Cathédrale Notre-Dame de Chartres

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Cathédrale Notre-Dame de Chartres
Image illustrative de l'article Cathédrale Notre-Dame de Chartres
Présentation
Culte Catholique romain
Type Cathédrale
Rattachement Diocèse de Chartres (siège)
Début de la construction 1145 (cathédrale romane)
1194 (cathédrale gothique)
Fin des travaux 1220
Style dominant Gothique
Protection Logo monument historique Classée MH (1862)
 Patrimoine mondial (1979)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Eure-et-Loir
Commune Chartres
Coordonnées 48° 26′ 50″ N 1° 29′ 15″ E / 48.44722, 1.48741748° 26′ 50″ Nord 1° 29′ 15″ Est / 48.44722, 1.487417  

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Cathédrale Notre-Dame de Chartres
Portail Royal - Christ en gloire dans une mandorle.

La cathédrale Notre-Dame de Chartres est le monument emblématique de la préfecture du département d'Eure-et-Loir, située à quatre-vingts kilomètres au Sud-Ouest de Paris. Elle est considérée comme la cathédrale gothique la plus représentative, la plus complète ainsi que la mieux conservée de par ses sculptures, vitraux et dallage pour la plupart d'origine, bien qu'elle soit construite avec les techniques de l'architecture romane montrant ainsi la continuité et non la rupture entre ces deux types d'architecture[1].

L'actuelle cathédrale, de style gothique dit « lancéolé », a été construite au début du XIIIe siècle, pour la majeure partie en trente ans, sur les ruines d'une précédente cathédrale romane, détruite lors d'un incendie en 1194. Grand lieu de pèlerinage, elle domine la ville de Chartres et la plaine de la Beauce, se dévoilant au regard à plus de dix kilomètres de distance.

L’édifice fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques de par son recensement sur la liste de 1862[2]. Par ailleurs, il a été parmi les premiers monuments classés au patrimoine mondial par l'UNESCO en 1979.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les édifices précédents[modifier | modifier le code]

La cathédrale de nuit.
Puits des Saints Forts.

La tradition chrétienne évoque une ancienne grotte occupée par des druides carnutes cent ans avant l'incarnation de Jésus-Christ ainsi qu'une statue de déesse mère qui aurait servi de sanctuaire aux premiers chrétiens, à l'époque romaine. Cette légende dite de « la Vierge devant enfanter », la statue portant en effet l'inscription Virgini pariturae[Note 1], élaborée vers 1420 par Jean de Gerson et popularisée au XVIIe siècle par l'avocat au Parlement de Paris Sébastien Roulliard[3], expliquerait l'ancienneté du culte marial à Chartres. Ce mythe des druides qui s'est développé pendant des siècles à partir de compilations, s'est progressivement incorporé dans l'historiographie ecclésiastique locale qui en a donné toutes les apparences de la vérité historique[4]. Cette « Vierge devant enfanter » fut par la suite vénérée dans la chapelle de Notre-Dame de Sous-Terre à l’intérieur de la crypte, sous la forme d'une statue d'origine romane[Note 2] et qui fut à l'origine de nombreux pèlerinages, attirant notamment Louis XIV, saint Vincent de Paul ou François de Sales[5].

Le lieu le plus ancien de la cathédrale est le puits de la crypte, dit puits des Saints Forts, autrefois « Lieux Forts », qui fut comblé et dont l’emplacement caché au milieu du XVIIe siècle fut retrouvé, dégagé et restauré au début du XXe siècle par René Merlet. Réputé pour être d'époque celtique, ce puits votif, était l’objet d’offrandes et était alimenté par une source circulant sous la cathédrale. Les sanctuaires chrétiens étant parfois construits sur de précédents lieux de culte païens, il est associé à de nombreuses légendes liées à la grotte druidique[4]. Sa profondeur, à partir du sol de la crypte dite caveau de Saint-Lubin, est d'environ 33,55 mètres. Le fond est un carré, orienté aux quatre points cardinaux. René Merlet précise que « le puits passe de la forme circulaire à la forme carrée, mais ce carré est exactement inscrit dans le cercle. Vers le fond, par suite d'un ressaut de 0,10 m dans les parois, le puits ne mesure plus qu'un mètre en tous sens[6]. »

La construction de la première cathédrale eut lieu vers 350. Elle est appelée « cathédrale d'Aventin », du nom du premier évêque de la ville. Elle fut vraisemblablement édifiée au pied des murs gallo-romains qui entouraient la ville. Cette première cathédrale fut incendiée en 743 ou 753 par les troupes de Wisigoths du duc d'Aquitaine et de Vasconie Hunald Ier, lors du sac de la ville. Un deuxième sanctuaire fut alors construit, son plan conservé montrant un doublement de la largeur de la nef[7]. Le 12 juin 858, cette deuxième cathédrale fut détruite par les pirates Vikings danois. L'évêque Gislebert reconstruisit un édifice plus grand. De ce dernier, il subsiste probablement certaines parties de l'actuel martyrium, appelé chapelle Saint-Lubin[8].

En 876, le roi Charles le Chauve, petit-fils de Charlemagne fit don à la cathédrale de la sainte relique connue sous le nom de « Voile de La Vierge » ou « Sainte Tunique »[9]. Cet événement devait faire de Chartres un sanctuaire de premier plan[5]. Le 5 août 962 cette troisième cathédrale fut à son tour incendiée pendant la guerre qui opposa Richard Ier, duc de Normandie, au comte de Chartres, Thibault le Tricheur. Ce désastre eut lieu sous l'épiscopat d'Hardouin qui en mourut de douleur huit jours après selon le nécrologe de la cathédrale. Un quatrième édifice lui succéda[10]. Les 7 et 8 septembre 1020, cet édifice fut à son tour accidentellement ravagé par le feu à cause de la foudre. L'évêque Fulbert releva l'église de ses ruines, en style roman. L'église basse, telle que nous la connaissons actuellement fut construite entre 1020 et 1024. La dédicace de cette cinquième cathédrale eut lieu le 17 octobre 1037. L'évêque Fulbert était décédé en 1029[11].

Construction de la cathédrale actuelle[modifier | modifier le code]

Chœur de l'édifice actuel.

Le 5 septembre 1134, la ville de Chartres fut presque entièrement détruite par un incendie. La cathédrale romane de Fulbert fut épargnée. De 1134 à 1160, profitant de l'espace libéré en avant de la nef, la façade occidentale fut construite. Puis les travaux de la tour Nord débutèrent en 1142 et s’achevèrent vers 1150, donnant lieu à l'édification du portail royal avec son ensemble sculpté. L’érection de la tour Sud, appelée actuellement « clocher vieux », commença en 1145. La construction s'acheva avec celle de sa flèche vers 1160. La tour Nord, appelée « clocher neuf », ne comportait à l'origine que deux niveaux. Elle fut couverte en charpente et plomb jusqu'en 1506, date à laquelle un incendie provoqué par un orage la détruisit. Jehan de Beauce élabora le clocher actuel en se servant des vestiges et en élevant la flèche octogonale à 115 m de haut[12].

Le 11 juin 1194 eut lieu un nouvel incendie qui n'épargna que les cryptes, la façade occidentale et les tours. Le Voile de la Vierge avait été providentiellement mis à l'abri dans le martyrium dit « chapelle de Saint Lubin » par des clercs. Après deux ou trois jours de déblayage, les sauveteurs et la relique furent retrouvés[12]. En réchappèrent plusieurs parties nouvellement construites aussitôt réutilisées dans le nouveau projet. Les deux tours furent épargnées et ne subirent que des dégats mineurs. Le portail occidental fut conservé ainsi que les trois baies de vitraux le surplombant. Un autre vitrail, « Notre-Dame de la belle verrière », fut aussi sauvé de l'incendie avant d'être remonté dans le déambulatoire[13].

La réédification de la cathédrale, sous la forme que nous connaissons aujourd’hui, débuta immédiatement. Certains architectes sont de nos jours connus, mais il faut prendre en compte une succession de maîtres d’œuvre venus d'autres chantiers contemporains[14],[15]. Toutefois force est de constater l'extrême rapidité du chantier et ce sans rupture de financement. Dès les années 1220-1225, les chanoines s'installent dans leurs stalles, les voûtes étant terminées. Il faudra par contre plusieurs décennies pour compléter les pignons du transept, tout le gros œuvre, hormis les porches et les pignons, étant achevé en une trentaine d'années (1194-1225)[16]. En 1240, les vitraux étaient déjà réalisés et la consécration solennelle eut lieu le 24 octobre 1260[17].

La cathédrale a été construite par des ouvriers spécialisés, appelés compagnons, réunis en confréries ou fraternités. Ces derniers, payés à la tâche, ont parfois laissé sur les pierres quelques signes gravés, les marques de tâcheron qui sont leurs signatures[18].

