Max Jacob

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Max Jacob

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Max Jacob en 1934,
photographie de Carl van Vechten
(Library of Congress)

Autres noms Léon David
Morven le Gaëlique
Activités Poète, romancier, essayiste, peintre
Naissance
Quimper
Décès (à 67 ans)
Camp de Drancy
Langue d'écriture français

Signature

Signature de Max Jacob

Max Jacob est un poète, romancier, essayiste, épistolier et peintre français né le à Quimper et mort le , alors qu'il était emprisonné au camp de Drancy (Seine-Saint-Denis).

Biographie[modifier | modifier le code]

Il passe toute sa jeunesse à Quimper (Bretagne), puis s'installe à Paris, où il fréquente notamment le quartier de Montmartre et se fait de nombreux amis, dont Picasso, qu'il rencontre en 1901, Braque, Matisse, Apollinaire et Modigliani.

Juif de naissance, il se convertit au catholicisme. Logeant au 7 de la rue Ravignan, l'image du Christ lui apparaît le sur le mur de sa chambre et il l'entoure d'un cercle. Il se fait baptiser à l'âge de 40 ans, le 18 février 1915, avec Picasso comme parrain.

En 1913, il séjourne à Céret (Pyrénées-Orientales) avec le peintre Juan Gris. Il y réalise une série de dessins du village.[réf. nécessaire]

Après avoir vécu à Saint-Benoît-sur-Loire de 1921 à 1928 auprès de l'abbaye bénédictine, il y revient en 1936 pour s'y retirer définitivement et y mène une vie quasi-monastique. Charles Trenet devient un de ses amis proches.

C'est là qu'il est arrêté par la Gestapo d'Orléans le , avant d'être déporté au Camp de Drancy, où il meurt d'épuisement deux semaines plus tard en dépit d'interventions tardives pour le faire libérer, dont celles de Jean Cocteau[1] et Sacha Guitry. Max Jacob comptait parmi ses nombreux amis Jean Moulin[2] qui prend le pseudonyme de Max dans ses activités de résistant[3]. Son corps a été inhumé en 1949 à Saint-Benoît-sur-Loire. Sa tombe a été ornée d'un de ses portraits réalisé en 1935 par son ami René Iché.

Le 17 novembre 1960, il est déclaré officiellement « Poète mort pour la France »[4].

Il est répertorié comme « Poète - Romancier - Essayiste - Peintre » à la Bibliothèque nationale. Il a aussi traduit des textes du catalan en français. À Quimper, sa ville natale, un collège, un théâtre[5] et un pont portent son nom.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Amedeo Modigliani, Max Jacob, André Salmon et Manuel Ortiz de Zárate. Photo prise par Jean Cocteau à Montparnasse en 1916.
Portrait par Modigliani
La sépulture de Max Jacob à Saint-Benoît-sur-Loire
  • Le Christ à Montparnasse
  • Saint-Matorel (1911)
  • La Côte (1911)
  • Œuvres burlesques et mystiques de Frère Matorel (1912)
  • Le Siège de Jérusalem‚ grande tentation céleste de Frère Matorel (1914)
  • Le Cornet à dés (1916) qui lui apporte la notoriété
  • Le Phanérogame (1918)
  • La Défense de Tartufe (1919)
  • Cinématoma (1920)
  • Le Laboratoire central (1921)
  • Le Roi de Béotie (1921)
  • Le Cabinet noir (1922)
  • Art Poétique (1922)
  • Filibuth ou la Montre en or (1923)
  • Le Terrain Bouchaballe (1923)
  • Les Tabar (1924) in Selection 3 12/1924 (pp 209-219)
  • Visions infernales (1924)
  • L'Homme de chair et l'Homme reflet (1924)
  • Les Pénitents en maillots roses (1925)
  • Le Fond de l'eau (1927)
  • Le Tableau de la Bourgeoisie (1929)
  • Sacrifice impérial (192])
  • Rivage (1931)
  • Bourgeois de France et d'ailleurs (1932)
  • Ballades (1938)
  • Derniers Poèmes (1945)

Publications[modifier | modifier le code]

En plus de son nom d'état civil, Max Jacob a utilisé les pseudonymes suivants, répertoriés par la Bibliothèque nationale de France :

  1. Léon David
  2. Morven le Gaëlique
  • 2003 : Bien aimé Raymond : dessins de Jean-Marie Queneau, éditions de la Goulotte - Vézelay.
  • 1986 : Le Terrain Bouchaballe Max Jacob [Toulouse, Théâtre Daniel Sorano, 15 avril 1986] suivi de deux inédits : Paris province et le Journal de modes ou les ressources de Florimond : farce en un acte de Max Jacob ; et de La Tarentelle rouge pièce en un acte de Salvatore Cuffaro, L'Avant-scène, Coll. «Théâtre» n° 798, Paris, 80 p. (Sans ISBN)
  • 1953 : Correspondance : 1 : Quimper-Paris : 1876-1921, Ed. de Paris, Paris, 229 p.
  • 1985 : Lettres à Michel Manoll Max Jacob ; préf. de Michel Manoll ; texte établi et annoté par Maria Green, Rougerie, Mortemart, 1985, 163p. (Sans ISBN)
  • 1964 : La défense de Tartufe : extases, remords, visions, prières, poèmes et méditations d'un Juif converti, nouv.éd. introd. et notes par André Blanchet, Gallimard, Paris, 299p.
Note : Il en existe une première éd. de 1919, éd. Société littéraire de France, 213p.
  • 1949 ! Mendiantes professionnelles ; (suivi de) Jalousies, préf. de Georges Auric ; dessins de Max Jacob et Jacques Audiberti, sans indication d'édition, 16p. Notice BNF n°FRBNF39774384
  • 1936 : Saint Matorel, Le siège de Jérusalem, Les œuvres burlesques et mystiques de frère Matorel, Gallimard, Paris, 300p.
  • 1928 : Visions des souffrances et de la mort de Jésus Fils de Dieu : quarante dessins de Max Jacob, avec un portrait de l'auteur par lui-même, éd. Aux Quatre Chemins, Paris.
Note : éd. limitée à 279 exemplaires.
  • 1928 : article «Deux lettres et un commentaire», dans la Revue hebdomadaire du 11 août 1928, p.213-218.
  • 1928 : article «Max Jacob ou le poète de Saint-Benoît-sur-Loire. Textes et dessins inédits de Max Jacob - hommage de Saint Pol Roux - Vers et proses de Marcel Abraham, Jean Casson, Jean Cocteau...», dans la revue Le Mail, n °5, avril 1928, p.221-272.
  • 1923 : Filibuth, ou la Montre en or, Ed. de la N. R. F., Paris, 268 p. (4e éd.)
  • 1922 : article «Poèmes burlesques», dans la revue des feuilles libres n°28 août-septembre 1922, p.245-249.

