Slate (magazine)

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Logo de Slate (magazine)

URL http://www.slate.com
Commercial Oui
Type de site Magazine en ligne
Propriétaire Graham Holdings Company
Créé par Michael Kinsley
Lancement 1996

Slate (« ardoise » en français) est un magazine en ligne américain lancé en 1996.

En 2009, les journalistes Jean-Marie Colombani, Éric Leser et Johan Hufnagel, assistés de l'économiste Jacques Attali, créent une version française du magazine[1] à laquelle vient s'ajouter, en 2011, une version africaine.

Slate.com[modifier | modifier le code]

Le magazine a été créé en 1996 par l'ancien rédacteur en chef du New Republic Michael Kinsley. Propriété de Microsoft, il est alors un élément de MSN. Le 21 décembre 2004, le magazine est racheté par le Washington Post Company. Il est géré depuis le 4 juin 2008 par Slate Group, l'entité des publications en ligne créée par le Washington Post Company pour développer et gérer les magazines uniquement disponibles sur Internet.

Slate, qui propose quotidiennement de nouveaux articles, couvre la politique, l'économie, la culture et le sport. Il vit des recettes publicitaires et est disponible gratuitement depuis 1999.

Depuis juin 2008, David Plotz en est le rédacteur en chef, en remplacement de Jacob Weisberg, dont il était le rédacteur-adjoint. Jacob Weisberg est lui devenu président et rédacteur en chef du Slate Group.

Slate a en moyenne 6 millions de lecteurs[2] et est rentable[2].

Slate.fr[modifier | modifier le code]

Le 10 février 2009, un magazine en ligne homonyme français a été lancé, fondé par Jean-Marie Colombani, ancien directeur du journal Le Monde, Éric Leser, Johan Hufnagel, et Éric Le Boucher, journalistes, et Jacques Attali[3]. Le Slate Group ne possède que 15 % du capital du magazine français[2] et ses cinq fondateurs indiquent en avoir le contrôle[3]. Slate.fr reprend le concept, la gratuité et l'habillage de la version américaine dont il propose aussi une sélection d'articles traduits, en plus de ses propres articles. Au contraire de journaux en ligne comme Rue89 ou Bakchich, Slate.fr reste sur une formule magazine, ne proposant ni actualités, ni scoops[2].

Le capital de la société E2J2, qui est l'éditeur du site internet slate.fr, est composé à 50 % par les cinq membres fondateurs, 15 % par le Washington Post et 35 % par Viveris Management (depuis la levée de fonds en juin 2009 au cours de laquelle Viveris Management a injecté 1,5 million d'euros)[4].

En juillet 2010, le site lance une nouvelle version, avec un design et une organisation articulée autour du magazine d'une part, et d'autre part des blogs et des contributions des utilisateurs : il est désormais possible de commenter à partir de comptes extérieurs au site. Le haut de la une est restructuré, et la section « Ici et Ailleurs » réapparaît sous le nom « Lu, Vu et Entendu ».

En 2009, sur un exercice de quinze mois d'octobre 2008 à décembre 2009, les pertes du site s'élèvent à 930 000 euros pour un chiffre d'affaires de 380 000 euros, perçu à partir de septembre 2009[5].

Les comptes ont depuis tendu à l'équilibre, malgré des difficultés conjoncturelles concernant notamment le site dédié à l'Afrique créé en 2011[6] (voir section suivante).

En août 2012, la régie publicitaire de Slate.fr annonce 3,5 millions de visiteurs uniques sur l'été[7].

Le 28 octobre 2014, Slate.fr met en ligne la version bêta de son moteur de recherche Reader[8]. Le projet est financé à 60 % par le fonds Google pour l'innovation. L'un des objectifs de l'outil est de trier les informations pour l'internaute et de lui offrir les résultats les plus pertinents pour sa recherche[9].

SlateAfrique.com[modifier | modifier le code]

Le 10 février 2011, Slate.fr lance le site SlateAfrique.com après plusieurs semaines de version bêta. Le site traite de l'actualité et de la diaspora africaine ; il diffuse le talk-show Le Claudy Show. Son siège se trouve à Paris[10],[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Slate.fr, site officiel
  2. a, b, c et d "Slate débarque en France", L'Express, 9 février 2009.
  3. a et b "Slate.fr : Jean-Marie Colombani à l'assaut du Web", Le Point.fr, 10 février 2009.
  4. Capital Finance, « Slate.fr accroît ses fonds propres de 1,5 million d'euros », Les Echos,‎ 5 juin 2009 (lire en ligne))
  5. Matthieu Vincent, « Slate.fr : jeune site, vieilles rengaines », Acrimed, 21 octobre 2010.
  6. Benjamin Sire, « C'est la brève qui a tué les journaux : entretien avec Johan Hufnagel, cofondateur de Slate.fr », RageMag (consulté le 2 février 2014)
  7. Slate.fr se développe sur iPad, lesblogsmedias.fr, 3 août 2012
  8. http://www.nextinpact.com/news/90630-slate-lance-son-reader-et-veut-vous-aider-a-decouvrir-contenu.htm
  9. http://beta.reader.fr/
  10. "Paris-Based Slate Afrique Celebrates 1st Anniversary", Voice of America News, 13 janvier 2012, consulté le 7 avril 2012.
  11. Slate Afrique, un article de VoxEurop.eu

Liens externes[modifier | modifier le code]