Loudun

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Loudun
La Tour carrée, monument emblématique de Loudun
La Tour carrée, monument emblématique de Loudun
Blason de Loudun
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Châtellerault
Canton Loudun (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays loudunais
Maire
Mandat
Elefthérios Benas
2008-2014
Code postal 86200
Code commune 86137
Démographie
Gentilé Loudunais
Population
municipale
6 904 hab. (2011)
Densité 158 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 00′ 38″ N 0° 05′ 04″ E / 47.0105555556, 0.0844444444444 ()47° 00′ 38″ Nord 0° 05′ 04″ Est / 47.0105555556, 0.0844444444444 ()  
Altitude Min. 47 m – Max. 120 m
Superficie 43,77 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-loudun.fr

Loudun est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Poitou-Charentes. Ses habitants sont appelés les Loudunaises et les Loudunais.

C'est une ville avec les ruines de l'ancien château détruit par Richelieu, et dont le centre historique est entouré de vieux remparts. Cette ville possède un grand patrimoine culturel avec, entre autres, sa Tour Carrée, ses ruelles ayant gardé l'esprit du Moyen Âge, toutes les caves à champignons et à vins, sans oublier le musée Renaudot.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Lauzdunensis vicaria en 850[1]; Laucidunensis en 895[2],[3]; Losdunum en 1059[4],[3].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le mot gaulois dunon, qui désigne une forteresse, et parfois un lieu en hauteur, a laissé sa trace dans le nom de beaucoup de villes françaises même lorsque ceux-ci ont été latinisés par la suite. Le plus souvent, il est associé au nom d’un chef gaulois comme à Loudun justement, mais aussi à Verdun ou Meudon. Ou encore au nom de dieu gaulois le plus vénéré Lug par exemple. C’est le cas à Laon et à Lyon dont les deux noms dérivent de Lugduno.[réf. nécessaire]

Loudun appelée egalement "Lugdunum"[Informations douteuses], nom gallo-romain d'origine celtique. Le nom de la ville signifie donc « colline, du dieu Lugus » le Corbeau Lugus a été rapproché du gaulois lugos orthographié lougos en français qui aurait signifié « corbeau » selon Plutarque, le Lumineux, la Lumière , Lugus étant une divinité solaire et de la lumière. Dun est un toponyme ou un élément de toponyme courant dans les régions de peuplement ou d'ancien peuplement celtique. Il signifie à l'origine citadelle, forteresse, enceinte fortifiée, puis secondairement colline, mont. On le trouve sous la forme dunon (lire dūnon avec un U long en gaulois ou plutôt dūno, latinisé en dunum, dun en gaélique et din en gallois et en breton (dans Dinan). On le rencontre également dans les textes relatifs à la mythologie celtique, notamment pour désigner la résidence de dieux ou de héros.

Géographie[modifier | modifier le code]

Tout au nord du département de la Vienne, la commune de Loudun est bordée à l'ouest par le Martiel, un sous-affluent de la Dive et par la Négron au sud-est.

La ville est située au croisement de la route nationale 147 et des routes départementales 14, 61, 63, 147 et 759, soit en distances orthodromiques, 20 km à l'est de Thouars, 22 km au sud-ouest de Chinon et une quarantaine de km au sud-sud-est de Saumur.

Au nord, la départementale 47 dessert le village de Véniers.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Les Trois-Moutiers Bournand Basses Rose des vents
Mouterre-Silly N Sammarçolles
Messemé
O    Loudun    E
S
Chalais La Roche-Rigault

Histoire[modifier | modifier le code]

Loudun et le Loudunais sont situés dans un territoire à la croisée des marches de trois grandes régions historiques : l'Anjou, la Touraine et le Poitou.

Contrairement au découpage actuel, où la région Poitou-Charentes présente au nord du département de la Vienne une excroissance pour englober Loudun, au Moyen Âge et jusqu'à la Révolution française, c'est le Saumurois qui s'enfonce dans le Poitou actuel englobant Loudun jusqu'à Mirebeau au Sud.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 986, Guillaume III de Poitiers et Geoffroy Ier d'Anjou s'affrontent au lieu-dit Les Roches Saint-Paul, alors rattaché à la paroisse de Coussay. Geoffroy obtient le fief de Loudun mais est vassal de Guillaume. Loudun dépend des comtes d'Anjou jusqu'en 1206, date à laquelle Philippe Auguste la rattache à la Couronne de France. Cependant, Philippe Auguste donne Loudun en garde à Guillaume des Roches, sénéchal d'Anjou et du Maine, car le roi de France considère Loudun comme une place stratégique et décide de remplacer l'ancien château par une nouvelle forteresse pour contrer les puissants Plantagenêt.

