tête humaine à longue barbe
- des entrelacs
- un poisson
- un reptile
- un quadrupède
- un personnage debout avec un bâton. Il pourrait représenter un pèlerin ou un berger.
- un cheval
- un sanglier ou un cochon
- un personnage nu assis ou accroupi
- 3 quadrupèdes dont un dromadaire
L'intérieur de l'église[modifier | modifier le code]
  • Une partie de la nef est couverte de voutes à croisées d'ogives, et l'autre est voutée en berceau brisé. Elle est composée de sept travées. Elle mesure 57 mètres de long et 15 de hauteur. Les chapiteaux sont sculptés de feuillages, de quadrupèdes et de palmettes. À la croisée du transept a été édifiée une coupole sur trompes. On peut admirer de belles clés de voûte du XVe siècle ainsi qu'un gisant très mutilé du XIIIe siècle. De nombreuses dalles funéraires du XVIe siècle et XVIIe siècle sont présentes.
  • La crypte du XIIe siècle est voûtée d'arêtes et elle est portée par des colonnes aux chapiteaux ornés de volutes.
  • Les vitraux ont été créés par les ateliers Eugène Denis de Nantes et par les ateliers Guérithault de Poitiers. Ils datent de 1862 et de 1893. Ils représentent:

Autres édifices civils remarquables[modifier | modifier le code]

  • Maison à colombages (XVe siècle), proche de l'église. Le rez-de-chaussée était occupé par des échoppes d'artisans. La maison est inscrite comme Monument Historique depuis 1927 pour son élévation.
  • Halles, construites en 1853 : elles sont en bois et en pierre, et abritent des sarcophages carolingiens. Elles sont inscrites comme Monument Historique depuis 1990.
  • Viaduc : il date de 1856.
  • La place du Bail : elle correspond à la basse-cour de l'ancien château où venaient se réfugier les habitants de Lusignan en cas de siège. Sur la façade du Centre André Léo (nom d'une femme écrivain née à Lusignan en 1824), une sculpture moderne en métal représente Mélusine prenant son envol.
  • La Maison du Gouverneur : construite sur le mur d'enceinte du château et abritant la Tour Trompe (prison seigneuriale), elle est située dans la rue dénommée "Petite rue Saint-Louis". C'est la résidence du représentant local du roi sous l'Ancien Régime. La façade est datée de 1615. Elle est inscrite comme Monument Historique depuis 1935 pour son élévation.
  • Rue Galice : maisons avec des éléments de la fin du Moyen Âge et de la Renaissance : portes cloutées, fenêtres à meneaux...
  • Rue Babinet : ancienne entrée fortifiée du bourg Notre-Dame. Il en reste deux tours, que des travaux en cours (2012) doivent mettre en valeur.
  • Fontaine de Sé. C'est une source située sous l'église, au pied du promontoire. C'est là, selon la légende, qu'un jeune et hardi chevalier, Raymondin, rencontra la fée Mélusine.

Le patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

La commune de Lusignan possède deux zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique :

Le coteau de la Touche[modifier | modifier le code]
La forêt de Saint-Sauvant[modifier | modifier le code]

À quelques kilomètres au sud de Lusignan qui représente 6% de la superficie de la commune, la forêt de Saint-Sauvant est une vaste chênaie de 800 hectares. Elle fait partie d’un espace de 2 000 hectares classé comme zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique. Elle occupe un vaste plateau dont l’altitude moyenne est de 140 mètres. Ce plateau appartient à une entité géologique originale qui s’étend sur une vaste zone à cheval sur le sud-est du département des Deux-Sèvres, le nord du département de la Charente et le sud-ouest du département de la Vienne. Ce sont les «terres rouges à châtaigniers ». Sur ce type de sol et dans le contexte climatique local caractérisé par une pluviométrie assez forte (jusqu’à 900 mm/an) pour la région, la forêt est surtout caractérisée par la présence d'une chênaie où le chêne sessile est dominant. Il est généralement accompagné du chêne pédonculé et du hêtre. Le châtaignier autrefois introduit par l’homme est de nos jours totalement naturalisé. Avec quelques plantations de conifères, ils apportent un peu de diversité à la forêt de Saint-Sauvant.

