Vouneuil-sur-Vienne

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Vouneuil-sur-Vienne
Une vue du village.
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Châtellerault
Canton Vouneuil-sur-Vienne
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Châtelleraudais
Maire
Mandat
Charles Porquet de La Féronnière
2014-2020
Code postal 86210
Code commune 86298
Démographie
Population
municipale
1 994 hab. (2011)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 43′ 04″ N 0° 32′ 27″ E / 46.7177777778, 0.540833333333 ()46° 43′ 04″ Nord 0° 32′ 27″ Est / 46.7177777778, 0.540833333333 ()  
Altitude Min. 47 m – Max. 139 m
Superficie 36,80 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.vouneuil-sur-vienne.fr

Vouneuil-sur-Vienne est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne (région Poitou-Charentes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Ce village est situé au cœur de l'ancien Haut-Poitou, dans la vallée de la Vienne. Loin du bruit et de l'agitation des grandes villes, dans un cadre verdoyant, s'épanouit Vouneuil-sur-Vienne. La Vienne y déroule ses larges méandres et ses rives ombragées.

La région de Vouneuil-sur-Vienne présente un paysage singulier de plaines vallonnées plus ou moins boisées et de vallées. La commune est traversée par la Vienne sur une longueur de 7 km et par le Clain sur une longueur de 2 km. Le terroir se compose de terrasses alluviales (22 %), de vallées calcaires (8 %), de champagnes ou aubues sur les collines calcaires (24 %), d'argilo sur les collines et dépressions sableuses des bordures du Bassin Parisien (8 %) et enfin de bornais (38 %) sur les plateaux du Seuil du Poitou[1].

En 2006, 50 % de la superficie de la commune était occupée par l'agriculture, 45 % par des forêts et des milieux semi-naturels, 2 % par des zones construites et aménagées par l'homme (voirie) et 3 % par des surfaces d'eau[2].

La forêt privée, en 2007, représente 1 552 hectares soit 42 % du territoire communal[3].

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 25 octobre 732, il est possible que ce soit sur le territoire de la commune, au hameau de Moussais (rebaptisé depuis Moussais-la-Bataille), que les Francs commandés par Charles Martel aient repoussé une razzia menée par Abd el Rahman, lors de la bataille de Poitiers.

Vouneuil-sur-Vienne accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole d'affranchissement. Il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnaires, comme les commémorations de la prise de la Bastille ou de la fondation de la première République française (22 septembre 1792) [4].

Le 2 août 1944, le château du Fou, qui était utilisé par la Wehrmacht, fut bombardé par 18 Mosquitos, dont dix-sept type FB-VI du 107e squadron et un de la FPU (chargé de filmer les opérations de la RAF)[5]. Les tours d’angles sont démolies, les toitures soufflées par les explosions, la tour polygonale éventrée de haut en bas. Les soldats allemands mis en fuite sont mitraillés[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1947 Jules Guillon    
1947 1971 Paul Billard    
1971 1983 Guy Rubi    
1983 2001 Yves Texier    
2001 2014 [8] Gérard Barc PS Conseiller général
mars 2014 aout 2014 Charles Porquet de la Ferronnière    
aout 2014 - Johnny Boisson    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 994 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 200 1 266 1 301 1 344 1 326 1 386 1 421 1 418 1 249
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 429 1 447 1 494 1 411 1 472 1 557 1 629 1 484 1 539
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 549 1 515 1 440 1 286 1 240 1 206 1 110 1 146 1 195
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 212 1 257 1 218 1 458 1 606 1 835 1 923 1 994 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’INSEE, la densité de population de la commune était de 52 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2.

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[11], il n'y a plus que 15 exploitations agricoles en 2010 contre 40 en 2000. Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit -16 %. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leur exploitations[12].

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de 1 460 hectares en 2000 à 1 224 hectares en 2010 dont 364 sont irrigables. Ces chiffres indiquent toutefois une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[13].

59 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 14 % pour les oléagineux (colza et tournesol), 7 % pour le fourrage et 4 % reste en herbes. En 2000, 4 hectares (0 en 2010) étaient consacrés à la vigne [14].

