Louis Gauffier

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Louis Gauffier est un peintre, né le 10 juin 1762 à Poitiers, mort à Florence le 20 octobre 1801.

Biographie[modifier | modifier le code]

Élève d'Hughes Taraval, il remporte le Prix de Rome de peinture d'histoire en 1784, en même temps que Jean-Germain Drouais[1]. Gauffier arrive à Rome, en même temps que Jacques-Louis David. À l'Académie de France, il peint Jacob et Rachel en 1787, Alexandre et Efestion en 1789. En mars 1790, il épouse son élève Pauline Chatillon. Comme d'autres artistes François-Xavier Fabre, Girodet, Étienne-Barthélémy Garnier, il quitte Rome après les émeutes anti-françaises, et vient s'établir à Florence.

Notice nécrologique de Charles Paul Landon[modifier | modifier le code]

« Gauffier naquit à Rochefort. Quoique ses parents ne fussent pas dans l’aisance, ils l’envoyèrent à Paris dès sa jeunesse. Il y suivit les études de l’Académie de peinture, où ses heureuses dispositions ne tardèrent pas à se développer. Il concourut en 1783 pour le grand prix de Rome : le sujet était La Cananéenne aux pieds de Jésus-Christ. On sait avec quelle supériorité Drouais, élève de David, se présenta à ce concours. L’académie rendit une justice éclatante aux beautés de son tableau, mais elle reconnut aussi le mérite de celui de Gauffier, et chacun de ces jeunes rivaux obtint un premier prix. Gauffier résida à Rome pendant six années, revint en France en 1789, et fut agréé à l’académie de peinture. L’attrait que le séjour de Rome a pour les artistes, rappela Gauffier dans cette ville, et bientôt il y trouva une épouse dont les talents et les vertus aimables sympathisaient avec son caractère. Il fixa depuis son séjour à Florence, où la mort lui enleva son épouse. Gauffier, dont la santé avait toujours été très faible, ne put résister à cet affreux événements, et deux mois après avoir perdu sa compagne il la suivit au tombeau, au moment même où le Gouvernement songeait à lui faciliter les moyens d’exercer ses talents en France. Gauffier n’avait alors que trente-huit ans. On distingue parmi les meilleurs ouvrages, qui sont presque tous à Paris, Alexandre posant son cachet sur la boucle d’Ephestion ; Les Dames romaines faisant don à la patrie de leurs bijoux et de leurs ornements ; Le Sacrifice de Manué ; Laban et Rachel, etc. Ses tableaux, ceux de son épouse et quelques autres ouvrages dont il avait fait l’acquisition, ainsi que ceux qu’il tenait de l’amitié de plusieurs artistes distingués, ont été recueillis, conformément à ses dernières volontés, par MM. Mérimée et Chaudet. Ils viennent d’être vendus au profit de ses deux enfants de bas âge, auxquels il n’a pu laisser d’autre patrimoine. »

— Landon, Les Annales du musée,1803, tome, IV, page 89-90.

Œuvres[modifier | modifier le code]

La vallée de l'Arno vue depuis le Paradisino de Vallombrosa, Philadelphia Museum of Art
Louis Gauffier, Le Repos de la Sainte Famille en Égypte (1792), Musées de Poitiers

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette année, il y eut deux Grands Prix, car celui de 1779 n'avait pas été attribué.