En 1214, Jean sans Terre intrigue contre le roi Philippe Auguste, en achetant l’aide des barons poitevins : les Chauvigny, les Mauléon et les Thouars. Jean-sans-Terre occupe Angers. Louis, le fils de Philippe Auguste intervient à Moncontour dont il fait détruire le château. De son côté, Philippe-Auguste est vainqueur à Bouvines. Il vient aussitôt à Loudun pour imposer la paix de Chinon à Jean sans Terre qui doit renoncer à la plus grande partie de ses possessions en Poitou.

Le 4 février 1367, Charles V octroie Loudun au duc d'Anjou, en échange de Champtoceaux[5].

Sénéchaussées de l'Anjou au XVIIIesiècle

Le 1er décembre 1372, le traité de Loudun est signé entre le roi de France et les principaux barons poitevins, qui lui rendent hommage. Il met ainsi fin à la reconquête du Poitou qui avait suivi le traité de Brétigny (1360).

En 1476, le roi René, duc d'Anjou est contraint de conclure un accord avec Louis XI, étant accusé d'avoir négocié avec Charles le Téméraire. Loudun est à nouveau réunie à la couronne de France. Louis XI l'érige en bailliage. François Ier ordonne qu'on rédige la coutume de Loudun. Le Loudunais devient une sénéchaussée, qui dépend du gouverneur de Saumur.

À la fin d'année 1480, Louis X libère le cardinal Jean de la Balue et le transfère provisoirement à Loudun, à condition qu'il quitte le royaume de France. Aussi le légat Giuliano della Rovere, futur pape Jules II, y arrive-t-il au début du mois de janvier 1481[6].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

En 1542, lors de la création de la généralité de Tours, la sénéchaussée de Loudun intègre cet ensemble territorial constitué par les provinces d'Anjou, du Maine et de la Touraine.

Localisation de Loudun dans l'Anjou de l'Ancien régime.

En 1568, les luttes entre protestants et catholiques reprennent. Henri, roi de Navarre, alors âgé de 16 ans se trouve à Loudun avec l'armée protestante. Les protestants brûlent la collégiale Sainte-Croix, le couvent de l'église des Carmes (Saint-Hilaire-du-Martray) et l'échevinage. Le duc d'Anjou (futur Henri III) fait le siège de Loudun pour récupérer la cité aux mains des protestants.

En 1569, Coligny assiège Poitiers, mais l’arrivée de l’armée royale le force à lever le siège. L’affrontement a lieu lors de la bataille de Moncontour : le duc d'Anjou inflige une défaite sanglante aux Huguenots.

En 1579, le roi Henri III élève Loudun au rang de duché non héréditaire au profit de Françoise de Rohan.

En 1584, Henri III donne l'ordre de faire détruire la forteresse érigée par Philippe Auguste, le palais des ducs-rois d'Anjou-Sicile et l'enceinte fortifiée de Loudun.

En 1587, Henri de Navarre s'empare de Loudun, ainsi que de Vivonne, Mirebeau et Châtellerault.

En 1605 fut prévu un siège de présidial à Loudun, qui aurait compris le bailliage de Chinon, mais l'opposition de Tours et Poitiers empêcha le projet d'aboutir.

En 1616, pour mettre un terme à une nouvelle révolte des nobles, la paix de Loudun (désastreuse pour la Cour) est signée entre Marie de Médicis (la régente) et le prince de Condé.

En 1628, la baronnie de Mirebeau fut acquise par le cardinal de Richelieu et unie en 1631 au duché-pairie de Richelieu, et dont le tribunal ducal relevait à la fois du Parlement de Paris et de la sénéchaussée de Saumur[7].

En 1630, la ville de Loudun fut le théâtre d'une traque lancée par le cardinal de Richelieu, avec pour objectif de faire taire le prêtre catholique Urbain Grandier qui l'avait critiqué férocement.

En 1631, Louis XIII envoie à Loudun le conseiller d'État Jean Martin, baron de Laubardemont, afin de terminer la démolition de la forteresse construite par Philippe-Auguste, du palais des ducs-rois d'Anjou-Sicile, du donjon et de l'enceinte fortifiée de la ville.

En 1634 commença à proprement parler « l'affaire des démons de Loudun ».

En 1711, le 6 septembre, un tremblement de terre a mis à bas une partie des murailles, et provoqué l'effondrement d'une partie de l'église principale.

