Saint-Sauvant (Vienne)

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Saint-Sauvant
Image illustrative de l'article Saint-Sauvant (Vienne)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Poitiers
Canton Lusignan
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Mélusin
Maire
Mandat
Marc Menneteau
2008-2014
Code postal 86600
Code commune 86244
Démographie
Population
municipale
1 312 hab. (2011)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 21′ 37″ N 0° 03′ 25″ E / 46.3602777778, 0.0569444444444 ()46° 21′ 37″ Nord 0° 03′ 25″ Est / 46.3602777778, 0.0569444444444 ()  
Altitude Min. 122 m – Max. 159 m
Superficie 59,58 km2
Localisation

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Saint-Sauvant est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne (région Poitou-Charentes).

Géographie[modifier | modifier le code]

C'est une commune sans relief dominant, situé à 7 km au sud de Rouillé, par la D26.

La forêt domaniale de Saint-Sauvant de 804 hectares (dont 400 hectares sur la commune) est essentiellement boisée de chêne de grande qualité (ébénisterie et bois à merrains).

Traversée par le GR 655, la forêt compte 4 sentiers pédestres balisés. L’un d’entre eux longe le Fort à l’Anglais, camp gallo-romain réutilisé pendant la guerre de Cent Ans. La forêt accueille par ailleurs un circuit équestre et VTT ainsi qu’une aire de pique-nique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Sauvant est un village à majorité protestante, dans une région catholique, depuis le XVIe siècle.

Comme le reste de la France, Saint-Sauvant accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnaires[1].

Début juillet 1944, trente SAS du capitaine Tonkin, parachutés avec 4 jeeps à Usson-du-Poitou et faits prisonniers en forêt de Verrières sont fusillés sur ordre du général Curt Gallenkamp, du 80e corps d’armée de la Wehrmacht, malgré leurs uniformes anglais[2]. Un parcours du souvenir de la guerre de 39/45 a été mis en place.

Le massacre du maquis de la forêt de Saint-Sauvant (27 juin 1944)

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1886 1917 Pierre Bruneteau    
1918 1925 Henri Bouffard    
1925 1935 Isaïe Nivele    
1935 1953 Gustave Bruneteau    
1953 1983 Jean-Michel Quintard    
1983 1995 Agénor Millet    
1995 2001 Jean-Paul Lampert    
2001 2005 Jean-Claude Bruneteau    
2005 2007 Roland Géraud    
2007 2008 Robert Viault    
2008 -2014 Marc Menneteau[3]    


La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cours d’assises de la Vienne.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 312 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 190 2 308 2 229 2 418 2 622 2 683 2 673 2 862 2 892
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 976 2 971 2 922 2 890 2 830 2 788 2 789 2 745 2 567
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 517 2 589 2 586 2 514 2 400 2 317 2 455 2 083 2 025
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 023 1 814 1 611 1 403 1 315 1 291 1 305 1 312 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5])
Histogramme de l'évolution démographique


En 2008, selon l’Insee, la densité de population de la commune était de 22 hab./km2 contre 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Économie[modifier | modifier le code]

L’activité de la commune est essentiellement tournée vers l’agriculture. La commune compte quelques commerçants, une Poste, un camping, une piscine, un restaurant, des gîtes et des chambres d’hôtes à proximité. Une zone artisanale accueille quelques entreprises.

La municipalité a équipé le groupe scolaire et la salle des fêtes d’une chaufferie à bois déchiqueté en 2008. Un deuxième équipement de même nature est en fonctionnement depuis octobre 2012. C'est un réseau de chaleur urbain qui dessert des bâtiments communaux et des particuliers participant ainsi à la réduction des émissions de CO². La ressource locale en bois déchiqueté (ou à plaquette) est très largement suffisante (forêt domaniale et bois privés) pour assurer un approvisionnement de proximité.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Selon la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[6], il n'y a plus que 46 exploitations agricoles en 2010 contre 60 en 2000.Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit -16%. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leur exploitations[7].

Les surfaces agricoles utilisées n' ont pas évoluées au cours de cette décennie. Les surfaces étaient de 4 034 hectares en 2000 et de 4 041 hectares en 2010 dont 741 sont irrigables[8]. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[9].

50% des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 24% pour les oléagineux (2/3 en colza et 1/3 en tournesol), 6% pour les protéagineux (essentiellement en pois pour 82% de ces surfaces), 8% pour le fourrage et 3% reste en herbes. En 2000 comme en 2010, un hectare est consacré à la vigne[10].

10 exploitations en 2010 (contre 13 en 2000) abritent un élevage de bovins (990 têtes en 2010 contre 1 039 en 2000). 5 exploitations en 2010 (contre 3 en 2000) abritent un élevage d'ovins (91 têtes en 2010 contre 137 têtes en 2000). Les élevages industriels de volailles ont connu un fort développement au cours de cette décennie: 8 238 têtes réparties sur 21 fermes en 2000 pour 20 291 têtes réparties sur 19 fermes en 2010[11].

L'élevage de caprins a connu une baisse : 1 283 têtes en 2000 répartis sur 7 fermes contre 650 têtes en 2010 répartis sur 3 fermes[12]. Cette forte baisse est révélatrice de l’évolution qu’a connu, en région Poitou- Charente, cet élevage au cours des deux dernières décennies: division par trois du nombre d’exploitations, augmentation des effectifs moyens par élevage (38 chèvres en 1988, 115 en 2000), division par 10 des chèvreries de 10 à 50 chèvres qui représentaient 50% des troupeaux en 1988, et multiplication par 6 des élevages de plus de 200 chèvres qui regroupent, en 2000, 45% du cheptel. Cette évolution des structures de production caprine a principalement pour origine la crise de surproduction laitière de 1990-1991 qui, en parallèle des mesures incitatives, a favorisé des départs d’éleveurs en préretraite et encouragé l’adaptation structurelle des élevages restant[13]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La foret de Saint-Sauvant située à 4 km à l'est du bourg par la D29.

