7e arrondissement de Paris

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7e arrondissement de Paris
« arrondissement du Palais-Bourbon »
Administration
Pays Drapeau de la France France
Ville Paris
Quartiers
administratifs
Saint-Thomas-d'Aquin (25)
Invalides (26)
École-Militaire (27)
Gros-Caillou (28)
Maire
Mandat
Rachida Dati
2014 - 2020
Code postal 75007
Code Insee 75107
Démographie
Population 57 786 hab. (2011[1])
Densité 14 129 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 51′ 25″ N 2° 19′ 12″ E / 48.856903, 2.31994548° 51′ 25″ Nord 2° 19′ 12″ Est / 48.856903, 2.319945  
Altitude Min. 27 m – Max. 40 m
Superficie 4,09 km2
Localisation

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7e arrondissement de Paris

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7e arrondissement de Paris

Le 7e arrondissement de Paris est le résultat de l'extension de Paris au début du XIXe siècle. Il est bordé au sud par le 15e arrondissement, au nord par la Seine et les 16e, 8e, et 1er arrondissements, et à l'est par le 6e arrondissement.

Le 7e arrondissement est situé sur la rive gauche. Il s'étend de la rue des Saints-Pères à l'avenue de Suffren. Ce sont des quartiers centraux, prestigieux et aisés. La tour Eiffel se trouve à la limite nord-ouest de l'arrondissement.

Aux termes de l'article R2512-1 du Code général des collectivités territoriales, il porte également le nom d'« arrondissement du Palais-Bourbon »[2], mais cette appellation est peu usitée.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les limites actuelles du 7e arrondissement datent de 1860, à la suite de la loi du 16 juin 1859 donnant lieu à un nouveau découpage de Paris en 20 arrondissements. Elles comprennent la plus grande partie de l'ancien 10e arrondissement.

Des quartiers prestigieux et des habitants aisés[modifier | modifier le code]

Les quartiers du 7e arrondissement font partie de ce que l'on appelle les « beaux quartiers » de l’ouest de Paris. Y sont concentrées beaucoup d’institutions officielles ou politiques. On y trouve beaucoup de ministères, (dont l’Hôtel Matignon, résidence officielle et lieu de travail du chef du gouvernement), l'Assemblée nationale, l'hôtel des Invalides, l’École militaire, le siège de l'UNESCO, le siège du conseil régional d'Île-de-France et de nombreuses ambassades. Dans la rue de Solférino se trouve le siège du Parti socialiste (PS) depuis 1981. C'est dans cette même rue qu'autrefois était aussi localisé le siège du Rassemblement du peuple français (RPF) du général de Gaulle. Le siège de l'UDF puis du MoDem se situe rue de l'Université.

Le prestige de ces quartiers est renforcé par de larges avenues arborées et la proximité du vaste jardin public du Champ-de-Mars dominé par la Tour Eiffel. Les immeubles sont souvent cossus et la population généralement aisée.

Le prix au mètre carré est en 2007 le 2e plus cher de la capitale après le 6e arrondissement selon le journal Le Point[3] et y est le 1er en 2011 selon le quotidien Les Échos[4]. Selon les notaires d'Île-de-France, les quartiers les plus chers de Paris et du 7e arrondissement se confondent et sont ceux des Invalides, de Saint-Thomas-d'Aquin, de l'École Militaire et du Gros Caillou[4]. Le revenu des ménages y est le plus élevé selon l'INSEE, devant le 16e arrondissement[5].

Équipements[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Le seul cinéma de l'arrondissement est « La Pagode », rue de Babylone, à côté du siège du conseil régional d'Île-de-France. Son architecture et son jardin ne manquent pas de pittoresque. Plusieurs musées importants sont dans l’arrondissement, tels le musée d'Orsay, le musée du quai Branly et le musée Rodin.

Religion[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Enseignement public[modifier | modifier le code]

Enseignement privé[modifier | modifier le code]

Équipement commercial[modifier | modifier le code]

  • Le marché de Breteuil, avenue de Saxe, se tient tous les jeudis et samedis en plein air.

