Roger Frey

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Roger Frey
Image illustrative de l'article Roger Frey
Fonctions
3e président du Conseil constitutionnel français
Prédécesseur Gaston Palewski
Successeur Daniel Mayer
Ministre d'État, ministre des Réformes administratives
Gouvernement Chaban-Delmas
Prédécesseur Philippe Malaud
Ministre d'État, ministre des Relations avec le Parlement
Gouvernement Pompidou IV
Couve de Murville
Chaban-Delmas
Prédécesseur Pierre Dumas
Successeur Jacques Chirac
Ministre de l'Intérieur
Gouvernement Debré
Pompidou IIIIII
Prédécesseur Pierre Chatenet
Successeur Christian Fouchet
Ministre délégué auprès du Premier ministre
Gouvernement Michel Debré
Ministère de l'Information
Gouvernement Michel Debré
Prédécesseur Jacques Soustelle
Successeur Louis Terrenoire
Député de la 11e circonscription de Paris
Prédécesseur Raphaël Touret
Successeur Raphaël Touret (suppléant)
Élection (partielle)
Législature 2e (Ve République)
Prédécesseur Raphaël Touret (décédé)
Successeur Jean-Claude Servan-Schreiber (suppléant)
Législature 3e (Ve République)
Prédécesseur Jean-Claude Servan-Schreiber
Successeur Aimée Batier (suppléante)
Législature 4e (Ve République)
Prédécesseur Aimée Batier
Successeur Charles Magaud (suppléant)
Législature 5e (Ve République)
Prédécesseur Charles Magaud
Successeur Charles Magaud (suppléant)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Nouméa (Nouvelle-Calédonie)
Date de décès (à 84 ans)
Lieu de décès Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine)
Parti politique UNR (1958-1962)
UNR-UDT (1962-1967)
UDVème (1967-1968)
UDR (1968-1974)
Profession Industriel

Roger Frey est un homme politique français, né le à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) et mort le à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine). Il fut ministre de l’Intérieur et président du Conseil constitutionnel.

Jeunes années[modifier | modifier le code]

Son père, François Frey, était inspecteur général de la société Le Nickel. Roger Frey fréquente le lycée Stanislas. De 1936 à 1939, il dirige les affaires familiales de nickel en Nouvelle-Calédonie[1]. En 1940, il rejoint la France libre et s'engage au bataillon du Pacifique. On le retrouve chargé de mission auprès de MacArthur, soldat dans les campagnes d’Allemagne et d’Autriche, puis en mission en Chine auprès de Mao Tsé-Tung et de Chou-en-Lai.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En 1947, il adhère au RPF, fait partie du comité directeur du mouvement gaulliste et en devient en 1951 le trésorier. Il siège à l'Assemblée de l'Union française dès 1952. Il est secrétaire général des Républicains sociaux en 1955. Proche de Jacques Soustelle, il s’active lors de la crise de mai 1958 à préparer le retour de De Gaulle au pouvoir. Il est nommé membre du comité consultatif constitutionnel.

Il est secrétaire général de l’UNR de 1958 à 1959, et attaché au cabinet de Jacques Soustelle, alors ministre de l'Information. Il est lui-même ministre de l’Information du au puis ministre délégué auprès du Premier Ministre jusqu'au dans le gouvernement Michel Debré avant d’être nommé ministre de l’Intérieur de mai 1961 jusqu’au (cabinets Debré et Georges Pompidou). Il dut lutter contre les activités de l’OAS à la fin de la guerre d’Algérie.

Il réprime violemment une manifestation d’Algériens le , au cours de laquelle plusieurs dizaines d'Algériens sont tués et jetés dans la Seine. La gauche critique son action lors de la manifestation au métro Charonne en 1962.

L’enlèvement de Mehdi Ben Barka par des policiers marocains a lieu en 1965 alors qu’il est place Beauvau.

Dans le gouvernement Pompidou (4), il est ministre d’État chargé des Relations avec le Parlement du au . Il occupe la même fonction dans le gouvernement Maurice Couve de Murville du au et dans le gouvernement Jacques Chaban-Delmas dès le , puis il est ministre d’État chargé des Réformes Administratives du au .

Député de Paris dès 1962, il n’est effectivement parlementaire qu’à compter du et préside le groupe UDR de l’Assemblée nationale durant un an.

Du au , il est président du Conseil Constitutionnel dont les compétences sont accrues sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing. Ce conseil doit également examiner la constitutionnalité des nationalisations décidées par la gauche.

Fin politique mais personnage réputé secret, Roger Frey était considéré comme l’un des barons du gaullisme.

Bien que membre du même cabinet qu'André Malraux, défenseur de l'Art abstrait, il conserva son indépendance d'esprit en matière culturelle et soutint des peintres tels que Maurice Boitel.

Citations[modifier | modifier le code]

  • « J'affirme solennellement, une fois pour toutes, qu'il n'y a pas en France de police parallèle et qu'il faut que cessent ces calomnies odieuses, ces racontars déshonorants, ces histoires de barbouzes... » Roger Frey, ministre de l'Intérieur, à la tribune de l'Assemblée nationale le 7 mai 1966.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Who's who in France 1977-1978

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]