À quelques kilomètres au sud de Lusignan, la forêt de Saint-Sauvant est une vaste chênaie de 800 hectares. Elle fait partie d’un espace de 2 000 hectares classé comme zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique. Elle occupe un vaste plateau dont l’altitude moyenne est de 140 mètres. Ce plateau appartient à une entité géologique originale qui s’étend sur une vaste zone à cheval sur le sud-est du département des Deux-Sèvres, le nord du département de la Charente et le sud-ouest du département de la Vienne. Ce sont les «terres rouges à châtaigniers ». Sur ce type de sol et dans le contexte climatique local caractérisé par une pluviométrie assez forte (jusqu’à 900 mm/an) pour la région, la forêt est surtout caractérisée par la présence d'une chênaie où le chêne sessile est dominant. Il est généralement accompagné du chêne pédonculé et du hêtre. Le châtaignier autrefois introduit par l’homme est de nos jours totalement naturalisé. Avec quelques plantations de conifères, ils apportent un peu de diversité à la forêt de Saint-Sauvant.

La forêt abrite une riche avifaune dominée par les rapaces comme c’est souvent dans les forêts de surface importante. Il est ainsi possible d’observer :

  • L’Autour des palombes.
  • Le Bouvreuil pivoine.
  • Le Busard Saint-Martin qui est un élégant rapace gris pâle des landes et des forêts ouvertes.
  • L’Engoulevent d’Europe.
  • Le Faucon hobereau.
  • Le Gros-bec casse-noyaux : c’est un passereau dont le bec énorme peut broyer les faînes de charmes ou de hêtres qui constituent l’essentiel de son régime alimentaire.
  • Le Pic mar : c’est une espèce aux exigences écologiques strictes puisqu’elle n’occupe que les vieilles chênaies de plus 100 ans, riches en arbres sénescents ou morts. Elle est en fort déclin en France et dans toute l’Europe de l’Ouest, où elle souffre de l’extension des enrésinements au détriment des feuillus et, surtout, de la disparition des vieilles futaies.
  • Le Pouillot siffleur.

La flore présente un intérêt moindre que l’avifaune. Toutefois, il est possible de découvrir certaines espèces rares telles que :

  • Le Blechnum piquant.
  • L’Hêtre d’Europe : C’est une essence plutôt montagnarde rare dans les plaines du Poitou-Charentes.
  • La Scille printanière: c’est une petite liliacée des régions atlantiques, proche ici de sa limite orientale de distribution dans la région.

La forêt est gérée par l'Office National des Forêts.

La forêt est exploitée pour la production de bois d'œuvre.

Plusieurs sentiers pédestres balisés ont été aménagés: un parcours du souvenir (guerre de 39-45), et des circuits équestre et VTT. La forêt est, aussi, traversée par le GR 364 qui rejoint les bois du Grand Parc de Lusignan à ceux de Rom dans le département des Deux-Sèvres. Un sentier de découverte permet d'agrémenter la balade familiale dans la nouvelle aire d'accueil de la partie sud de la forêt. Dans la partie nord, le sentier des mares permet de découvrir une faune et une flore très caractéristiques des milieux humides.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Temple Protestant
  • Nombreux cimetières privés protestants créés consécutivement aux guerres de religions et à la révocation de l'édit de Nantes.
  • Église des XIe et XIIIe siècles dédiée à Saint Romain. L'extérieur ne laisse voir aucune sculpture. C'est une église prieurale qui fut rattachée à l'abbaye de Celle-sur-Belle en 1121. Plusieurs rénovations ont transformé l'aspect roman de l'église notamment au XVe siècle. Le clocher-porche a conservé sa voute romane avec des coupoles sur trompes. La nef est composée de trois travées. Elle date comme le clocher-porche du XIIIe siècle. Au carré du transept, des chapiteaux sont décorés de chouettes, de lions affrontés et de gros masques humains. Il peut être surprenant de voir des chouettes dans une église romane. Animal vivant la nuit, la chouette est un symbole maléfique, une figure diabolique ou une manifestation du Malin. Mais la chouette, comme souvent dans le bestiaire roman, est aussi un symbole positif : c'est celui de la sagesse, de l'intelligence et de la connaissance rationnelle. D'où sa présence au cœur de la cité céleste qu'est l'église.

Beau vitrail de 1886 de l'atelier Julien Fournier de Tours.

Autour de l'église, de nombreux sarcophages mérovingiens. Ils témoignent de la présence d'une communauté chrétienne importante au Ve siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le photographe Robert Doisneau séjourna à Saint-Sauvant à plusieurs reprises, on lui doit une série de photos de mariage par exemple « Le ruban de la Mariée », ou encore « Le jus de poirion », réalisés à Saint-Sauvant.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 206
  2. Jean-Henri Calmon, Occupation, Résistance et Libération dans la Vienne en 30 questions, Geste éditions, coll. « 30 questions », Jean-Clément Martin (dir.), La Crèche, 2000, 63 p. (ISBN 2-910919-98-6), p 52
  3. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  6. Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  7. Agreste – Enquête Structure 2007
  8. Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  9. Agreste – Enquête Structure 2007
  10. Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  11. Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  12. Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  13. Agreste – Bulletin n°11 de Décembre 2005

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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