Arts[modifier | modifier le code]

  • Musée Rodin

Sports[modifier | modifier le code]

Habitat[modifier | modifier le code]

La loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains imposant un seuil minimal de logements sociaux pour les villes (Paris compte 14 % de logements sociaux), l'ancien hôpital Laënnec, situé rue de Sèvres, devrait être reconverti en jardin et logements. Il est prévu d'y construire dans son enceinte des logements à loyer modéré, des logements étudiants, un jardin et des commerces. Les bâtiments historiques comme la chapelle seront néanmoins conservés.

Politique[modifier | modifier le code]

Le maire et le conseil d'arrondissement[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis 1983
Élection Identité Parti Notes
1860 Raymond de Villeneuve-Bargemon
1870 Frédéric Arnaud
1870 Joseph-Ernest Ribeaucourt
1878 Pierre-Henri Gaildraud
1881 Charles-Adolphe Wurtz
1882 Charles Risler
1919 Léon-Alfred Blottières
1941 Armand-Jean Imbert
1944 Charles Avignon
1946 Louis Gabreau
1962 Marcel Hulin
1966 Jean Pelissier
1977 André Favereau
1977 Andrée Walferdin
1983 Édouard Frédéric-Dupont CNI Élu en 1983 et 1989.
1995 Martine Aurillac RPR Élue en 1995 à la mort de son prédécesseur et confirmée lors du scrutin suivant et en 2001. Démissionnaire en 2002.
2002 Michel Dumont UMP Élu en 2002 en remplacement de Martine Aurillac.
2008 Rachida Dati UMP Élue en 2008 et 2014.

Édouard Frédéric-Dupont a été la figure emblématique de l'arrondissement pendant plus d'un demi-siècle, non seulement en tant que député mais surtout en tant que représentant du 7e arrondissement au Conseil de Paris et maire de 1983 jusqu'à sa mort en février 1995.

Martine Aurillac (RPR), sa première adjointe, lui a succédé au poste de maire en 1995 avant de laisser la place à Michel Dumont en juin 2002, à la suite de sa réélection de députée (UMP) dans la troisième circonscription de Paris.

Lors des élections municipales de mars 2008, la ministre de la Justice, Rachida Dati, est la tête de liste UMP dans l'arrondissement. Elle manque de peu son élection au premier tour, obtenant 49,5 % des suffrages contre 22,71 % à la candidate socialiste Laurence Girard et 15,69 % à Véronique Delvolvé-Rosset (MoDem). Elle est élue au second tour avec 57,69 % des suffrages exprimés (9 934 voix) contre 27,18 % à Laurence Girard (4 680 voix) et 15,14 % à Véronique Delvové-Rosset (2 607 voix).

Les conseillers de Paris du 7e arrondissement[modifier | modifier le code]

Les 5 conseillers de Paris au titre du 7e arrondissement ont tous été élus sur la liste UMP/Nouveau Centre menée par Rachida Dati en mars 2008. Il s'agit de Rachida Dati, Michel Dumont, Emmanuelle Dauvergne, Yves Pozzo di Borgo et de Martine Namy-Caulier.

Les élus nationaux du 7e arrondissement[modifier | modifier le code]

Édouard Frédéric-Dupont a été élu député du 7e arrondissement en 1936 puis a ensuite, à l'exception de quelques brèves périodes, constamment été réélu de la Libération jusqu'en 1993.

Aux élections législatives de mars 1993 dans la troisième circonscription de Paris, qui comprend la totalité du 7e et la moitié nord du 6e, Michel Roussin (RPR) fut élu dès le premier tour succédant à Édouard Frédéric-Dupont.

