Hôpital de la Salpêtrière

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Hôpital Pitié-Salpêtrière
Image illustrative de l'article Hôpital de la Salpêtrière
vue de l'Hôpital, côté Chapelle
Présentation
Coordonnées 48° 50′ 16″ N 2° 21′ 51″ E / 48.837762, 2.36407248° 50′ 16″ Nord 2° 21′ 51″ Est / 48.837762, 2.364072  
Pays Drapeau de la France France
Ville Paris
Site web www.aphp.fr/hopital/pitie-salpetriere/
Géolocalisation sur la carte : Paris

L'hôpital Pitié-Salpêtrière est un hôpital de l'Assistance publique - hôpitaux de Paris (AP-HP) situé 47-83, boulevard de l'Hôpital dans le 13e arrondissement de Paris.

(M) Ce site est desservi par les stations de métro Saint-Marcel et Chevaleret.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'Hôpital de la Salpétrière sur le plan de Vaugondy (1760)

En 1656, Louis XIV confia à l'architecte Libéral Bruant la construction d'un hôpital à l'emplacement du petit arsenal, où l'on fabriquait la poudre pour les munitions, surnommé la « Salpêtrière ». La Salpêtrière fut le premier et le plus grand des établissements de l'Hôpital général de Paris, institution voulue par les dévots du Saint-Sacrement, et destinée au « renfermement » des mendiants.

En 1684, on ajouta une annexe pour loger les femmes d'une maison de force, ce qui fit de la Salpêtrière un lieu de concentration, de répression et de détention pour femmes livrées à l'arbitraire le plus total[1].

La supérieure de la Salpêtrière, en général une femme proche des milieux parlementaires jansénistes, était également l'éminente de l'Hôpital général. La nomination, en 1749, d'une femme proche de l'archevêque de Paris, entraîna l'affaire de l’Hôpital général, une révolte des magistrats laïcs du Parlement de Paris qui n'eurent de cesse de retrouver la mainmise exclusive sur l'établissement[2].

À la veille de 1789, l'hôpital, qui était le plus grand hospice du monde, abritait dix mille personnes et la prison comptait plus de trois cents détenues. Jusqu'à la Révolution, la Salpêtrière n'eut aucune fonction médicale : ses malades étaient envoyées à l'Hôtel-Dieu. Pendant cette Révolution, en particulier les 3 et 4 septembre 1792, des scènes sanglantes se déroulèrent dans la prison où les aliénées indigentes avaient été entassées. Voir Massacres de Septembre.

De 1882 à 1892, l'École de la Salpêtrière, menée par Jean-Martin Charcot, fut avec l'École de Nancy l'une des deux grandes écoles de l'« âge d'or » de l'hypnose en France.

À la fin du XIXe siècle, au moment de la Mi-Carême, était organisé chaque année à l'Hospice de la Salpêtrière un célèbre bal : le bal des folles, ainsi qu'un bal des enfants épileptiques. De nombreuses personnalités y assistaient et la presse parisienne en rendait compte.

Quelques documents historiques

En 1911, l'hôpital de la Pitié fut installé sur un site jouxtant celui de la Salpêtrière. Tous deux fusionnèrent en 1964. Ils forment aujourd'hui l'hôpital Pitié-Salpêtrière, faisant partie du groupement hospitalier Pitié-Salpêtrière—Charles-Foix depuis 2012.

Description[modifier | modifier le code]

Cet ensemble hospitalier dispose d'une chapelle dédiée, la chapelle Saint-Louis, construite sous Louis XIV.

Chapelle Saint-Louis

Architectes de la Salpêtrière[modifier | modifier le code]

Médecins célèbres[modifier | modifier le code]

Jean-Martin Charcot l'un des fondateurs de la neurologie et le médecin le plus célèbre de l'hôpital.
Pinel délivrant les aliénés à la Salpêtrière en 1795 par Tony Robert-Fleury.
La Salpêtrière avec, au premier plan, un monument à Philippe Pinel.

Plusieurs médecins de renom ont exercé à la Salpêtrière, parmi lesquels :

Cinéma[modifier | modifier le code]

La Salpêtrière a servi de lieu de tournage pour les films :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marion Sigaut, La Marche rouge, Éditions Jacqueline Chambon, 2008, chapitre 1.
  2. Ibid., chapitres 3 et 4.
  3. The architecture of Paris par Andrew Ayers

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Carrez, Femmes opprimées à la Salpêtrière de Paris (1656-1791), Connaissances et savoirs, 2005, 320 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]