Révolution française[modifier | modifier le code]

En 1790, lors de la création des départements français, le Sud-Saumurois (sénéchaussée de Loudun et pays de Mirebeau dépendants du gouverneur de Saumur et partie méridionale de l'Anjou) est rattaché au département de la Vienne.

Comme le reste de la France, Loudun accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution et, en tant que symbole, il est coupé le 5 mai 1793, lorsque la nouvelle de la prise de Thouars par les armées vendéennes arrive, par crainte de représailles. Les membres du conseil municipal jugèrent également plus prudent de se replier sur Chinon, et le drapeau blanc fleurdelysé flotte un instant sur la bourgade[8]. Dès l’alerte passée, il est replanté (le 8 mai), puis à nouveau le 18 (remplacé par un spécimen de plus grande taille)[9]. Lorsqu'un détachement de cavalerie vendéenne pénètre dans la ville le 25 juillet, l’arbre est abattu une nouvelle fois[10]. Il est à nouveau replanté, suivi de trois autres : un porte (Saint-)Nicolas, un autre place de la Bœufetterie, un troisième porte de Chinon, et le dernier dans le quartier du Martray[11]. Ils deviennent des lieux de ralliement pour toutes les fêtes et les principaux événements révolutionnaires, comme la célébration des victoires des armées révolutionnaires, la lecture des lois, l'anniversaire de l'exécution de Louis XVI[11]. Ces quatre arbres sont abattus de nuit en octobre 1799, au moment de la réaction royaliste, mais replantés immédiatement. Un autre arbre est abattu et replanté en janvier 1800[11].

Loudun est chef-lieu du district de Loudun de 1790 à 1795, puis de son arrondissement de 1800 à 1926.

En 1802, lors de la nomination des premiers préfets de France, c'est un Loudunais, Pierre Montault-Désilles qui devient premier préfet du département de Maine-et-Loire. La même année, son frère Charles Montault-Désilles, devient l'évêque d’Angers.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Luftwaffe bombarde la gare le 18 juin 1940 : le quartier environnant souffre, et le bilan est de 20 morts[12]. La Wehrmacht pénètre dans la ville le 20 juin[13].

Durant l’été 1944, les aviations alliées mènent de nombreuses opérations de strafing : des chasseurs patrouillent sur les axes (voies ferrées, routes principales) à la recherche de cibles d’opportunité. C’est ainsi que des chasseurs alliés tirent sur la gare le 8 juillet[14] et qu’elle est à nouveau bombardée le 15 août[15].

En 1948, pour célébrer le centenaire de la révolution de février 1848 et de la Deuxième République, un arbre de la liberté est planté dans le jardin de la mairie[16].

En 1964, l'ancienne commune de Veniers fusionne avec Loudun[17]. En 1972, Rossay en fait autant[17].

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de la Vienne.
Blason Blasonnement :
De gueules, à une tour crénelée d'argent, maçonnée de sable ; au chef d'azur, chargé de trois fleurs de lis d'or[18].


Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1674 1681 Vincent Patrix   écuyer, sieur de Rochemainbeuf, bailli et maire perpétuel
1692   Nicolas Dusoul   sieur de Bompierre, bailli et maire perpétuel
1693 1704 Charles Montault   sieur de Beaurepaire
1704 1711 David de La Couture   bailli et maire perpétuel
1711 1716 Isaac Dhuisseau   sieur de Champabou, maire perpétuel
1717 1736 David de La Couture    
1736   Jean Aubineau    
1737   de Boismarteau   maire alternatif
1743   Gueniveau des Challandières    
1749 1765 Dumoustier de Lafond    
1765 1769 Charles Jérôme Poirier   lieutenant général civil au bailliage de Loudun
1769 1785 Jacques Dumoustier Delafond   avocat du roi au bailliage et subdélégué de l'Intendance
1785 1789 Louis Martin Lemaitre   sieur des Faucaudries, avocat
1790 1792 Jean Dumoustier de Vrilly    
1792 1799 Pierre Confex    
1799 1824 Pierre Confex Lachambre    
1824 1830 Daniel Montault    
1830   Georges du Petit-Thouard   comte
1830 1837 Dumoustier de La Rue    
1837 1870 Nestor Nosereau    
1871 1880 Gustave Béguin Desvaux    
1880 1896 Alphonse Dumereau    
1896 1903 Richard Cacault    
         
1947 1959 Marc Godrie D.  
1959 1999 René Monory UDF Garagiste, sénateur de la Vienne, président du Sénat
mars 2001 Jean-Pierre Fredaigue DVD  
mars 2001 mars 2008 Jean Touret UMP Vice-président du Conseil général de la Vienne, suppléant du député Jean-Pierre Abelin.
mars 2008   Elefthérios Benas[19] UMP Médecin

La communauté de communes du Pays loudunais[modifier | modifier le code]

Loudun est le siège de la communauté de communes du Pays loudunais qui regroupe 52 communes, dont sept communes associées et quatre cantons : Loudun, Moncontour, Monts-sur-Guesnes, Les Trois-Moutiers.