Nommé alors ministre de la Coopération dans le gouvernement d'Édouard Balladur, Michel Roussin fut remplacé par sa suppléante, Madame Martine Aurillac. Celle-ci est élue, comme candidate titulaire, aux élections législatives anticipées de 1997 et aux élections générales de 2002. Lors des élections législatives de juin 2007, Martine Aurillac (UMP) est élue dès le premier tour avec 59 % des voix.
Lors des élections législatives de juin 2012, à la suite du redécoupage électoral, les quartiers du Gros-Caillou, des Invalides et de Saint-Thomas-d'Aquin sont intégrés dans la deuxième circonscription de Paris avec la totalité du 5e arrondissement et avec une partie du 6e arrondissement. Lors du premier tour, pour l'ensemble de la circonscription, François Fillon (UMP) y obtient 48,62 % des suffrages et se retrouve au 2e tour opposé au candidat socialiste Axel Kahn[7]. Au niveau du 7e arrondissement (pour les quartiers du Gros-Caillou, des Invalides et de Saint-Thomas-d'Aquin), François Fillon y obtient 65,60 % des voix contre 20,44 % à son opposant principal[8]. Au second tour, François Fillon y obtient 74,66 % des voix (et 56 % au niveau de la circonscription).
Le quartier de l'École-Militaire est pour sa part intégré dans la douzième circonscription de Paris avec les quartiers Necker, Grenelle et une partie du quartier Saint-Lambert (15e arrondissement) où Philippe Goujon (UMP) obtient 49,87 % des suffrages lors du premier tour et 72,94 % au second tour (pour le seul quartier de l'école militaire).

Depuis septembre 2004, parmi les sénateurs de Paris, seul Yves Pozzo di Borgo, UDF, est élu du 7e.

Les élections[modifier | modifier le code]

Aux élections législatives comme aux élections municipales, l'ensemble des candidats de droite obtiennent généralement entre 60 et 80 % des voix (83 % dès le premier tour des municipales en 1983).

Depuis la mort d'Édouard Frédéric-Dupont en 1995, il y a généralement systématiquement une liste dissidente de droite ou du centre qui se présente face à la liste présentée par le RPR puis l'UMP. En 1997, Jean-Philippe Hubin s'est présenté sous la bannière du MPF puis a figuré aux élections européennes de 1999 sur la liste UDF de François Bayrou. Lors des élections municipales de 2001, Jean-Philippe Hubin était tête de liste tibériste et sa présence au second tour face à la liste conduite par Martine Aurillac, sans empêcher la victoire de cette dernière, a néanmoins contribué à l'élection pour la première fois d'un conseiller socialiste de Paris au titre du 7e arrondissement.

Lors du référendum relatif au Traité portant Constitution pour l'Europe, le "oui" est arrivé en tête dans le 7e (80,5 %).

Lors du premier tour de l'élection présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy arriva largement en tête des candidats avec 55,98 % des voix devant François Bayrou (20,35 %), Ségolène Royal (15,35 %) et Jean-Marie Le Pen (4,37 %). Au second tour, Nicolas Sarkozy obtint 74,75 % des voix contre 25,25 % à son adversaire socialiste[9].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2006, on dénombrait une population de 56 612 habitants sur 409 hectares, soit une densité moyenne de 13 842 habitants par kilomètre carré.

Année
(recensement national)
Population Densité
(hab./km2)
1861 72 965
1866 75 438
1872 78 553 19 206
1926 (pic de population) 110 684 27 075
1954 104 412 25 529
1962 99 584 24 360
1968 87 811 21 480
1975 74 250 18 163
1982 67 461 16 502
1990 62 939 15 396
1999 56 985 13 940
2006 56 612 13 842

Population par quartier[modifier | modifier le code]

Les quartiers du 7e arrondissement.
Année
Population Densité
(hab. par km2)
Croissance
annuelle depuis
le dernier
recensement
1861 27 452 création
Année
Population Densité
(hab. par km2)
Croissance
annuelle depuis
le dernier
recensement
1861 14 828 création
Année
Population Densité
(hab. par km2)
Croissance
annuelle depuis
le dernier
recensement
1861 11 436 création
Année
Population Densité
(hab. par km2)
Croissance
annuelle depuis
le dernier
recensement
1861 15 444 création
2014 création

Personnalités liées à l'arrondissement[modifier | modifier le code]

Principaux monuments[modifier | modifier le code]

Principales artères[modifier | modifier le code]

Plan du 7e arrondissement.

Quartiers administratifs[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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