Lencloître

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Lencloître
Vue aérienne de Lencloître, avec, au premier plan, son église du XIIe siècle
Vue aérienne de Lencloître, avec, au premier plan, son église du XIIe siècle
Blason de Lencloître
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Châtellerault
Canton Canton de Lencloître
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Lencloîtrais
Maire
Mandat
Henri Colin
2014-2020
Code postal 86140
Code commune 86128
Démographie
Population
municipale
2 507 hab. (2011)
Densité 132 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 48′ 54″ N 0° 19′ 45″ E / 46.815, 0.32916666666746° 48′ 54″ Nord 0° 19′ 45″ Est / 46.815, 0.329166666667  
Altitude Min. 65 m – Max. 107 m
Superficie 19,04 km2
Localisation

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Lencloître est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Poitou-Charentes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le bourg est situé à 30 km au nord de Poitiers, préfecture de la Vienne, par la route départementale D757 reliant Migné-Auxances, commune de l'agglomération de Poitiers à Richelieu dans l'Indre-et-Loire et à 18 km de Châtellerault, ville la plus proche, par la D725 menant cette dernière à Bressuire dans les Deux-Sèvres. Il est situé au milieu d'un pays voué aux cultures légumières et maraîchères. La commune est traversée par la rivière l'Envigne, affluent de la Vienne.

Le bourg est animé par ses foires et ses marchés réputés, qui, jadis, attiraient presque tous les paysans du Haut Poitou.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIIe siècle,un prieuré est érigé, dépendant de l'ordre de Fontevrault fondé au XIIe siècle par Robert d'Arbrissel( vers 1047- vers 1117). Le prieuré comme toute fondation nouvelle dépendait directement de l'abbaye mère. Le prieuré comprenait au moins un couvent de moines et un couvent de moniales : de là vient le nom de Lencloître : les cloîtres.

Comme de nombreuses autres, la commune de Boussageau accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnaires, mais il est abattu et brûlé à la fin de la décennie révolutionnaire, en juillet 1799, au moment de la réaction royaliste. Replanté immédiatement, il est à nouveau abattu au début de l’année 1800[1].

La commune Lencloître fut créée en 1822, par détachement du village de Lencloître de la commune de Saint-Genest-d'Ambière, et fusion de la nouvelle commune créée avec celle de Boussageau[2].

Un arbre de la liberté a été planté en 1948, pour célébrer le centenaire de la Révolution de février 1848. Ce marronnier existe toujours en 1988, place de la Liberté[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune de Boussageau, créée au moment de la révolution est rattachée à Lencloître en 1822.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 réélu en 2008[4] Henri Colin DVD puis UDI Conseiller général

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de la Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 507 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1831. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872
1 341 1 357 1 422 1 522 1 763 1 741 1 784 1 871 1 939
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
1 908 2 114 2 063 1 993 2 006 1 990 1 948 1 872 1 739
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
1 693 1 677 1 668 1 794 1 720 1 696 1 754 1 871 2 082
1990 1999 2006 2011 - - - - -
2 222 2 253 2 322 2 507 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 2008, selon l’Insee, la densité de population de la commune était de 126 hab./km2 contre 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Économie[modifier | modifier le code]

Foires et commerces[modifier | modifier le code]

Une célèbre foire mensuelle a lieu le premier lundi de chaque mois depuis le XIXe siècle. Elle a lieu sur la place du champ de foire.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Selon la direction Régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Foret de Poitou-Charentes[6], il n'y a plus que 20 exploitations agricoles en 2010 contre 35 en 2000. Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit -16%. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leur exploitations[7].

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de 1 708 hectares en 2000 à 1 271 hectares en 2010. 38% sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 14% pour les oléagineux (tournesol) et 23% pour le fourrage . En 2010,9 hectares (21 en 2000) sont consacrés à la vigne[8].

6 exploitations en 2010 (contre 7 en 2000) abritent un élevage de bovins (755 têtes en 2010 contre 746 en 2000). Les élevages d'ovins et de volailles ont disparu en 2010[9].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame de Lencloître, du XIIe siècle. Logo monument historique Classé MH (1908) [10]
  • Prieuré Notre Dame de Lencloître est inscrit comme Monument Historique pour son portail depuis 1962 et pour ses façades, sa toiture de l'aile sud, son escalier et ses cheminées depuis 1990.
  • Oratoire de Boussageau. L'ancienne église paroissiale du bourg était située à Boussageau qui était le chef-lieu de la commune. Elle fut saccagée et incendiée par les révolutionnaires en 1793. C'est Lencloître qui devint en 1805 la paroisse. De cette ancienne église, il ne subsiste encore que cet oratoire. Il abrite une vieille statue en bois représentant la Vierge. Elle se trouvait dans une niche du mur de l'ancienne église.

Le patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • L'Hôtel de Ville a été construit par M. de Montaubin, propriétaire du château de la Grand'Cour et maire de la commune de Lencloître au XIXe siècle.
  • L'ancienne gare a été construite en 1885. Située rue de Champ Ballan, elle était la plus importante entre Loudun et Châtellerault par son trafic de passagers et de marchandises.
  • Situé au 14 rue Saint-Exupéry à Lencloître, Le Pontreau est une demeure bourgeoise construite au début du XIXe siècle sur un terrain ayant appartenu autrefois au couvent.
  • Le château de Picol. Il a été construit au XIXe siècle au lieu-dit "Picol". Le château possède de magnifiques fenêtres à meneaux. Il est entouré d'un magnifique parc paysager.
  • Le château de Marsay, situé à l'ouest de Lencloître dont les communs datent du XVIIe siècle.
  • La fuie ( pigeonnier) de la Tour de Ry, située à l'ouest de Lencloître, date du XVe et XVIe siècle.
  • Le château de la Boutière. Il date du XIXe siècle. Il est situé au lieu-dit "La Boutière" . Avant la crise du phylloxera, un important vignoble entouré la propriété.
  • Le château de la Grand'cour. Il a été édifié en 1821 au lieu-dit la "Grand'Cour". Il se compose d'un corps principal avec des vitraux qu'entourent deux pavillons.
  • Le château de Cursay. C'est une riche propriété qui a été construite au XIXe siècle au lieu-dit "Cursay". Elle a été en partie détruite en 1960 par un incendie. La chapelle dépendait du château.
  • Le Chai de la Chaume est un bâtiment construit en pierre de Tuffeau au XIXe siècle. C'est un témoin de l'époque où la viticulture était importante autour de Lencloître. Le phylloxera a mis un terme à cette activité.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Armando Ghidoni, compositeur, dont la salle de saxophone du conservatoire de musique porte le nom depuis juillet 2004[11].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de la Vienne.
Blason Blasonnement :
D'or au lion de gueules.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 153-154
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Robert Petit, op. cit., p. 222
  4. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  6. Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  7. Agreste – Enquête Structure 2007
  8. Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  9. Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  10. « Notice no PA00105490 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. Sax, Mule & Co, Jean-Pierre Thiollet, H & D, 2004, p.126