Antoine Étex

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Antoine Étex, né à Paris le 20 mars 1808 et mort à Chaville (Hauts-de-Seine) le 14 juillet 1888, est un artiste-peintre et sculpteur français.

Le peintre Louis-Jules Étex[1] (1810-1889) est son frère.

Biographie[modifier | modifier le code]

Élève du sculpteur James Pradier, Antoine Étex tente sans succès d'obtenir le Premier Grand Prix de Rome en sculpture, mais remporte le Second Grand Prix en 1829. Par faveur ministérielle, il peut toutefois partir pour villa Médicis à Rome.

Il expose pour la première fois au Salon de 1833 en envoyant le marbre de La Mort d'Hyacinthe et le plâtre de Caïn et sa race maudits de Dieu.

Adolphe Thiers, alors ministre des Travaux publics, lui commande deux des quatre grands haut-reliefs de l'Arc de Triomphe de l'Étoile à Paris en 1833.

En 1850, à la mort de BaLzac, il prend l'initiative de lancer une souscription pour réaliser un buste de l'écrivain.

en 1853 Auguste Comte signale qu'il a, un temps, été son disciple, mais regrette sa conversion aux idées socialistes[2] à la suite du Coup d'État du 2 décembre 1851.

Il a vécu au "Temple de la Gloire" du général Moreau à Orsay, où le peintre Corot vint faire son portrait.

En 1831, il était domicilié au no 8 ter de la rue de Furstemberg[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Projets[modifier | modifier le code]

Antoine Étex s'intéressa beaucoup à l'aménagement de Paris et il formula plusieurs propositions d'aménagement urbain.

La Place de l'Europe[modifier | modifier le code]

Antoine Étex s'intéresse à l'aménagement de la place de l'Europe. En 1839, il propose deux projets pour y ériger une fontaine[9].

Le premier projet consiste en la mise en place d’une statue représentant l’Europe, tenant de sa main gauche un blason des armes des différentes nations européennes et de sa main droite l’épée de Charlemagne, assise sur un trône dressé au sommet d’une fontaine entourée de lions. La margelle du bassin est bordée d'allégories du Rhin et du Danube.

Le second projet propose un ensemble où des aigles aux ailes éployées cantonent un globe terrestre orné de laurier, sur lequel est placé le groupe sommital de la statue équestre de Napoléon Ier brandissant l’étendard aux trois couleurs. Des monstres marins porteurs de fanaux bordent la margelle du bassin.

La colline de Chaillot[modifier | modifier le code]

En 1848, Antoine Étex, propose d'édifier un Monument à la Liberté sur la colline de Chaillot[10].

En 1858, il projette un « phare ou fontaine monumentale » au centre d'une place circulaire accueillant le palais impérial et les hôtels des ministères[11].

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le modèle de ce groupe colossal en plâtre présenté au Salon de 1833 se trouve à la chapelle de la Salpêtrière à Paris.
  2. Le peintre est représenté « couché sur son lit de douleur, la palette à la main et peignant jusqu'à sa dernière heure ». Le socle est orné sur sa face antérieure de bas-relief de bronze représentant son plus célèbre tableau, Le Radeau de la Méduse, et sur ses faces latérales le Cuirassier blessé et le Chasseur à cheval.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Auteur du seul portrait connu de Clotilde de Vaux.
  2. Système de politique positive, tome III, préface p. xii, note 1.
  3. Charles Gabet : Dictionnaire des artistes de l’école française au XIXe siècle: Peinture, sculpture, architecture, gravure, dessin, ligthographie et composition musicale, Madame Vergne, 1831, p. 255 online
  4. Notice sur Caïn et sa race maudits de Dieu sur le site MBA-Lyon.fr
  5. Photographie de l'œuvre sur le site insecula.com
  6. Photographie de l'œuvre sur le site insecula.com
  7. « Notice no 2153 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  8. Notice sur le site Patrimoine-de-France.com.
  9. Yvan Christ, Paris des Utopies, éd. Balland, Paris 1977, p. 114 et 115.
  10. Adolphe Napoléon Didron, Annales archéologiques, vol. 8, 1848, p. 225-226.
  11. Antoine Étex, « Cours élémentaire de dessin », 1859, p. 3.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Antoine Étex, Les souvenirs d'un artiste, comportant une liste de ses principaux ouvrages et notes, Paris, Dentu, sans date (1877 ?), avec un autoportrait gravé (arch. pers.);
  • Geneviève Bresc-Bautier, Isabelle Leroy-Jay Lemaistre (sous la direction de Jean-René Gaborit, avec la collaboration de Jean-Charles Agboton, Hélène Grollemund, Michèle Lafabrie, Béatrice Tupinier-Barillon), Musée du Louvre. département des sculptures du Moyen Âge, de la Renaissance et des temps modernes. Sculpture française II. Renaissance et temps modernes. vol. 1 Adam - Gois (Paris, Éditions de la Réunion des Musées Nationaux, 1998).

Liens externes[modifier | modifier le code]