En 1999, sa population était de 24 625 habitants, pour une superficie de 849 km2.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Loudun est jumelée à six villes :

Blank map of world no country borders.PNG
La commune de Leuze-en-Hainaut en Belgique
La commune de Ouagadougou au Burkina Faso
La commune de Thibodaux en Louisiane aux États-Unis
La commune de Shippagan au Canada
La commune de Burgos en Espagne
La commune d'Audun-le-Tiche en France

Démographie[modifier | modifier le code]

La commune de Loudun s'est agrandie à deux reprises, d'abord en 1964 avec l'intégration de Véniers, puis en 1972 avec la fusion-association de Rossay, qui reste commune associée.

Démographie de Véniers[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de Véniers
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
442 499 499 407 467 481 462 488 500 477
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
488 464 437 436 407 434 481 492 476 460
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 - -
488 466 462 432 441 459 454 430 - -
1962 population sans doubles comptes.
(Sources : EHESS[20].)


La population de Véniers est toujours restée relativement stable, entre 400 et 500 habitants.

Démographie de Rossay[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de Rossay
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
168 153 170 181 157 184 197 201 213 226
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
226 206 210 198 177 188 203 224 228 228
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 -
230 215 233 231 219 211 203 197 146 -
1962 et 1968 population sans doubles comptes.
(Sources : EHESS[21].)


La population de Rossay a atteint son maximum en 1926 avec 233 habitants.

Démographie de Loudun[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 904 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 000 5 150 5 128 5 044 5 078 5 032 4 980 4 670 4 557
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 810 4 504 4 403 4 493 4 522 4 525 4 528 4 652 4 617
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 615 4 653 4 781 4 836 5 252 5 059 5 219 5 313 5 501
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
5 587 6 948 8 035 8 120 7 854 7 704 7 255 7 173 6 904
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[22])
Histogramme de l'évolution démographique


Longtemps cantonnée entre 4 500 et 5 500 habitants, la population de Loudun a brusquement augmenté dans les années 1960 et 1970 pour culminer à 8 120 habitants au recensement de 1982. Depuis, elle a perdu près de 1 000 habitants en 26 ans.

En 2008, selon l’INSEE, la densité de population de la commune était de 160 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2.

Transports[modifier | modifier le code]

  • Réseau TER Poitou-Charentes (Autocars)

La ville de Loudun est desservie par la relation Autocars TER no 14[23] : Chinon ↔ Loudun ↔ Thouars

  • Réseau départemental Lignes en Vienne (Autocars)

Géré par le conseil général de la Vienne, le réseau Lignes en Vienne dessert la ville et ces établissements scolaires[24].

  • (BUS) Lignes en Vienne 110 : Liaison Poitiers ↔ Mirebeau ↔ Loudun (ligne 110).
  • (BUS) Lignes en Vienne 201 : Liaison Châtellerault ↔ Lencloître ↔ Loudun (ligne 201).

Économie[modifier | modifier le code]

Le Loudunais est une région agricole et viticole. Le leader mondial des produits tubulaires destinés au bovins, la société Agritubel, est basée à Loudun.