Correspondance et inédit Max Jacob "Lettres à René Villard, suivies duCahier des Maximes; préface et notes de Yannick Pelletier; Rougerie,1978

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Christopher Wood, Max Jacob, 1929
Huile sur carton, 80,5x64, musée des Beaux-Arts de Quimper
  • Béatrice Mousli, Max Jacob, Grandes biographies, Flammarion, 2005, ISBN 2-08-068074-9
  • Max Jacob, Jean Cocteau: correspondance 1917-1944, texte établi et présenté par Anne Kimball, Éditions Paris-Méditerranée, 2000.
  • Louis Émié, Dialogues avec Max Jacob, éd. Corrêa/Buchet-Castel, 1954 ; rééd. éd. Le Festin, 1994
  • Jacob, poète et romancier, Actes du colloque du CRPC, Université de Pau, mai 1994, avec des lettres inédites de Max Jacob, Valery Larbaud et Jean Cocteau, textes réunis par Christine V. R. Andreucci.
  • Christine Van Rogger-Andreucci, Poésie et religion dans l’œuvre de Max Jacob, Honoré Champion, 1994.
  • Maria Green, avec la collab. de Christine Van Rogger Andreucci, Centre de recherches Max Jacob, Bibliographie des poèmes de Max Jacob parus en revue, Publications de l'Université de Saint-Étienne, Saint-Étienne, 1992, 126p. ISBN 2-86272-019-4
  • Spiritualité de Max Jacob, sous la direction de Jean de Palacio, La Revue des lettres modernes, 1981.
  • Joseph Pérard, Max Jacob l'universel : étude, inédits, Colmar, Alsatia, 1974.
  • Jean Rousselot, Max Jacob au sérieux, essai, Éditions Subervie, Rodez, 1958.
  • Peintres juifs à Paris 1905-1939 École de Paris, Editions Denoel, 2000
  • Esthétique : Lettres à René Guy Cadou, extraits, 1937 - 1944. Postface Olivier Brossard. Editions Joca Seria, Nantes 2001.
  • Yannick Pelletier, Max Jacob, le Breton errant, éditions Christian Pirot, 2004

Hommages[modifier | modifier le code]

Un prix de poésie, fondé en 1950, porte son nom : le prix Max-Jacob.

En 1989, le Théâtre Municipal de la ville de Quimper prend le nom de Théâtre Max Jacob.

En septembre et octobre 2006, le réalisateur Gabriel Aghion a tourné le film Monsieur Max avec dans le rôle principal Jean-Claude Brialy dont ce fut le dernier rôle avant sa mort le .

En 2012, le chanteur et poète Melaine Favennec publie un album intitulé Émoi des mots, Melaine Favennec chante Max Jacob[6].

Les Rendez-vous de Max, lectures et rencontres mensuelles de poésie, sont accueillis depuis février 2013 dans la maison d'enfance de Max Jacob à Quimper, Chez Max (cour Max Jacob, 8 rue du Parc).

Citations[modifier | modifier le code]

« Mes dix-huit ans buvaient aux sources de son génie... il était bon, fantasque, irréel, comme les personnages qu’il peignait… Cher ange ! »

— Charles Trenet à propos de Max Jacob, préface du livre de Marc Andry, Charles Trenet,Calmann-Lévy, 1953.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source : Patricia Sustrac, présidente de l'Association des amis de Max Jacob. Picasso ne fit rien pour son ancien ami qui l'avait soutenu financièrement et amicalement durant leur longue étape parisienne. La mort de Max Jacob, janvier - mars 1944, Un calendrier fatidique, Association les amis de Max Jacob, 2006
  2. Jean-Louis Panicacci, Jean Moulin artiste, résistant, marchand de tableaux inVingtième Siècle, revue d'histoire, n° 68, 2000, pp. 124-126
  3. Jean Moulin, un héros moderne, exposition de la DMPA du Ministère de la Défense, sur le site Mémoire78
  4. Biobibliographie de Max Jacob - Association les amis de Max Jacob
  5. « Grands projets, Pôle Max Jacob »,‎ 31 janvier 2013 (consulté le 17 juin 2013).
  6. Christophe Molina, « Quimper : Melaine Favennec chante Max Jacob », sur France 3 Bretagne,‎ 3 décembre 2012 (consulté le 21 avril 2013)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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