Marcel Paul

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Marcel Paul
Parlementaire français
Naissance 12 juillet 1900
Décès 11 novembre 1982
Mandat Député 1945-1948
Début du mandat
Fin du mandat {{{fin du mandat}}}
Circonscription Haute-Vienne
Groupe parlementaire PCF
IVe république

Marcel Paul est un homme politique français, né le 12 juillet 1900 à Paris et décédé le 11 novembre 1982 à l'Ile Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

Sommaire

[modifier] Biographie

Militant syndical dès 1922, Marcel Paul sera Secrétaire général de la fédération de l'éclairage de la CGTU de 1931 à 1935, puis de la fédération CGT de 1937 à 1966. Il avait adhéré au parti communiste en 1923, était devenu proche de Maurice Thorez qu'il admirait profondément. En 1934, il est élu, avec Léon Mauvais conseiller municipal communiste dans le 14e arrondissement de Paris. Il démissionnera en 1937 lorsqu'il sera élu secrétaire général de la fédération CGT de l'éclairage. Mobilisé en 1939, il est fait prisonnier au moment de la débâcle, parvient à s'évader et à regagner Paris, mais comme il ne trouve pas le contact avec le parti communiste, il part en Bretagne à vélo où il renoue avec le parti et notamment avec Auguste Havez, responsable régional de la Bretagne. Il partage plus ou moins les responsabilités d'interrégional de Bretagne avec Havez jusqu'en novembre 40, dans une période où Havez avait des positions beaucoup plus anti-allemandes que celles de Duclos et Tréand à Paris. En novembre 40, il rejoint la région parisienne où il s'occupe à la fois de l'organisation d'une "organisation spéciale" (OS) et de renouer avec ses relations syndicales. Après juin 41, il s'investit avec ses groupes de l'OS dans l'action anti-allemande.

Il est arrêté le 13 novembre 1941 par la Brigade Spéciale et conduit au commissariat de Saint-Denis. Interné à la centrale de Fontevraud en février 1943, il est ensuite transféré à Blois. Livré aux Allemands avec une partie des détenus, il est dirigé sur Compiègne, puis déporté à Buchenwald (14 avril 44). C'est là qu'il devient le principal responsable du "comité des intérêts français" présidé par le colonel Manhès.

[modifier] Le scandale du "comité des intérêts français"

Ce "comité des intérêts français" parvient à épargner une fin tragique aux autres membres et sympathisants du PCF. En effet, systématiquement, Paul choisit pour les « commandos » d'où l'on ne revenait pas les « ennemis de classe », tandis qu'il se chargeait de placer ses militants dans les postes (cuisine, infirmerie, etc.) où l'on pouvait survivre. C'est pour cette raison que la Commission nationale lui refusa la carte de déporté résistant, en précisant qu'il s'était conduit en détention d'une manière « contraire à l'esprit de la Résistance ». L'un des plus connus est Marcel Bloch, alias Marcel Dassault, qui manifestera par la suite sa gratitude en versant chaque année une somme d'argent à la fédération des déportés FNDIRP. A noter qu'il a souvent prétendu avoir été le leader d'une prétendue "insurrection" du camp. Faute de preuves, d'une part de l'existence même de cette insurrection, d'autre part de son rôle supposé, on ne lui reconnut jamais ce rôle. Si l'on a refusé à Marcel Paul la carte de déporté-résistant,c'est parce qu' il a occupé le poste de kapo au camp de Buchenwald

[modifier] La libération

À la Libération il est ministre de la production industrielle dans le Gouvernement provisoire de la République française : du 26 janvier au 24 juin 1946 dans le gouvernement Félix Gouin et du 24 juin au 16 décembre 1946 dans le gouvernement Georges Bidault (1). Il fait voter la loi de nationalisation de l'électricité et du gaz le 8 avril 1946 créant Électricité de France et Gaz de France.

Il fonde avec le colonel Manhès la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes en octobre 1945.

Il est député communiste de la Haute-Vienne à la Deuxième Assemblée Nationale constituante, puis à l'Assemblée nationale de 1945 à 1948, année où il démissionne.

Il siège au Comité central du Parti communiste français de 1945 à 1964.

La grande salle de la Bourse du travail de Saint-Denis porte son nom.

[modifier] Sources

[modifier] Citation

  • Aux juristes de son ministère : « Je ne vous paie pas pour que vous m'indiquiez les articles du code m'interdisant de réformer, mais pour y trouver ceux qui vont me le permettre ».

[modifier] Bibliographie

  • Marcel Paul, vie d'un "Pitau", (temps actuels) de Pierre Durand
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