La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de la Vienne.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ancienne commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean (ou chapelle Saint-Jean), XIIIe siècle, inscrite aux monuments historiques depuis 1995[25] ;
  • Tour carrée, ancien donjon du château construit par Foulques Nerra, comte d'Anjou, en 1040, classée depuis 1877[26] ;
  • Château du Bois-Gourmond, XIVe et XVIe siècles, inscrit partiellement en 1929 puis en intégralité depuis 1993[27] ;
  • Château du Bois-Rogue à Rossay, dont la chapelle du XIIIe siècle et la galerie du XVIe siècle sont classées depuis 1970[28] ;
  • Couvent des Carmes, XIVe au XVIIe siècle, inscrit depuis 1995[29] ;
  • Église Saint-Hilaire du Martray, attenante au couvent des Carmes, classée depuis 1921[29] ;
  • Église Saint-Pierre du marché, construite sous Philippe Auguste, classée depuis 1921[30] ;
  • Église Sainte-Croix, transformée aujourd'hui en centre culturel ; le chœur et le transept du XIIe siècle sont classés depuis 1955, les parties subsistantes de l'ancienne nef étant inscrites depuis 1992[31] ;
  • Enceinte (douves, enceinte, ancienne tour ronde), XIIIe siècle, inscrite depuis 1948[32] ;
  • Hôtel de Saint-Laon, XVIIe et XVIIIe siècles, inscrit depuis 1995[33] ;
  • Hôtel de Ville, XIXe siècle, inscrit depuis 1995[34] ;
  • Maison des Échevins (ou Échevinage), XVe et XVIIe siècles, inscrite depuis 1972[35] ;
  • Porte du Martray, unique vestige des quatre portes de l'enceinte urbaine construite sous Philippe Auguste, classée depuis 1946[36] ;
  • Deux maisons des XVe et XVIe siècles[37],[38]ainsi qu'un portail du XVIIIe siècle[39]sont également inscrits
  • « Logis gothique », à proximité de la chapelle Saint-Jean
  • Musée Théophraste-Renaudot
  • Maison de l'Art Roman
  • Aquarium

Visite virtuelle église Sainte-Croix

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Statue de Théophraste Renaudot

Spécialités gastronomiques[modifier | modifier le code]

Le Croquant de Loudun est une spécialité biscuitière ayant pour origine la tradition de la culture d'amandiers en pays loudunais.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne)
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 390a sous Laudun
  3. a et b Ernest Nègre, Op. cit.
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cit.
  5. Archives nationale, p. 1340, no 465 ; publié par Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome X, p. 266, note no 2, Librairie Renouard, Paris 1908 ; "...touchant la chastellenie de Lodun, baillee en recompense par noz predecesseurs au duc d'Anjou au lieu de ladicte baronnie de Champtoceuax, en nous suppliant et requerant que des dictes lectres..." (Lettre de Louis XI datée aux Montilz-lèz-Tours le 19 avril 1468 (même document, même page)
  6. http://books.google.fr/books?id=VsFCkAOE3NAC&pg=PA99 Philippe de Commyne : Lettres, commentaire p. 99
  7. La Frontière des origines à nos jours, colloque d'historiens, Presses universitaires de Bordeaux, Bordeaux : 1997
  8. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 109-111
  9. Robert Petit, op. cit., p. 118
  10. Robert Petit, op. cit., p. 119-120
  11. a, b et c Robert Petit, op. cit., p. 200-201
  12. Christian Richard, 1939-1945 : la guerre aérienne dans la Vienne, Geste éditions, 2005. 348 p. (ISBN 2-84561-203-6) , p. 28
  13. Jean-Henri Calmon, Occupation, Résistance et Libération dans la Vienne en 30 questions, Geste éditions, coll. « 30 questions », Jean-Clément Martin (dir.), La Crèche, 2000, 63 p. (ISBN 2-910919-98-6), p. 11
  14. Christian Richard, op. cit., p. 203
  15. Christian Richard, op. cit., p. 274
  16. Robert Petit, op. cit., p. 223
  17. a, b et c EHESS, notice communale de Loudun sur la base de données Cassini, consultée le 2 août 2010
  18. (Malte-Brun, la France illustrée, tome V, 1884)
  19. Fichier des maires de la Vienne sur le site de la Préfecture. Consulté le 23 juillet 2009
  20. Véniers sur le site "Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui" Consulté le 11 janvier 2010
  21. Rossay sur le site "Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui" Consulté le 11 janvier 2010
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  23. http://www.ter-sncf.com/Regions/poitou_charentes/Fr/Se_deplacer_en_TER/Avant_mon_voyage/Fiches_horaires/Default.aspx
  24. http://www.cg86.fr/193-lignes-en-vienne.htm
  25. « Ancienne commanderie Saint-Jean », base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. « Ancien donjon », base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. « Château du Bois-Gourmond », base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. « Château du Bois-Rogue », base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. a et b « Couvent des Carmes et église Saint-Hilaire du Martray », base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. « Église Saint-Pierre », base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. « Église Sainte-Croix », base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. « Enceinte », base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. « Hôtel de Saint-Laon », base Mérimée, ministère français de la Culture
  34. « Hôtel de Ville », base Mérimée, ministère français de la Culture
  35. « Ancienne maison des Échevins », base Mérimée, ministère français de la Culture
  36. « Porte du Martray », base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. « Maison, rue de la Porte-Saint-Nicolas », base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. « Maison, rue du Portail-Chaussée », base Mérimée, ministère français de la Culture
  39. « Portail », base Mérimée, ministère français de la Culture