Le sacre d'Henri IV[modifier | modifier le code]

Henri IV fut le seul roi de France sacré dans cette cathédrale et non pas à Reims, comme le voulait la coutume. Reims et Paris étaient en effet tenus par l'armée de la Ligue catholique, qui opposaient leur résistance au roi à cause de sa religion protestante. Il annonce sa conversion lors des conférences de Suresnes en mai 1593, abjure la foi protestante et se convertit dans l'abbatiale de Saint-Denis le 25 juillet 1593[19]. Arrivé le 17 février à Chartres où il passe ses journées en prières et en recueillement, il se fait sacrer roi de France dans la cathédrale de Chartres le 27 février 1594 : après s'être vêtu d'une chemise blanche, ouverte devant et derrière pour permettre l'onction, et d'une cape en satin cramoisi, il entre solennellement dans la cathédrale, non pas selon la légende sur son cheval, mais à pied[20].

La cérémonie se déroule dans le chœur, le peuple ne pouvant la voir à cause du jubé. Invité à prononcer les serments solennels, l'un à l'Église l'autre au peuple, il subit les rituels de l'adoubement avec les éperons et l'épée, puis celui de l'onction avec la Sainte Ampoule. Celle de la cathédrale de Reims nécessaire au sacre, étant non accessible, elle fut substituée par l'ampoule de l'Abbaye de Marmoutier, près de Tours[21],[Note 3]. Les évêques le revêtent de la tunique représentant le sous-diacre, de la dalmatique représentant le diacre, puis l'officiant lui remet les regalia. À la fin de ce rituel, le roi et l'évêque s'installent sur le jubé afin que le prélat célèbre la messe et que le peuple puisse y participer. Après la messe du sacre, un cortège se dirige vers l'évêché, sous les « Vive le Roi » de la foule, pour un immense banquet[20].

Le classement comme Patrimoine mondial[modifier | modifier le code]

La cathédrale de Chartres a été classée en 1979 comme Patrimoine mondial par l'UNESCO aux trois motifs suivants :

  • Représenter un chef-d’œuvre du génie créateur humain « Construite assez rapidement et presque d’un seul jet, la cathédrale de Chartres constitue, par l’unité de son architecture et de sa décoration, l’expression totale et achevée d’un des aspects les plus unanimes du Moyen Âge chrétien ».
  • Témoigner d’un échange d’influences considérable… « La cathédrale de Chartres a exercé une influence considérable sur le développement de l’art gothique en France et hors de France ».
  • Offrir un exemple éminent d’un type de construction… « La cathédrale de Chartres est à la fois un symbole et un édifice type : l’exemple le plus éclairant que l’on puisse choisir pour élucider la réalité culturelle, sociale et esthétique de la cathédrale gothique ».

Structure[modifier | modifier le code]

Dimensions principales[modifier | modifier le code]

Plan de la cathédrale
Dictionnaire raisonné de l’architecture française / Eugène Viollet-le-Duc
  • longueur intérieure : 130 m[22]
  • hauteur sous voûte : 37,50 m
  • hauteur du sol au faîte de la toiture : 51 m
  • hauteur du clocher vieux : 105 m
  • hauteur du clocher neuf : 115 m
  • longueur intérieure totale : 130 m
    • dont longueur de l’avant-nef : 17 m
    • longueur de la nef : 44 m
    • croisée du transept : 14 m
    • longueur du chœur : 37 m
    • déambulatoire et chapelle axiale : 18 m
  • largeur du vaisseau central de la nef : 16,40 m (contre 12 m pour Notre-Dame de Paris)
  • largeur de la nef avec les bas-côtés : 33 m
  • largeur intérieure du transept de trumeau à trumeau: 63,4 m
  • largeur du chœur avec les bas-côtés : 47 m
  • largeur de la façade Ouest : 48 m
    • dont le Portail Royal : 15 m
  • largeur de chacune des façades Nord ou Sud : 40 m

Détails complémentaires[modifier | modifier le code]

  • La clôture du chœur comporte 200 statues.
  • La grande rosace avec ses 13,36 mètres de diamètre est une des plus grandes du monde (Les deux rosaces du transept de Notre-Dame de Paris ont un diamètre de 13,1 mètres).
  • 181 représentations de la Vierge.
  • 3 500 statues.
  • Près de 9 000 personnages y sont représentés, si l'on compte les vitraux.
  • On compte 9 portails sculptés (ce qui est unique en Europe).
  • Avec ses 650 m2, le chœur est le plus vaste de France.
  • Le transept de 63,4 m est aussi le plus long de France.
  • La crypte romane est la plus vaste de France.
  • On compte 176 verrières.
  • Dans cette crypte se trouve également un puits, le puits des Saints-Forts, qui fait 33 mètres de profondeur.
  • La surface totale de vitraux est de 2 600 m2, la cathédrale possède ainsi la plus importante surface au monde de vitraux des XIIe et XIIIe siècles.
  • Le sol de la nef est en très légère pente : en partant des portails de la nef et en se dirigeant progressivement vers la croisée des transepts, on monte petit à petit. En revanche, le sol des bas-côtés est bien horizontal, ce qui fait qu'à la croisée des transepts, il est au même niveau que celui de la nef, mais du côté de la façade occidentale, il est à trois marches au-dessus de celui de la nef.

Travaux de restauration (2009-2016)[modifier | modifier le code]

Financés par le Ministère de la Culture, la région Centre et par de nombreux dons (soit en tout près de 14 millions d'euros), la cathédrale est actuellement en plein chantier de restauration. Ces travaux ont été vivement critiqués et comparés à une « disneylandisation » de la cathédrale[23] et un contrexemple de restauration[24].

Intérieur[modifier | modifier le code]

Travaux du haut-chœur, puis du bas-chœur, et enfin de l'intégralité du chœur.

La première partie des travaux, en 2008, concernait les deux chapelles du chœur (chapelle des martyrs et chapelle d'axe). Il s'agissait d'expérimenter la reconstitution des enduits. Le haut-chœur a été restauré entre 2009 et 2010. Cette opération a mis au jour des badigeons ocre et blanc du XIIIe siècle, reprenant un motif de pierre, jusque-là cachés par la pollution[25]. Le bas-chœur a été provisoirement masqué par une restitution de l'ancien jubé. De juillet 2010 à novembre 2011, le narthex (côté intérieur de la façade occidentale, ou « avant-nef »), le bas-chœur et le déambulatoire nord ont été mis en travaux. En septembre 2012, Notre-Dame du Pilier fut transférée dans le collatéral nord de la nef. Les travaux ont été suspendus entre les fêtes de Pentecôte 2013 et 2014. La montée des échafaudages de la nef (trois premières travées côté croisée du transept) est en cours depuis juin 2014. Il est prévu deux ans pour la totalité de nef (un peu moins : Pentecôte 2014 à Pâques 2016).

Extérieur[modifier | modifier le code]

Les restaurations extérieures ont porté sur la façade occidentale, les portails de la façade nord et les contours de la rose sud. Comme à l'intérieur, des traces de badigeon de couleur ocre et blanc recouvraient les parois.

Vitraux[modifier | modifier le code]

Les vitraux du XIIIe siècle, répartis sur quatre-vingt-quatorze baies, font l’objet d'un programme de restauration complet au rythme de deux à trois baies par an (la restauration d'une baie est estimée à environ 160 000 euros). En 2012, les deux tiers des baies étaient déjà restaurées : le niveau inférieur (déambulatoire, bas-côté de la nef et chapelles rayonnantes), les baies hautes du chœur, les rosaces du transept avec les lancettes correspondantes, et les verrières de la façade ouest (les plus anciennes).

Extérieur[modifier | modifier le code]

Lors de sa restauration, entreprise en 2006, les chercheurs découvrirent que la totalité de la superficie extérieure était peinte, tout comme l'intérieur (polychromie sur enduit)[1].

Les tours[modifier | modifier le code]

Tour Nord - Façade et rosace - Tour Sud

Une des caractéristiques de la cathédrale Notre-Dame de Chartres réside dans la différence entre ses deux tours : la tour Nord a une base de romane avec contrefort épais et ouverture réduite, surmontée d'une flèche flamboyante plus tardive datée du XVIe siècle. En revanche, la tour Sud est surmontée d'une flèche très simple. Cette flèche a fait l'objet de très nombreux commentaires d'artistes et écrivains[Note 4] tellement l'impression de « jaillissement » est frappante[26].

Au sommet de la flèche Sud se trouve une lune tandis qu'à celui de la flèche Nord se trouve un soleil.

