Adolf Diekmann

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Adolf Diekmann
Naissance 18 décembre 1914
Décès 29 juin 1944 (à 29 ans)
En Normandie
Mort au combat
Allégeance Flag of Germany.svg République de Weimar
Flag of German Reich (1935–1945).svg Troisième Reich
Arme Schutzstaffel SS.svg Waffen-SS
Grade Commandant
Années de service 1944
Conflits Seconde Guerre mondiale
Commandement 1er bataillon
régiment Der Führer
2e division SS Das Reich

Adolf Diekmann (né le 18 décembre 1914 - décédé le 29 juin 1944 en Normandie) était Sturmbannführer-SS, commandant du 1er bataillon du régiment Der Führer de la 2e division SS Das Reich responsable du massacre d'Oradour-sur-Glane, où ont été assassinées 642 personnes (240 femmes, 205 enfants et 197 hommes).

Biographie[modifier | modifier le code]

Dans les rapports et écrits ultérieurs, il est souvent identifié à tort comme Otto Diekmann (ou Dickmann).

Avant le début de la guerre, il est conférencier à la SS-Junkerschule.

Le 10 juin 1944; Les Alliés ont débarqué depuis quelques jours en Normandie. La 2.SS.Panzerdivision "Das Reich", commandée par le SS-Brigadeführer Heinz Lammerding, est stationnée dans le sud-ouest de la France et doit, à cette date, combattre la Résistance dans le Limousin qui multiplie ses actions depuis le 6 juin.

En effet, Tulle a été, de manière éphémère, libérée par les FPT le 8 juin, puis repris par les S.S. du bataillon de reconnaissance de la division « Das Reich » le lendemain, entraînant en représailles la pendaison de 99 hommes Massacre de Tulle.A l’aube du 10 juin, le lieutenant S.S. Karl Gerlach, du 2.SS.Sturmgeschützabteilung, rend compte à l’état-major du régiment Der Führer à Limoges de sa capture par les résistants la veille et qu’il avait réussi à s’échapper. Le 9, la garnison de Guéret est attaquée par la Résistance. Le 3ème bataillon du régiment « Der Führer » du SS-Sturmbannführer Helmut Kämpfe est envoyé à Guéret afin de soutenir les unités locales. Au retour de l’expédition, Kämpfe est enlevé par les maquisards, provoquant un grand émoi parmi les S.S. à Limoges. Le SS-Stubaf Adolf Diekmann, commandant du 1er bataillon de ce même régiment, apprend le matin du 10 la disparition de Kämpfe.L’état-major du 1er bataillon du régiment « Der Führer » est installé à l’Hôtel de la Gare, à Saint-Junien. Au cours de la matinée, Diekmann y réunit le lieutenant Joachim Kleist, du SD (Sichereitdienst) de Limoges, ainsi que quatre miliciens.Le lieu choisi est Oradour-sur-Glane, situé à environ 15 kilomètres au nord-ouest de Limoges. Avec l’accord de ses supérieurs, officiellement, Diekmann devra prendre en otage entre 30 et 50 otages en échange de la libération de Kämpfe. Diekmann et la 3ème compagnie du SS-Hauptsturmführer Otto-Erich Kahn partent de Saint-Junien vers 13 heures. Adolf Diekmann et son unité ont perpétré de nombreux massacres dans le Sud de la France, dont celui d'Oradour Les S.S. quittent Oradour en flammes en début soirée pour Nieul, en emportant bétail, automobiles, bicyclettes et divers objets (une voiture, appartenant à Maurice Picat, sera retrouvée en Normandie) et se logent dans l’école le château .Au court de la nuit, un poste de garde constitué d’une dizaine de S.S. est installé dans la maison de M. Dupic, qui sera incendiée le lendemain matin.Le 11, puis le 12 juin, des S.S. sont revenus à Oradour et ont creusé deux fosses pour inhumer des restes humains. La compagnie quitte Nieul pour la Normandie au cours de la journée du 12 juin et arrive quelques jours après en Normandie. Elle est engagée à partir du 28 juin au sud-ouest de Caen où elle sera décimée en quelques jours. .

Étant mort sur le front de Normandie le 29 juin 1944, Adolf Diekmann n'a pas pu être jugé pour ses actes au procès de Bordeaux destiné à statuer sur le sort des responsables du massacre d'Oradour. Ce procès débuta le 12 janvier 1953.

Sa tombe se trouve au cimetière allemand de La Cambe au Bloc 25, Rangée 4, Tombe 121.

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guy Penaud, Oradour-sur-Glane - Un jour de juin 1944 en enfer, Geste éditions, mars 2014, (ISBN 2 367 46171 6)
  • Régis Le Sommier, "Les mystères d'Oradour: du temps du deuil à la quête de la vérité", éd. Michel Lafon, 2014.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]