La forêt abrite une riche avifaune dominée par les rapaces comme c’est souvent dans les forêts de surface importante. Il est ainsi possible d’observer :

  • L’Autour des palombes.
  • Le Bouvreuil pivoine.
  • Le Busard Saint-Martin qui est un élégant rapace gris pâle des landes et des forêts ouvertes.
  • L’Engoulevent d’Europe.
  • Le Faucon hobereau.
  • Le Gros-bec casse-noyaux : c’est un passereau dont le bec énorme peut broyer les faînes de charmes ou de hêtres qui constituent l’essentiel de son régime alimentaire.
  • Le Pic mar : c’est une espèce aux exigences écologiques strictes puisqu’elle n’occupe que les vieilles chênaies de plus 100 ans, riches en arbres sénescents ou morts. Elle est en fort déclin en France et dans toute l’Europe de l’Ouest, où elle souffre de l’extension des enrésinements au détriment des feuillus et, surtout, de la disparition des vieilles futaies.
  • Le Pouillot siffleur.

La flore présente un intérêt moindre que l’avifaune. Toutefois, il est possible de découvrir certaines espèces rares telles que :

  • Le Blechnum piquant.
  • L’Hêtre d’Europe : C’est une essence plutôt montagnarde rare dans les plaines du Poitou-Charentes.
  • La Scille printanière: c’est une petite liliacée des régions atlantiques, proche ici de sa limite orientale de distribution dans la région.

La forêt est gérée par l'Office national des forêts.

La forêt est exploitée pour la production de bois d'œuvre.

Plusieurs sentiers pédestres balisés ont été aménagés: un parcours du souvenir (guerre de 39-45), et des circuits équestre et VTT. La forêt est, aussi, traversée par le GR 364 qui rejoint les bois du Grand Parc de Lusignan à ceux de Rom dans le département des Deux-Sèvres. Un sentier de découverte permet d'agrémenter la balade familiale dans la nouvelle aire d'accueil de la partie sud de la forêt. Dans la partie nord, le sentier des mares permet de découvrir une faune et une flore très caractéristiques des milieux humides.

Spécialités culinaires[modifier | modifier le code]

Spécialités des alentours:

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de la Vienne.
Blason Blasonnement :
Burelé d'argent et d'azur, au lion de gueules, armé, lampassé et couronné d'or, brochant sur le tout.
Commentaires : Armes des rois de Chypre issus des seigneurs de Lusignan, devenues par usage séculaire celles de la ville.


Sources[modifier | modifier le code]

  • Illustration filmée : Émission La Carte Au Trésor diffusée sur France 3 le 6 juillet 2009
  • Crozer (R), Histoire du Poitou - Collection Que sais je ? PUF
  • Labande (E.R) (sous la direction de), Histoire du Poitou, du Limousin et des Pays Charentais - PRIVAT - 1976
  • Tarrade (J) (sous la direction de), La Vienne de la préhistoire à nos jours - Ed BORDESSOULES - 1986
  • Thibaud (Robert-Jacques) : Dictionnaire de l'Art Roman - Ed DEVRY - 1994 - ISBN 2-85076-645-3

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 27/09/2008.
  2. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charentes - 2007
  3. Observatoire Régional de l'Environnement de Poitou-Charente
  4. Centre Régional de la Propriété Forestière de Poitou-Charentes
  5. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8) p. 308
  6. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 201
  7. Roger Picard, La Vienne dans la guerre 1939/1945 : la vie quotidienne sous l’Occupation, Lyon : Horvath, 1993. 264 pages. ISBN 2-7171-0838-6, p. 18
  8. Christian Richard, 1939-1945 : la guerre aérienne dans la Vienne, Geste éditions, 2005. 348 p. (ISBN 2-84561-203-6) , p. 29
  9. Roger Picard, op. cit., p. 66 et 112
  10. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  13. Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  14. Agreste – Enquête Structure 2007
  15. Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  16. Agreste – Enquête Structure 2007
  17. Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  18. Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  19. Agreste – Bulletin no 12 de mai 2013
  20. Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  21. a et b « Parc éolien de Lusignan », sur Sergies, entreprise du groupe du Syndicat ÉNERGIES VIENNE

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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