Le clocher nord, dit Neuf a contenu six cloches, dont trois bourdons. On peut citer, principalement, Marie et Gabrielle, les plus gros et les plus anciens de la cathédrale. On estimait Marie pesant quinze tonnes et Gabrielle dix. Ces six cloches ont été fondues vers la fin 1793 pour fabriquer des canons et de la monnaie de bronze.

Il comporte actuellement sept cloches[26] :

  • Marie, d'un poids de 6 tonnes, date de 1845 ; elle sonne en Sol.
  • Le Timbre d'un poids de 5 tonnes, seul rescapé des époques pré-révolutionnaires, date de 1520. Il se trouve dans la Lanterne et donne un La2, il sonne les Heures.
  • Joseph d'un poids de 2 350 kg date aussi de 1840 ; il se trouve dans la Grande Tour et donne un Si2, il sonne en volée.
  • Anne d'un poids de 2 040 kg (1845) se trouve dans la Petite Tour donne un Ré3, elle sonne en volée.
  • Élisabeth d'un poids de 1 515 kg (1845) se trouve dans la Petite tour donne un Mi3, elle sonne en volée.
  • Piat d'un poids de 870 kg ( 1845) se trouve dans le Petite Tour donne un Fa#/SolB 3, elle sonne en volée.
  • Fulbert d'un poids de 1 095 kg se trouve dans la Petite Tour donne un Sol3, elle sonne en volée.
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Le portail royal[modifier | modifier le code]

Détail du portail royal
Reine de Juda

La façade occidentale constitue la porte d'entrée principale de l'édifice religieux. Encadrée par deux tours, elle présente un programme sculpté important : 24 grandes statues (il en reste 19 aujourd'hui) et plus de 300 figures forment un décor en harmonie avec l'architecture de la cathédrale[27].

Le portail royal est antérieur à la reconstruction de l'édifice au XIIIe siècle. Épargné lors du grand incendie de 1194, il date des années 1145-1150. Parvenu pratiquement intact à nos jours, il se compose de trois baies largement décorées et constitue l'un des meilleurs exemples, avec le portail de la basilique Saint-Denis, de l'art du gothique primitif. Il se démarque par la grande qualité de ses sculptures. Le programme iconographique mêle des scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament, associant ainsi les précurseurs de la Chrétienté - le peuple juif - à l’accomplissement de la promesse, formulée selon le dogme chrétien. Les trois tympans proclament eux les mystères de la Foi. Ils représentent respectivement l'Incarnation, l'Ascension, et la Gloire du Christ. Les statues-colonnes de la baie centrale représentent David, Salomon, la Reine de Saba - peut-être Isaïe ou Ezéchiel.

Le décor qui enserre les statues représente les derniers feux du style roman : il se compose d'entrelacs, colonnettes, et de feuilles d'acanthe qui témoignent d'influences méridionales.

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Le portail Nord[modifier | modifier le code]

Vue d’ensemble du portail Nord

Le portail Nord est aussi appelé « portail de l'Alliance ». Il se présente, comme le portail Sud, sous la forme d'un porche percé de trois portails. Des accès latéraux relient les trois baies et permettent de circuler à l'abri du porche. Ses statues ont été exécutées entre 1205 et 1210[28]. Elles représentent des scènes de l'Ancien Testament et de la vie de la vierge Marie. Les voussures de la baie centrale évoquent les épisodes de la Genèse. La baie de droite reprend le thème des travaux et des jours.

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Le portail Sud[modifier | modifier le code]

Vue d’ensemble du portail Sud

Le portail Sud est consacré à l'Église, depuis les apôtres (baie centrale) jusqu'aux confesseurs (baie de droite) et aux martyrs (baie de gauche). Sa datation est proche de celle du portail Nord, peut-être légèrement antérieure. Sur le trumeau de la baie centrale, on trouve un « Christ enseignant » et au tympan une figuration du jugement dernier.

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Les toits[modifier | modifier le code]

La charpente de fer supportant le toit

La précédente toiture (charpente en bois appelée « la forêt ») et la couverture en plomb de la cathédrale ayant été détruites par un incendie en 1836, elles furent remplacées en 1837 par une charpente métallique et une couverture en cuivre qui est à l'origine du vert-de-gris qui lui donne cette couleur verte caractéristique. La nouvelle charpente a été réalisée par Émile Martin et M. Mignon. Elle fut restaurée en 1997 sous la direction de Guy Nicot[29].

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Intérieur[modifier | modifier le code]

Les vitraux[modifier | modifier le code]

Les trois lancettes de la façade occidentale
Article détaillé : Vitraux de Chartres.

Les vitraux de la cathédrale sont considérés comme l'un des ensembles les plus complets et les mieux préservés de l'époque médiévale. Ils couvrent une surface totale de 2 600 m² et présentent une collection unique de 172 baies[30] illustrant la Bible et la vie des saints ainsi que celle des corporations de l'époque.

La plupart des vitraux furent réalisés pour l'église actuelle reconstruite après l'incendie de 1194. Leur origine peut être datée des années 1205 à 1240. Cependant quelques-uns sont des témoins de la cathédrale antérieure, comme les trois lancettes de la façade occidentale qui furent exécutées entre 1145 et 1155 de même que la partie centrale du vitrail appelée Notre-Dame-de-la-Belle-Verrière, célèbre pour son bleu dit de Chartres, daté de 1180. Les plus anciens vitraux de Chartres sont contemporains de ceux que l'abbé Suger fit réaliser, entre 1144 et 1151, pour l'abbatiale de Saint-Denis. La destruction de la cathédrale de Reims et de ses vitraux en 1914 entraîna une forte vague d'émotion à travers le pays. Les vitraux furent entièrement déposés et entreposés en lieu sûr durant les deux guerres mondiales.

Les vitraux de Chartres sont célèbres pour leur bleu qui a fait la renommée de la ville et de sa cathédrale, le « bleu de Chartres ». Ce « bleu roman » très lumineux, mis au point dans les années 1140 sur le chantier de la basilique Saint-Denis, fut utilisé par la suite dans la cathédrale de Chartres et celle du Mans. Ayant un fondant sodique coloré au cobalt, il s'est révélé plus résistant que les rouges ou les verts de la même époque[31],[32].

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Le labyrinthe[modifier | modifier le code]

Chartres 1750, J. B. Rigaud.

Le labyrinthe de Chartres, œuvre du XIIe siècle, est une figure géométrique circulaire inscrite dans toute la largeur du pavage de la nef principale, entre les troisième et quatrième travées. Elle représente un tracé continu déployé de 261,55 m, partant de l'extérieur et aboutissant au centre, en une succession de tournants et d'arcs de cercle concentriques. Une de ses particularités est que, partant du centre ou de l'extérieur, le chemin parcouru présente exactement le même enchaînement de tournants et d'arcs de cercle.

Son parcours serait composé de 276 pierres blanches dont les trois premières de dimensions différentes[33]. Publiant la revue Caerdroia consacrée aux labyrinthes, Jeff Saward signale sur le site labyrinthos[34] une opinion de plus en plus répandue : le nombre exact de pierres formant le tracé du labyrinthe de Chartres, 270 ou 272 pierres, correspondrait symboliquement au nombre de jours de la grossesse et donnerait au labyrinthe le sens d'une nouvelle gestation. Cet auteur met pourtant en doute la possibilité de fournir un décompte exact du nombre de pierres formant le tracé du labyrinthe, en raison des brisures apparaissant sur les pierres depuis leur pose et de possibles réparations. De telles affirmations découlent probablement d'un manuscrit non publié de Robert Ferré, A Day at Chartres (1995), qui crédite le chanoine Legaux et avant lui Jean Villette d'avoir fait un compte précis de 272 pierres. Jean Villette avait lui-même eu l'attention attirée[35] par une note en bas de page figurant dans un article de Gilles Fresson[36]. Paradoxalement, ce dernier n'avait compté que pour couper court à toute tentative d'interprétation exagérée, tandis qu'un ouvrage grand public[37] donnait alors le nombre de 365 pierres.

Cet exemple précis montre, parmi tant d'autres, combien le labyrinthe de Chartres, fascinant les contemporains, donne lieu à de nombreuses récupérations, issues de mouvements marqués par leur grande diversité (géobiologie, psychologie comportementale, nouvel âge, templiers, spiritualités orientales)[38] et auxquelles il ne faut pas prêter de valeur scientifique ni historique. Ce labyrinthe s'inspire probablement du mythique Labyrinthe de Crète construit par Dédale, comme semble l'indiquer la plaque de cuivre située en son centre, ôtée en 1792, et qui aurait représenté le combat de Thésée et du Minotaure[39],[40],[41]. Néanmoins, André Peyronie fait part de son scepticisme sur l'existence d'une représentation Minotauromachique à Chartres, qui serait un cas unique en France, comme le propose pourtant Marcel-Joseph Bulteau à la fin du XIXe siècle[42]. Si l'on se fie à l'univers culturel des chanoines du XIIIe siècle, seuls maîtres d'ouvrage de l'édifice, le labyrinthe serait un chemin symbolique où l'homme va à la rencontre de Dieu. On peut le comprendre soit comme un pèlerinage « sur place », dont la finalité est d'inviter à la pénitence et à la méditation, vécue aussi bien avec le corps qu'avec l'esprit. On peut aussi y lire symboliquement le parcours qu'est l'existence humaine, long et compliqué, ou s'exprimerait la confiance d'être conduit finalement en présence de Dieu.

