Hôpital de la Salpêtrière

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48° 50′ 16″ N 2° 21′ 51″ E / 48.837762, 2.364072

La Salpêtrière avec, au premier plan, un monument à Philippe Pinel.

L'hôpital de la Salpêtrière est un hôpital de l'Assistance publique - hôpitaux de Paris (AP-HP) situé dans le 13e arrondissement de Paris.

(M) Ce site est desservi par les stations de métro : Saint-Marcel et Chevaleret.

Sommaire

[modifier] Histoire

Conduite des filles de joie à la Salpêtrière par Jeaurat, 1755.
Inauguration des nouveaux bâtiments de la Pitié-Salpêtrière le 19 mars 1913

En 1656, Louis XIV confia à l'architecte Libéral Bruant la construction d'un hôpital à l'emplacement du petit arsenal, où l'on fabriquait la poudre pour les munitions, surnommé « Salpêtrière ». La Salpêtrière fut le premier et le plus grand des établissements de l'hôpital général, institution voulue par les dévots du saint-sacrement, et destiné au "renfermement" des mendiants.

En 1684, on ajouta une annexe pour loger les femmes d'une maison de force, ce qui fit de la Salpêtrière un lieu de concentration, de répression et de détention pour femmes livrées à l'arbitraire le plus total[1].

Jusqu'à la Révolution, la Salpêtrière n'a eu aucune fonction médicale, ses malades étaient envoyés à l'Hôtel-Dieu. La supérieure de la Salpêtrière, en général une femme proche des milieux parlementaires jansénistes, était également l'éminente de tout l'Hôpital général. La nomination, en 1749, d'une femme proche de l'archevêque de Paris, entraîna une révolte des magistrats laïcs du Parlement de Paris qui n'eurent de cesse de retrouver la mainmise exclusive sur l'établissement[2].

À la veille de 1789, l'hôpital qui était le plus grand hospice du monde, abritait dix mille personnes et la prison comptait plus de trois cents détenues.

De 1882 à 1892, l'École de la Salpêtrière, menée par Jean Martin Charcot est, avec l'École de Nancy, l'une des deux grandes écoles ayant contribué à l'« âge d'or » de l'hypnose en France.

Regroupé actuellement avec l'hôpital de la Pitié, il est actuellement l'un des centres hospitaliers universitaires parisiens, appelé Groupe hospitalier de la Pitié-Salpêtrière.

[modifier] Architectes de la Salpêtrière

[modifier] Période de la Révolution

Pendant la Révolution, en particulier les 3 et 4 septembre 1792, de terribles scènes sanglantes se déroulèrent dans la prison où l'on avait entassé de pauvres et folles femmes. Voir Massacres de septembre.

[modifier] Médecins célèbres

Pinel délivrant les aliénés à la Salpêtrière en 1795 par Tony Robert-Fleury.

Plusieurs médecins de renom ont exercé à la Salpêtrière, parmi lesquels :

[modifier] Anecdotes

[modifier] Bibliographie

  • Jean-Pierre Carrez, Femmes opprimées à la Salpêtrière de Paris (1656-1791), Connaissances et savoirs, 2005, 320 p.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Notes et références

  1. La Marche rouge de Marion Sigaut, Editions Jacqueline Chambon, 2008, chapitre 1
  2. La Marche rouge, chapitres 3 et 4.

[modifier] Liens externes

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