3 exploitations en 2010 (contre 7 en 2000) abritent un élevage de bovins (221 têtes en 2010 contre 312 en 2000). Les élevages d'ovins et de volailles ont disparu au cours de cette décennie.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le moulin de Chitré
  • Château de Chitré et son moulin : l'histoire du site est millénaire et le moulin a accueilli dans ses murs d'illustres personnages : les Chevaliers de Chitré, Bertrand Du Guesclin, François Ier, la famille Treuille créatrice de la Manufacture de Châtellerault, Antoine de Saint-Exupéry...

Le moulin date des XVIe et XVIIe siècles. Il est en calcaire et en silex du Pinail. Il a été construit sur la Vienne, en bas du château de Chitré. Le moulin et son écluse sont contemporains de ce dernier. Du port de Chitré, dont quelques vestiges subsistent sur la rive gauche, au-dessus de l'écluse, étaient embarquées les meules en meulière du Pinail. Une passe à bateaux permettait de franchir le barrage. De nombreuses barques chaviraient et des meules tapissent encore le fond de la rivière. À la fin du XIXe siècle, le moulin est équipé pour fournir de l'électricité, de l'eau sous pression et de la glace au château. La machinerie de l'époque est toujours en place.

Le moulin est ouvert au public depuis 2006. Il présente une approche croisée non seulement de l'histoire de la pierre de meulière jadis extraite de la Réserve naturelle du Pinail, mais également les thèmes environnementaux liés au site de l'eau et de l'énergie. Le belvédère offre une vue splendide sur les bords de la Vienne avec un superbe point de vue sur le barrage du XVe siècle. Le site a pris le nom d'Ecologia.

Une meule est placée devant l'entrée du site "Ecologia". C'est un témoin de l'extraction de la pierre meulière. Cette activité a duré du Moyen Âge jusqu'au XIXe siècle. Taillées sur place, les meules étaient transportées jusqu'à la Vienne. Elles étaient chargées, ensuite, sur des barques plates au port de Chitré. Renommées pour leur qualité, elles étaient vendues jusqu'au Canada.

  • Château de Moussais-la-Bataille datant du XIVe siècle ;
  • Site de Moussais-la-Bataille. Le site a accueilli en 2010, selon l'Office Départemental du Tourisme, 40 221 visiteurs. C'est le neuvième site le plus visité du département de la Vienne.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Prieuré de Savigny. Le portail de l'ancienne chapelle est inscrit comme Monument Historique depuis 1930, la chapelle et le porche, depuis 1990.


Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Réserve naturelle du Pinail[modifier | modifier le code]
La Forêt de moulière[modifier | modifier le code]

Forêt de Moulière: D'un superficie de 5 000 ha, elle est située au nord-est de Poitiers et couvre neuf communes : Bignoux, Bonneuil-Matours, La Chapelle-Moulière, Dissay, Liniers, Montamisé, Saint-Cyr et Saint-Georges-lès-Baillargeaux.

Le Bois de la Foye et les Brandes de la Dispute[modifier | modifier le code]

Le Bois de la Foye et les Brandes de la Dispute se situent au sein des Bois de Chitré qui constituent un vaste massif boisé s’étendant sur un plateau de la rive droite de la Vienne, au cœur du Seuil du Poitou, entre Châtellerault et Chauvigny. C’est un site classé zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique.

Les sols dominant sur les plateaux sont des "bornais", c’est-à-dire des sols acides, plus ou moins imperméables et hydromorphes. Par contraste, sur les pentes et dans le vallon de l’Hordin, les sols argilo-calcaires dominent. Ce contexte explique la grande diversité d’habitats rencontrés sur le site et l’originalité de certains d’entre eux : chênaie calcifuge atlantique et landes sur le plateau, chênaie-charmaie sur les pentes et, surtout, la tourbière alcaline de la Fontaine aux Vaches qui occupe près d’un hectare.

La flore et la faune y sont donc très diversifiées, parmi lesquelles les oiseaux, les amphibiens et les plantes à fleurs représentent les éléments les plus intéressants.