Tous les vendredis les chaises sont mises de côté

Depuis plusieurs années, les responsables de la cathédrale mettent en valeur un rituel qui avait lieu autour de la fête de Pâques, largement documenté par des textes du XIIe siècle et du XIVe siècle et dans lequel le doyen du chapitre (le Christ) parcourait le labyrinthe (les enfers), allait jusqu'à son centre, rappelant l'extermination du minotaure (la mort vaincue), tenant une balle jaune (pelote du fil d'Ariane: fil de vie) qu'il lançait aux participants. Le parcours du labyrinthe serait ainsi - initialement - une évocation de la résurrection, celle du Christ appelant celle des hommes[43]. Le centre de ce grand motif symboliserait ainsi la Jérusalem céleste, soit l'au-delà. Quand on réalise une projection de la rose de la façade sur le pavement, cette rose consacrée à la résurrection des morts correspond exactement au labyrinthe, le christ de la fin des temps se superposant alors au centre du labyrinthe[44]. La démarche du labyrinthe ne consiste pas seulement à aller jusqu'au centre, mais à en ressortir. Le pèlerin est invité à emprunter la ligne tracée face à lui pour monter vers le chœur de la cathédrale - en particulier l'autel[45]. Le labyrinthe de Chartres a été appelé « La Lieu » — bien que la lieue française soit bien plus longue que la longueur développée du labyrinthe — et plus tard « chemin de Jérusalem »[46].

La ville de Toronto au Canada s'est inspirée du labyrinthe de la cathédrale pour construire son propre labyrinthe dans le parc de Trinity Square à proximité de l'hôtel de ville[47].

Tous les vendredis, de 10 h à 17 h, les chaises sont mises de côté pour que les visiteurs qui le souhaitent puissent aussi effectuer ce parcours.

Le chœur[modifier | modifier le code]

La clôture du chœur[modifier | modifier le code]

Clôture du chœur
Le massacre des Innocents

La clôture de chœur est un mur entourant le chœur, destiné à mieux isoler ce dernier du déambulatoire. Entièrement sculpté, il est formé d’un ensemble de 40 groupes totalisant 200 statues. Il est partiellement l'œuvre de Jehan de Beauce qui commença les travaux au début du XVIe siècle. Le programme iconographique est de style Renaissance et évoque les épisodes de la vie de Jésus et de la Vierge Marie. Sa réalisation dura près d'un siècle mais le style reste cohérent d’un bout à l’autre de la clôture.

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L'intérieur du chœur[modifier | modifier le code]

Le maître-autel monumental date de la fin du XVIIIe siècle. Ce groupe en marbre réalisé en 1772 par Charles-Antoine Bridan représente l'Assomption de Marie.

Il est également l'auteur des six bas-reliefs en marbre (1787-1788), disposés au-dessus des stalles, symétriquement de chaque côté de l'espace central, qui évoquent des épisodes de la vie de la Vierge.

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Le voile de la Vierge[modifier | modifier le code]

Voile de la Vierge.
Chapelle de Notre-Dame du Pilier.

Il s'agit d'une relique importante qui fut offerte en 876 à la cathédrale par Charles le Chauve, empereur d'Occident. Selon la tradition, il pourrait s’agir de la chemise que portait Marie lors de l'Annonciation. Cette relique, une des plus précieuses d’Occident, fit de l'église un sanctuaire marial qui accueillit de nombreux pèlerins. Lors de l'incendie de l'ancienne église en 1194, la relique sembla perdue, mais elle avait été providentiellement mise à l'abri dans le martyrium par des clercs. Après deux ou trois jours de déblayage, les sauveteurs et la relique furent retrouvés[12]. À l’époque, l’interprétation de cet épisode comme d’un désir de la vierge Marie à abriter le voile dans une église plus spacieuse, conduisit à une multiplication des dons sur son autel[Note 5]. Cela explique sans doute l'enthousiasme et la rapidité avec laquelle la nouvelle cathédrale fut bâtie, sans qu'il soit exclu que l'incendie de 1194 soit arrivé de façon opportune afin d'accélérer les travaux de l'église de Fulbert alors même que les chanoines étaient réticents face à ce projet coûteux dont l'agrandisssement imposait la destruction des quartiers canoniaux et de leurs habitations[9].

À la suite de l'ouverture au début du XVIIIe siècle de la châsse alors en mauvais état, il fut constaté qu’il s’agissait d’un long habit de tête, et non d’une chemise ainsi qu’elle figurait sur le sceau du chapitre de la cathédrale[5]. Par la suite, la relique fut contenue dans une châsse de grande valeur, dont les joyaux furent vendus à la Révolution. De même en 1793, le voile fut découpé en plusieurs morceaux, qui furent vendus. Une expertise du tissu restant, réalisée en 1927 par le musée des soieries de Lyon, propose une datation ancienne, des premiers siècles. Il est en soie de grande valeur, ce qui est étonnant au vu du statut social de Marie. Le voile, placé dans un reliquaire monstrance réalisé par l’orfèvre Poussielgue-Rusand en 1876, est toujours exposé dans le déambulatoire, du côté Nord, dans une des chapelles absidales[9].

Notre-Dame de Chartres reste un lieu de pèlerinage important à l'heure actuelle, principalement grâce aux traditionnels pèlerinages qui ont lieu lieu chaque année durant le week-end de Pentecôte. Ainsi, le Pèlerinage de Tradition (organisé par la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X et qui s'élance de Chartres) et Notre-Dame de Chrétienté (qui débute à Paris et se termine à Chartres), n'attirent pas moins de 12 000 pèlerins à eux deux, venant du monde entier. L'engouement pour la route de Saint-Jacques-de-Compostelle, dont Chartres est une étape pour les pèlerins qui viennent du Nord par la route de Paris, est aussi à l'origine de ce succès.

Notre-Dame du Pilier[modifier | modifier le code]

Notre-Dame du Pilier est une vierge en bois de poirier sculptée vers 1540. Elle était autrefois adossée au jubé qui a lui-même été détruit en 1763 par les chanoines[12].

Grand orgue[modifier | modifier le code]

Les grandes orgues actuelles
Article connexe : Orgue.

En 1353, la cathédrale possédait déjà des orgues, Jehan de Châteaudun en est le premier organiste connu[48]. Au XVe siècle un instrument plus puissant est édifié. Il est desassemblé au XVIe siècle et Robert Filleul, organiste, en construit un nouveau plus conséquent alors que des menuisiers chartrains assurent la réalisation du buffet[48]. L’orgue est installé sur la façade occidentale. Aux XVIIe et XVIIIe siècles la partie sonore évolue. Cependant le manque de moyens financiers et l’incendie de 1836 coupant cours à un projet de restauration, conduiront à un état déplorable de l’instrument à la fin du XIXe siècle[48]. En 1964, Pierre Firmin-Didot fonde une association afin d’assurer la rénovation des orgues. Le grand orgue actuel a été construit en 1971 par les Établissements Danion-Gonzalez[48]. Le buffet placé en nid d’hirondelle, sur un côté de la nef, bien que maintes fois modifié, a gardé son aspect du XVIe siècle.

