Hôpital de la Salpêtrière
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| Hôpital de la Salpêtrière | ||
vue de l'Hôpital, côté Chapelle |
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| Présentation | ||
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| Coordonnées | ||
| Pays | ||
| Ville | Paris | |
| Site web | www.aphp.fr/hopital/pitie-salpetriere/ | |
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L'hôpital de la Salpêtrière est un hôpital de l'Assistance publique - hôpitaux de Paris (AP-HP) situé 47-83, boulevard de l'Hôpital dans le 13e arrondissement de Paris.
Ce site est desservi par les stations de métro Saint-Marcel et Chevaleret.
Sommaire |
Histoire [modifier]
En 1656, Louis XIV confia à l'architecte Libéral Bruant la construction d'un hôpital à l'emplacement du petit arsenal, où l'on fabriquait la poudre pour les munitions, surnommé la « Salpêtrière ». La Salpêtrière fut le premier et le plus grand des établissements de l'Hôpital général, institution voulue par les dévots du Saint-Sacrement, et destinée au « renfermement » des mendiants.
En 1684, on ajouta une annexe pour loger les femmes d'une maison de force, ce qui fit de la Salpêtrière un lieu de concentration, de répression et de détention pour femmes livrées à l'arbitraire le plus total[1].
La supérieure de la Salpêtrière, en général une femme proche des milieux parlementaires jansénistes, était également l'éminente de l'Hôpital général. La nomination, en 1749, d'une femme proche de l'archevêque de Paris, entraîna l'affaire de l’Hôpital général, une révolte des magistrats laïcs du Parlement de Paris qui n'eurent de cesse de retrouver la mainmise exclusive sur l'établissement[2].
À la veille de 1789, l'hôpital, qui était le plus grand hospice du monde, abritait dix mille personnes et la prison comptait plus de trois cents détenues. Jusqu'à la Révolution, la Salpêtrière n'eut aucune fonction médicale : ses malades étaient envoyées à l'Hôtel-Dieu. Pendant cette Révolution, en particulier les 3 et 4 septembre 1792, des scènes sanglantes se déroulèrent dans la prison où les aliénées indigentes avaient été entassées. Voir Massacres de Septembre.
De 1882 à 1892, l'École de la Salpêtrière, menée par Jean-Martin Charcot, fut avec l'École de Nancy l'une des deux grandes écoles de l'« âge d'or » de l'hypnose en France.
À la fin du XIXe siècle, au moment de la Mi-Carême, était organisé chaque année à l'Hospice de la Salpêtrière un célèbre bal : le bal des folles, ainsi qu'un bal des enfants épileptiques. De nombreuses personnalités y assistaient et la presse parisienne en rendait compte.
En 1911, l'hôpital de la Pitié fut installé sur un site jouxtant celui de la Salpêtrière. Tous deux fusionnèrent en 1964. Ils forment aujourd'hui le Groupe hospitalier de la Pitié-Salpêtrière, l'un des centres hospitaliers universitaires de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris. Il fait partie des Hôpitaux Universitaires Pitié Salpêtrière-Charles Foix depuis 2012.
Description [modifier]
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Entrée principale, boulevard de l'Hôpital
Cet ensemble hospitalier dispose d'une chapelle dédiée, la chapelle Saint-Louis, construite sous Louis XIV.
Architectes de la Salpêtrière [modifier]
- Antoine Duval (1658[3])
- Libéral Bruant (XVIIe siècle)
- Louis Le Vau (XVIIe siècle)
- Pierre Le Muet (XVIIe siècle)
- Henri Prudhomme (1935)
Médecins célèbres [modifier]
Plusieurs médecins de renom ont exercé à la Salpêtrière, parmi lesquels :
- Jean-Baptiste Pussin (1745-1811), y fut surveillant de Pinel ;
- Philippe Pinel (1745-1826) ;
- Jean-Étienne Esquirol (1772-1840) ;
- Étienne-Jean Georget (1795-1828) ;
- Ernest-Charles Lasègue (1816-1883) ;
- Jean-Martin Charcot (1825-1893), précurseur de la neurologie, certainement le médecin le plus célèbre de l'hôpital ;
- Alfred Vulpian (1826-1893) ;
- Paul Richer (1849-1933), anatomiste passionné par une approche scientifique de la beauté artistique, collabora avec Charcot à la Salpêtrière ;
- Paul Segond (1851-1912), pionnier de la chirurgie gynécologique, chef de clinique d'Ulysse Trélat, puis chirurgien en chef (1900-1912) de l'hôpital ;
- Sigmund Freud (1856-1939) : en octobre 1885, Freud fut élève de médecine chez Jean-Martin Charcot durant quatre mois à Paris ;
- Joseph Babinski (1857-1932) : chef de clinique de Charcot, et son élève préféré, participa aux leçons du maître à la Salpêtrière ;
- Pierre Janet (1859-1947), psychologue, figure majeure de la psychologie clinique française du XIXe siècle.
Cinéma [modifier]
La Salpêtrière a servi de lieu de tournage pour les films :
- 1962 : Cléo de 5 à 7 d'Agnès Varda ;
- 1969 : Du soleil plein les yeux de Michel Boisrond ;
- 2006 : Laura, court métrage de Pierre Zandrowicz ;
- 2012 : Augustine de Alice Winocour.
Bibliographie [modifier]
- Jean-Pierre Carrez, Femmes opprimées à la Salpêtrière de Paris (1656-1791), Connaissances et savoirs, 2005, 320 p.
Voir aussi [modifier]
- Groupe hospitalier de la Pitié-Salpêtrière
- École de la Salpêtrière (hypnose)
- Bal des folles à la Salpêtrière
- Notice no PA00086592, base Mérimée, ministère français de la Culture : site classé depuis 1976
Notes et références [modifier]
- Marion Sigaut, La Marche rouge, Éditions Jacqueline Chambon, 2008, chapitre 1.
- Ibid., chapitres 3 et 4.
- The architecture of Paris par Andrew Ayers
Liens externes [modifier]
- (fr) Site de la Faculté de Médecine Pierre et Marie Curie de la faculté Pitié Salpêtrière
- (fr) Photos (et dessins par Tardi) de la Salpêtrière. Ce site parle aussi des architectes et des médecins de la Salpêtrière.
- (fr) Historique et architecture de la Salpêtrière;
- (fr) Historique de la Salpêtrière par Yves Gaudreau;
- (fr) Historique depuis l'époque romaine de la Pitié-Salpêtrière
- (fr) Libéral Bruant (L'architecte de la chapelle de la Salpêtrière)
- (fr) Plan de l'hôpital
- Assistance publique - hôpitaux de Paris
- Histoire de la neurologie
- Histoire de la psychiatrie
- Prison de Paris sous la Révolution
- Architecture baroque en France
- Monument historique du 13e arrondissement de Paris
- Architecture de Louis Le Vau
- Monument historique classé en 1976
- Église monument historique (France)
- Ancienne prison en France
- Urbanisme parisien