Sur le plan botanique, la zone la plus intéressante est la tourbière de la Fontaine aux Vaches, un type de milieu rare et très localisé au sein de la région Poitou-Charentes. On y trouve des plantes rares comme l’Orchis élevé et l’ Epipactis des marais, la Gentiane peumonanthe (représentante isolée dans ces plaines atlantiques d’un genre emblématique des pelouses alpines), des laîches typiques de ces milieux asphyxiants (comme la laîche puce). On pourra aussi découvrir :

Les amphibiens sont biens représentés: le Sonneur à ventre jaune qui est petit crapaud que l’on trouve dans les ornières forestières (en forte régression partout en Europe de l’Ouest et on connait, en 2008, moins de 10 stations dans le département de la Vienne), la Grenouille de Lesson, le Triton marbré, le Crapaud calamite et la Rainette verte. Ces espèces sont protégées en France.

Quant à l’avifaune, elle se singularise par la présence d’un riche cortège d’oiseaux nicheurs propres au biotope constitué par les landes et les boisements ouverts, tels que l’Engoulevent d’Europe, la Fauvette pitchou, le Busard Saint-Martin, Busard cendré, Faucon hobereau la Bécasse des bois.

Arbes remarquables[modifier | modifier le code]

Selon l'Inventaire des arbres remarquables de Poitou-Charentes[15], il y a trois arbres remarquables sur la commune: un abricotier, un chêne vert et un Séquoia géant.


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Camille Guérin, qui a longtemps résidé dans sa propriété familiale de Chabonne, à Vouneuil, et auquel le collège d'enseignement général de la commune rend hommage en portant son nom.
  • Gaston Berry [16]
  • Charles Vézien Maisonneuve. Né à Vouneuil-sur-Vienne le 5 janvier 1759 et mort à Vouneuil-sur-Vienne le 28 septembre 1838. Il profite des débuts de la Révolution : il devient à la suite de son beau-père l’homme de confiance du marquis de la Roche du Maine ; dès 1790 il est élu juge de paix du canton, puis en 1792 il est un des administrateurs du département, poste qu’il occupe jusqu’à la Convention. Sous la Terreur, lors du procès de son seigneur, Charles d’Appelvoisin, Vézien est suspecté de complicité : il a été vu avec son beau-père, durant une partie de l’hiver, en train de feuilleter les papiers au château, « pour y faire les affaires du marquis ». Son beau-père est accusé d’avoir fourni de l’or et de l’argent au marquis pour émigrer, et d’avoir fait retirer ses bancs de l’église de Vouneuil, afin de les soustraire à la destruction. Si le marquis de la Roche du Maine, seigneur de Chitré et du Fou est guillotiné à Paris le 5 juillet 1794, la participation de Charles Vézien au comité de surveillance de la commune lui permet d’échapper à d’éventuelles poursuites. Il est présenté comme « bon patriote ». Il reste notaire et en l’an VI est choisi comme président du conseil municipal. Notaire royal puis impérial (il est notaire à Vouneuil-sur-Vienne du 1er septembre 1784 au 27 décembre 1830), député nommé par les gardes nationales du district de Châtellerault (1er juillet 1790), maire, président du canton, c’est une des personnalités marquantes du département et sa fortune est considérable.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charente - 2007
  2. Observatoire Régional de l'Environnement de Poitou-Charente
  3. Centre Régional de la Propriété Forestière de Poitou-Charente
  4. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 209
  5. Christian Richard, 1939-1945 : la guerre aérienne dans la Vienne, Geste éditions, 2005. 348 p. (ISBN 2-84561-203-6) , p. 243
  6. Christian Richard, op. cit., p. 246
  7. Emery Louis Gauvain, notaire, ex maire de Vouneuil-sur-Vienne. Exécuté le 5 juillet 1794 à la barrière du Trône (Paris), puis inhumé (fosse commune) au cimetière de Picpus. Jugement et exécution eurent lieu le même jour pour vingt accusés : dont Charles-Gabriel-René Tiercelin d'Appellevoysin, Jean René Henri de Chasteigner et Geneviève Amiet
  8. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  11. Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  12. Agreste – Enquête Structure 2007
  13. Agreste – Enquête Structure 2007
  14. Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  15. Poitou-Charentes Nature, 2000
  16. « Gaston Berry », sur Vouneuil-sur-Vienne (consulté le 6 février 2010)