Claviers (de bas en haut)[48]
Pédalier 1° clavier : Grand-Orgue 2° clavier : Positif 3° clavier : Récit 4° clavier : Écho
Plan sonore Notes Plan sonore Notes Plan sonore Notes Plan sonore Notes Plan sonore Notes
Principal 32 Montre 16 Montre 8 Principal 8 Principal 8
Montre (emprunt GO) 16 Bourdon 16 Flûte 8 Cor de nuit 8 Bourdon 8
Soubasse 16 Montre 8 Bourdon 8 Gambe 8 Flûte 4
Montre 8 Flûte 8 Prestant 4 Voix céleste 8 Doublette 2
Bourdon 8 Bourdon 8 Flûte 4 Flûte 4 Nazard 2 2/3
Principal 4 Prestant 4 Doublette 2 Viole 4 Tierce 1 3/5
Flûte 4 Flûte 4 Nazard 2 2/3 Doublette 2 Piccolo 1
Flûte 2 Doublette 2 Tierce 1 3/5 Sesquialtera 2 rgs Cymbale 3 rgs
Plein jeu 5 rgs Fourniture
(résultante de 16)
2 rgs Larigot 1 1/3 Plein jeu 4 rgs Trompette 8
Basson 8 Fourniture 3 rgs Cornet
(à partir du 3° do)
5 rgs Cymbale 3 rgs Clairon 4
Bombarde 16 Cymbale 4 rgs Plein-jeu 4 rgs Voix humaine 8
Trompette 8 Cornet
(début : sol2)
5 rgs Cymbale 3 rgs Basson Haubois 8
Clairon 4 Bombarde 16 Cromorne 8 Bombarde 16
Trompette 8 Trompette 8 Trompette 8
Clairon 4 Clairon 4 Clairon 4

L'horloge astronomique[modifier | modifier le code]

Le cadran intérieur dans le chœur de la cathédrale
Article détaillé : Horloge astronomique de Chartres.

La cathédrale comporte les restes d'une ancienne horloge astronomique. Le cadran a fait l'objet d'une restauration vers 2008-2009. Cette restauration a nécessité la reconstitution de plusieurs roues et pignons manquants.

Les cryptes[modifier | modifier le code]

La cathédrale actuelle résulte de constructions de différentes époques. Les cathédrales ont souvent été superposées, servant chacune de fondations à celle qui lui succédait. Les parties qui n'ont pas été remblayées forment deux cryptes concentriques.

La crypte intérieure[modifier | modifier le code]

Caveau Saint-Lubin.

Les premiers chrétiens auraient édifié du IVe au XIe siècles des sanctuaires successivement dévastés par les flammes et/ou persécutions religieuses. Un vestige de muraille, généralement attribué à l'époque gallo-romaine, fait référence à l'époque de la première église[12]. Il ne subsiste rien de celle du VIe siècle. Dans un couloir de fouille, on a tout au plus quelques marches de celle du VIIIe siècle. Par contre la crypte de l'église carolingienne édifiée par Gislebertus au IXe siècle correspond vraisemblablement à une salle conservée. Elle porte le nom de caveau Saint-Lubin et se situe sous le chœur de la cathédrale actuelle, juste sous le maître-autel.

La crypte extérieure[modifier | modifier le code]

Chapelle de Notre-Dame Sous-Terre.

La crypte de Fulbert, ou église basse, enveloppe ce caveau et va d'un clocher jusqu'à l'autre, en faisant le tour de l'édifice. Datant du XIe siècle, avec ses 230 mètres de long sur 5 à 6 mètres de large, elle est la plus grande crypte de France. En partant de l'extrémité de la galerie Nord, on arrive à la chapelle de Notre-Dame Sous-Terre, peut-être l'un des plus anciens sanctuaires consacrés à Marie en occident. Rouverte au culte en 1857, une messe y est célébrée chaque jour à 11h45. On peut y observer une reproduction datant de 1975 d'une statue en chêne sombre d’époque romane, le modèle original ayant été brûlé par les révolutionnaires en 1793[5].

La galerie devient semi-circulaire sous le chevet et s'ouvre sur trois chapelles romanes profondes, encadrées par quatre plus petites chapelles gothiques du XIIIe siècle. C'est là que se trouve le puits dit des Saints-Forts. Dans la galerie Sud, on peut admirer une fresque du XIIe siècle avec plusieurs grands saints populaires (Clément, Gilles, Martin, Nicolas…). À l'extrémité de cette même galerie, un baptistère en pierre est installé, datant de l'époque romane.

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Vie spirituelle de la cathédrale[modifier | modifier le code]

Les principaux pèlerinages[modifier | modifier le code]

Statue de Bridan représentant l'Assomption
au fond du chœur

La cathédrale Notre-Dame de Chartres est, depuis son édification, un haut lieu de pèlerinage pour les catholiques français (et avant tout un pèlerinage marial - ce qui explique notamment l'ampleur du déambulatoire, permettant la circulation des fidèles autour du chœur). Au cours du XXe siècle, les pèlerinages à Chartres ont connu un nouvel élan, à la suite de l'écrivain Charles Péguy qui se rendit à pied de Paris à Chartres en 1912, accomplissant un vœu fait au chevet de son fils malade. Après la mort de Péguy en 1914, certains de ses amis refirent la route en méditant ses poèmes, initiant un vaste mouvement de pèlerinages à Chartres, parmi lesquels :

  • le pèlerinage étudiant, organisé par les aumôneries de l'enseignement supérieur en Île-de-France, aux Rameaux depuis 75 ans.
  • le pèlerinage de Chrétienté à la Pentecôte, qui dure trois jours, durant lesquels la messe est célébrée dans la forme extraordinaire du rite romain et qui réunit 10 000 personnes chaque année depuis 30 ans, faisant de celui-ci le plus grand pèlerinage à pied d’Europe.
  • le pèlerinage des Guides et Scouts d'Europe du département des Yvelines, le premier dimanche d'octobre (4 000 scouts et guides).
  • le pèlerinage du monde du travail, depuis 60 ans au mois d'avril.
  • le « Pèlerinage Chartres-Paris », organisé par l'association Pèlerinages de Tradition (Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X). Le passé de ce pèlerinage se confond avec celui de « Notre-Dame de Chrétienté » puisque les deux n'en formaient originellement qu'un seul avant la scission de 1989 découlant du motu proprio Ecclesia Dei du pape Jean-Paul II. Si ce pèlerinage a pour départ Chartres, la séparation de la fraternité Saint Pie X en 1988 d'avec l'Église catholique et romaine ne permet pas aux Évêques de Chartres comme de Paris de recevoir les participants de ce pèlerinage dans leurs cathédrales. Il est réalisé, comme son nom l'indique en sens inverse, lors du week-end et du lundi de Pentecôte.

Chartres est également une étape importante pour les pèlerins qui viennent du Nord de l'Europe et qui font route vers Saint-Jacques-de-Compostelle, en empruntant la route de Paris à Tours (Via Turonensis).

Liturgie[modifier | modifier le code]

La cathédrale accueille toujours une vie liturgique intense. L'eucharistie est célébrée chaque jour dans l'édifice, à 11h45 (crypte) et 18h15. Le dimanche, elle est célébrée à 9h15 en latin (messe grégorienne) selon le rite de Paul VI, à 11h (messe solennelle qui regroupe ordinairement plus de mille personnes), 18h (hiver) ou 18h30 (été).

Chaque soir, depuis le 11 septembre 2001, la Communauté du Chemin Neuf chante les vêpres, à la demande de Mgr Bernard-Nicolas Aubertin, puis de Mgr Michel Pansard, qui lui a succédé. Le Chemin Neuf continue ainsi l'œuvre que les chanoines avaient initiée[49].

La cathédrale était le lieu central du Festival de Pâques au cours de ses huit éditions, de 2003 à 2010.

La cathédrale de Chartres et les arts[modifier | modifier le code]

Représentations picturales[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Corot
Cathédrale de Chartres
1830 (64 × 51 cm)
Paris, musée du Louvre.

Plusieurs peintres ont représenté la cathédrale dans leurs œuvres. L'un des tableaux les plus connus est celui de Jean-Baptiste Corot, peint en 1830 (Paris, musée du Louvre). Chaïm Soutine a repris le même thème en 1933 (Musée d'art moderne, Troyes) de même que Maurice Utrillo entre 1912 et 1914 (collection privée).

La cathédrale de Chartres dans la littérature[modifier | modifier le code]

  • Joris-Karl Huysmans, La cathédrale, Paris, P.-V. Stock,‎ 1898, in-18, 488 p. (notice BnF no FRBNF30631450) La cathédrale disponible sur Gallica
    Publié en 1898 La Cathédrale est un roman où l’auteur s'initie à la symbolique médiévale et catholique à Chartres. Ce livre connut un certain écho à l'époque et fit dire à François Mauriac que Huysmans « avait réintroduit Chartres dans la vie spirituelle française »[12].
  • Charles Péguy, La Tapisserie de Notre Dame, Paris, Cahiers de la Quinzaine, coll. « Cahiers de la Quinzaine » (no 10),‎ 1913, 103 p. (notice BnF no FRBNF35571577)
    Charles Péguy dans son recueil « la Tapisserie de Notre-Dame » écrit le long poème Présentation de la Beauce à Notre-Dame de Chartres[50].
  • Kathleen McGowan (trad. Arlette Stroumza), Le livre de l'amour : Traduction de : The book of love, Paris, XO éd.,‎ 2009, couv. ill. en coul. ; 24 cm, 493 p. (ISBN 978-2-84563-307-0, notice BnF no FRBNF41490518)
    De New York à Chartres, Kathleen McGowan nous entraîne dans un voyage initiatique pour nous révéler la plus incroyable des vérités.
  • (en) Salley Vickers, The Cleaner of Chartres, New York, Viking,‎ 2013, 298 p. (ISBN 978-0-6709-2212-3)
    Travaillant comme femme de ménage dans la cathédrale de Chartres depuis plus de vingt ans, Agnes Morel transforme profondément la vie locale en utilisant son influence subtile jusqu'à ce qu'une rencontre fortuite révèle les tragiques incidents qui lui sont arrivés durant sa jeunesse.

