Boulevard Saint-Germain

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5e, 6e et 7e arrt
Boulevard Saint-Germain
Le boulevard Saint-Germain, 2010.
Le boulevard Saint-Germain, 2010.
Situation
Arrondissement 5e, 6e et 7e
Quartier Saint-Victor, Sorbonne, Monnaie, Odéon, Saint-Germain des Prés, Saint-Thomas d'Aquin, Invalides
Début Seine au niveau du pont Sully
Fin Seine au niveau du quai d'Orsay
Morphologie
Longueur 3 150 m
Largeur 30 m
Historique
Création 1855
Géocodification
Ville de Paris 8845
DGI 8619

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Boulevard Saint-Germain

48° 51′ 11″ N 2° 20′ 11″ E / 48.85297, 2.33631

Le boulevard Saint-Germain est un boulevard de la rive gauche de Paris, ainsi nommé en l'honneur de l'évêque Germain de Paris, et en raison de la proximité de l'église Saint-Germain-des-Prés qui lui est dédiée.

Situation[modifier | modifier le code]

Long de 3 150 mètres et large de 30 mètres environ, le boulevard Saint-Germain part de la Seine au coin du quai Saint-Bernard et face à l'île Saint-Louis, dans le 5e arrondissement, longe le fleuve à quelques centaines de mètres au pied de la montagne Sainte-Geneviève, puis traverse le 6e arrondissement et rejoint à nouveau la Seine au niveau du quai d'Orsay, dans le 7e arrondissement.

C'est la principale voie du Quartier latin, avec le boulevard Saint-Michel[1], et du faubourg Saint-Germain.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Boulevard à la hauteur de la Place Maubert, au début du XXe siècle, animée par les tramways à impériale de la Compagnie générale des omnibus
Rue de Buci vue en 2012, depuis le boulevard Saint-Germain

C'est l'un des projets conçus personnellement par le baron Haussmann lors des travaux de transformation de Paris sous le Second Empire. Il complétait sur la rive gauche les boulevards de la rive droite et facilitait la desserte Est-Ouest des quartiers centraux sur la rive gauche. Il ne fut cependant achevé que sous la IIIe République, par l'ouverture de son tronçon central (entre les rues Hautefeuille et des Ciseaux) en 1877[2].

Le percement du boulevard Saint-Germain a entraîné la démolition d'un nombre important de vieux hôtels du faubourg Saint-Germain. Il a également absorbé plusieurs rues, dont notamment :

Il est curieux de constater que plusieurs maisons de ces rues disparues ont été conservées, car elles se trouvaient par hasard dans l'alignement du boulevard. On peut ainsi retrouver le côté impair de la rue de l'École-de-Médecine place Henri-Mondor ; son côté pair entre la rue de Seine et la rue de Buci ; tout le côté impair de la rue Taranne ; et tout le côté pair de la rue Saint-Dominique[3].

Une partie des Événements de Mai 1968 se déroula sur le boulevard.

Le boulevard a longtemps abrité des maisons d'édition et des librairies, par exemple des éditions médicales à proximité de la Faculté de médecine. Ces dernières années, elles sont de plus en plus remplacées par des magasins de mode et des restaurants.

Bâtiments et lieux remarquables[modifier | modifier le code]

Le clocher de Saint-Germain-des-Prés.
  • no 7bis : Immeuble très étroit construit à la place du mur de l'enceinte de Philippe-Auguste, alors que d'autres immeubles étaient déjà construits de part et d'autre (c'est pour cela qu'il est aussi étroit).
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  • no 79 : Librairie Hachette, fondée en 1826 par Louis Hachette remplacée par une banque depuis 1994. On pouvait voir, sur le mur même de la librairie une plaque rappelant l'emplacement de l'hôtel d'Aligre où Charles Baudelaire est né en 1821[4].
  • no 87 : Édouard Branly (1844-1940), physicien et médecin français, pionnier de la radio, habita cet immeuble où il mourut le 24 mars 1940.
  • no 142 : Le restaurant Vagenende : Ancien bouillon datant de 1905. Vagenende était le nom du propriétaire en 1920.
  • no 166 : La Rhumerie : Bar fréquenté notamment par Antonin Artaud.
Des cafés célèbres
  • no 172 : Le Café de Flore, un des plus célèbres cafés littéraires, où se retrouvent les vainqueurs du Prix Goncourt, les poètes de toutes les époques, et où sont passés quelques idéologues des révolutions russes ou chinoises et de grandes personnalités littéraires.
  • no 184 : Immeuble construit en 1878 par l'architecte Édouard Leudière pour la Société de géographie. Les deux cariatides, représentant la Terre et la Mer, et le globe terrestre en façade ont été sculptés par Émile Soldi. La distribution initiale des locaux comprenait au rez-de-chaussée, la grande salle de réunions (conservée), une salle des pas perdus, un vestiaire, un logement de concierge ; au 1er étage, une salle de commission et le cabinet du président ; aux 2e et 3e étages, la bibliothèque et une salle de commission ; au 4e, l'appartement de l'agent de la Société[5].
  • no 202 : Ancien appartement du poète Guillaume Apollinaire. Ce dernier quitta Auteuil en janvier 1913 pour emménager au 202 Boulevard Saint Germain dont il appréciait, entre autres, la proximité avec le Café de Flore. Il y résida jusqu'à sa mort en novembre 1918.
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  • no 217 : Hôtel de Varangeville (anciennement situé sur la rue Saint-Dominique) construit en 1704 par l'architecte Jacques V Gabriel et remanié par Jean-Baptiste Leroux. Abîmé en 1876 par le percement du boulevard Saint-Germain. Propriété de la Banque de France et réuni avec l’hôtel Amelot de Gournay (V. no 1 rue Saint-Dominique). Abrite aujourd'hui la Maison de l'Amérique latine, fondée en 1946 à l'initiative du ministère des Affaires étrangères pour renforcer et développer les relations et les échanges de toute nature entre la France et les Républiques d'Amérique latine.
Le café Les Deux Magots
  • no 231 : immeuble acquit en 1981 par l'Assemblée nationale pour y abriter notamment un certain nombre de ses services.
  • no 244 : Bâtiments construits pour le ministère des Travaux publics par Antoine Isidore Eugène Godebœuf en 1861 et réunis au no 246. Abritent aujourd'hui des services du ministère des Affaires étrangères (direction générale de la coopération internationale et du développement, direction des Français à l'étranger et des étrangers en France).

Bâtiments détruits[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Belleret, Le Monde daté du 25 février 2005
  2. Léonard Pitt, Paris, un voyage dans le temps, Parigramme, 2008 (ISBN 978-2-84096-454-4), p. 66
  3. Léonard Pitt, Paris, un voyage dans le temps, Parigramme, 2008 (ISBN 978-2-84096-454-4), p. 108, 115, 131 et 134-135
  4. Guide bleu Hachette, Paris, 1988 (ISBN 201011485X), p. 413
  5. http://www.socgeo.org/01_hotel.htm
  6. http://www.cdi.fr/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=47&Itemid=70&lang=fr
  7. http://ec.europa.eu/france/index_fr.htm et http://www.europarl.fr/fr/votre_bureau_d_information.html

Liens externes[modifier | modifier le code]

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