La cathédrale de Chartres dans la bande-dessinée[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Virgini pariturae : La naissance virginale.
  2. Cette statue est attestée vers 1013.
  3. Il s’agit de l’abbaye de Marmoutier et non celle de Noirmoutiers comme l’indique par erreur Victor de Chalambert dans le tome II de son histoire de la ligue. Mézeray écrit ceci à ce propos : « Or parce qu'il [Henri IV] n'avoit pas encore la ville de Rheims ny la Saincte Ampoule que l'on y garde dans l'Abbaye de Sainct Remy, il choisit l'Eglise Nôtre-Dame de Chartres, tres celebre à cause de la devotion de la Vierge, et y fit apporter de l'Abbaye de Marmoustier une fiole, qu'on dit estre celle que Severe Sulpice et Fortunat Evesque de Poitiers, escrivent avoir esté apportée par un Ange au grand Sainct Martin, pour luy remettre les membres qu'il s'estoit tout froissez en tombant du haut d'un escalier. Le 27e Fevrier Nicolas de Thou Evesque de Chartres fit la ceremonie de la même maniere qu'elle a accoûtumé de se faire à Rheims. » (François Eudes de Mézeray, Abrégé chronologique de l'Histoire de France, Amsterdam, A. Schelte,‎ 1696, 6 vol. ; in-12 (notice BnF no FRBNF30939917), p. 111, Tome VI).
  4. Charles Péguy disait de cette flèche qu’elle était « unique au monde ».
  5. Ces dons sur l'autel de la Vierge sont attestés dès 1195.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Christine Le Goff (Réalisatrice. Auteur du texte.), Gary Glassman (Réalisateur), Ed Tomney (Compositeur) et Féodor Atkine (Voix parlée), Les cathédrales dévoilées, Issy-les-Moulineaux, ARTE France développement,‎ 2011, 1 DVD vidéo monoface simple couche zone 2 (1 h 20 min) (notice BnF no FRBNF42531089)
  2. « Notice no PA00096993 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. Sébastien Roulliard, Parthénie, ou Histoire de la très-auguste et très-dévote église de Chartres, Paris, R. Thierry et P. Chevalier,‎ 1609, 2 parties en 1 vol. (205-291 f.) : planche et portrait gr. ; in-8 (notice BnF no FRBNF31255353)
    Histoire de la très-auguste et très-dévote église de Chartres disponible sur Gallica
  4. a et b Yves Delaporte, « Les origines de la légende chartraine des Druides », Sanctuaires et pèlerinages, no 3,‎ mars 1956, p. 15
  5. a, b, c et d Cathédrale de Chartres 2013, « Pèlerinages d'un jour » (consulté le 27 octobre 2013)
  6. René Merlet, Guide archéologique du congrès de Chartres, 1900, Paris, A. Picard,‎ 1900, In-8° , 42 p. (notice BnF no FRBNF30931139)
  7. Jean Villette (photogr. Édouard Fiévet, Pierre Lefevre), Les portails de la cathédrale de Chartres, Chartres, J.-M. Garnier,‎ 1994, ill. ; 29 cm, 305 p. (ISBN 2-908974-10-X, notice BnF no FRBNF35750519), p. 17
  8. Mickaël Gendry, L'église, un héritage de Rome : essai sur les principes et méthodes de l'architecture chrétienne, Paris, l'Harmattan, coll. « Religions et spiritualité »,‎ 2009, ill., couv. ill. en coul. ; 22 cm, 267 p. (ISBN 978-2-296-09773-5, ISSN 1299-5614, notice BnF no FRBNF42004936), p. 94
  9. a, b et c Hervé Pinoteau, Notre-Dame de Chartres et de France : le voile de la Vierge et autres merveilles, Paris, F.-X. de Guilbert,‎ 2008, ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 21 cm, 109 p. (ISBN 978-2-7554-0294-0, notice BnF no FRBNF41301254)
  10. Société archéologique d'Eure-et-Loir, « Cathédrale Notre-Dame de Chartres », Mémoires de la Société archéologique d'Eure-et-Loir, vol. 7,‎ 1882, p. 288
  11. René Merlet et M. l'abbé Clerval, Un Manuscrit chartrain du XIe siècle. : Fulbert, évêque de Chartres, martyrologe à l'usage de l'église de Chartres..., Chartres, Garnier,‎ 1893, In-4° , VIII-266 p., pl. et fig. (notice BnF no FRBNF30931151), p. 55
  12. a, b, c, d, e et f « Histoire de la Cathédrale de Chartres »
  13. Jean-François Blondel (photogr. Sylvain Sonnet), Les splendeurs de la France sacrée, Paris, Nouvelles éd. de l'Université, coll. « Beaux livres Déclics »,‎ 2010, nombreuses ill. en coul., couv. et jaquette ill. en coul. ; 21 x 30 cm, 159 p. (ISBN 978-2-84768-214-4, ISSN 2105-9241, notice BnF no FRBNF42270976), p. 120
  14. Eugène Lefèvre-Pontalis, Les Architectes et la construction des cathédrales de Chartres : Extrait de la "Revue des archives historiques du diocèse de Chartres", Chartres,‎ 1906, In-8°, 64 p. (notice BnF no FRBNF30773844)
  15. Adolphe Lecocq, La Cathédrale de Chartres et ses maîtres-de-l'oeuvre, Chartres, E. Garnier,‎ 1876, pl. ; 24 cm, 86 p. (notice BnF no FRBNF41660755)
  16. Georges Monmarché, Georges Poisson (Collaborateur), Patrice Boussel (Collaborateur) et Daniel Letellier (Éditeur scientifique), Ile-de-France, environs de Paris, Paris, Hachette,‎ 1963, plans, cartes en coul. ; In-16, 759 p. (notice BnF no FRBNF33103562), p. 182
  17. Hervé Joubeaux, Vincent Cochet, Françoise Jouanneaux et Musée des beaux-arts (Chartres), Trésors de la Cathédrale de Chartres : Catalogue de l'exposition, Chartres, Musée des beaux-arts, 13 avril-27 octobre 2002, Chartres, Musée des beaux-arts,‎ 2002, ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 30 cm, 120 p. (ISBN 2-902549-31-8, notice BnF no FRBNF38867568)
  18. John James, Chartres, les constructeurs - Volume 1, Société archéologique d'Eure-et-Loir,‎ 1982, p. 29
  19. Pierre de Vaissiere, « La conversion d'Henri IV », Revue d'histoire de l'Église de France, vol. 14, no 62,‎ 1928, p. 43-58
  20. a et b Valérie Peiffer, « Le sacre d'Henri IV », sur lepoint.fr,‎ 17 janvier 2007
  21. Victor de Chalambert, Histoire de la Ligue sous les règnes de Henri III et de Henri IV ou Quinze années de l'histoire de France, Paris, C. Douniol,‎ 1854, 2 vol. ; in-8 (notice BnF no FRBNF30216316), p. 353-354, Tome II
    Histoire de la Ligue : Tome I disponible sur Gallica
    Histoire de la Ligue : Tome II disponible sur Gallica
  22. Association Les Chevaliers Carnutes, « Plan et dimensions de la cathédrale de Chartres »,‎ 1999-2013 (consulté le 31 octobre 2013)
  23. Carlo Berarducci, Restauri da stroncare. Il massacro della cattedrale Chartres
  24. [Hanno distrutto la cattedrale di Chartres]
  25. Christine Le Goff et Gary Glassman, Les cathédrales dévoilées, 2010, 90 min, voir arte.tv/cathédrales
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  27. Louis Gillet, Histoire de l'art français, Saint-Léger-Vauban, Zodiaque, coll. « Introductions à la nuit des temps » (no 9-10),‎ 1977, 2 vol. (381 p.-[7] f. de pl., 401 p.-[8] f. de pl.) : ill. en noir et en coul. ; 23 cm (ISSN 0550-3604, notice BnF no FRBNF37697275), p. 220, T1, Des origines à Clouet
  28. Georges Duby, Le Moyen âge, Paris, Seuil, coll. « Librairie européenne des idées »,‎ 1995, ill. en noir et en coul. ; 32 cm, 395 p. (ISBN 2-02-017384-0, ISSN 1159-6023, notice BnF no FRBNF37018829), p. 294
  29. CRIT (Centre de Ressources et d'Informations Techniques), « Sous les toits, la cathédrale de Chartres »,‎ 8 février 2011 (consulté le 31 octobre 2013)
  30. « Vitraux de la Cathédrale Notre-Dame de Chartres », base Palissy, ministère français de la Culture
  31. Michel Pastoureau, Bleu : histoire d'une couleur, Paris, Éd. du Seuil, coll. « Points » (no 1028),‎ 2002, 18 cm, 216 p. (ISBN 2-02-055725-8, notice BnF no FRBNF38895884)
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  33. John Ketley-Laporte, O. Ketley-Laporte, Chartres, le labyrinthe déchiffré, éditions Jean Michel Garnier, 1997.
  34. (en) Jeff and Kimberly Saward, « The Chartres Cathedral Labyrinth - FAQ’s », Labyrinthos (consulté le 27 octobre 2013)
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  37. Jean Favier, L'Univers de Chartres, Paris, Bordas, 1988.
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  40. Guy de Tervarent, Attributs et symboles dans l'art profane : dictionnaire d'un langage perdu, 1450-1600, Genève, Droz, coll. « Titre courant » (no 7),‎ 1997, ill., couv. ill. en coul. ; 19 cm, 535 p. (ISBN 2-600-00507-2, ISSN 1420-5254, notice BnF no FRBNF36986661), p. 273,274
    Attributs et symboles dans l'art profane sur Google Livres
  41. BNF, « Le labyrinthe de Chartres » (consulté le 27 octobre 2013)
  42. André Peyronie, Le mythe de Thésée pendant le Moyen Âge latin (500-1150), Saint-Denis, Presses et Publications de l'Université de Paris VIII, coll. « Médiévales » (no 32),‎ 1997 (ISSN 1777-5892, DOI 10.3406/medi.1997.1385), p. 131
  43. Cathédrale de Chartres 2013, « Le labyrinthe de la cathédrale Notre-Dame de Chartres » (consulté le 27 octobre 2013)
  44. Jean Villette, L'énigme du labyrinthe Revue Notre-Dame de Chartres, no 58, mars 1984
  45. Monde médiéval et société chartraine, actes du colloque organisé par le Centre médiéval européen 1993 - article de Jean Villette
  46. Paolo Santarcangeli, « Chemin de Jérusalem dans les cathédrales », Dédale no 3 & 4, Dédale, Maisonneuve & Larose, printemps 1996, [lire en ligne], p. 310.
  47. (en) Labyrinth Community Network, « The Toronto Public Labyrinth » (consulté le 27 octobre 2013)
  48. a, b, c, d et e A.G.O.C. (Association des Grandes Orgues de Chartres), « Historique et composition du Grand Orgue » (consulté le 1 novembre 2013)
  49. « La Cathédrale - Célébrations », Diocèse de Chartres,‎ 2013 (consulté le 2 novembre 2013)
  50. « Présentation de la Beauce à Notre-Dame de Chartres »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages avant 1945[modifier | modifier le code]

Eugène Lefèvre-Pontalis[modifier | modifier le code]
Article connexe : Eugène Lefèvre-Pontalis.
René Merlet[modifier | modifier le code]
Article connexe : René Merlet.
  • René Merlet et abbé Clerval, Un Manuscrit chartrain du XIe siècle. Fulbert, évêque de Chartres, martyrologe à l'usage de l'église de Chartres, Fulbert et sa cathédrale, nécrologie du chapitre Notre-Dame de Chartres, chartes et pièces liturgiques, Chartres, Garnier,‎ 1893, In-4° (notice BnF no FRBNF34114016)
  • René Merlet, Les Fouilles de la crypte et du chœur de la cathédrale de Chartres (1901-1904) : Rapport extrait du "Bulletin de la Société française de fouilles archéologiques", Vannes, Lafolye,‎ 1905, In-8°, 8 p., fig. (notice BnF no FRBNF34113962)
  • René Merlet, Les Architectes de la cathédrale de Chartres et la construction de la chapelle Saint-Piat au XIVe siècle : Extrait du "Bulletin monumental", année 1906, Caen, H. Delesques,‎ 1906, In-8°, 19 p., pl. (notice BnF no FRBNF34092242)
  • René Merlet, La cathédrale de Chartres, Paris, H. Laurens, coll. « Petites monographies des grands édifices de la France »,‎ 1910, fig. ; in-16, 100 p. (notice BnF no FRBNF34092247)
Divers[modifier | modifier le code]

Ouvrages après 1945[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]
  • John James (trad. Dominique Maunoury), Chartres, les constructeurs, Chartres, Société archéologique d'Eure-et-Loir,‎ 1977, 3 vol. ; ill., couv. ill. ; 37 cm (notice BnF no FRBNF34295840)
  • Marcel Couturier, Le sacre du roi Henri lV : Chartres 1594, Chartres, Société archéologique d'Eure-et-Loir,‎ 1994, ill., couv. ill. ; 25 cm, 24 p. (ISBN 2-905866-12-8, notice BnF no FRBNF35701737)
  • Anne Bagneste et Valéry Patin, Chartres, centre historique et cathédrale : un témoignage unique sur la vie en Occident au Moyen âge, Chartres, Office de tourisme, coll. « Lieux de mémoires »,‎ 1995, ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 29 cm, 19 p. (ISSN 1260-4747, notice BnF no FRBNF35777480)
  • Jean-François Bougard (préf. Raymond Montercy, Charles Stegeman), Chartres ou Les cathédrales du nombre : les secrets retrouvés des maîtres bâtisseurs, Roanne, Éd. Mosaïque,‎ 2003, ill., couv. ill. en coul. ; 24 cm, 267 p. (ISBN 2-909507-17-3, notice BnF no FRBNF39000613)
  • Pierre Dupuis, La cathédrale de Chartres : sur la trace des templiers, Arnac-la-Poste, P. Dupuis,‎ 2005, ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul ; 21 cm, 102 p. (ISBN 2-9506480-3-7, notice BnF no FRBNF40159269)
  • Anne Prache (ill. Pascale Etchecopar), Notre-Dame de Chartres : image de la Jérusalem céleste, Paris, CNRS éd., coll. « Patrimoine au présent »,‎ 2008, ill. en noir et en coul., couv. ill. ; 25 cm, 159 p. (ISBN 978-2-271-06603-9, ISSN 1159-7836, notice BnF no FRBNF41360741)
  • Nicolas Balzamo, Les deux cathédrales : mythe et histoire à Chartres, XIe-XXe siècle, Paris, les Belles lettres, coll. « Vérité des mythes » (no 39),‎ 2012, ill., jaquette ill. en coul. ; 22 cm, 382 p. (ISBN 978-2-251-38564-8, ISSN 0993-3794, notice BnF no FRBNF42788768)
Sculpture[modifier | modifier le code]
  • Nicole Lévis-Godechot, Chartres révélée par sa sculpture et ses vitraux, Saint-Léger-Vauban, Zodiaque, coll. « Les Formes de la nuit » (no 4),‎ 1987, 329 p. (ISBN 2-7369-0040-5, notice BnF no FRBNF34972652)
  • Anne Prache (photogr. Edouard Fiévet), Chartres, le portail de la Sagesse, Paris, Mame, coll. « Un certain regard »,‎ 1994, ill. en coul., couv. ill. en coul. ; 25 cm, 120 p. (ISBN 2-7289-0639-4, ISSN 0983-4850, notice BnF no FRBNF35715014)
Vitraux[modifier | modifier le code]
Article connexe : Bibliographie détaillée.
  • Colette Deremble et Jean-Paul Deremble, Cathédrale de Chartres, guide des vitraux, Boulogne (92100), Éd. du Castelet,‎ 1993, ill. en coul., couv. ill. en coul. ; 23 cm, 36 p. (ISBN 2-908555-60-3, notice BnF no FRBNF35579753)
Labyrinthe[modifier | modifier le code]
  • Jean Villette, Véronique Alemany et Jean Hani, Notre-Dame de Chartres : l'énigme du labyrinthe, Chartres, Houvet,‎ 1998, ill., couv. ill. en coul. ; 27 cm, 23 p. (notice BnF no FRBNF37027201)
  • Association des amis du Centre médiéval européen (Chartres ) (Éditeur scientifique), Un fil d'Ariane pour le labyrinthe de Chartres : actes du colloque européen des 3 et 4 juillet 1999 organisé par l'Association des amis du Centre médiéval européen de Chartres, Chartres, AACMAC,‎ 1999, ill., couv. ill. ; 24 cm, 139 p. (ISBN 2-9512784-2-X, notice BnF no FRBNF37185637)
Clôture du chœur[modifier | modifier le code]
  • Centre. Direction de l'Inventaire du patrimoine et Françoise Jouanneaux (Rédactrice) (photogr. Robert Malnoury), Le tour du chœur de la cathédrale de Chartres, Orléans, AREP-Centre, coll. « Images du patrimoine » (no 204),‎ 2000, ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 30 cm, 63 p. (ISBN 2-905813-27-X, ISSN 0299-1020, notice BnF no FRBNF39965931)
  • Centre. Direction de l'Inventaire du patrimoine et Françoise Jouanneaux (Rédactrice) (ill. Cécile Malinverno, photogr. Mariusz Hermanowicz, Robert Malnoury), Décor et mobilier, cathédrale Notre-Dame de Chartres, Orléans, AREP-Centre, coll. « Images du patrimoine » (no 248),‎ 2008, ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 30 cm, 107 p. (ISBN 978-2-914528-46-7, ISSN 0299-1020, notice BnF no FRBNF41269312)
Grand Orgue[modifier | modifier le code]
Cryptes[modifier | modifier le code]
Philosophie - Vie spirituelle[modifier | modifier le code]
  • René Querido (trad. Mireille Cohen, Céline Divoor, Alexandra Lefebvre), L'âge d'or de Chartres : l'enseignement d'une école des mystères et l'éternel féminin : Traduction de : The golden age of Chartres, Boucherville (Québec) ; Ruffec, Éd. de Mortagne, coll. « Sagesse occidentale »,‎ 2000, couv. ill. en coul. ; 23 cm, 153 p. (ISBN 2-89074-635-6, notice BnF no FRBNF37715083)
  • Association des amis du Centre médiéval européen (Chartres) (Éditeur scientifique), Le temps de Fulbert : Fulbert et l'École de Chartres : actes de l'université d'été du 8 au 10 juillet 1996, Chartres, Société archéologique d'Eure-et-Loir,‎ 2006, ill., couv. ill. en coul. ; 21 cm, 171 p. (ISBN 978-2-905866-50-9, notice BnF no FRBNF40933972)

  • Chanoine Yves Delaporte, Les Trois Notre-Dame de la cathédrale de Chartres : étude suivie de la liste des images de la Vierge appartenant à la cathédrale et de quelques mots sur le pèlerinage de Chartres., Chartres, E. Houvet,‎ 1965, ill., pl. en coul., couv. ill. en coul. ; In-16, 94 p. (notice BnF no FRBNF32977359)
  • Père François Legaux et Marie-Josèphe Deboos (Collaboratrice), Chartres : un prêtre raconte la cathédrale, Paris ; Chartres, les Éd. de l'Atelier ; Houvet,‎ 2002 (ISBN 2-7082-3626-1 et 2-9507753-4-9, notice BnF no FRBNF38916386)
  • Hervé Pinoteau, Notre-Dame de Chartres et de France : le voile de la Vierge et autres merveilles, Paris, F.-X. de Guilbert,‎ 2008, ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 21 cm, 109 p. (ISBN 978-2-7554-0294-0, notice BnF no FRBNF41301254)

  • Jeanine Sauvanon, Femmes du Moyen âge : dames de Chartres : la femme dans la statuaire et les vitraux de la cathédrale, Chartres, Éd. Houvet,‎ 1998, ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 22 cm, 69 p. (ISBN 2-950-77532-2, notice BnF no FRBNF36987857)
  • Jeanine Sauvanon, La cathédrale de Chartres, miroir de la nature : l'air, l'eau, le feu, la terre, Chartres, Éd. Legué-Houvet,‎ 2004, ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 22 cm, 65 p. (ISBN 2-9500745-4-5, notice BnF no FRBNF39183833)
  • Patrick Burensteinas et Jacques Rolland (Directeur de publication), Chartres, cathédrale alchimique et maçonnique, Paris, Éd. Trajectoire,‎ 2012, ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 20 cm, 109 p. (ISBN 978-2-84197-592-1, notice BnF no FRBNF42799045)
Généralités - Guides[modifier | modifier le code]
  • André Trintignac, Découvrir Notre-Dame de Chartres, Paris, les Éd. du Cerf,‎ 1988, 334 p.-[16] p. de pl. en coul. : ill., couv. ill. en coul. ; 19 cm (notice BnF no FRBNF36708804)
  • Anne Prache et Françoise Jouanneaux (photogr. Marius Hermanowicz, François Lauginie, Robert Malnoury), Chartres : la cathédrale Notre-Dame, Paris, Éd. du Patrimoine, coll. « Cathédrales de France »,‎ 2000, ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 21 cm, 95 p. (ISBN 2-85822-153-7, ISSN 1623-8036, notice BnF no FRBNF37189535)
  • Brigitte Kurmann-Schwarz et Peter Kurmann (trad. Thomas de Kayser), Chartres : la cathédrale, Saint-Léger-Vauban, Zodiaque, coll. « Le ciel et la pierre » (no 5),‎ 2001, 458 p. (ISBN 2-7369-0259-9, notice BnF no FRBNF37632478)
  • Bernard Carbonnel et Christophe Daniel, La cathédrale de Chartres, Saint-Rémy-en-Provence, Équinoxe, coll. « L'imagier du patrimoine »,‎ 2009, 1 vol. (non paginé 68 p.) : nombreuses ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 12 cm (ISBN 978-2-84135-533-4, ISSN 2101-0927, notice BnF no FRBNF41445068)
  • Larousse et Gérard Denizeau (Rédacteur), Larousse des cathédrales, Paris, Larousse,‎ 2009, ill. en noir et en coul., couv. et jaquette ill. en coul. ; 30 cm, 311 p. (ISBN 978-2-03-583961-9, notice BnF no FRBNF42048743)
  • Béatrice Pacha (photogr. Brigitte et Philippe Frémont), Mon abécédaire de la cathédrale de Chartres : Texte français et trad. anglaise, italienne, allemande et espagnole à la suite., Chartres, Association la Rue d'en haut,‎ 2012, ill. en coul., plan, couv. ill. en coul. ; 16 cm, 189 p. (ISBN 978-2-9542085-0-3, notice BnF no FRBNF42726866)
  • Gérald Béhuret (photogr. Bernard Gasté), La cathédrale de Chartres révélée : le guide pour une visite complète, Valence-d'Albigeois, Éd. de la Hutte, coll. « Les veilleurs »,‎ 2012, ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 22 cm, 294 p. (ISBN 978-2-916123-80-6, ISSN 2115-0451, notice BnF no FRBNF42780885)
Humour[modifier | modifier le code]
  • Alain Barandard (préf. Georges Perec), La cathédrale de Chartres dans tous ses états, Paris, Hoëbeke,‎ 2012, nombreuses ill. en coul., couv. ill. en coul. ; 27 cm, 106 p. (ISBN 978-2-84230-438-6, notice BnF no FRBNF43600879)

En anglais[modifier | modifier le code]

  • (en) Philip Ball, Universe of stone : Chartres Cathedral and the triumph of the medieval mind, London, Vintage books,‎ 2009, 1 vol. (326 p.-16 p. de pl.) : ill., cartes ; 20 cm (ISBN 978-0-099-49944-2, notice BnF no FRBNF42167247)
  • (en) Margot Elsbeth Fassler, The Virgin of Chartres : making history through liturgy and the arts, New Haven, Yale University Press,‎ 2010, xiii, 612 p., 15 p. de pl. : ill. (some col.) ; 27 cm (ISBN 9780300110883, notice BnF no FRBNF42358484)
  • (en) Sara Lutan, The south porch of Chartres cathedral : the margins of monumental sculpture, Leiden, Alexandros press,‎ 2011, 1 vol. (X-181 p.-177 p. de pl.) : ill. en coul. ; 25 cm (ISBN 978-94-90387-05-1, notice BnF no FRBNF42387959)
  • (en) Anne McGee Morganstern, High gothic sculpture at Chartres Cathedral, the tomb of the Count of Joigny, and the Master of the Warrior Saints, University Park (Pa.), Pennsylvania state university press,‎ 2011, 1 vol. (XVII-195 p.) : ill. ; 25 cm (ISBN 9780271048659, notice BnF no FRBNF42702600)

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • 60 ans au service de la cathédrale de Chartres, documentaire sur la cathédrale de Chartres réalisé par Tzarine Films (2006)
  • Christine Le Goff (Réalisatrice. Auteur du texte.), Gary Glassman (Réalisateur), Ed Tomney (Compositeur) et Féodor Atkine (Voix parlée), Les cathédrales dévoilées, Issy-les-Moulineaux, ARTE France développement,‎ 2011, 1 DVD vidéo monoface simple couche zone 2 (1 h 20 min) (notice BnF no FRBNF42531089)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]